Apesanteur…

25 mai 2020

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Vivre un grand flottement et se sentir comme en apesanteur.

N’éprouver ni peur ni stress, n’avoir aucune envie.

Scruter l’espace vers les quatre points cardinaux

mais constater que nulle direction ne s’y dessine.

Être porté(e) par un invisible courant, percevoir que

quelque chose se passe en soi mais en ignorer la nature.

Apprendre une fois encore la patience, la confiance

et se dire qu’un moment viendra

où une éclaircie laissera apparaitre un chemin…

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Ressentez-vous quelque chose de semblable en ce moment ?

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« Les constellations pâlissent

sur un peuple de roseaux

et sur l’eau que l’aube irise.

 

Une idée d’orage hésite

au bord du ciel clair.

Le matin s’arrête en route,

il a oublié sa faux.

 

Le chemin s’arrête, il doute.

Les instants s’en vont avec lui. »

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Extrait de « Nathanaël’  Jean Grosjean  1912-2006.

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Dessins anonymes japonais du XIXème siècle.

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Rester serein…

BVJ – Plumes d’Anges.

Escapade…

17 mai 2020

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À cent kilomètres à vol de moineau de notre maison,

en passant par  le « lieu verdoyant » que sont les hautes Gorges du Verdon,

un goût de paradis, un calme absolu au sommet du Mont Lachens,

seule la voix du Coucou se fait entendre,

un doux moment au dessus des nuages de la vie…

Et vous, dans le périmètre autorisé,

avez-vous trouvé bonheur pour vivre un instant de liberté ?

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« Tu existes pour agir

Devant toi les champs libres

Tu es faite

Pour te dégager

De tout enfermement

Tu as nom

Liberté ! »

Andrée Chédid pour le printemps des poètes.

Photos BVJ – Gorges du Verdon et Mont Lachens.

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S’évader joyeusement…

BVJ – Plumes d’Anges.

Début de la fin…

11 mai 2020

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« … L’arrivée de ce virus doit nous rappeler que l’incertitude reste un élément inexpugnable de la condition humaine. Toutes les assurances sociales auxquelles vous pouvez souscrire ne seront jamais capables de vous garantir que vous ne tomberez pas malade et que vous serez heureux en ménage ! Nous essayons de nous entourer d’un maximum de certitudes, mais vivre c’est naviguer dans une mer d’incertitudes, à travers des îlots de certitudes sur lesquels on se ravitaille… »

Propos d’Edgar Morin,  interview de Francis Lecompte – CNRS le journal, le 6 avril 2020.

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C’est le premier jour de « l’après », c’est le début d’une fin.

Des milliers de questions restent pour l’instant sans réponses,

la grande horloge du monde continue d’actionner ses rouages.

Souhaitons que cette expérience de vie se termine au plus vite,

nous aurons tous perdu des plumes, à différents degrés,

mais nous en aurons gagner d’autres.

Tentons de tirer certaines leçons, essayons de grandir,

vers où ira notre transformation ?

 

La réflexion est importante,

par respect pour ceux qui viennent de souffrir intensément dans leur existence…

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Illustrations : 1/ « Anonyme – The end  et   2/ « Anonyme-Projet de papier peint Oiseaux »  Cooper-Hewitt Smithsonian Design museum » XVIIIème   3/ « Plume de paon-étude »  John Ruskin  1819-1900.

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Accepter les incertitudes de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Luminaires…

7 mai 2020

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De l’ombre à la lumière, aller en pleine confiance…

Il nous faudra nous alléger de nos tensions et de nos émotions,

effacer ce climat toxique pour notre corps et notre esprit.

La nature nous aidera, le printemps déployé nous enchantera.

Aujourd’hui depuis la terre,

nous admirerons dans le ciel la danse des luminaires

– pleine lune –

et serons inondé(e)s d’une magnifique énergie,

recevons ce cadeau avec gratitude !

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« … Qu’est-ce qui pèse le plus lourd

un kilo de plomb dans la tête

ou un kilo de plumes sous la tête

dans l’oreiller quand on rêve ?… »

Jacques Prévert dans l’Opéra de la lune.

