S’unir et partager…

25 octobre 2026

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S’unir, ressentir la joie de partager,

– se soutenir dans les moments gris,

se réunir pour fêter petits ou grands bonheurs –

cultiver nos jardins de paradis :

à chacun ses fleurs, à chacun ses couleurs,

là est notre choix, là est notre liberté

mais nos talents sont complémentaires…

De ces jardins ainsi entretenus émanera une force unique,

celle qui soutient et illumine la monde.

Abandonner sans regret un monde ancien

avec des querelles de clocher,

des envies de possession sans fin et de domination.

Le temps passe très vite, 

il nous faut laisser nos certitudes,

simplement admirer,

rire, danser, créer, être curieux, tendre la main,

s’entraider, nous étonner les uns les autres

et remercier la vie qui ne nous offre rien par hasard…

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« Chaque cœur chante une chanson inachevée,

jusqu’à ce qu’un autre cœur la chuchote en retour.« 

PLATON

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Illustrations : 1/ « Le jardin de Paradis »  Maître du haut Rhin (anonyme)  XVème 

2/ « Sous le parasol »  LLuis-Masriera i Rosés  1872-1958.

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Partager la richesse du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Transformations…

18 octobre 2026

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Sentez-vous le changement de monde ?

Qu’est-ce qui se prépare à l’intérieur des chrysalides ?

Vers quelle évolution allons-nous tendre ?

Il nous faut traverser la nuit des épreuves, sans boussole parfois,

ouvrir nos propres ailes courageusement, les déployer,

croire en notre intuition, notre guide intérieur,

nous éveiller humblement à un autre univers, …

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… nous nourrir, non pas d’images violentes et néfastes que certains cherchent à nous imposer,

mais de ce qui nous fait du bien, nous donne de la force,

nous élève pour construire demain.

Donnons-nous la main,

tout est fragile mais le meilleur adviendra…

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« Les fleurs ne s’ouvriront pas si nous attendons qu’elles s’ouvrent

mais par leur propre essor elles s’épanouiront quand le temps sera mûr… »

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« Pour chaque homme en son périple, il existe un thème,

une mélodie qui est sienne et n’est destinée à nul autre,

qui le cherche depuis sa naissance,

depuis l’aurore avant les siècles... »

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Christina Campo  1923-1977.

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Illustrations : 1/ Frontispice du catalogue « Papillons diurnes et nocturnes de la Nouvelle Zélande »  George Vernon Hudson  1867-1946  2/ « Liseron rose et papillon »  Anthonore Christensen  1849-1926  3/ « Hortensias »  Marguerite Burnat-Provins  1872-1952.

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Percevoir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Bancs de brume…

12 octobre 2026

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« Montagnes au loin

Où la chaleur du jour

S’en est allée »

– Taigu Ryokan –

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Brumes enveloppantes,

caresses de l’instant,

moments qui invitent – une fois encore –

au retrait en soi…

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Vivre le monde, vivre ce monde,

juste savourer l’instant

et les présents offerts…

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… Envies d’être en vie,

les alpages semblent déserts…

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… Temps suspendu,

moments de grâce…

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… Observer, avec émerveillement,

le silence ouaté, céleste invitation…

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… Poser un autre regard sur notre univers

ou changer de planète…

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… Plus tard, les brumes se dissiperont

et reviendra la lumière,

des signes apparaissent.

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« Ce chemin –

seule la pénombre d’automne

l’emprunte encore »

– Matsuo Bashô – 

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– Photos BVJ –

Entre le col de l’Iseran et Bonneval sur Arc.

– octobre 2026 –

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Savoir se re-poser…

BVJ – Plumes d’Anges.

Harmoniser…

4 octobre 2026

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En cette heure, en cette saison…

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… sur la palette du quotidien,

choisir les teintes douces du langage…

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… pastelliser nos paroles, nos actes, nos écrits,

transcender l’imaginaire , donner sens à la Vie…

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… poser un regard émerveillé sur les floraisons du coeur,

sources miraculeuses jamais taries.

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« Arrête,

Repose-toi.

Nourris-toi du ciel

Autant qu’il te le demande. »

Eugène Guillevic

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– BVJ –

Illustrations : 1/ « Zinnias »  2/ « Livres anciens »  3/ « Coquille »

4/ « Roses dans une bouteille japonaise »  Lucie van Dam van Isselt  1871-1949.

