Présentement…

24 octobre 2015

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« … Les sabots des chamois sont les quatre doigts d’un violoniste. Ils vont à l’aveuglette sans se tromper d’un millimètre. Ils giclent sur des à-pics, jongleurs en montée, acrobates en descente, ce sont des artistes de cirque pour le public des montagnes…

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… On ne répare rien après un tort commis. On peut seulement renoncer à le refaire…

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… Chez lui, avec le premier feu allumé, il retrouvait ses forces et la patience de mener le jour à sa finition. Le soir perfectionne l’œuvre brute commencée au réveil, le ciel encore noir. Le soir émousse, polit une dernière fois au papier de verre le jour fait à la main.

Sa vie au gré des saisons était allée avec le monde. Il l’avait gagnée tant de fois, mais elle ne lui appartenait pas. Il fallait la rendre, froissée après avoir été utilisée. Quel était ce créancier indulgent qui la lui avait prêtée neuve et la reprenait usée, à jeter.

Avait-il besoin de croire qu’il y existait un contremaître et que le monde était un produit fini ? Il n’en avait pas besoin pour lui parler, pour le croire à l’écoute, mais c’était une pensée qui lui tenait compagnie. S’il existait un maître du tout, il n’aurait pas laissé son bien se gâter, livré aux mains de l’espèce des hommes. S’il existait un maître, il s’était enivré et avait perdu le chemin de sa maison. Il valait mieux qu’il n’existe pas. L’homme prospérait en son absence. Il avait appris le bien et le mal en se servant tout seul. Un maître de tout était impossible, mais cet impossible tenait compagnie. Face au ciel qui, le soir, descendait jusqu’à terre il aimait dire merci au contremaître…

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… Le présent est la seule connaissance qui est utile. L’homme ne sait pas vivre dans le présent… »

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Extraits de : « Le poids du papillon » 2009  Erri De Luca.

Tableaux : 1/« Tête de chamois »  Karl Wilhelm Diefenbach 1851-1913  2/« La grotte »  Théodore Rousseau 1812-1867.

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Éclairer notre monde intérieur…

BVJ – Plumes d’Anges.

Sobre dessert…

21 octobre 2015

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Le Dictionnaire de la langue française d’Emile Littré offre, au mot invisible, parmi trois, la proposition suivante :

« Devenir invisible, disparaître subitement sans que personne s’en aperçoive. Il était là tout à l’heure, il est devenu invisible. On dit dans le même sens qu’un objet est devenu invisible, quand, venant de le voir ou de le toucher, on ne peut plus le retrouver. »

Et bien, figurez-vous gentes Dames et Messires, que cette aventure vient tout juste de m’arriver. Ayant confectionné avec amour une merveille aux pommes pleine de légèreté, une bande de gourmands l’a faite disparaître en quelques secondes…

« Incroyable ! » me direz-vous « mais vrai ! » vous répondrai-je…

Je ne me laisserai point abattre et recommencerai dès potron-minet ou… un peu plus tard, non mais !!!

Et si vous voulez vous régaler vous-aussi, n’hésitez plus,

ce n’est « que du fruit », comme on dit dans le midi…

une recette à « tomber dans les pommes » !!!

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GÂTEAU INVISIBLE

(c’est son vrai nom, parce que, aux dires de certains autres, il y a beaucoup plus de fruits que de pâte…)

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Ingrédients : 3 œufs – 80 g. de sucre roux – 30 g. de beurre 1/2 sel – 15 cl. de lait – 105 g. de farine – 9 bonnes pommes.

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Réalisation : Fouetter les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

Ajouter, tout en bien mélangeant, le lait, le beurre fondu et la farine.

Peler les pommes, enlever trognons et pépins,les couper en tranches fines, les incorporer petit à petit à la pâte.

Verser dans un moule à manqué beurré (24 cm) et enfourner 60/70 minutes à 200° (220° dans mon petit four).

Démouler avec délicatesse après refroidissement et saupoudrer de sucre glace.

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Illustration : « Deux pommes »  Edouard Manet 1832-1883.

Photos BVJ.

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Se bien nourrir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Semblances…

19 octobre 2015

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… Rien ne ressemble à une âme comme une abeille,

elle va de fleur en fleur comme une âme d’étoile en étoile,

et elle rapporte le miel comme une âme rapporte la lumière…

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Phrase extraite de : « Quatrevingt-treize »  Victor Hugo 1802-1885.

Nature morte de Jan Davidszoon de Heem – 1606-1684.

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Rapporter la lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.

