Archive pour la catégorie ‘plumes légères’

Puits de forces…

lundi 6 avril 2020

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« À CŒUR VAILLANT RIEN D’IMPOSSIBLE« 

nous dit un proverbe, et si nous lui donnions raison ?

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Nous sommes tous riches d’une énergie unique,

et la somme de celles-ci peut faire de grandes choses.

Les cœurs de nos frères humains, inconnus pour la plupart,

vivent ensemble une même expérience…

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Redescendons dans nos racines,

allons puiser dans nos souvenirs, dans nos liens profonds,

guérissons nos maux intérieurs en ces temps de « silence »…

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 N’écoutons et ne relayons pas d’informations anxiogènes,

faisons confiance à nos intuitions,

éteignons nos habitudes, elles nous endorment,

enrichissons nos pensées pour que les cœurs des confinés battent à l’unisson

et qu’un bouquet de forces fleurisse…

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J’ai commencé un nouveau carnet aujourd’hui,

la première phrase que j’y ai notée :

Écouter ce silence nouveau, entendre chanter mon oiseau intérieur…

Illustrations : 1/ « Acanthe »  2/ « Chardon »  3/ « Iris »  –  Planches botaniques issues de « De historia Stirpium »   Albrecht Meyer – Illustrateur du XVIème siècle.

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Demeurer dans la confiance…

BVJ – Plumes d’Anges.

Lettres d’intérieur…

jeudi 2 avril 2020

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Des voix s’élèvent, magnifiques, émouvantes,

des voix qui viennent des profondeurs de l’âme.

Ces Lettres d’intérieur,

lues par Augustin Trapenard  dans le 7/9 de France Inter,


lui ont été confiées par des gens connus.

Elles ont été écrites sur le sujet de leur choix et adressées à la personne de leur choix.

– il y en a d’autres, très belles elles aussi, allez les lire dès que vous le pourrez –

Ces voix témoignent de la vraie humanité,

celle que la société a égarée sur son chemin en ne pensant qu’à l’argent et aux profits.

Ces voix sont des cadeaux, des lumières pour nous aider à réfléchir,

pour nous aider à imaginer et réaliser un monde nouveau…

Merci à ces voix et à celles et ceux qui les font entendre.

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Montreuil, le 26 mars 2020

Bonjour, « beau gosse »,

Je décide de t’appeler « Beau gosse ». Je ne te connais pas. Je t’ai aperçu l’autre jour alors que, masquée, gantée, lunettée, j’allais faire des courses au pas de charge, terrifiée, dans une grande surface proche de ma maison. Sur mon chemin, je dois passer devant un terrain de foot qui dépend de la cité dans laquelle tu habites et que je peux voir de ma maison particulière pleine de pièces avec un jardin. 

Je suis abasourdie de vivre une réalité qui me semblait appartenir à la science fiction. 

À mon réveil chaque jour je prends ma température, j’aère ma maison pendant des heures au risque de tomber malade, paradoxe infernal et ridicule. La peau de mes mains ressemble à un vieux parchemin et commence à peler, je les lave avec force et savon de Marseille toutes les demie heures. Si je déglutis et que cela provoque une légère toux, mon sang se glace et je dois faire un effort sur moi-même pour ne pas appeler mon médecin. Je n’ai d’ailleurs pas fui en province pour rester proche de lui. Je deviens folle ! 

Sortir me demande une préparation  mentale intense, digne d’une sportive de haut niveau, car pour moi une fois dehors tout n’est que danger ! Et c’est dans cet angoissant état d’esprit, que je t’ai vu, loin, sur ce terrain de foot, insouciant, jouant avec tes copains, vous touchant, vous tapant dans les mains comme des chevaliers invincibles protégés par le bouclier de la jeunesse.

Vous étiez éclatants de sourire, d’arrogance, de vie mais peut-être  aussi porteurs de malheurs inconscients. 

Si vous étiez dehors, c’est qu’il n’est pas aisé d’être je ne sais combien dans un appartement toujours trop étroit, c’est invivable et parfois violent. 

Vos parents travaillent, eux, toujours, à faire le ménage dans des hôpitaux sans grande protection ou à livrer toutes sortes de denrées et de colis que nous récupérerons prudemment avec nos mains gantées après qu’ils ont été posés devant nos portes fermées. Prudence oblige. 

Bakari, je suis née dans un monde similaire au tien je n’ai eu de cesse de l’avoir toujours très présent dans mon cœur et ma mémoire, et je n’ai eu de cesse de le célébrer et d’essayer de faire changer les choses. 

