Archive pour la catégorie ‘plumes à rêver’

Faim de saison…

dimanche 20 septembre 2026

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« Mais nous reverrons bien ceux à qui

                    nous n’avons pas dit à temps au revoir,

Ceux qui sont partis sans dire mot

              dans le long effroi du délaissement.

Nous les reverrons, car nous n’aurons

                           de cesse de leur dire les mots qui n’ont été

Dits à temps, de leur répéter sans fin

                        au revoir au revoir selon la loi de la Vie :

Toute fleur est une fleur refleurie,

                               toute pluie est source retrouvée, toute larme

Une peine ravivée, tout visage un regard

                    reconnu, tout sourire un don échangé,

Et toute vie à venir

      une vie à jamais survécue-souvenue. »

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« Bleus de la profondeur,

Nous n’en finirons pas

                    d’interroger votre mystère.

 

L’illimité n’étant

Point à notre portée,

                          il nous reste à creuser, ô bleus

 

Du ciel et de la mer,

votre mystère qui n’est autre

                      que nos propres bleus à l’âme. »

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Arrière-été, la chaleur est toujours présente

mais les nuits s’avèrent plus fraîches, les jours plus courts,

petits signes annonciateurs d’une saison nouvelle toute proche.

Clore l’été et s’ouvrir à l’automne,

le souffle de la vie est là, présent.

Si parfois il semble disparaître,

nous le retrouverons un peu plus loin,

un peu plus tard,

différent peut-être parce qu’il en sera ainsi.

Fin de saison, faim de saison,

faim d’autre chose, faim de joies partagées,

faim de moments apaisés…

Entrons dans l’automne sereinement !

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Poèmes extraits de : « La vraie gloire est ici  »  2015  François Cheng.

Photos BVJ  – Plage de l’Almanarre dans le Var.

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Fleurir et re-fleurir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Imagination poétique…

dimanche 13 septembre 2026

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Lys maritime dit aussi Lys des sables…

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Passiflore laurifolia…

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Gui…

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Parnassie des marais…

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Marronnier d’Inde…

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Merveilleuse découverte que celle de MARY DELANY (1700-1788).

Épistolière anglaise,

amoureuse des beaux livres qu’elle chouchoute et entretient avec grand soin,

elle brode, peint et dessine talentueusement.

À l’age de 70 ans, elle invente les mosaïques de papiers,

œuvres sublimes d’une grande délicatesse d’exécution,

réalisées en papier de soie découpé, teinté à l’aquarelle

ou à la gouache, chaque fleur – nommée – étant collée sur un fond encré de noir.

La précision de son travail – saluée par des botanistes de renom

( par exemple, Joseph Banks et Daniel Solander,

botanistes ayant accompagné le capitaine Cooks dans ses longs voyages) –  est absolue.

Cette collection de plus de mille pièces est conservée au British Museum.

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J’ai pensé, découvrant cette imagination singulière, à EMILY DICKINSON (1830-1886).

Celle-ci passionnée de botanique, constitua un herbier entre ses 9 ans et ses 14 ans,

« herbier de 66 feuillets qui répertorient 424 plantes », 

 entièrement numérisé et conservé

à la bibliothèque HOUGHTON de l’Université de Harvad.

Un goût commun pour les belles lettres,

l’une tournée vers les espaces extérieurs et l’autre vers les espaces intérieurs,

une sorte de complémentarité à travers les siècles et la beauté…

L’imagination poétique passerait-elle par l’observation de la Nature ?

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« C’était un Poète – Celui

Qui distille un sens inouï

Des significations banales –

Une si forte essence

 

Des plantes familières

Séchées devant la porte

Que nous nous demandons pourquoi

Nous ne l’avions captée nous-mêmes.

 

C’est le révélateur des images,

Le Poète – c’est lui qui

Nous donne droit, par contraste,

À l’éternelle pauvreté.