Sereine contemplation…

16 octobre 2015

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« Voici le sommet de la contemplation, et nul art ne saurait l’atteindre…

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… bleu, si bleu, le lointain archipel, et la mer qui miroite, miroite…

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… nul art ne saurait l’atteindre, l’esprit ne peut que tenter de s’y accorder, …

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… de s’apaiser, de s’espacer, …

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… tenter de s’ouvrir, tranquille, au delà du monde…

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… révélé à lui-même en terre de diamant…

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… dans la lumière…

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… au-delà des mots. »

Extrait de : « Un monde ouvert »  2006  Kenneth White.

Photos BVJ – Octobre 2015, vers Brégançon…

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Contempler sereinement…

BVJ – Plumes d’Anges.


Love stories…

13 octobre 2015

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« … À Verone, j’apprends une jolie histoire.

Dans la première moitié du XXème siècle, un jardinier s’occupait d’entretenir le cimetière où se trouvait le mausolée de Juliette. Les touristes venaient regarder sa tombe, les amoureux venaient s’y embrasser, et les malheureux y pleurer. Ému par les scènes auxquelles il assistait quotidiennement, le jardinier dressa des oiseaux pour que ceux-ci, à son ordre, viennent se poser sur l’épaule des âmes en peine, puis leur donnent, d’un coup de bec furtif, un baiser. Ce phénomène plut, intrigua, et, petit à petit, des lettres parvinrent du monde entier pour demander à Juliette des conseils amoureux.

Le jardinier prit l’habitude d’y répondre de sa belle plume en signant Juliette.

Lorsqu’il mourut, dans les années cinquante, les enveloppes continuèrent à s’amonceler avec, comme seule adresse, cette mention : « Juliette, Vérone, Italie ». Certains Véronais décidèrent de perpétuer cette pratique et ils créèrent le Club des Juliette, un groupe de sept femmes qui rédigeraient des lettres à l’intention des malheureux ou esseulés exposant leurs problèmes.

Hier soir, j’ai rencontré les sept Juliette d’aujourd’hui, des intellectuelles, des psychologues, des sociologues, des avocates qui correspondent avec des condamnés à mort du Texas ou un gardien de phare en Chine…

Étrange Vérone que les Italiens ont construite et qu’un Anglais, Shakespeare, a rendue célèbre… »

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Histoire extraite du Journal d’écriture de : « Concerto à la mémoire d’un ange » 2010  Eric-Emmanuel Schmitt.

Illustrations : 1/« Femme aux tourterelles »  Gustave Doyen 1836- ?  2/‘Trompe l’œil »  Cornelis Norbertus Gysbrechts 1660-1683.

Prendre du temps pour écouter, pour entendre…

BVJ – Plumes d’Anges.

Etincelles…

10 octobre 2015

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« … La neige qui va à pas feutrés porte entre ses mains blanches une couronne de lumière. Elle cherche une âme pure pour la lui remettre…

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… L’âme est une petite fille qui n’en finit pas d’apprendre à lire. Assise sur une chaise d’ombre, suivant du doigt une phrase de lumière, ses pieds qui ne touchent pas terre se balancent au rythme de ses trouvailles…

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… Le verger laissé en friches s’élève de jour en jour au paradis des graminées. Une mésange charbonnière va et vient dans un arbre creux au pied duquel des dizaines de marguerites s’illuminent, fraîches comme une neige de l’au-delà. J’ai toujours su que je n’étais pas de ce monde…

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… Les agneaux dévalaient le sentier comme une coulée d’innocence. Ce n’est pas la mort qui est à craindre, seulement la vie, et ce n’est même pas la vie, seulement les gens – autant dire nous-mêmes…

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… Le vent, en secouant les feuillages, fait tomber quelques gouttes de lumière sur mon âme étonnée. Il suffit de s’asseoir sur une chaise et d’attendre une heure, un jour, une vie pour que cette attente soit récompensée. Chaque jour la même énigme, un jour la solution… »

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Extraits de : « Une bibliothèque de nuages » 2006  Christian Bobin.

Illustrations : 1/« L’ile Borgoya »  Lars Hertervig 1830-1902   2/« Portrait de Rose Latouche »  John Ruskin 1819-1900.

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Juste suivre les petits cailloux blancs qui étincellent sur notre chemin de vie…

BVJ – Plumes d’Anges.


Fête…

8 octobre 2015

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Hier, j’avais vingt ans… mais c’était hier,

le temps qui passe est une drôle de blague,

mieux vaut en rire, non ?

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Ne retenir que la joie du monde,

la partager,

remercier la vie encore et toujours…

Photo BVJ

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Choisir la joie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Forces…

4 octobre 2015

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« … Calmement, clairement, je regarde le monde et je dis : tout cela, que je contemple, que je perçois, que je savoure, que je flaire et que je touche, tout cela est une fiction de mon esprit.