Aujourd’hui je te demande pardon, à toi porteur sain certainement qui risque d’infecter l’un des tiens. 

Je te demande pardon de ne pas avoir été assez convaincante, assez entreprenante, pour que la société dans laquelle tu vis soit plus équitable et te donne le droit de penser que tu en fais partie intégrante. Tout ce que je dis aujourd’hui, tu ne l’entendras pas, car tu n’écoutes pas cette radio. 

Je voudrais juste que tu continues à exister, que ta mère, ton père, tes grands-parents continuent à exister, à rire et non pleurer. 

Je ne sais pas comment te parler pour que tu m’entendes : je suis juste une pauvre folle masquée, gantée, lunettée, qui passe non loin de toi et que tu regardes avec un petit sourire ironique car tu n’es pas méchant, tu es simplement un adolescent qui n’a pas eu la chance de mes enfants.

Ariane Ascaride

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Cergy, le 30 mars 2020

Monsieur le Président,

« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d’alarme du monde de la santé et  ce qu’on pouvait lire sur la  banderole  d’une manif  en novembre dernier -L’état compte ses sous, on comptera les morts – résonne tragiquement aujourd’hui. Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l’Etat, préconisant l’optimisation des ressources, la régulation des flux,  tout ce jargon technocratique dépourvu de  chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays :  les hôpitaux, l’Education nationale et ses milliers de professeurs, d’instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de  livrer des pizzas, de garantir  cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle,  la vie matérielle.  

Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n’en sommes pas  là. Prenez garde, Monsieur le Président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C’est un temps propice aux remises en cause. Un temps   pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent  déjà  sans pudeur l’antienne du « travailler plus », jusqu’à 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d’un monde  dont l’épidémie révèle les inégalités criantes, Nombreux à vouloir au contraire un monde  où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s’éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie,  nous n’avons qu’elle, et  « rien ne vaut la vie » –  chanson, encore, d’Alain  Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd’hui restreintes, liberté qui  permet à ma lettre – contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio – d’être lue ce matin sur les ondes d’une radio nationale.

Annie Ernaux

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Que de magnifiques initiatives dans ce moment délicat,

laissons parler notre intuition…

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Illustrations : 1/ « Grands chardons et coquelicots » Franz-Xaver Gruber   1787-1863  2/« Bouquet de coquelicots près d’une fenêtre » Olga Wisinger-Florian  1844-1926.

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Revenir à l’essentiel…

BVJ – Plumes d’ Anges.

Courage et patience…

mardi 31 mars 2020

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Le Printemps des poètes avait choisi cette année le thème du COURAGE, quelle intuition !

Il me semble que le monde ne pourra plus être le même,

nous serons obligé(e)s de changer certaines de nos habitudes,

ce monde fou nous montre son inconscience et son inconsistance.

 

Il va nous en falloir du courage et de la patience aussi,

il va nous falloir réfléchir, calmement, sereinement,

–  le temps nous est donné –

à la direction que nous souhaiterions emprunter.

N’ayons pas peur de l’inconnu, élevons nos vibrations, observons, écoutons,

faisons le choix de chercher au plus profond de nous des ressources

pour donner vie à notre vision du monde.

Ne perdons pas de temps, laissons l’ancien monde et ses pantins,

mettons toute notre énergie au service d’un monde nouveau, aimant, lumineux.

Nous vivons un moment fort de notre histoire, difficile mais fort.

Ce soir j’ai regardé un film merveilleux, le voici en partage

—> LA BELLE VERTE

regardez-le, il vous fera du bien j’en suis certaine…

Illustration : « Costume »  Helene Schjerfbeck  1862-1946.

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Prendre le temps de la réflexion…

BVJ – Plumes d’Anges.

Jardinage de printemps…

jeudi 26 mars 2020

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Nous sommes en ce moment privés de notre liberté d’agir et de circuler,

mais on ne pourra nous enlever celle de penser ni de créer.

Alors, aminautes de France, de Navarre ou d’ailleurs, ne l’oublions pas,

C’EST LE PRINTEMPS !

C’est la saison du renouveau, de l’exubérance.

Observons donc notre jardin intérieur,

observons-le d’un regard pur, sans nous raconter d’histoires ou de mensonges

pour bien prendre notre vie en main.

Il nous faut constater que ce jardin mérite un grand nettoyage.

Là, il nous est demandé de penser par nous-même et

non de nous laisser entrainer dans le flot de la pensée collective.

