Clin d’œil…

27 juin 2022

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La Nature est extraordinaire, elle invente de merveilleuses histoires, son imagination est débordante…

Imaginez un oiseau au plumage indigo et brillant, ourlé de lignes de noir mat, à l’œil d’un bleu profond tirant sur le violet, au bec jaune près pale, un oiseau de bonne taille. C’est un mâle, il se nomme le JARDINIER SATINÉ

Sa belle est tout autre, ses plumes sont d’un doux vert-gris, brodées de beige et de brun, le bec est noir, l’œil bleu profond…

Ils vivent dans les forêts humides d’Australie et de Nouvelle-Guinée., suivent un régime végétarien auquel sont ajoutés des insectes pendant la période de reproduction.

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Au printemps, les mâles veulent séduire. Sieur oiseau entreprend la construction d’un « berceau ». Pour cela,  il délimite un espace rectangulaire qu’il recouvre d’herbes sèches puis érige deux parois courbes en plantant des brindilles sur quelques dizaines de centimètres.

Une fois l’édifice réalisé, il se fait décorateur du lieu en y apportant plumes, coquilles, fleurs, feuilles… plutôt de couleur bleue, madame aime le bleu. Aujourd’hui, il ajoute au trésor de menus objets en plastique, terribles « bijoux » des temps modernes comme les capsules de bouteilles d’eau, « oubliées » par les hommes.

Il effectue alors une parade, danse en émettant d’incroyables vocalises, sortes de mantras d’amour. Dame oiselle visite les berceaux des différents prétendants, choisit le plus beau,  prend son temps,  admire, écoute, s’éloigne un peu, revient et enfin s’installe sous le voûte, l’accouplement peut avoir lieu.

Puis la femelle s’envole, elle ira construire un nid en forme de coupe dans lequel seront déposés de un et trois œufs, les oisillons naitront, elle s’en occupera seule..

Le mâle lui, continuera ses parades extraordinaires pour tenter de séduire d’autres dames…

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Prenez quelques minutes,

allez admirer cette fabuleuse parade amoureuse —>  ICI

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« Pour faire le portrait d’un oiseau

Peindre d’abord une cage

avec une porte ouverte

peindre ensuite

quelque chose de joli

quelque chose de simple

quelque chose de beau

quelque chose d’utile

pour l’oiseau

Placer ensuite la toile contre un arbre

dans un jardin

dans un bois

ou dans une forêt… »

Jacques Prévert dans Paroles – la suite –>  ICI

Illustrations : 1/  et 2/ « Jardinier satiné  » – mâle et femelle – Nicolas Huet le jeune et J-Gabriel Prêtre  XIXème  3/« Les oiseaux d’Australie »   Gracius J.Broinowski  1837-1913.

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S’envoler vers la beauté du monde…

BVJ – Plumes d Anges.

Esprits des lieux…

19 juin 2022

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« … Je pratiquais des rites à la gloire de la lune, mon astre. Je faisais appel à elle quand l’œil de mon esprit était vide. J’amalgamais la lune à la terre et voyais naître de cette union un rideau de lumière, avec des pieds drapés flamboyants qui caressaient les pâturages, et une ribambelle de têtes à deux cent vingt mille miles au-dessus des hommes. Le rideau était surplombé par l’archange Gabriel, ange de la lune, messager divin. J’avais entendu parler d’un rituel à faire, entre la nouvelle lune et la suivante, permettant d’invoquer la protection des archanges, de se couvrir de leurs ailes, le temps d’une lunaison. Ils étaient chacun maîtres en leur domaine, Gabriel était grand gardien de l’amour, de la clairvoyance et de la parole…

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… Quand j’étais enfant on parlait toujours des esprits dans ma région, des esprits qui prenaient des formes invraisemblables, ma grand-mère disait par exemple que celui de son ancien voisin s’était transformé en fer à repasser, c’est pour dire. Celui de Yeats, vous allez vous dire que je suis aussi fou qu’une punaise de lit, mais en visitant sa tour – vous savez, Thoor Ballylee ? – je l’ai immédiatement senti, je veux dire physiquement, il a profité que je franchisse le seuil de sa porte pour passer sur mon visage – je vous assure – une brassée d’air chaud, piquant, à la limite de la douleur. Savez-vous ce qui m’est arrivé ensuite ? On aurait dit que je me trouvais soudain sous une douche de cailloux, des cailloux invisibles, des cailloux fantômes qui se déversaient sur moi, un véritable éboulement sur mon crâne. J’ai cru me fendre. Et tout à coup… plus rien. Allez comprendre. Mais je vous empêche de lire, non ? Je suis trop bavard, excusez-moi.

