Archive pour la catégorie ‘plumes légères’

Éveil d’une dormance…

mardi 21 décembre 2021

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Salut l’hiver,

sois le bienvenu parmi nous !

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Nous sommes dans une phase dormante,

 doucement, tout doucement reviendra la lumière.

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Il nous faudra encore de la patience, nous en avons,

nous l’avons apprise, jour après jour, depuis bientôt deux ans.

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Dressons-nous, levons le regard et gardons la foi…

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la lumière est juste derrière les bancs de brume…

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à nous de la faire renaître.

Attrapons ensemble des étoiles filantes,

faisons que Noël soit une vraie fête,

célébrons la joyeusement, arrêtons la « désaimance »,

réunissons-nous pour échanger  sur ce qui nous relie,

notre amour inconditionnel et notre humanité.

JOYEUX NOËL À TOUTES ET À TOUS !

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« Voilà

le monde reste beau

impunément

il n’a pas peur

du noir

il coule de source

toujours »

Zeno Bianu « Pérégrinations d’un Pierrot solaire »

Photos BVJ – Illustration de Sapin Nordmann (1865) –  Paysages du bord du Tessin  – Décembre 2021 –

« Noël » de Carl Reichert  1836-1918.

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S’aimer et se le dire…

BVJ – Plumes d’Anges.

Vaisseau de marbre…

lundi 13 décembre 2021

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La Cathédrale de la Nativité de la Sainte Vierge Marie est un vaisseau de marbre blanc rosé veiné de gris, ciselé à l’extrême, comme en suspension sur la place du Duomo à Milan.

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Sa construction débutée à la fin du XIVème siècle a duré plus de cinq cents ans. Les blocs de pierre furent acheminées depuis les carrières de Candoglia sur le Tessin, le Lac Majeur et le Naviglio grande (canal artificiel navigable qui utilise l’eau du Tessin).

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L’édifice, qui nous offre un foisonnement de flèches, gargouilles, sculptures, bas reliefs… est dominé à 108,50 mètres par la Madonnina, statue de cuivre dorée à l’or fin auréolée de douze étoiles, œuvre de l’artiste  Guiseppe Perego.

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Au fil des siècles, différents ingénieurs et architectes ont apporté leurs modifications au projet initial de Simone da Orsenigo, des « grains de folie » qui enchantent notre présent, on ne peut que remercier les grands bâtisseurs pour leurs ouvrages féériques. L’observation peut durer des heures, il y a mille et un détails qui attirent notre regard, mille et une histoires qui se racontent sous nos yeux.

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« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »

disait Mark Twain, et il écrivit aussi :

« … Au crépuscule, nous sommes arrivés près de Milan et nous avons aperçu la ville et les pics bleus derrière elle. Nous crevait l’envie de voir la célèbre cathédrale ! Finalement, une jungle de flèches gracieuses, luisant dans la lumière ambrée du soleil, s’éleva lentement sur les toits des maisons de la même manière que nous observons parfois, à l’horizon lointain, une masse dorée et imposante de nuages s’élevant au-dessus de l’étendue de vagues, dans la mer : la cathédrale ! Nous l’avons compris immédiatement. Pendant la moitié de la nuit et tout le lendemain, cet autocrate architectural fut l’objet exclusif de notre intérêt. Comme c’est merveilleux ! Si imposant, si solennel, si génial ! Portant si délicate, si éthérée, si élégante ! Un monde solide qui pourtant, au clair de lune, ressemble à une illusion de fées, d’arabesques, de glaces prêtes à disparaître à voix basse ! Avec quelle netteté ses flèches ornées d’anges et la turbulence de ses pinacles se détachaient sur le ciel et avec quelle richesse leurs ombres se projetaient sur son toit blanc ! Une vision ! Un miracle ! Un hymne entonné de pierre, un poème gravé dans du marbre… »

Mark Twain   1835-1910  –  « Un vagabond à l’étranger » –

Extrait trouvé sur le web qui m’a donné envie de lire ce livre de joyeux vagabondages…

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C’était un bien joli voyage, avec ciel bleu, ciel gris et neige,

mon « carnet » vous en montrera peut-être d’autres pages…

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Photos BVJ – Milan et lac Majeur – Décembre 2021.