 

Si aveugle à son héritage

Que le vol ne lui ferait rien,

Il est sa propre fortune –

Et il la possède hors du temps. »

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– Emily Dickinson –

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Framboisier parfumé…

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Illustrations extraites de : « Flora Delanica »  Mary Delany  1700-1788.

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Cueillir ensemble les beautés singulières…

BVJ – Plumes d’Anges.

Chants de fleurs…

dimanche 6 septembre 2026

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« Prends cette lune,

prends le doigt qui te la montre,

prends les lignes de la main de ce doigt,

prends celui à qui appartient cette main.

 

Prends cette main dont le doigt te montre la lune,

prends entre les mains la destinée de cet homme

qui te montre la lune,

prends cette lune dont la clarté te fait

découvrir la destinée de cet homme.

 

Prends cet homme,

prends sa main.

 

Prends la lune,

prends sa nuit,

ne dis rien,

va te coucher,

rêve avec lui,

et demain tu regarderas tes mains,

les lignes de tes mains auront changé,

ses mains et tes mains ont dû s’entrelacer.

 

Ne réfléchis pas trop.

 

Prends cette lune,

prends le doigt qui te la montre,

prends les lignes de la main de ce doigt,

prends celui à qui appartient cette main. »

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« Des étoiles de coton,

un coup à droite,

un coup à gauche,

des aiguilles de feu brodent,

un coup à droite,

un coup à gauche,

des fils incandescents vont et viennent

et la lune entre en scène.

Ton visage, belle dame,

illumine la terre. »

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« Cet arbre majestueux ne se met pas en colère,

il s’applique à esquiver le vent,

il ne rechigne pas,

il danse. »

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« Douceur pour les uns,

amertume pour les autres.

 

La fleur se fait parfum,

ne ressent pas de peine,

éclore lui suffit. »

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« Une fleur se couvre de plumes,

un oiseau fleurit

dans l’arbre-jardin,

les graines et les cieux

confondent leur visage. »

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« Contente-toi de regarder,

ne bouge pas,

écoute seulement le bruit que

l’on entend

quand une feuille tombe…

 

une année vient de passer. »

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Superbe « livre objet » aux magnifiques illustrations,

délicats poèmes écrits en langue nahuatl – langue parlée par les Aztèques -.

Mardonio Carballo travaille à faire vivre cette langue,

pour ne pas qu’elle soit oubliée,

il raconte à travers ses poèmes le lien indéfectible entre l’Homme et la Nature,

pour qu’il s’en souvienne et ne pas qu’il l’oublie…

MAGNIFIQUE !

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Poèmes extraits de :  « Le chant des fleurs »

(écrits en langue nahuatl, traduits en français par

Patrick Saurin et illustrés par Fernando Laposse)

 2023 – Mardonio Carballo.

Illustrations : 1/ « Couronne »  2/  » Pâquerettes »  3/  » Fleurs sauvages et papillon » 

4/  » Marguerite »  Lucie van Dam van Isselt  1871-1949.

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Tisser les liens et transmettre leur richesse…

BVJ – Plumes d’Anges.

Beautés humaines…

dimanche 30 août 2026

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« Si tu pouvais rendre l’impossible possible ici,

ce serait l’idéal, non ? »

« Certaines choses qu’on désire nous échappent,

et d’autres nous sont offertes sans qu’on s’y attende »

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– Film  SOUDAIN  de Ryusuke Hamaguchi –

Marie-Lou Fontaine, directrice d’un EHPAD, soutenue par son directeur, tente d’appliquer des méthodes différentes, plus humaines dans son établissement. De nombreuses difficultés se présentent. Un soir d’orage, une rencontre étonnante avec Tomoki, jeune garçon à tendances autistiques, son grand-père acteur et une metteuse en scène Marie Morisaki, va changer sa vie.