Vous êtes sûr? Eh bien après cela, il y a eu comme un changement de décor et de lumière. Du rose partout, du sol au plafond. La pièce était entièrement envahie par un brouillard sublime, vous ne pouvez pas vous figurer la beauté de ce nuage. Je me suis mis à entendre quelque chose – vous savez, ça défile beaucoup dans ma tête -, cette fois c’était un oiseau qui chantait, si magnifiquement que j’ai cru que j’étais mort, que j’étais passé dans l’autre monde. Le brouillard lui, circulait, il était vivant, il remuait comme un animal. Je me suis levé, j’avais envie de le le suivre, d’aller dans la direction qu’il m’indiquait. Sa fumée pastel gagnait tout partout, embellissait tout, se faufilait dans tous les interstices, s’entortillait autour des lustres poussiéreux, enlaçait les étagères, éclairait sur son passage les tableaux sur les murs – je me souviens d’un bébé endormi recroquevillé sous une couverture. Je crois bien que c’était W.B. dessiné par son père quand il était enfant. Beau comme un astre sous le brouillard. Le chant de l’oiseau se rapprochait, de quelques pieds, de quelques pouces, puis il s’est collé à mon oreille. L’oiseau ne sifflait pas, il disait… il disait… des vers. Oui, il déclamait comme un type au pub se lance dans une tirade. Cet oiseau était même, je dirais, un vrai conteur, il portait le soleil et la lune – j’imagine que vous connaissez le poème – dans une coupe d’or et un sac d’argent. Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, moi, je ne le connaissais pas, et c’est l’oiseau qui me l’a appris…

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... La rage s’est évaporée, noyée par les braves qui poursuivent le chemin de lauriers roses et de violettes, qui guidés par les vers du poète enchanteur continuent à tracer des lignes dans les cieux obscurs.
Rien n’a disparu.
Nothing has gone. »

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Madeleine se rend à l’enterrement de sa voisine à Roquebrune-Cap-Martin quand la radio délivre une information concernant le poète W.B.Yeats. Ce dernier fut enterré dans ce village en 1939, ses restes  ne purent être rapatriés en Irlande qu’en 1948, à cause de la guerre. Le problème soulevé par le journaliste est qu’en France Yeats fut « jeté » dans une fosse commune, alors qui donc fut envoyé dans son cercueil ? Une enquête commence…

C’est une roman à plusieurs voix dont l’écriture et l’architecture sont remarquables. L’auteure nous parle, par petites touches, d’inspiration, de poésie, de beauté, d’ésotérisme, de liberté, elle nous fait naviguer entre deux mondes, des personnages glissent de l’un à l’autre, entre visible et invisible, entre dit et non-dit, entre vérité et imaginaire. Des secrets émergent pour libérer la douleur inscrite dans la chair, des fantômes se lèvent et racontent l’Histoire, les rêves et les amours.

De nombreuses rencontres se font sur le chemin de Madeleine, le puzzle se met en place comme si l’âme du poète exigeait qu’ordre fut remis dans cette fosse commune… et dans la vie des personnages.

Là est encore une belle lecture, rafraîchissante,

elle incite à plonger dans la poésie de ce grand irlandais, quel cadeau !

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Extraits de : « Les amours dispersées »  2022  Maylis Besserie.

Illustrations : 1/ « Boglands »  2/ « Fin du jour sur les champs »  George William Russel   1867-1935.

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Planer, flotter, se mouvoir en douceur…

BVJ – Plumes d’Anges.

Indispensables novations…

13 juin 2022

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« … Les « petits gestes » et autres « initiatives individuelles » sont certainement bienvenus. Mais ce n’est plus la question de fond. Un problème systémique ne peut avoir de solution que systémique. Il faut une révolution politique, poétique et philosophique. Dans un jeu où nous sommes sûrs de perdre, il n’est pas utile de faire un bon coup, il faut changer les règles. Le reste relève du détail ou du cache-misère…

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… Il ne faut pas renoncer à la croissance, il faut la redéfinir. Je pense sincèrement qu’il y a quelque chose de profondément débile – je n’ai pas de mot plus poli – à nommer croissance une éradication systématique de la vie sur terre. La croissance vraie ne pose aucun problème : l’amour, la créativité, l’entraide, la connaissance, les explorations artistiques et scientifiques peuvent évidemment croître. Elles le doivent ! Mais la production délirante d’objets inutiles, devenue une fin et non plus un moyen, doit être nommée pour ce qu’elle est : une maladie. S’il faut la nommer croissance, alors voyons-la comme une croissance tumorale.