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Rééquilibrer le monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Nitescence…

27 septembre 2026

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Nitescence, joli mot à mes yeux… je l’ai trouvé par hasard et j’ai senti un hasard heureux…

Rayonnement lumineux d’un long week end

où des foules de femmes, d’hommes et d’enfants

se sont réunies pour que triomphent la paix, la vie, la joie, la lumière…

« CONSTRUIRE DES PONTS PLUTÔT QUE DES MURS »

message d’un Homme venu partager sa vision du monde

et montrer un chemin de sagesse,

par ces temps tumultueux,

cette voix est précieuse,

cette voie est précieuse,

elle nous montre un chemin,

j’aime ce chemin…

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« Rien qui m’appartienne

sinon la paix du cœur

et la fraîcheur de l’air »

Kobayashi Issa

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Illustrations : 1/ « Iris blancs sur fond bleu »  2/ « Phare, près de Westkapelle »  Piet Mondrian  1872-1944.

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Être dans la paix, ensemble…

BVJ – Plumes d’Anges.

Faim de saison…

20 septembre 2026

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« Mais nous reverrons bien ceux à qui

                    nous n’avons pas dit à temps au revoir,

Ceux qui sont partis sans dire mot

              dans le long effroi du délaissement.

Nous les reverrons, car nous n’aurons

                           de cesse de leur dire les mots qui n’ont été

Dits à temps, de leur répéter sans fin

                        au revoir au revoir selon la loi de la Vie :

Toute fleur est une fleur refleurie,

                               toute pluie est source retrouvée, toute larme

Une peine ravivée, tout visage un regard

                    reconnu, tout sourire un don échangé,

Et toute vie à venir

      une vie à jamais survécue-souvenue. »

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« Bleus de la profondeur,

Nous n’en finirons pas

                    d’interroger votre mystère.

 

L’illimité n’étant

Point à notre portée,

                          il nous reste à creuser, ô bleus

 

Du ciel et de la mer,

votre mystère qui n’est autre

                      que nos propres bleus à l’âme. »

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Arrière-été, la chaleur est toujours présente

mais les nuits s’avèrent plus fraîches, les jours plus courts,

petits signes annonciateurs d’une saison nouvelle toute proche.

Clore l’été et s’ouvrir à l’automne,

le souffle de la vie est là, présent.

Si parfois il semble disparaître,

nous le retrouverons un peu plus loin,

un peu plus tard,

différent peut-être parce qu’il en sera ainsi.

Fin de saison, faim de saison,

faim d’autre chose, faim de joies partagées,

faim de moments apaisés…

Entrons dans l’automne sereinement !

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Poèmes extraits de : « La vraie gloire est ici  »  2015  François Cheng.

Photos BVJ  – Plage de l’Almanarre dans le Var.

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Fleurir et re-fleurir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Imagination poétique…

13 septembre 2026

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Lys maritime dit aussi Lys des sables…

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Passiflore laurifolia…

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Gui…

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Parnassie des marais…

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Marronnier d’Inde…

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Merveilleuse découverte que celle de MARY DELANY (1700-1788).

Épistolière anglaise,

amoureuse des beaux livres qu’elle chouchoute et entretient avec grand soin,

elle brode, peint et dessine talentueusement.

À l’age de 70 ans, elle invente les mosaïques de papiers,

œuvres sublimes d’une grande délicatesse d’exécution,

réalisées en papier de soie découpé, teinté à l’aquarelle

ou à la gouache, chaque fleur – nommée – étant collée sur un fond encré de noir.

La précision de son travail – saluée par des botanistes de renom

( par exemple, Joseph Banks et Daniel Solander,

botanistes ayant accompagné le capitaine Cooks dans ses longs voyages) –  est absolue.

Cette collection de plus de mille pièces est conservée au British Museum.

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J’ai pensé, découvrant cette imagination singulière, à EMILY DICKINSON (1830-1886).

Celle-ci passionnée de botanique, constitua un herbier entre ses 9 ans et ses 14 ans,

« herbier de 66 feuillets qui répertorient 424 plantes », 

 entièrement numérisé et conservé

à la bibliothèque HOUGHTON de l’Université de Harvad.

Un goût commun pour les belles lettres,

l’une tournée vers les espaces extérieurs et l’autre vers les espaces intérieurs,

une sorte de complémentarité à travers les siècles et la beauté…

L’imagination poétique passerait-elle par l’observation de la Nature ?