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Bons rêves à venir à toutes et à tous…

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Illustrations : 1/ « Chemin et champ de blés murs »  Laurits Anderson Ring  1854-1933  2/ « Pierrot lunaire »  Paul Klee  1879-1940.

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Prendre conscience des énergies présentes…

BVJ – Plumes d’Anges.

Petit lieu de paix…

4 mai 2020

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Dans ce ralentissement du monde,

des choses se transforment et nous transforment inévitablement.

Nous observons et pouvons nous demander :

 À quoi aspirons-nous au plus profond de nous-même ?

Quelle est donc notre vraie nature d’être humain et sa destination ? …

Il est bien-sûr difficile de trouver les justes réponses,

la vérité est multiple,

mais on peut, il me semble,  envisager

une ambiance, une tonalité, une direction.

Il nous faut pour mener notre réflexion,

dé-couvrir un petit lieu de calme à l’intérieur de nous,

  un petit autel à fleurir pour s’y recueillir,

un petit hôtel où se reposer du vacarme de notre société.

Pour le créer, il nous faut retrouver dans notre mémoire

un souvenir joyeux et serein sur lequel nous appuyer.

La présence de ce lieu nous aidera à vivre et réfléchir sur notre étrange  actualité,

à explorer nos zones d’ombres et tenter de les faire disparaître…

Qu’en pensez-vous ?

 

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« Douceur du printemps

aux confins des choses

la couleur du ciel »

Matsuo Basho  1644-1695.

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Illustrations : 1/ « Roses »  2/ « L’éventail »  Soren Emil Carlsen  1853-1932.

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Ne pas perdre notre temps, il est précieux…

BVJ – Plumes d Anges.

Patienta, miraculum et libertas…

27 avril 2020

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Je ne sais pourquoi le latin m’inspire,

peut-être parce que j’ai l’impression de le perdre certains jours ?

Mes balades virtuelles me font découvrir des paysages d’une incroyable beauté,

l’artiste en fut témoin, nous les recevons en cadeaux, c’est une chance inouïe.

Dans la série des explorations domestiques,

nous pouvons aussi pérégriner dans un dictionnaire…

Voyons, voyons, si je m’arrête sur le mot PATIENCE, qu’en pense le Larousse ?

« Nom féminin, du latin patienta.

Définition : Aptitude à ne pas s’énerver des difficultés, à supporter les défaillances, les erreurs, etc… : Faire preuve de patience.

Qualité de quelqu’un qui sait attendre avec calme : Montrer une patience inlassable.

Persévérance, constance à faire quelque chose, à poursuivre un dessein : Sa patience a été récompensée. »

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En remontant le fil des pages, mon regard se porte sur le mot MIRACLE.

« Nom masculin, du latin miraculum.

Définition : Phénomène interprété comme une intervention divine.

Fait, résultat étonnant, extraordinaire, qui suscite l’admiration : Les miracles de la science.

Chose merveilleuse en son genre : Le Parthénon est un miracle d’architecture.

Hasard merveilleux, chance exceptionnelle : C’est un miracle qu’il ait échappé à la mort.

En apposition, indique que quelque chose est inattendu, surprenant dans son efficacité : Un médicament miracle… »

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Là je reprends confiance et me dis que des Hommes vont sortir de leur léthargie,

de leurs peurs et reconquérir leur LIBERTÉ, que me souffle le Larousse à propos de ce mot magnifique ?

« Nom féminin, du latin libertas,-atis.

Définition : État de quelqu’un qui n’est pas soumis à un maître : Donner sa liberté à un esclave.

Condition d’un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté : Liberté politique.

Droit reconnu par la loi dans certains domaines, état de ce qui n’est pas soumis au pouvoir politique, qui ne fait pas l’objet de pressions : La liberté de la presse.

Situation de quelqu’un qui se détermine en dehors de toute pression extérieure ou de tout préjugé : Avoir sa liberté de penser… »

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Voyager au pays des mots est un délice,

il nous faut les débusquer, les choisir, les porter et les vivre dans notre quotidien.