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Croire en tous les possibles…

BVJ – Plumes d’Anges.

Un grand soleil…

lundi 6 décembre 2021

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J’ai grand chagrin, Pierre Rabhi s’est éteint et a rejoint l’immensité du cosmos,

il nous laisse une œuvre éclatante et les paroles sages de ses livres.

Quelle vie riche et bien remplie, pourtant rien n’a été simple,

les épreuves se sont succédé, il les a vaillamment traversées.

Un être d’une grande humilité, un exemple à suivre,

ouvrons grand nos yeux et nos oreilles,

son cœur, j’en suis certaine, battra toujours à l’unisson avec la Terre…

Je vous abandonne quelques jours,

je vais cueillir des grains d’étoiles sous d’autres cieux

et vous en rapporterai la lumière,

nous avons tant besoin de lumière…

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« Le sable est cristal

Comme l’âme.

Le vent l’emporte

Au loin. »

Richard Brautignan  1935-1984 dans « Journal japonais ».

Illustration : « Coucher de soleil »  Gustave Courbet 1819-1877.

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Cueillir la lumière encore et toujours…

BVJ – Plumes d’Anges.

Montaison…

lundi 15 novembre 2021

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« Je suis le saumon sauvage. Vous aimez mon frère d’élevage, puisque vous le mangez. On le trouve chez tous les poissonniers et vous le dévorez pour quelques euros le kilo. Élevé en captivité, au Chili ou en Norvège, nourri, entre autres, avec des farines animales, il est abondant : 1 million de tonnes, 300 fois les captures de saumons sauvages ! C’est paradoxal : on se moque de l’avenir des saumons sauvages, et on « cultive » serrés, en cage, les héritiers, les lointains descendants de ces grands voyageurs…

Mais ce saumon-là, ce n’est pas moi : il s’agit d’une pâle copie de ce que je suis. Mon histoire n’est pas celle du circuit du froid, des normes ISO, mais celle du saumon sauvage, celui d’avant les barrages, d’avant la surpêche océanique. La légende d’un animal qui, pendant les derniers 25 000 ans  a contribué à la culture des hommes. Ceux des côtes du Pacifique et de l’Atlantique Nord.

Pendant des siècles, j’ai fait battre votre cœur. Le grand saumon sauvage, mon aïeul, a fait danser les chasseurs-pêcheurs des bords de la Vézère, qui l’ont peint dans leur abri, à Laugerie-Basse, avec l’ours et le cheval sauvage. Plus tard, les Romains nous ont donné notre nom, « Salar », le sauteur. J’étais chez moi au Portugal, en Germanie, en Gaule. Les Celtes me vénéraient : j’étais « Fintan« , le dieu saumon. Les chrétiens ont pris la relève. Les moines de l’abbaye de Sordes, sur le gave, en Pyrénées, ont remercié Dieu de ma présence : grâce à mes ascendants en route vers la mer, ils pêchaient une nourriture abondante. Les artistes du Moyen Âge m’ont peint sur les tympans de leurs vaisseaux de pierre. Je suis sur la cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie, sur des édifices romans plus humbles, dans la Haute-Loire. Les festins royaux étaient composés de saumon. J’ai sauvé de la famine les pauvres de France : mon histoire est liée à la vôtre, comme celle de tant d’animaux sauvages que vous n’admirez plus… J’étais… je ne suis pratiquement plus. (…)