Que les délinquants en costume osent qualifier de « progrès » le délire techno-nihiliste qui consiste à attendre le bus en parcourant son mur Facebook et sa galerie Instagram, bercé par les notifications Snap et Twitch, à proximité d’une poubelle connectée – alors même que les chants d’oiseaux ont presque disparu et que lire devient une quasi-anomalie – relève de l’aliénation.

Ne nous faisons pas d’illusions : il n’y aura aucune retenue de la part des chercheurs et des acteurs industriels. Ils demeurent, pour la plupart, prisonniers des carcans de leurs corporations et englués dans leurs pointilleuses convictions ratant la vision globale. Mais l’enjeu n’est pas de se restreindre : il consiste à s’interroger sur ce qui est désirable et à s’enivrer, sans réserve, de nouveaux enchantements.

L’avènement d’une société gestionnaire, étriquée dans ses desseins et sale dans ses rêves, montre qu’avec quelques décennies d’avance, Gébé avait raison. Il est temps de crier : « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste. » Les bouffons ne sont pas ceux qu’on croit…

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Je ne suis pas convaincu par les arguments évolutionnistes. L’échec auquel nous faisons face n’est pas l’échec de l’humanité mais d’une petite partie de l’humanité qui emporte beaucoup d’autres vivants dans sa chute. D’innombrables autres cultures humaines ont développé des rapports au(x) monde(s) très différents de celui de la modernité occidentale… »

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 À la manière du Professeur Keating dans « Le cercle des poètes disparus  » qui demande à ses élèves de monter sur son bureau pour prendre de la hauteur et observer d’un autre point de vue, Aurélien Barrau, astrophysicien, philosophe et poète, nous propose une réflexion visant à élargir notre vision et nos perspectives. Il insiste sur l’urgence de créer et de produire du réel, d’avoir de l’imagination pour enfanter un monde respectant la vie sous toutes ses formes.

Nos mots devraient être précis, choisis, avoir un sens réel et non être les coquilles vides employées par la société de spectacle que certains cherchent à nous imposer…

Là est un riche petit opuscule dont le propos est fort intéressant, à lire vite et sans modération. 

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Extraits de : « Il faut une révolution politique, poétique et philosophique » Aurélien Barrau et Carole Guilbaud – 2022Éditions Zulma.

Illustrations : 1/ « Planisphère étoiles australes »  2/ « Planisphère étoiles boréales »  John Flamsteed  1646-1719.

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Élargir notre vision du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Interlude…

5 juin 2022

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« Le silence nettoie, purifie, opère un détachement entre l’essentiel et l’accessoire, entre le temporel et l’impérissable, il permet de se délester de l’illusoire et de l’encombrant. »

Marie-Madeleine Davy

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« Le silence a sa propre éloquence, parfois plus précieuse que les paroles. »

Elizabeth Kübler-Ross

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« Le silence unifie, rassemble, centre et relie. Il ouvre la profondeur à la paix intérieure. »

Marie-Madeleine Davy

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Faire silence, se ressourcer dans la beauté, une fois encore…

Décision de plus en plus nécessaire,

voire indispensable pour continuer à

arpenter les chemins de la vie et élever nos pensées…

Ressentez-vous ce même besoin ?

Photos BVJ – Alpes – Petit lac au Col de la Lombarde – Mai 2022.

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Rechercher nos propres chemins de paix…

BVJ – Plumes d’Anges.

Doux billet…

28 mai 2022

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Jour de fête,

lumineux paysage intérieur,

les pensées refleurissent dans une lointaine mémoire,

je me souviens du poème appris à l’école,

du collier de pâtes alimentaires,

du bouquet de fleurs champêtres,

de l’œuvre d’art aux mille couleurs fabriquée avec cœur,

du petit déjeuner soigneusement préparé,

du gâteau plein d’amour pour le dessert,

de cette belle histoire racontée chaque année avec ferveur,

que d’émotions dans ce parfum d’enfance !

Vos souvenirs ressemblent-ils aux miens ?

Je souhaite une joyeuse fête à toutes les mamans du monde,

passées, présentes et à venir.