Mari a monté une pièce inspirée de la vie de Franco Basaglia, psychiatre et neurologue italien, qui est à l’origine de la fermeture des asiles psychiatriques, les remplaçant par des « communautés thérapeutiques » ouvertes sur l’extérieur, elle invite Marie-Lou à voir cette pièce, une profonde amitié va naître…

Le cinéaste Ryusuke Hamaguchi s’est lui inspiré d’un livre japonnais (non encore traduit en français) « Quand la vie prend un tournant inattendu », échange épistolaire entre une anthropologue médicale, chercheuse en sciences sociales, Mao Isono et une philosophe universitaire Makiko Miyano, atteinte d’un cancer du sein métastasé en phase terminale, vingt lettres échangées pendant quatre mois et qui abordent divers sujets intimes et profonds. Il développe dans ce film les méthodes d’HUMANITUDE « Faites soin les un(e)s des autres ». 

Le tournage de ce long métrage a eu lieu au Japon et en France, aucune image exceptionnelle, seule l’histoire importe et capte le spectateur, des symboles : le lever, le coucher du soleil, l’orage, le nom de famille de Marie-Lou et la chanson « À la claire fontaine », un chat blanc…

Des soins prodigués, jamais forcés, un immense respect de la personne, on comprend petit à petit pourquoi Marie-Lou avait à cœur de changer les choses dans l’Ehpad, pourquoi l’infirmière Sophie est fermée à toute idée de changement… 

Peut-être parce que j’ai deux sœurs qui se battent courageusement contre un cancer comme Marie, peut-être parce que j’accompagne ma maman de 95 ans, peut-être parce que j’ai travaillé avec des handicapés sociaux et mentaux… ce film m’a énormément touchée, il est à mes yeux d’une richesse et d’une humanité infinies, il est admirablement servi par des actrices sublimes (primées à juste titre à Cannes).

C’est un long film – 3h 1/4 -, personnellement, je n’ai pas vu le temps passer.

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Extraits du film  SOUDAIN  de Ryusuke Hamaguchi  2026.

Illustrations : 1/ « Aurores boréales »  2/ « Branches de cerisier en fleurs »    Bror Lindh  1877-1941.

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Retrouver l’autre…

BVJ – Plumes d’Anges.

Prendre courage…

dimanche 16 août 2026

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« … De ma naissance je ne sais pas grand chose. C’est un mystère resté obscur pendant des années (…)

De ma mère, on m’a rapporté seulement qu’elle était impure et qu’aux premières gouttes, elle m’avait regardée. Fille avait-elle dit, sans avoir le temps d’invoquer le Dieu des armées.

Cela faisait deux jours qu’elle était en travail. Qu’elle respirait pour m’adoucir le passage. Elle voulait que naître soit pour moi comme une apparition. Que j’aborde la terre dans un navire chargé de promesses. Elle n’avait jamais aimé les femmes qui, durant l’accouchement, mordaient un chiffon pour soulager leur effort. Elle n’aimait pas renier la souffrance. Contourner la blessure. Quand on était dans la vie, on devait tout accueillir, la nuit, la mort, l’espérance, la prophétie. C’est ainsi qu’elle me parlait pour me faire sentir qu’il n’y en avait plus pour longtemps, encore un effort , ma fille, nous y sommes, n’aie pas peur, je suis avec toi…

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… Sa façon de diagnostiquer aussi éveillait l’inquiétude. Il avait fait sensation, par exemple, lorsqu’il avait libéré de la goutte maître Accursio en lui soignant non pas les pieds mais la vue. Et quand il avait guéri de ses obsessions le notaire Francicanava en le faisant danser. À la stupeur de ses proches, il l’avait invité en lui tendant la main. Il l’avait mis droit devant lui, en le revêtant du manteau de fête. Puis il lui avait fait entonner un madrigal et l’avait accompagné dans sa danse avec des virevoltes, des battements de mains, des hurlements de joie. Le notaire avait ri. Il avait pleuré. Il avait tout à fait oublié son passé. Il s’était réveillé le lendemain matin avec l’envie de chanter.