C’est à l’intérieur de mon crâne que se lève et se couche le soleil. À l’une de mes tempes apparaît le soleil, à l’autre il disparaît.

C’est dans mon cerveau que brillent les étoiles…

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… Dieu lutte dans chaque chose, les mains tendues vers la lumière. Quelle lumière ? Celle qui est au-dehors et au-delà de chaque chose !

L’essence de notre Dieu n’est pas seulement la douleur, ni l’espérance d’une vie future, ni cette espérance terrestre, ni la joie ni la victoire. Chaque religion, érigeant en un culte l’un de ces aspects primitifs de Dieu, rétrécit notre cœur et notre esprit.

L’essence de notre Dieu est la LUTTE. Dans cette lutte se déploient et œuvrent sans cesse la douleur, le joie et l’espérance.

L’ascension, le combat contre le courant contraire, engendrent la douleur. Mais la douleur n’est pas le monarque absolu. Chaque victoire, chaque équilibration provisoire au cours de l’ascension emplit de joie chaque être vivant, qui respire, se nourrit, aime et met au monde.

Mais du sein de la joie et de la douleur jaillit éternellement l’espérance d’échapper à la douleur, de dilater la joie.

Et recommence encore l’ascension – la douleur ; la joie revient et l’espérance rejaillit. Jamais le cercle ne se referme. Ce n’est pas un cercle, c’est une spirale qui monte sans arrêt, dilatant, filant et dévidant la lutte des trois éléments.

Quel est le but de cette lutte ? C’est la question que pose le misérable esprit de l’homme, toujours individualiste, oubliant que le Grand Souffle n’œuvre pas dans le temps, l’espace et la causalité de l’homme.

Le Grand Souffle est au-dessus de ces questions humaines. Il a de riches élans, vagabonds, que nous imaginons, à cause de la courte vue de notre esprit, contradictoires. Mais dans l’essence de la divinité, ils fraternisent et se battent tous ensemble, collaborateurs fidèles.

Le souffle primitif se ramifie, se répand, lutte, échoue, réussit, s’exerce. Il est la Rose des Vents !

Nous naviguons nous-aussi et nous voyageons, bon gré mal gré, que nous le sachions ou non, parmi les expériences divines. Ainsi, pour nous aussi, notre marche a des éléments éternels, sans commencement ni fin, elle vient au secours de Dieu, elle court des risques avec lui… »

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Extraits de : « Ascèse »  Nikos Kazantzakis 1883-1957.

Illustrations : 1/« L’aurore » 2/« Iris et l’Arc en ciel »  – Projets pour un plafond –  Felice Giani 1758-1823.

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Naviguer ensemble, vaillamment…

BVJ – Plumes d’Anges.


La vie…

30 septembre 2015

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« … La vie,

c’est comme porter un message que t’aurait confié l’enfant que tu as été un jour

au vieillard que tu seras,

et il faut faire en sorte que ce message ne se perde pas en route… »

Paroles cueillies dans le film « Human » 2015  Yann Arthus-Bertrand.

Tableau : « La mère heureuse »  Max Bohm 1862-1923.

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Prendre soin du message que porte notre enfant intérieur…

BVJ – Plumes d’Anges.

Plumes…

27 septembre 2015

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« … J’ai semé des mots sur la page.

En jaillit un arbre moussu…

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J’obture le vide

Avec un brin de lune, des poèmes

Ou des baisers…

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La solitude m’a rapproché des oiseaux.

Et appris à voler…

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La statue et moi

Avons emprunté les ailes

Du moineau pour accéder

Au ciel inexplicable…

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Les mots de mes poèmes

Je les ai appris des astres,

Des oiseaux, des feuillages

Et des marchands errants…

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L’oiseau est bleu dans le ciel

Vert quand il est dans l’arbre

Et rouge dans ton cœur.

Dans la cage ?

Dans la cage, il est sans couleurs…

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À chaque halte obscure

Entre les mots,

Tu déposes une étoile…

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Un rouge-gorge a déposé

Son chant à ma fenêtre

Et s’est envolé

Silencieux…

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Je me tais.

Mais les mots bruissent en moi.

Sur la table un oiseau en papier

Se met à gazouiller… »

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Poèmes extraits de :  » Ciel sans passeport »  Fereydoun Faryad – Traduction de Jacques Lacarrrière – Revue Caravanes n°7.

Illustrations : 1/« Trois oiseaux sur une branche »  Watanabe Shotei 1851-1918  2/« Archange Gabriel-Annonciation »  Filippino Lippi 1457-1504  3/« African Marigold » textile dessiné en 1876  – William Morris 1834-1896.

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Déployer nos magnifiques ailes…

BVJ – Plumes d’Anges.