Les mots ont un grand pouvoir, ils sont une force,

nous pouvons jouer avec les mots doux mais faisons attention,

d’autres mots peuvent nous entrainer vers tous les maux du monde.

– Il y a aussi le silence et ses grandes vertus, mais là est un autre sujet –

Et vous, dans le grand Larousse de la vie,

 quels mots auriez-vous envie de rencontrer ?

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Ce blog aura 10 ans le 28 avril, le temps passe très vite,

merci à celles et ceux qui viennent s’y balader.

Le monde était différent il y a 10 ans, nous aussi d’ailleurs,

ainsi est le vie et c’est quand même formidable,

il n’y a aucune raison de s’ennuyer, tout est découverte…

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Mots cueillis dans le Dictionnaire Larousse.

Illustrations : 1/ « Matin d’été sur le Lac Windermere »  2/ « Chèvrefeuilles, roses et œillets »  Charles Robert Leslie  1794-1859.

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Entretenir la force de certains mots…

BVJ – Plumes d Anges.

Horizon…

23 avril 2020

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JE RÊVE…

des miens,

de fêtes,

d’horizons lointains,

de balades sans fin,

de voyages,

de campagne,

de montagne,

de bord de mer,

de parfums printaniers,

de pirouettes sur le sable…

JE RÊVE…

DE LIBERTÉ !

Et je me réveille,

dans mon lit douillet,

et je me dis, je me dis… ce n’est pas pour demain.

Aujourd’hui, je suffoque un peu, beaucoup…

Et vous, vous tenez le coup ?

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« Tombée d’un brin d’herbe

elle s’envole à nouveau

ah ! la luciole »

Matsuo Basho  1644-1695.

Tableau : « Narcisse de campagne »  Elizabeth Boot  1846-1888.

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Se donner le droit de craquer…

BVJ – Plumes d’Anges.

Pom pom pom pom…

20 avril 2020

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Vous qui passez par là, venez donc lire ces quelques lignes :

– LE PARTAGE DE LA TERRE –

« Prenez le monde, dit un jour du haut de son trône, Jupiter aux hommes, prenez-le, il est à vous, je vous le donne pour en jouir à tout jamais, sachez seulement en faire un partage fraternel. »

Alors on vit accourir tous ceux qui pouvait en prendre une part, jeunes et vieux arrivèrent à la hâte : le laboureur s’empara du produit des champs, le gentilhomme de la forêt, le marchand remplit ses chariots, l’abbé choisit le vin chaleureux, le roi mit une barrière sur les ponts et les chemins et s’écria : »La dîme est à moi ! ».

Longtemps après que le partage était terminé, arriva le poète. Il venait de loin, hélas ! et il ne restait plus rien, chaque chose avait son maître.

– « Malheur à moi ! faut-il que je sois ainsi seul entre tous oubliés, moi, ton fils le plus fidèle ? » Il exhalait ainsi sa plainte et se jeta devant le trône de Jupiter.

– « Ne m’accuse pas, répondit le Dieu, si tu t’égares dans l’empire des rêves. Où étais-tu lorsqu’on a partagé le monde ? »

– « J’étais, reprit le poète, près de toi. Mes regards contemplaient ta splendeur, mon oreille écoutait l’harmonie céleste. Pardonne à l’esprit qui, dans le charme de ta lumière, oublie les biens terrestres. »

– « Que faire, s’écria Jupiter, le monde est donné, les fruits, la chasse, les marchés ne m’appartiennent plus. Veux-tu venir dans mon ciel auprès de moi ? Chaque fois que tu voudras y monter, il te sera ouvert. »

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– DÉSIR –

« Ah ! Si je pouvais trouver une issue à cette vallée profonde, sur laquelle pèse un froid nuage, oh,  que je serais heureux ! Là-bas j’apercevrais les belles collines toujours riantes et toujours vertes. Que n’ai-je des ailes pour m’élancer vers ces collines !

J’entends résonner les douces harmonies du ciel, et des vents légers m’apportent des parfums balsamiques. Je vois briller des fruits d’or sous un épais feuillage, et les fleurs qui s’épanouissent là ne seront la proie d’aucun hiver.