Mon père disait que ce n’était pas seulement les plantes qui fournissaient la thérapie. Mais aussi la musique. Le rythme. Le bain de mer. La conversation avec les poètes. L’observation des étoiles…

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… Uria était devenu un homme. Ses épaules étaient désormais puissantes et carrées. Ses mains, à force de serrer les instruments des interventions chirurgicales, étaient devenues vastes. Même son œil à demi aveugle s’était adouci sous les onguents de Josef, jusqu’au jour où il avait donné du sang et s’était libéré.

La vie lui semblait maintenant un mystère à sonder jour après jour, un voile à soulever, un corps transpercé et primitif dans lequel le Dieu de la patience – par moments – se révélait.

La nuit, il s’écroulait de fatigue, se laissant emmailloter par les étoiles, et Josef s’endormait à ses côtés en lui souhaitant la paix et en demandant au ciel le don de la commisération.

Juste avant le sommeil, Uria lui posait toujours la même question : Josef, mais comment le bonheur arrive-t-il ? Il arrive après les persécutions, les tremblements de terre, les trahisons. Il arrive si tu te remets entre les mains des vulnérables et des doux…

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Cette histoire – tirée d’une histoire vraie – nous porte et nous transporte au XIVème siècle, en Sicile. C’est celle de la première femme reconnue médecin par les « augustes docteurs », à une époque où les diverses religions ont le pouvoir, où l’arbitraire règne en maître, où les femmes n’ont aucun droit sinon celui de se taire. 

C’est une traversée de l’ombre, de l’obscurité dans laquelle les héros ont tissé, quelles que soient les évènements, un lumineux fil d’amour et de paix. Ils sont Josef de Medico , son fils Pascale, Uria et sa fille Virdimura, celle dont c’est le procès ici – elle a alors 75 ans – celle qui raconte. Et puis il y a la douce Sciabe, abandonnée sur la plage par sa mère, son esprit souffrant d’un grain de folie. Uria a construit de ses mains une maison près de la plage, elle est au fil du temps agrandie, transformée en laboratoire et en hôpital, détruite par la méchanceté humaine et reconstruite à trois reprises. Derrière, il y a une vaste grotte qui les protège en certaines circonstances, entre les deux ils font un potager pour nourrir tous ceux qui arrivent…

Uria et Pascale ont étudié la médecine et la chirurgie auprès de Josef, puis ils ont voyagé dans plusieurs pays pour y apprendre différentes façons de soigner, Uria enseignera son riche savoir à Virdimura.  Ils exercent cet art avec un total dévouement envers ceux qui souffrent, ils ne demandent pas de rétribution – ce qui provoque la colère des autres médecins. Ce sont des êtres généreux, ils apprennent les uns des autres, partagent leurs connaissances, aident sans compter. Pourtant les épreuves s’accumulent mais ils n’abandonnent jamais, font avec le destin, cherchent à adoucir la vie des pauvres, des invisibles. Ils connaissent le corps humain, les plantes, fabriquent des onguents, recommandent le chant, le sourire, la joie, la recherche de la beauté, la tendresse parce que l’on ne peut guérir d’une maladie si l’âme souffre.

 Chaque chapitre nous offre un élément nouveau qui sculpte l’histoire et nous éclaire. C’est un roman très fort, très bien écrit dans une langue particulière, il est vraiment beau de transformer ainsi la nuit humaine en lumière…

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Extraits de : « La guérisseuse de Catane »  2026  Simona lo Iacono.

Illustrations : 1/ « Les îles cyclopéennes »  Gunther Meltzer  1865-1920 

2/ « Figues de Barbarie » Basilius Besler  1561-1629

3/ « Côte volcanique en Sicile »  Karl Theodor Boehme  1866-1939.

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Faire avec le destin…

BVJ – Plumes d’Anges.