Revenons à ma naissance. À l’origine je suis un œuf, minuscule promesse, blotti parmi d’autres au fond du lit de la rivière. Je me trouve alors dans le Haut-Allier, à près de mille kilomètres de l’embouchure. À ma naissance, j’ai la taille d’une groseille orangée posée sur le gravier. Je reste quatre mois au fond de gorges où niche l’aigle botté, où passe le Cévenol, enjambant frayères et viaducs, en route vers Nîmes. Après quelques mois dans cet univers, d’éleveurs de moutons, de haies, de forêts, je deviens alevin, c’est-à-dire un tout petit poisson. J’ai un drôle de sac sous le ventre, une « vésicule vitelline » où je puise ma nourriture. Puis je me fais tacon, nom que l’on donne au jeune saumon, et je grandis dans l’eau fraîche, saturée d’oxygène et d’odeurs incomparables : hêtre, tourbe de la Margeride… Je mémorise toutes ces senteurs, elles sont mon chez-moi, le « clos de ma maison, qui m’est une province, et même davantage« . Je m’en imprègne en prévision de mon futur retour du Pacifique. Je passe ainsi deux ans sur le Haut-Allier, croquant toutes sortes d’insectes qui peuplent en abondance les eaux. J’ai une belle robe sombre, des taches rouges sur les flancs, je glisse silencieusement dans mon territoire, parmi les truites, les loutres, les moules perlières. C’est une merveilleuse enfance… »

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Faisant un tri dans des livres et des magazines, j’ai relu avec intérêt un article sur la saumon sauvage, je ne peux vous en donner l’intégralité, il est très long…

Tout petit détail, hasard ou coïncidence ? un communiqué de presse daté d’octobre 2021, signé du même Martin Arnoult, nous apprend que les poissons migrateurs peuvent désormais franchir librement le barrage de Poutès  sur le haut de l’Allier entre octobre et décembre suite à des travaux importants sur le site, la montaison des saumons sauvages devrait avoir lieu.

La société change, le progrès technique est là, mais faisons attention, nous ne pouvons accepter n’importe quel progrès, tout n’est pas réparable dans le vivant.

Penser à ces poissons, oiseaux ou insectes migrateurs suscite toujours une émotion et leurs instincts sont perturbés voire empêchés, ils répondent à l’appel de la vie, un cri de l’invisible ordonne leur départ, beaucoup perdent la vie dans ces longs voyages mais ils « se » doivent de les faire…

La Nature n’est-elle pas merveilleusement stupéfiante ?

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Extraits d’un article émouvant sur l’épopée du saumon sauvage, signé Martin Arnoult

dans le numéro 3 de la revue Canopée – 2005.

Illustrations : 1/ « Rapides sur l’Hudson »  2/ « Chutes d’eau dans les Adirondacks »   Winslow Homer   1836-1910.

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Protéger le feu de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Mouvements…

lundi 8 novembre 2021

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« La nuit ouvre ses yeux en nous.

Rien ne retient plus le regard.

On fait corps avec le cœur.

L’onde est porteuse.

Juste à l’angle du temps.

La survie peut être célébrée.

On puise, mais avec une telle précision… »

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Zéno Bianu dans « Infiniment proche« 

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Quelque chose monte du tréfonds de la vie,

il nous faut découvrir ce qui

nous appartient en propre, le partager,

ne pas suivre la mode, l’air du temps, les ordres

mais réfléchir dans notre silence intérieur,

 donner naissance à notre vision du monde.

Avancer, naviguer en toute liberté,

garder confiance en les cieux et leurs mouvements.

Voyez-vous là-bas poindre une lumière ?

Aidons-la à éclairer le monde…

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Études de nuages de Konrad Krzyzanowski  1872-1922.

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Aider la lumière à renaître…

BVJ – Plumes d’Anges.

Certains…

lundi 1 novembre 2021

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« Certains aiment la poésie

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Certains,

pas tout le monde,

pas la majorité, mais une minorité.

Hormis les écoliers qui le doivent,

et les poètes eux-mêmes,

ça doit faire dans les deux sur mille.