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« C’était un Poète – Celui

Qui distille un sens inouï

Des significations banales –

Une si forte essence

 

Des plantes familières

Séchées devant la porte

Que nous nous demandons pourquoi

Nous ne l’avions captée nous-mêmes.

 

C’est le révélateur des images,

Le Poète – c’est lui qui

Nous donne droit, par contraste,

À l’éternelle pauvreté.

 

Si aveugle à son héritage

Que le vol ne lui ferait rien,

Il est sa propre fortune –

Et il la possède hors du temps. »

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– Emily Dickinson –

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Framboisier parfumé…

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Illustrations extraites de : « Flora Delanica »  Mary Delany  1700-1788.

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Cueillir ensemble les beautés singulières…

BVJ – Plumes d’Anges.

Chants de fleurs…

6 septembre 2026

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« Prends cette lune,

prends le doigt qui te la montre,

prends les lignes de la main de ce doigt,

prends celui à qui appartient cette main.

 

Prends cette main dont le doigt te montre la lune,

prends entre les mains la destinée de cet homme

qui te montre la lune,

prends cette lune dont la clarté te fait

découvrir la destinée de cet homme.

 

Prends cet homme,

prends sa main.

 

Prends la lune,

prends sa nuit,

ne dis rien,

va te coucher,

rêve avec lui,

et demain tu regarderas tes mains,

les lignes de tes mains auront changé,

ses mains et tes mains ont dû s’entrelacer.

 

Ne réfléchis pas trop.

 

Prends cette lune,

prends le doigt qui te la montre,

prends les lignes de la main de ce doigt,

prends celui à qui appartient cette main. »

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« Des étoiles de coton,

un coup à droite,

un coup à gauche,

des aiguilles de feu brodent,

un coup à droite,

un coup à gauche,

des fils incandescents vont et viennent

et la lune entre en scène.

Ton visage, belle dame,

illumine la terre. »

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« Cet arbre majestueux ne se met pas en colère,

il s’applique à esquiver le vent,

il ne rechigne pas,

il danse. »

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« Douceur pour les uns,

amertume pour les autres.

 

La fleur se fait parfum,

ne ressent pas de peine,

éclore lui suffit. »

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« Une fleur se couvre de plumes,

un oiseau fleurit

dans l’arbre-jardin,

les graines et les cieux

confondent leur visage. »

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« Contente-toi de regarder,

ne bouge pas,

écoute seulement le bruit que

l’on entend

quand une feuille tombe…

 

une année vient de passer. »

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Superbe « livre objet » aux magnifiques illustrations,

délicats poèmes écrits en langue nahuatl – langue parlée par les Aztèques -.

Mardonio Carballo travaille à faire vivre cette langue,

pour ne pas qu’elle soit oubliée,

il raconte à travers ses poèmes le lien indéfectible entre l’Homme et la Nature,

pour qu’il s’en souvienne et ne pas qu’il l’oublie…

MAGNIFIQUE !

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Poèmes extraits de :  « Le chant des fleurs »

(écrits en langue nahuatl, traduits en français par

Patrick Saurin et illustrés par Fernando Laposse)

 2023 – Mardonio Carballo.

Illustrations : 1/ « Couronne »  2/  » Pâquerettes »  3/  » Fleurs sauvages et papillon » 

4/  » Marguerite »  Lucie van Dam van Isselt  1871-1949.

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Tisser les liens et transmettre leur richesse…

BVJ – Plumes d’Anges.

Beautés humaines…

30 août 2026

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« Si tu pouvais rendre l’impossible possible ici,

ce serait l’idéal, non ? »

« Certaines choses qu’on désire nous échappent,

et d’autres nous sont offertes sans qu’on s’y attende »

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– Film  SOUDAIN  de Ryusuke Hamaguchi –

Marie-Lou Fontaine, directrice d’un EHPAD, soutenue par son directeur, tente d’appliquer des méthodes différentes, plus humaines dans son établissement. De nombreuses difficultés se présentent. Un soir d’orage, une rencontre étonnante avec Tomoki, jeune garçon à tendances autistiques, son grand-père acteur et une metteuse en scène Marie Morisaki, va changer sa vie.