Étoiles célestes…

dimanche 2 août 2026

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« … Un matin de l’été mille-neuf-cent-soixante-cinq, peu après le passage de la benne à ordures, la verroterie des dernières étoiles a cessé de scintiller, et la nuit noire du monde a majestueusement cédé sa place aux rayons poétiques et très anciens du soleil. À peine plus tard, le jardin jouxtant la remise, avec ses zinnias aussi colorés que des oiseaux, s’est avancé de quelques pieds, le ciel a pivoté sur lui-même dans un petit bruit d’essieu, puis j’ai installé en plein milieu de l’allée la vieille caisse à oranges descendue du grenier. Alors, Enzo, le plus vieux de la famille (onze ans), est monté dessus et a lu pour nous son discours très émouvant, écrit très phonétiquement, sur la beauté des êtres et des choses. Ensuite la vie a passé durant quelques heures et nous avons attendu, petits enfants frétillants et attendris, que quelques nouvelles fraîches nous parviennent. Finalement la téléphone a sonné et, quand Enzo a décroché, nous nous sommes agglutinés tous les cinq autour du combiné, c’était papa qui de l’hôpital nous annonçait que notre petit frère Zénon, le dernier d’entre nous, venait de naître. À présent que nous étions enfin tous réunis, notre histoire pouvait commencer…

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… Presque toute notre pensée s’expliquait par la joie. La malchance, les éraflures aux genoux, les effondrements, certains ciels de catastrophe, les portes refermées sur la nuit noire, rien de tout ça ne venait à bout de notre émerveillement devant le spectacle d’un renard croisant notre chemin dans le sentier, de la courbe harmonieuse d’une colline, ou d’une étoile placée à la verticale de la maison. Maman, qui s’étonnait de notre prédisposition pour le bonheur, allait trouver notre père au salon et lui demandait, intriguée et réjouie : « Mais comment est-ce possible ? On dirait que la tristesse n’a pas de prise sur eux. » Papa, initié par Nietzsche aux subtilités philosophiques, répondait : « Oh, fie-toi sur moi : ils peuvent être tristes, plus tristes qu’un jour de pluie. Seulement, la beauté les guérit de tout. » Je suis heureux de le confirmer : statistiquement, lorsque nous nous exprimions sur les grandes questions existentielles, nous nous trompions trois fois sur quatre. Mais, concernant la place et le rôle de la beauté et du bonheur dans la personne humaine, nous étions très sûrs de ce que nous avancions…. »

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C’est l’histoire de six enfants aux prénoms exquis – Enzo, Zelda, Elliot, Arthur, Zénon et Léonard, le narrateur – et de leurs parents, ils s’aiment tous profondément. Ils ont choisi de vivre à la campagne, dans un petit village, en compagnie de Ringo, le bouc chevelu. La joie est omniprésente, la fantaisie aussi. Tout ce petit monde se déplace à bord d’une Chevrolet Bel Air 1961, le père écrit des vers, de mauvais  vers mais personne ne lui dit qu’ils sont mauvais pour ne pas le blesser. Ils ont un ami voisin, le fermier philosophe Bertin, toujours présent dans les moments importants. Ils aiment discuter des grandes questions existentielles mais apprécient aussi « la rigolade », ils jouent dans les collines, la vie semble parfaite. Mais un jour la maman est atteinte d’un cancer…

Ce n’est pas un livre triste, c’est un livre d’une grande beauté, d’une délicatesse infinie. À travers des chapitres courts ponctués de petites leçons de bonne vie, il nous relate les joies du quotidien et le talent de chacun pour transformer le chagrin. L’auteur nous raconte cette histoire avec des mots aussi fins que de la dentelle, le texte est poétique et sensible, les héros pleins de dignité, d’empathie et riches d’un amour sincère les uns pour les autres. 