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« Le papillon : Ce billet doux plié en deux cherche une adresse de fleur. »

Jules Renard dans « Histoires naturelles »  1896.

Illustrations : 1/« Journée d’été »  William Keith  2/ « Fleurs et papillons »  William van Aelst  0627-1682.

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Chérir ce moment de fête ou son doux souvenir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Nature en fête…

22 mai 2022

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Teresina est songeuse ,

elle a cueilli quelques fruits gorgés de soleil et de lumière

que le poète latin Virgile nommait « Heureuses pommes de Médie »…

Qu’ils soient de Menton ou d’ailleurs,

qu’ils soient pressés ou heureux de farnienter sur l’arbre,

cette petite fille aimerait fêter la nature qui la comble,

elle l’aime profondément,

mais que faire avec ces trois merveilles ?

Un gâteau, bien évidemment !

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v

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– MOELLEUX AU CITRON –

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Ingrédients :  200g. de farine, 150 g. de sucre de canne, 150 g. de ricotta, 100 g. de beurre fondu

(froid), 3 œufs, 1/2 sachet de levure chimique, 12 cl. de jus de citron (le jus de 3 citrons).

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Réalisation : Battre œufs et sucre jusqu’à obtention d’un mélange mousseux puis ajouter jus de

citron, ricotta, farine, levure et beurre.

Verser la pâte dans un moule beurré de 18 cms de ø, cuire environ 40 minutes à 180 degrés.

Démouler le gâteau quand il est tiède, il est délicieux aussi accompagné de fruits rouges.

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Je sens que Teresina va retrouver le sourire et nous aussi…

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« Je me suis dégagée

du bavardage futile

et vis à ma guise »

Bashô Matsuo

Recette trouvée sur le web.

Tableau : « Teresina »  Anita Rée  1885-1933.

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Fêter dignement la nature…

BVJ – Plumes d’Anges.

Drôles de mondes…

15 mai 2022

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« … Tout commença le jour où un célèbre médecin, scientifique de renom et personnalité prisée des médias, déclara, preuves à l’appui, que toute mort avant 120 ans était une mort prématurée. (…) Le gouvernement s’empara de la question. Le Président prit la parole à la télévision et déclara qu’il allait s’attaquer de front au problème. Il créait ce jour un Conseil de défense réunissant le Président, le Premier ministre, le ministre de la Santé, le ministre de la Défense, le ministre de l’Intérieur ainsi que des acteurs des grandes institutions publiques du domaine de la santé. (…)

Mais pourquoi un Conseil de défense sur un tel sujet ? se demanda alors un journaliste. La réponse lui vint quand il se remémora l’allocution télévisée du chef de l’État.

Le pays est en guerre, avait déclaré le Président.

En guerre contre la Mort…

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… Un être humain, pour s’éveiller à lui-même et s’épanouir, a besoin d’élever son âme. Élever son âme est le fruit d’un travail sur soi auquel invitent les traditions spirituelles du monde entier, du christianisme à l’hindouisme, et de l’islam au bouddhisme en passant par le judaïsme et le taoïsme. Les spiritualités laïques y invitent aussi : c’est toute la démarche des philosophes depuis l’Antiquité, qui cherchent le chemin de la sagesse et de « la vie bonne ».

Ce travail sur soi vise à élever sa conscience notamment en clarifiant ses pensées et ses intentions, en se libérant de ses peurs, en maîtrisant ses pulsions, en développant en soi la compassion et l’amour : amour de soi, amour des autres, amour de la Vie.

Ce travail est exigeant, difficile, mais les vrais efforts qu’il demande sont toujours récompensés car ils nous font avancer de jour en jour sur le chemin d’une joie durable, bien au-delà des petits bonheurs très passagers que l’on peut tous par moments ressentir.

Pourquoi ce travail sur soi est-il exigeant ? Parce qu’il sera toujours plus facile de se laisser happer par nos peurs que de gagner en confiance, il sera toujours plus facile de s’assujettir au regard des autres que de s’en libérer, il sera toujours plus facile de juger que de comprendre, il sera toujours plus facile d’obéir à nos bas instincts que de s’en délivrer : il sera toujours plus facile de se laisser tirer vers le bas que d’élever sa conscience. (…)

Les grandes firmes avaient depuis longtemps compris que jouer sur les bas instincts, les pulsions et les peurs était le moyen le plus simple et le plus efficace pour vendre n’importe quoi…

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… S’appuyer sur la peur est le meilleur moyen de conduire les gens à renoncer à leurs libertés. « Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes », disait Machiavel. Plus on met les gens dans un état de peur, plus ils acceptent de se soumettre à l’autorité censée les protéger. Et plus on fait durer cet état, plus ils s’habituent à être contrôlés.