Oh ! qu’il doit être doux de vivre à cet éternel rayon de soleil, que l’air de ces collines doit être rafraichissant ! Mais un torrent fougueux me sépare de cette contrée, et la fureur des vagues épouvante mon âme.

Je vois une nacelle se balancer sur l’onde, mais, hélas, je ne vois point de batelier. Allons, courage, n’hésitons pas, les voiles sont enflées, il faut croire, il faut oser, sans attendre l’assurance des Dieux. Le miracle seul peut te porter dans la terre du miracle. »

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et venez donc aussi admirer et écouter :

LA SYMPHONIE DU DESTIN

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Textes et musique (merci R.T.) trouvés sur le net,

ces voyages virtuels nous font faire d’agréables découvertes, souvent très à propos,

les talents sont immenses et l’imagination galopante, ne trouvez-vous pas ?

Bien-sûr, une fois encore, il nous faut faire preuve de vigilance,

vérifier, croiser, encore et toujours, et ne pas tout gober comme de petites mouches.

Courage aminautes de France, de Navarre et d’ailleurs,

nous nous tenons la main silencieusement et

la musique du monde continue à jouer sa partition…

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Poèmes de Friedrich Schiller  1759-1805.

Film de Edvard Grieg – Symphonie numéro 5

écrite par Ludwig van Beethoven entre 1804 et 1808

et jouée pour la première fois au Théâtre de Vienne le 22 décembre 1808.

Illustrations : 1/« Papillons et autres insectes » Jan van Kessel l’ancien  1626-1679   2/« L’eau silencieuse »  Sydney Laurence   1865-1940.

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Voyager joyeusement sur les ondes…

BVJ – Plumes d’anges

Transmutation…

17 avril 2020

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« Ce que la chenille appelle la fin du monde,

le Maître l’appelle un papillon »

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« Il n’est jamais problème qui n’ait un cadeau pour toi entre ses mains.

Tu cherches des problèmes parce que tu as besoin de cadeaux »

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Un petit livre lu il y a longtemps et relu ces jours derniers,

un petit livre tout simple, léger comme une bulle, un peu magique,

un éclat de lumière dans la vie.

Changer notre regard sur le monde me semble important,

c’est une volonté, cela ne se fait pas tout seul,

nous devons chercher, faire appel à notre imagination,

la laisser déborder,

elle nous étonnera certainement…

  Qu’en pensez-vous ?

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Citations extraites de : « Illusions – Le Messie récalcitrant »  1977  Richard Bach.

Illustrations : 1/ « Chenille lunaire »  Abott Handerson Thayer  1849-1921    2/ « Papillon de l’Atlas »  Miniature anonyme du XVIIIème.

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Changer notre regard sur le monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Doux baume…

14 avril 2020

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C’est notre corps qui est « prisonnier »,

c’est lui qui est confiné par les décideurs politiques du monde entier.

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Nous nous sentons amputé(e)s,

un peu disloqué(e)s,  déstabilisé(e)s.

Quelqu’un demande « Jusqu’à quand ? »,

nul ne nous répond, nul ne sait,

le printemps, lui, nous parle de balades en bord de mer ou en forêt…

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Il nous faudrait nous recentrer, nous réunifier,

écouter mais pas trop, parler mais pas trop, réagir mais pas trop…

Où donc est cette voie du milieu,

celle qui nous souffle de goûter au ralentissement offert – pour l’instant -,

de saisir cette chance d’être présent à soi-même.

Notre esprit et notre cœur sont libres,

c’est à nous d’inventer un baume pour les ré-enchanter,

un nouveau petit lieu à explorer dans notre être intérieur,

ou bien une action nouvelle à initier,

ou encore un temps pour méditer.

Demain sera un autre jour…

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« Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit »

St François de Sales,

patron des journalistes et des écrivains.

Illustrations : 1/ « Visage de femme » – Etude –  Vassily Polenov  1844-1927  2/ « Bras de femme »  Adolphe Tidemand   1814-1876  3/ « Pied capturé »  Juan-Manuel-Blanes  1830-1901.

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Trouver un baume pour adoucir le moment…

BVJ – Plumes d’Anges.