J’avais adoré « Le Roitelet « , je suis tombée sous le charme de « Le vent léger « ,

Jean-François Beauchemin est vraiment une belle âme…

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Extraits de : « Le vent léger »  2023  Jean-François Beauchemin.

Illustrations : 1/ « Fleurs d’Azalée sauvage  »  2/ « Fleurs de Chrysanthème  » – Études –

Sophia Louise Crownfield  1862-1929.

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Retenir les joies simples…

BVJ – Plumes d’Anges.

Présent passé…

dimanche 12 juillet 2026

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« Devant l’éclair

sublime est celui

qui ne sait rien »

Matsuo Basho

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Gustave William Lemaire 1848-1928 – Autoportrait avec sa femme.

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Carole Bellaïche – Nathalie  série « Les jeunes filles »  1978.

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Atelier Nadar  1855-1948 – Victor Hugo.

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Atelier Nadar 1855-1948 – Alphonse Daudet.

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Atelier Nadar 1855-1948 – Charles Baudelaire.

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Atelier Nadar 1855-1948 – Giuseppe Verdi.

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Atelier Nadar 1855-1948 – Hector Berlioz.

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Atelier Nadar 1855-1948 – Auguste Rodin.

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Atelier Nadar 1855-1948 – Sarah Bernhardt dans Pierrot assassin.

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Atelier Nadar 1855-1948 – Kawada Hiromu  diplomate japonais.

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Studio Harcourtt 1934-1989 – Joséphine Baker.

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Atelier Pierre Petit et fils 1858-1909 – Marcelle Coulon.

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Atelier Pierre Petit et fils 1858-1909 – Le prince Saïdina,

gouverneur principal de Madagascar.

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Rajak Ohanian  1933-2023 – « Portrait d’un village – Sainte-Colombe-en-Auxois »  Fernande Michelin.

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Rajak Ohanian  1933-2023 – « Portrait d’un village – Sainte-Colombe-en-Auxois »  Jeanne Aubertin.

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Et beaucoup d’autres sont à découvrir…

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« Poursuivie

la luciole s’abrite

dans le rayon de lune »

Ôshima Ryôta

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« 200 ans de portraits ! »

A l’occasion du bicentenaire de la photographie, 350 œuvres provenant de 40 studios nous convient à un véritable voyage à travers le temps, dans une belle mise en scène, on ne peut que saluer et remercier les organisateurs de cet évènement.

De grands noms – Nadar, Lucien Clergue, Studio Harcourt… – des visages célèbres – écrivains, musiciens, acteurs – mais aussi des inconnus. Des techniques qui ont évolué avec le temps, des tirages argentiques et des tirages numériques de grande qualité, du noir et blanc, de la couleur, des petits formats, des grands formats…

C’est une exposition riche et vivante, un témoignage du passé et de l’évolution des sociétés. Ces « écritures de lumière » réalistes ou poétiques ne nous laissent jamais indifférents, un cadeau, une fois encore !

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« Envolée

la première luciole

du vent dans ma main »

Kobayashi Issa

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Studio Lévin 1934-1983 – Jane Birkin.

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Photos BVJ – Exposition Villa Tamaris Pacha à la Seyne-sur-Mer.

Juillet 2026

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Précieux passé, nos racines vivantes…

BVJ – Plumes d’Anges.

Alpages…

dimanche 5 juillet 2026

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« Sans se lasser, contempler la montagne jour après jour.

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Sans se lasser, écouter le chant du ruisseau.

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Ainsi se clarifient écoute et regard,

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Son et couleur enfantent la joie sublime. »

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« Qu’est-ce-que l’illusion ?

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Qu’est-ce-que la vérité ?

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Ni l’une ni l’autre ne sont vraies.

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Brume levée, feuilles tombées

l’automne est immaculé.

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Face à la montagne immuable,

Je perçois la vérité. »

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Lumineux alpages !

