Or Ange…

27 novembre 2015

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« … Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orange

Un jour de palme un jour de feuillage au front

Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront

Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche… »


Poème de Louis Aragon « Un jour un jour » chanté par Jean Ferrat en 1966 – Refrain.

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Une couleur dynamique et joyeuse, ne serait-elle pas la bienvenue pour

saupoudrer de la gaîté en nous ?

Et lorsque que » la langue des oiseaux » nous chante L’OR, nous chante l’ANGE, la tonalité

n’en est que plus chaleureuse…

Le fruit merveilleux qui porte ce nom a toutes ces qualités, il est conseillé d’en user

chaque matin…

ou à un autre moment de la journée, dans un merveilleux gâteau, sobre et délicieux,

laissez-vous donc tenter par une recette inspirée de celle de Pierre Hermé :

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LE CAKE À L’ORANGE

Ingrédients : 150 g de sucre roux, 190 g de farine tamisée, 95 g de crème fraiche, 70 g de beurre fondu, 3 œufs, le zeste de 2 oranges bio, 1/2 sachet de levure, 1/2 pincée de sel.

Pour le sirop : le jus des deux oranges, 40 g de sucre.

Réalisation : Râper le zeste des oranges, ajouter le sucre et les œufs, fouetter vigoureusement. Incorporer la crème et le sel, fouetter, puis verser petit à petit farine et levure, fouetter encore, incorporer le beurre en deux ou trois fois.

Verser dans un moule à cake beurré et enfourner environ 45 minutes à 180° (200° dans mon four).

Dix minutes avant la fin de cuisson, chauffer le sucre et le jus des oranges jusqu’à épaississement, arroser le gâteau encore chaud de ce sirop.

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Illustration : « Orange Navel »  Deborah Griscom 1840-1911.

Photos BVJ

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Se dynamiser joyeusement…

BVJ – Plumes d’Anges.


Ressources intérieures…

24 novembre 2015

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Répondre à la violence par la violence n’a jamais été la bonne solution,

l’histoire du monde est truffée d’exemples.

Il nous faut faire appel à nos ressources intérieures,

nous extraire temporairement de l’actualité,

imaginer du merveilleux,

trouver des réponses aimantes aux problèmes qui se posent autour de nous.

Cette onde ainsi créée s’unira à celle créée par nos proches,

Un chant d’amour se tissera et ouvrira doucement le cœur et les yeux du monde…

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Tableaux : Deux « Jeune femme endormie »  Jean-Baptiste Santerre 1658-1717.

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Retrouver un chemin d’amour en soi…

BVJ – Plumes d’Anges.

Carte du coeur…

20 novembre 2015

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Ne nous faudrait-t-il pas réfléchir autrement

pour recevoir des réponses différentes à nos questionnements ?

La vie se résume-t-elle au commerce, à l’argent, à la religion, à la guerre… ?

L’humanité et l’amour sont des valeurs universelles accessibles à tous,

pourquoi nos sociétés n’en font-elles pas leurs piliers ?

Il nous faut élever la voie du cœur,

celle de la fraternité, de la solidarité, de la joie…

Face aux terribles évènements que nous venons de vivre,

il est de notre devoir d’émettre une vibration d’amour encore plus forte

pour que celui-ci triomphe…

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Illustrations : 1/« Urania »  Angelica Kauffman 1741-1807  2/« Carte d’un cœur de femme » Lithographie du XIXème.

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Croître vers le meilleur de soi-même…

BVJ – Plumes d’Anges.

Distorsions…

17 novembre 2015

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« Sur la feuille de lotus

la rosée de ce monde

se distord »

Kobayashi Issa

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Nous sommes toutes et tous anéantis par l’actualité,

aucun mot ne peut effacer ou guérir la souffrance de centaines d’innocents…

Juste une prière,

un souhait,

une espérance :

que des pensées de paix et d’amour fleurissent et fleurissent encore !

Il nous faut traverser l’épreuve et ne pas céder à certains amalgames…

Illustration : « Nelumbo nucifera » Kawagara Keiga 1786-1865.

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Envoyer de la lumière vers ceux qui souffrent…

BVJ – Plumes d’Anges.