Nous qui avons la chance d’avoir un ordinateur,

renseignons-nous à plusieurs sources et

croisons bien les informations, pour ne pas abimer notre jardin.

Comprenez-bien, il nous faut inventer notre printemps à nous,

couper nos branches mortes si encombrantes,

tailler nos comportements anciens si rétrogrades,

éradiquer nos pensées toxiques,

fertiliser notre esprit par de belles images, de belles lectures, de belles relations,

  planter des idées nouvelles,

semer des graines de liberté…

Nous avons de quoi faire et ce qui est merveilleux,

c’est que l’on a du temps pour pratiquer cette activité.

Après, nous assisterons au bourgeonnement et à la floraison,

quel beau et précieux moment ce sera…

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Illustrations : 1/ « Arrangement de fleurs de printemps »  Eurilda Loomis-France  1865-1931  2/ « Rose dans un verre »  Franz Krüger  1797-1857.

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Penser par nous-même…

BVJ – Plumes d’Anges.

Eau et mains…

lundi 16 mars 2020

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Je me pince parce que je n’arrive pas vraiment à y croire,

je me pince et cela est douloureux.

Donc je vis là une réalité

ou plutôt une immense illusion de la conscience collective.

Il va falloir composer avec.

Il y a toujours mille et une façons de réagir à un évènement,

ici il faut bien sûr rester sérieux, ne pas s’en laver les mains

mais se laver les mains au sens propre du terme ! 

Pour détendre un peu l’atmosphère ambiante un tantinet morose,

voici une méthode qui me semble efficace et

qui mettra un peu de joie et de bonne humeur dans votre journée :

–> SE LAVER LES MAINS

L’important n’est-il pas d’insuffler un brin de poésie, d’être imaginatif

et d’aborder les évènements de la vie avec une certaine philosophie ?

Nos amis italiens nous montrent eux aussi un chemin :

–>  CHANT DES CONFINES

Courage aminautes de France , de Navarre et d’ailleurs,

nous vivons là une expérience inédite,

ne comptons que sur nous-même et sur notre intelligence,

n’entrons pas dans ces paniques collectives déshumanisées,

laissons ces comportements aux romans de SF …

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Illustrations : 1/« Mains »  Albrecht Dürer  1471-1528   2/« Paysage »  Albert Bierstadt  1830-1902.

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Intelligence montrer et confiance garder…

 BVJ – Plumes d’Anges.

Lieu céleste…

dimanche 1 mars 2020

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Si grâce m’était donnée d’offrir à votre oreille

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le concert des oiselles et oiseaux

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invisibles en ce lieu et pourtant si présents…

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je serais dans une joie profonde.

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La balade fut magique.

Passé Feu le chêne Héraclès qui ouvrait jadis le chemin (il ne reste aujourd’hui que son tronc et un peu de sa ramure), le marcheur peut saluer celui de Merlin.

Ici les sources discutent joyeusement, l’odeur d’humus est enveloppante, c’est un fait rare dans notre région. La forêt de la Sainte-Baume est dite sacrée, elle a abrité différents cultes depuis la nuit des temps.

Ce lieu bénéficie d’un écosystème extraordinaire, c’est une forêt relique qui entretient elle-même un micro climat propre à sa régénération, il y a là des essences que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le Var.

Le sentier serpente entre de vieux rochers moussus et des arbres vertigineux : des hêtres, des chênes pubescents, des tilleuls, des érables, des ifs à baies, des houx… Aujourd’hui le printemps chuchote à peine dans cette nature mais les oiseaux du cru s’en donnent à cœur joie, ils nous chantent des airs entrainants qui nous donnent courage dans l’ascension jusqu’à la grotte…

Là nous attend une vue époustouflante sur les plaines, la mer et les sommets enneigés… un cadeau du ciel.

Si vous ne connaissez ce haut lieu, sachez qu’en été, il y règne une incroyable fraîcheur, c’est précieux !

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« … Je ne vois pas l’oiseau

Qui jouerait au nuage

Mais je vois le nuage

Qui jouerait à l’oiseau.

Je ne vois pas l’oiseau

Faire sa cour à la rose

Mais je les vois tous deux

Faire ensemble la cour

Au soleil qui s’ébroue… »

Extrait de : « De l’oiseau »  –  Poème d’ Eugène Guillevic  1907-1997.

Photos BVJ – Forêt de la Sainte-Baume.

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Respirer l’air pur…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ardeur…

vendredi 28 février 2020

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Mais qu’est donc ce mouvement soudain qui agite la nature ?