Il convient donc de saisir toutes les opportunités qui se présentent dans l’actualité pour instiller des peurs et ainsi rendre le peuple demandeur d’une autorité et d’une fermeté nouvelles. Et lorsque celles-ci se mettent en place, il convient de les maintenir le plus longtemps possible pour habituer les esprits, jusqu’à ce qu’elles semblent normales. Naturelles. La privation de liberté se fait alors au nom de l’intérêt général. Ce que chacun peut bien comprendre. Et accepter.

On obtient ainsi une soumission douce, sans recourir à la violence physique. La violence est bien là, mais elle est seulement morale. Psychologique… »

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Les deux héros de cette histoire se sont rencontrés alors qu’ils étaient étudiants.

Tom, ingénieur scientifique, est las  :  les changements du monde,  l’actualité relayée par les médias l’accablent, pourtant il fait tout pour les accepter.

Christos, a suivi des études de philosophie puis de linguistique et de psychosociologie, il vit en Grèce. Il observe et questionne le monde, il sent que son ami sombre dans la tristesse et la réclusion. Il veut aider Tom, il lui fait prendre conscience que quelque chose ne va pas dans ce que l’on raconte…

C’est le premier livre de cet auteur que je lis et je l’ai beaucoup apprécié. C’est une fable pleine d’intelligence, à la fois légère et profonde, elle relate une situation pouvant ressembler à l’actualité de ces dernières années. Le sujet est très bien amené, documenté et sourcé quant aux origines de l’Europe, de la mondialisation, de la manipulation des masses… On y croise les noms de Edward Bernays, Noam Chomsky, Rodrik

 J’ai repensé à «  Matins bruns « , continuons encore et toujours

à être vigilant(e)s, réveillons-nous aussi.

Réfléchir en prenant du recul est tellement important

et  la liberté est si fragile !

Il y a là de belles découvertes à faire,

je vous invite vraiment à aller vers ce petit livre

qui éclaire les faits sous un autre angle  et avec humour.

C’est un regard qui interroge et mérite, il me semble,

que l’on approfondisse le sujet.

À lire et à faire circuler…

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Extraits de :  » Le réveil«   2022 Laurent Gounelle.

Illustrations : 1/ « Le silence » 2/ « Orphée »  Odilon Redon  1840-1916.

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Résister à certains chants des sirènes…

BVJ – Plumes d’Anges.

Le bien caché…

9 mai 2022

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« …Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel

qui leur est confiée sont en train de sauver le monde, sans le savoir… »

Christiane Singer  – 1943-2007.

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Nos armures se délitent…

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Nos cuirasses se fendent…

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Nous semblons perdre des plumes,

là sont les signes annonciateurs d’un indispensable changement…

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Étirons nos membres engourdis,

oxygénons nos cerveaux endormis,

accueillons la lumière,

recréons qui nous sommes…

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Il n’y a pas de temps à perdre,

faisons renaître en nous nos propres couleurs,

celles de la vie qui court dans nos veines.

Soyons maîtres de nos réflexions, de nos décisions,

ne suivons pas les routes encombrées,

préférons les chemins de traverse, les chemins de paix,

prenons du recul,

purifions nos intérieurs,

évacuons les vibrations négatives,

et surtout :

restons des êtres paisibles, des êtres libres…

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« … C’est le moment de construire le monde.

Nous avons chacun la responsabilité d’une parcelle de l’univers… »

Christiane Singer  – 1943-2007.

 

Photos BVJ —> Eucalyptus.

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Choisir des relations de cœur à cœur…

BVJ – Plumes d’Anges.

Rose à l’âme…

3 mai 2022

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« Je ne sais si vous avez déjà examiné la manière dont vous écoutez – que ce soit un oiseau ou le vent dans les feuilles, le bruit de l’eau vive, peu importe – ou l’attention que vous portez à quelque dialogue intérieur, ou à une conversation tenue au sein de diverses relations avec vos amis intimes, votre femme ou votre mari.