Harmonisation…

14 novembre 2015

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« … Je passe mon temps, du matin au soir, à lever les yeux pour admirer les montagnes,

à baisser le chef pour écouter les sources, à tourner mes regards en tous sens, vers les

bambous, les arbres, les nuages et les rochers : de l’aube au crépuscule, je n’y puis

suffire et n’ai pas un moment de libre ! Puis soudain, la magie du paysage opérant sur

nos souffles vitaux, le corps se met au diapason et le cœur à l’unisson : après une nuit,

j’ai le corps tout dispos, après deux nuits, j’ai le cœur en paix ; après trois nuits, j’ignore

par quel mystère, je me sens comme flottant sans attache… »

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Extrait de : « Ma cabane de chaume sur le mont Lu »  Bai Juyi 772-886.

Illustrations : 1 « Éruption d’un geyser en Islande en 1834 » Frederik Theodor Kloss 1802-1876   2/« Chaine de montagnes »  Albrecht Altdorfer 1488-1538.

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Harmoniser notre univers…

BVJ – Plumes d’Anges.

No regrets…

11 novembre 2015

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HIER ÉTAIT HIER…

Les feuillages des vignes faisaient montre d’une belle vigueur, ils offraient leur jeunesse à nos regards émerveillés.

Plus tard, par une invraisemblable alchimie, naissaient de modestes fleurs qui très vite explosaient en des grappes charnues, cadeaux de la nature à l’intention des êtres vivants…

AUJOURD’HUI EST AUJOURD’HUI…

Il ne reste que quelques fruits à grappiller, les feuilles rougissent et tombent, bientôt les sarments afficheront leur nudité :

ainsi en va la vie, un autre cycle apparaît déjà, les regrets ne sont que source de souffrance

Le voyage est éternel, chacun de nous vivifie la vie elle-même, la beauté n’est-elle pas là, dans toute sa splendeur ?

ET DEMAIN SERA UN AUTRE JOUR…

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Illustrations : 1/« Feuilles de vigne sur sarments » œuvre attribuée à Caroline Frederike Friedrich 1749-1815 2/« Quatre grappes de raisin blanc »  Johann Wilhelm Prayer 1803-1889.

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Ne pas éprouver de regrets, les choses SONT…

BVJ – Plumes d’Anges.

Effeuillement…

7 novembre 2015

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Vivre l’automne en Soi,

s’effeuiller,

s’alléger,

souffler sur ce qui nous encombre,

ce qui nous alourdit,

ce qui nous fait tourner en rond,

ce qui nous empêche d’avancer au cœur de nous-même

pour accéder à notre lumière intérieure…

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« Au milieu du champ

et libre de toute chose

l’alouette chante »

Bashô

Tableaux : 1/« Forêt automnale »  Walter Moras 1856-1925  2/« Le feuillage »  Elizabeth Adela Forbes 1859-1912.

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Abandonner certains de nos comportements…

BVJ – Plumes d’Anges.


De plus en plus souvent…

4 novembre 2015

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« Moins je sais ce qu’il se passe dans le monde,

plus je sens en faire partie. »

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Propos du photographe Pedro Tzontémoc.

Photos BVJ.

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Honorer notre liberté de choisir…

BVJ – Plumes d’Anges.

S’habiter…

31 octobre 2015

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« … Depuis le travail jusqu’à la consommation, ce n’est qu’une fuite en avant perpétuelle, où le bonheur est toujours pour demain. Il faut aller de l’avant, comme on dit, anticiper, se préparer à l’avenir… Et chacun court ainsi après sa propre mort. Être présent à la présence, ce serait plutôt apprendre à s’arrêter parfois, à regarder le temps passer, à contempler ce qui est plutôt qu’à imaginer ce qui sera… C’est pourquoi il est urgent de revenir à la présence : parce qu’il est urgent de revenir à l’être, au réel, à ce que j’appellerais « le présent du monde » – au double sens du mot « présent », qui désigne à la fois ce qui est actuel et ce qui est donné, la présence et le cadeau. Eh bien voilà : le plus beau cadeau, c’est la présence elle-même… »

Extrait de : « Le présent du monde » – Propos d’André Comte-Sponville recueillis par Sophie Pierron-Rigal.

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« … Partout où l’énergie est suramplifiée, où elle est intentionnellement manifestée dans le but d’être remarquable – et remarquée – il y a dysharmonie naturelle. La véritable présence, celle qui existe de tout temps et en tout, ne crée d’excès en rien. Elle reste invisible et cela seul peut générer l’harmonie. Une présence qui n’est pas parfaitement intégrée à la vie courante, et produit des effets remarquables, ne représente pas la vraie sagesse de la vie. Elle n’est pas non plus, ce me semble, ce que la vie nous demande. Nous n’avons pas à suivre la voie du saint, mais à savoir être présent, tout simplement. Et c’est si rare !… »

Extrait de : « Le point focal » – Propos de Richard Moos recueillis et traduits par Claire Lévi.