Que sont ces bois majestueux qui se parent de doux bourgeons ?

Quel est ce sursaut ?

Quel magicien aux commandes de ce vaisseau fantôme qui peint le printemps avant le printemps ?

Quelle est cette impatience ?

Il n’y a plus de saisons disent certains, tout va tout vient dans le plus grand désordre :

avant-hier un moustique impétueux sifflait dans mes oreilles,

hier un vent fou et décoiffant faisait circuler d’épais nuages dans le ciel

et aujourd’hui, là, devant moi, des bourgeons se mettent à éclore avec la même énergie débordante que celle de mes petits enfants ados présents cette semaine, dont le joyeux bouillonnement et la créativité sans fin ne cessent de m’éblouir…

Ah les doux moments à vivre et à savourer,

n’attendons point, cueillons cet enthousiasme !

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Photos BVJ.

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Humer l’air du temps avec enthousiasme…

BVJ – Plumes d’Anges.

Image…

lundi 17 février 2020

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« Roses

On dit que tout naquit du vide le jour où un pinceau y traça la ligne qui sépare la terre et le ciel. Alors, sans doute, il y vint une rose, puis la mer, les montagnes et les arbres.

C’est en traçant une ligne d’encre qu’on fait jaillir le monde, c’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore.

Tant d’efforts pour de si mortelles créatures, tant de beauté vouée à s’élever puis à périr. Mais la bataille pour que naisse la beauté vouée à mourir dans le soir est tout ce que nous aurons jamais dans cette vie. »

Muriel Barbery – page 265 dans « Un étrange pays » livre publié en 2019.

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N’est-ce pas là, le grand cadeau de la vie,

celui de donner naissance à l’éphémère et impermanente beauté,

la vie nous permet de la vouloir, de la créer et la recréer sans cesse,

ne nous en privons pas pour contrer les forces noires du monde…

Tableau d ‘Aoyama Kumaji (1886-1932) « Une rose blanche ».

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Croire en la force de la beauté…

BVJ – Plumes d’Anges.

Broderies…

lundi 3 février 2020

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Une branche, simple branche,

tombée de la couronne d’un pin par un jour de tempête – peut-être –

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couchée sur un lit d’herbes sauvages,

se dore au soleil de l’hiver.

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En approchant,

nos yeux découvrent le terrible et splendide travail des « petites mains » de la forêt :

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broderies, volutes, sinogrammes, arabesques, silencieux méandres…

L’œuvre, ayant fragilisé le bois,  a-t-elle précédé la chute ou

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l’œuvre fut-elle créée au sol, sur la branche gisante ?

Du Land Art pourraient alors claironner les petits coléoptères…

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La question reste entière, la nature est si mystérieuse,

si quelqu’une ou quelqu’un peut éclairer ma lanterne,

j’en serais ravie…

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Photos BVJ.

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Observer le très petit et ses merveilles…

BVJ – Plumes d’Anges.

Aridité féconde…

lundi 20 janvier 2020

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« Toute la journée

Sans un mot

Le bruit des vagues »

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Ici est un lieu de grande aridité,

la roche blanche – surface rugueuse, striée, pulvérisée –

y est maitresse et le pas difficile,

la côte est bordée d’une eau d’un bleu ultra-foncé,

où danse sans relâche la houle…

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Les arbres rares et rabougris ont même subi les affres d’un incendie,

il n’en reste que de chinoises ombres…

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Dans cet univers anguleux nous est offert une autre géométrie.

Un visage de pierre, en sommeil, bouche bée,

 cercle parfait n’abritant encore nulle présence vivante

qui se fera bientôt réceptacle d’une graine apportée par le vent.

Respiration du monde…

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telle cette petite végétation qui s’adapte

et cherche à casser ces rythmes austères…

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En s’approchant plus près encore,

on voit ses réserves, elle se fait plante « grasse »…

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À chaque pas, le regard aiguisé nous offre un trésor,

 cadeau de la nature.

Et l’on se dit, que même les chemins de vie les plus caillouteux

et cabossés peuvent révéler la grâce,

il suffit d’ouvrir un peu plus grand nos yeux pour que tout s’illumine…

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« Me voici

Là où le bleu de la mer

Est sans limite »

Haïkus de Taneda Santoka  –  1882-1939.

Photos PJ et BVJ – De Callelongue vers les Calanques – Massif de Marseilleveyre.

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Marcher, admirer, remercier…

BVJ – Plumes d’Anges.