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Certains aiment,

mais on aime aussi le potage aux vermicelles.

On aime les compliments et la couleur bleu clair.

On aime un vieux foulard.

On aime avoir raison.

On aime flatter un chien.

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La poésie, mais qu’est-donc la poésie ?

Plus d’une réponse brûlante a déjà été donnée.

Et moi je n’en sais rien.

Je n’en sais rien et je m’y accroche comme à une rampe de salut. »

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 La poésie, à mes yeux, n’est pas simplement un genre littéraire,

elle est une évocation, un chant, une musique,

une création harmonieuse du monde

un cœur à cœur.

Le peintre ici se fait poète,

utilisant le ciel, la mer et les oiseaux

comme sources d’inspiration.

Ce thème incantatoire donne une construction

« anaphorique » à son œuvre picturale…

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Mais qu’est donc la poésie pour vous,

aminautes de France, de Navarre et d’Ailleurs…?

Poème « Certains aiment la poésie » de Wislawa Szymborska  1923-2012.

Marines de Max Jensen  1860-1908.

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Naviguer sur de vastes mers…

BVJ – Plumes d’Anges.

 

Travail d’orfèvre…

lundi 25 octobre 2021

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Face à la Nature,

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on ne peut qu’expulser les poussières encombrantes,

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les tensions inutiles,

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les boulets que l’on traine,

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les conflits qui ne sont que poisons…

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– ABANDON DE L’ANCIEN SOI –

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Tout est beau alentour,

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dans la présence à soi notre regard de transforme,

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le monde semble parfait, unique, incroyable,

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les tonalités, les formes, les matières.

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Mystère du temps qui accomplit son travail d’orfèvre.

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– CRÉATION D’UN NOUVEAU SOI –

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En pays de beauté, de poésie et de liberté,

des flocons de joie envahissent l’espace.

Un père de famille rencontré récemment nous disait qu’en ces temps troubles,

il avait réfléchi à ce qu’il pouvait offrir à ses enfants pour les aider à se « construire »,

une réponse lui était apparue :

leur montrer la beauté sur terre, ses mystères et la force de nos origines.

Ils sont en ce moment en Égypte…

Nous pouvons trouver ces vibrations plus près de nous,

pour peu que nous soyons attentifs et observateurs :

les roches érodées par d’anciens glaciers,

les couleurs insensées qui inondent un lieu,

les saisons qui peignent de nouveaux paysages,

les fleurs qui se transforment en oiseau…

sont une source d’inspiration inépuisable !

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« Ne quémande rien. N’attends pas

D’être un jour payé de retour.

Ce que tu donnes trace une voie

Te menant plus loin que tes pas. »

François Cheng

Photos BVJ – Alpes Suisses – octobre 2021.

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Créer un Soi, tel un nouveau matin du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Livres de mots ou d’images…

dimanche 17 octobre 2021

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À basse mer, le sable se fait papyrus, nait une plage d’écriture :

Lune et Soleil dialoguent avec la Terre.

Depuis la nuit des temps, le rythme est sans faille,

jusqu’à la fin des temps, les pages se succèderont,

le Calligraphe au geste habile et gracieux,

tient dans sa main la Plume d’un Ange…

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Ou bien ou bien, est-ce là l’œuvre d’un invisible Eaufortiste,

il s’emploie à graver algues, coquilles, roches ou autres fantaisies,

veille à témoigner de la Beauté du Monde,

ici tout se crée et se recrée éternellement,

tout est « effet mer ».

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Sommes-nous des lecteurs ou des observateurs assidus,

capables de décrypter les Signes célestes et maritimes ?

Il nous faudrait peut-être nous y employer,

le Livre de la Vie est si riche…

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« Toute la journée silencieux

face à la mer

jusqu’à la marée haute »

Santoka

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Photos BVJ – Septembre 2021.