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« … Vivre l’instant présent ne peut se réduire à la mise en œuvre d’un procédé pratique consistant à limiter l’attention à ce qui se fait sur le moment. Il est certes important de ne pas se laisser encombrer par le poids du passé ou les soucis de l’avenir, mais cette démarche ne permet un véritable épanouissement que si elle ne se limite pas  à des préceptes négatifs (ne pas penser au passé, au futur). Pour s’épanouir, l’homme a besoin de trouver le sens de ce qu’il fait, un sens positif qui met en valeur une raison profonde. Sinon, le risque est grand d’une application volontariste (et donc superficielle) de stratagèmes qui n’apportent pas de réelle paix en profondeur.

La paix intérieure est une paix intériorisée ; elle est la conséquence d’un regard sur l’essentiel ; vivre l’instant présent, c’est ouvrir les yeux du cœur à une autre dimension ; à chaque instant, heureux ou triste, quelle qu’en soit l’efficacité apparente et les remous ou les envolées, il est toujours possible de regarder, plus en profondeur, une Présence qui murmure « amour ». C’est cet amour, lumière sur le vécu, qui apporte la paix, la joie, l’émerveillement… »

Extrait de : « Le présent est présence » Propos de Jean-François et Liliane Vézin.

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Ouvrage collectif 2001 -« L’art de vivre au présent » sous la direction d’Eric Le Nouvel.

Illustrations : 1/« L’esprit de la rose » 2/« La nymphe Écho » (étude)  John William Waterhouse 1849-1917.

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S’habiter véritablement…

BVJ – Plumes d’Anges.


Vrai visage…

27 octobre 2015

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« … Quelque part, mon vrai visage m’attend…

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… Sur terre, ce ne sont pas les occasions de s’émerveiller qui manquent, mais les émerveillés…

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… Qu’est-ce qui importait dans une prière, dire ou se faire écouter ?…

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… « Tout a un sens. Tout est justifié. »

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… Ma conception du voyage avait changé : la destination importe moins que l’abandon. Partir, ce n’est pas chercher, c’est tout quitter, proches, voisins, habitudes, désirs, opinions, soi-même. Partir n’a d’autre but que de se livrer à l’inconnu, à l’imprévu, à l’infinité des possibles, voire même à l’impossible. Partir consiste à perdre ses repères, la maîtrise, l’illusion de savoir et à creuser en soi une disposition hospitalière qui permet à l’exceptionnel de surgir. Le véritable voyageur reste sans bagage et sans but…

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… -Y a-t-il un désert dans ton pays ?

– Non.

Choqué Abayghur me dévisagea.

– Vraiment ?

Comme je secouais la tête en signe de confirmation, il soupira.

– Alors comment fais-tu ?

Je saisis sa question, elle signifiait : comment fais-tu pour réfléchir ? La vie intérieure se fortifie du vide extérieur. Là-bas, parviens-tu à te sentir libre ? La nature t’impressionne-t-elle par sa puissance ? La contemples-tu ? L’admires-tu ? À quel endroit vénères-tu sa pureté ? Trouves-tu ta place dans un univers exclusivement humain ? N’étouffes-tu pas parmi ces millions de gens et d’objets ? Où te réfugies-tu lorsque tu veux te retirer, te réjouir d’exister ?

En réponse, je lui désignai le ciel…

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… Parce qu’il n’avait pu s’empêcher de vilipender les religieux, elle lui avait voler dans les plumes. J’avais assisté à leur dispute sans intervenir… Depuis ma nuit pourtant, j’aurais du me sentir proche de la croyante et m’opposer à l’athée militant. En fait, je ne me retrouvais en aucun des deux : ils se cramponnaient à des solutions simples, croire, ne pas croire, montrant un appétit suspect d’opinions catégoriques. Ni l’un ni l’autre ne supportaient le cheminement, le doute, l’interrogation. En affirmant leur choix, ils ne voulaient pas penser, mais en finir avec la pensée. Ils ne désiraient qu’une chose : se délivrer du questionnement. Un souffle de mort figeait leur esprit… »

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Extraits de : « La nuit de feu » 2015 Eric-Emmanuel Schmitt.

Illustrations : 1/« Nébuleuse de la Lyre » (détail)  2/« Nébuleuse de la Carène » (détail)   Images Hubble.

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S’abandonner pour se découvrir…

BVJ – Plumes d’Anges.