Mari a monté une pièce inspirée de la vie de Franco Basaglia, psychiatre et neurologue italien, qui est à l’origine de la fermeture des asiles psychiatriques, les remplaçant par des « communautés thérapeutiques » ouvertes sur l’extérieur, elle invite Marie-Lou à voir cette pièce, une profonde amitié va naître…

Le cinéaste Ryusuke Hamaguchi s’est lui inspiré d’un livre japonnais (non encore traduit en français) « Quand la vie prend un tournant inattendu », échange épistolaire entre une anthropologue médicale, chercheuse en sciences sociales, Mao Isono et une philosophe universitaire Makiko Miyano, atteinte d’un cancer du sein métastasé en phase terminale, vingt lettres échangées pendant quatre mois et qui abordent divers sujets intimes et profonds. Il développe dans ce film les méthodes d’HUMANITUDE « Faites soin les un(e)s des autres ». 

Le tournage de ce long métrage a eu lieu au Japon et en France, aucune image exceptionnelle, seule l’histoire importe et capte le spectateur, des symboles : le lever, le coucher du soleil, l’orage, le nom de famille de Marie-Lou et la chanson « À la claire fontaine », un chat blanc…

Des soins prodigués, jamais forcés, un immense respect de la personne, on comprend petit à petit pourquoi Marie-Lou avait à cœur de changer les choses dans l’Ehpad, pourquoi l’infirmière Sophie est fermée à toute idée de changement… 

Peut-être parce que j’ai deux sœurs qui se battent courageusement contre un cancer comme Marie, peut-être parce que j’accompagne ma maman de 95 ans, peut-être parce que j’ai travaillé avec des handicapés sociaux et mentaux… ce film m’a énormément touchée, il est à mes yeux d’une richesse et d’une humanité infinies, il est admirablement servi par des actrices sublimes (primées à juste titre à Cannes).

C’est un long film – 3h 1/4 -, personnellement, je n’ai pas vu le temps passer.

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Extraits du film  SOUDAIN  de Ryusuke Hamaguchi  2026.

Illustrations : 1/ « Aurores boréales »  2/ « Branches de cerisier en fleurs »    Bror Lindh  1877-1941.

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Retrouver l’autre…

BVJ – Plumes d’Anges.

Gaieté du cœur…

23 août 2026

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« … Parfois la joie se retire, se voile, disparaît au regard comme une rivière se fait souterraine pour ressurgir plus loin, plus tard, selon une loi qui nous échappe. 

Il est préférable d’accepter ces alternances, ce flux de la vague qui respire, s’élève et retombe.

Dans la nature, rien n’est linéaire, tout est cyclique. Le rythme des saisons, les alternances de la vie et de la mort, les formes du vivant, les désirs. Une passion ne disparaît jamais d’un coup, définitivement. Elle peut sembler s’être effacée, mais elle renaîtra et reviendra sur une autre boucle de la spirale. Elle s’estompera peu à peu avec les mois et les années, dans un mouvement de mort et de renaissance qui obéit au cycle du temps. 

Seul le mental aligne des idées les unes à la suite des autres et imagine un progrès sans fin, une parousie, une mort ou une vie définitive. En réalité, l’humanité obéit sans doute elle aussi à ce mouvement cyclique. Comme une feuille d’arbre ou un être humain, elle naît, se développe et meurt pour renaître.

La joie ne fait pas exception. Elle se manifeste brusquement, d’une manière mystérieuse, comme une bouffée de plénitude qui nous inonde. Nous pouvons la croire définitivement installée en nous. Nous pensons enfin la maîtriser, la tenir, pouvoir la faire revenir à volonté.  Et, à ce moment précis, elle disparaît. Elle n’aime pas être saisie, que l’ego s’empare d’elle pour en faire sa « chose ».

À d’autres moments, nous pouvons nous imaginer la disparition de la joie tout aussi définitive. Nous pensons l’avoir perdue pour toujours. Devenir anxieux de son retour, ou même, la croire illusoire. 

Mais elle demeure dans le secret, au plus profond, prête à resurgir. En réalité, rien ne disparaît vraiment. Tout ce que nous voyons mourir se résorbe et devient invisible, inapparent, mais reste présent secrètement sans que nous le sachions… »

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Petites joies, grandes joies,

elles sont lumières, elles sont étoiles,

elles rayonnent dans le ciel de notre vie, 

se cachent, semblent s’évaporer

puis s’offrent à nouveau,

par surprise pour nous rendre joyeux…

Ah, ce monde !

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Extrait de : « Petit traité de la joie » – Les cycles de la joie –  2015  Erik Sablé. 

Illustrations : 1/ « Vase de fleurs sur tapis à franges »  2/ « Bonne fête »  Henri Rousseau  1844-1910.

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Ne jamais céder à la désespérance…

BVJ – Plumes d’Anges.