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Recevoir avec gratitude les cadeaux du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Musique des paysages…

lundi 20 septembre 2021

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Brocéliande, étoiles tournoyantes à la surface des eaux,

sont-ce les fées qui dansent leur lente sarabande ?

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Rochers du fond des âges, ils sont les mémoires du monde,

mais de quel monde en particulier ont-ils envie de nous entretenir ?

Chacun voit, chacun entend l’Histoire dans son cœur…

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Espaces lointains, respirations de l’océan,

les hautes eaux se font miroirs,

les basses eaux sculptent sur le sable coquilles et coquillages…

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Temps passé et présent, le futur sera semblable :

ici la beauté est cultivée, protégée,

l’harmonie règne en maître, la contemplation est sans fin,

merci la vie…

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Ame des lieux, tout semble habité, vivant,

même au repos, c’est l’aube d’une expérience nouvelle…

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Gardien des rêves ancestraux ? Granits omniprésents,

bruts ou sculptés par la main de l’Homme,

roses ou gris, leur floraison se fait éternelle…

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 Nuées qui obéissent aux vents, herbes folles et fougères

bougent élégamment, tout semble calme aujourd’hui,

demain sera un autre jour…

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Etendue de lumière, le ciel qui s’assombrit,

mer étale, doux instant de repos,

l’oiseau le sent et apprécie…

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Bretagne paisible ou balayée par Éole,

combats d’ombres et de lumières,

l’océan et le ciel travaillent sans cesse

pour polir les paysages de roses bruyères et de bruns ajoncs, 

pour lustrer l’âme d’un pays enchanté et enchanteur…

Ah, le beau voyage !

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 « … Il y a une musique du paysage. On l’a rarement écoutée. Avant la civilisation, oui, peut-être – et encore. Peut-être les hommes primitifs guettaient-ils uniquement les bruits, les sons qui concernaient leur survie : le craquement d’une branche signalant l’approche d’un animal, le vent qui annonce la tempête… Loin d’entrer dans le grand rapport, ils rapportaient tout à eux. Il est possible que j’exagère. Peut-être qu’ici et là il y avait des oreilles pour écouter la musique pure du paysage qui n’annonce rien. Ce qui est sûr, c’est qu’avec l’arrivée de la civilisation et surtout son développement, on n’écoute plus rien de tel. Le civilisé écoute les harangues politiques, il écoute les homélies religieuses, il écoute toutes sortes de musiques préfabriquées, il s’écoute. Ce n’est que maintenant (la fin de la civilisation ?) que certains, ces solitaires, des isolés, se remettent à écouter le paysage… »

Kenneth White – extrait de « La maison des marais »

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Photos BVJ – Septembre 2021.

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Longer les côtes de nos rêves, pénétrer les vastes paysages…

BVJ – Plumes d’Anges.

Petit rituel…

lundi 23 août 2021

 

« ô sérénité

après la pluie dans les champs

fumée du matin »

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Il est une marque de breuvages ayurvédiques

qui m’enchante chaque matin depuis des mois.

Dans la diversité des propositions, j’ai choisi

LE THÉ VERT MATCHA CITRON

– « infusion vivifiante, harmonieuse, raffinée » –

Chaque sachet de précieuses plantes

aux arômes légers et subtils,

est accompagné d’un petit message.

Je me plais à lire ces doux mots,

les analyse, m’en imprègne,

tente d’y saisir le fil rouge du jour nouveau prêt à éclore.

Un exercice délicieux,

la vie peut dérouler son tapis, il n’est alors que jardin épanoui…

Avez-vous, vous aussi,  aussi un petit rituel matinal ?

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« dans les fleurs de thé

ils s’amusent à cache cache

les petits moineaux »

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Aquarelle de Roger Riordan  1876.

Haïkus de Kobayashi Issa  1763-1828.

Photo BVJ

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Se laisser inspirer par la première vibration du matin…

BVJ – Plumes d’Anges.