Si nous nous efforçons d’écouter, cela nous parait extrêmement difficile, car nous ne cessons de projeter nos opinions et nos idées, nos préjugés, notre acquis, nos inclinations, nos pulsions ; lorsque tout cela domine, c’est à peine si nous écoutons ce qui est dit. Cet état là est sans valeur aucune. On n’écoute – et donc on n’apprend – que si l’on est dans un état d’attention, un état de silence dans lequel tous ces échos antérieurs sont tenus en respect et se taisent. »

Krishnamurti – extrait d’une causerie de 1967 trouvée sur le net.

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« La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on en a pas, pour démontrer qu’on a ses chances quand on porte tout en soi, pour s’encombrer de doutes quand la confiance est là, pour prouver un amour a qui n’ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n’a pas le goût à ça, pour s’adapter à ce qui n’épanouit pas. La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, s’effacer, se plier, dépasser, trop forcer. Quand il nous suffit d’être, et de lâcher tout combat que l’on ne mène bien souvent qu’avec soi, pour enfin faire la paix, être en paix. Et vivre. En faisant ce qu’on aime, auprès de qui nous aime, dans un endroit qu’on aime, en étant qui nous sommes, vraiment. »

Alexandre Jollien.

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« Je crois en la couleur rose. Je crois que le rire est la meilleure façon de brûler des calories. Je crois aux baisers, beaucoup de baisers. Je crois qu’il faut être forte quand tout semble aller mal. Je crois que les filles joyeuses sont les plus jolies. Je crois que demain est un autre jour et je crois aux miracles »

Audrey Hepburn.

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Que tous ces roses divers et variés fleurissent ensemble,

la diversité est une richesse et non une occasion de se combattre.

Écouter l’autre calmement, sans arrière pensée aucune,

accepter l’autre, quelles que soient ses différences,

offrir sa joie, sa légèreté et sa confiance en la vie…

C’est un travail de chaque jour, de chaque seconde,

qui fera la paix en nous et ainsi la paix dans le monde.

À tenter, absolument, il me semble.

Photos BVJ – Cerisiers du Japon – mai 2022.

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Modifier notre perception du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Douze…

28 avril 2022

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« La poésie fait son nid d’une main à peine ouverte,

elle peut suivre les lignes de la paume

et aussi vivre dans un poing.

Elle est ce souffle inattendu qui patientait en toi,

ce temps posé sur l’instant, mais qui dure.

Si tu veux la dresser, change de livre,

délaisse les gens qui veulent la définir.

Elle aura toujours le coup d’aile d’avance

de l’oiseau quand tu veux l’attraper.

 

Un poème ne t’attend pas.

Il est là, même où tu l’ignores.

Il ne se veut pas forcément plus brillant

qu’une bruine qui s’amuse ou un soleil qui tombe.

Un poème ne fait pas pousser les fleurs :

c’est une parole entre deux lèvres

qui ne sauvera peut-être pas la Terre,

mais qui s’entendra,

se fendra d’un aveu, d’un amour, d’un combat.

Elle chantera encore quand d’autres s’agenouillent

ou s’enfuient devant la foule des bras tendus.

 

Aujourd’hui, tu vas écrire, me confies-tu.

Alors, vas-y, jette-toi dans la beauté.

Au bout d’une page, ou de quelques vers,

il y a parfois le début d’un univers.

Je te regarde : ce matin, tu te sens si poème

que tu crois pouvoir toucher, pour dire le monde, l’infini d’une seconde. »

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« Poème pour l’enfant au bord d’une page »

Carl Norac.

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Ne sommes-nous pas tous des enfants au bord d’une page ?

La poésie est vaste, si vaste, elle se rencontre au détour d’un chemin,

dans un regard, dans une mélodie, elle se cueille à toutes le saisons…

si on le désire vraiment…

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Douze, pourquoi douze ?

Douze est un nombre sublime nous dit-on, il représente un cycle,

il y a douze signes du zodiaque – quel beau chemin – ,

il y a douze heures entre minuit et midi, douze heures entre midi et minuit…

Ce blog a douze ans aujourd’hui, la vie n’est plus la même

mais nous devons encore et toujours  suivre ce fil de poésie,

ce fil de lumière et d’espérance, lui seul nous donnera la force.

Belle semaine et merci à toutes et à tous, donnons-nous la main !

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Illustration : 1/ « Le gâteau d’anniversaire » – détail – Pancraz Körle  1823-1875  2/ « Madame Sada Yakko » (actrice et danseuse tragique japonaise)  Ruppert Bunny  1864-1947.

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Faire un avec la poésie…

BVJ – Plumes d’Anges.