Marche dans la fraîcheur des sommets au son des cloches et des sonnailles,

à travers des jardins suspendus qui font la joie des vaches

et la nôtre…

Mille senteurs enveloppantes enivrent les oiseaux, les insectes butinent,

l’énergie bouillonne, elle inspire…

Du matin au soir, du soir au matin,

tout est si BEAU, merci la VIE !

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Poèmes extraits de : « Les mille monts de la lune : Poèmes de Corée. » 

Bang Hai Ja  1937-2022.

Photos BVJ  –  Alpes italiennes Juin/juillet 2026.

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Se laisser traverser par la beauté des cimes…

BVJ – Plumes d’Anges.

Amour des siens…

dimanche 28 juin 2026

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« … Ils fabriquaient des bateaux en bois de balsa, y ajoutaient des voiles faites de bouts de pantalons de pyjamas et de robes devenus trop petits. Alison, future ingénieure, s’intéressait plus aux bateaux qu’aux passagers. Ursula dessinait avec le plus grand soin les visages sur les bouchons et y collait des cheveux et des chapeaux. Même Toby, malgré son jeune age, participait. Chaque bonhomme-bouchon avait un nom…

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... Une fois les bonhommes-bouchons et leurs bateaux terminés, les enfants et Eleanor les emmenaient à un endroit qu’ils avaient repéré, suffisamment plat pour les accueillir tous les quatre, puis, un par un, ils posaient sur les eaux agitées les bateaux et leurs passagers attachés par des élastiques.

Au revoir, Crystal. Au revoir Rufus. À bientôt, Walt.

Ils étaient seuls maintenant et personne ne pouvait les aider au cours de leur périlleux voyage.

Tout comme les parents, se disait Eleanor en regardant dériver la petite rangée de bateaux qui s’éloignait dans le courant rapide. On mettait au monde ces précieuses personnes. On les couvait. Unique objectif impossible à atteindre: les empêcher de souffrir. Mais tôt ou tard il fallait laisser partir seuls les bonhommes-bouchons et alors on ne pouvait plus que rester sur la rive ou courir sur la berge en criant des encouragements et en priant pour qu’ils s’en sortent.

Les bateaux s’éloignaient en dansant. Eleanor et les enfants courait sur la rive moussue, suivant leur progression. Ils se dépêchaient pour rester à leur hauteur. Eleanor serrait la main de Toby. Toby, celui qui risquait de s’échapper et de s’attirer des ennuis plus vite que n’importe qui.

Le voyage n’était pas facile pour les bonshommes-bouchons. Certains bateaux dans lesquels les enfants les avaient installés se retrouvaient coincés dans les hautes herbes le long du ruisseau. D’autres disparaissaient sans laisser de traces. Si un bateau chavirait, qui portait à son bord un de ces précieux bonshommes-bouchons, Ursula (la plus théâtrale) poussait alors un cri perçant…

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… Il fallait laisser les enfants s’aventurer dans le monde. On ne retrouvait pas toujours la chaussure de Barbie. Les enfants devaient connaître la tristesse, sinon comment sauraient-ils réagir quand ils y seraient confrontés ? Les difficultés viendraient, quoi qu’on fasse. Le mieux c’était d’élever les enfants de sorte que quand ils rencontreraient des problèmes, comme cela ne manquerait pas d’arriver, ils parviennent à les dépasser.

Teach your children well.

Depuis qu’elle avait pleuré à cause d’une croûte de varicelle sur la tête de sa fille et de l’absence de cheveux à cet endroit, croyant que cet incident méritait le nom de déchirement, Eleanor avait appris au fil des années que les pires évènements, ceux qui faisaient vraiment mal, n’étaient presque jamais ceux qu’on craignait. Durant toutes ces années, personne n’était tombé sur les rochers au bord de la cascade. Cela ne s’était jamais produit, mais beaucoup d’autres choses étaient arrivées. Tant d’autres s’étaient effondrées. Tant d’autres étaient parties à la dérive. Tant d’autres s’étaient brisées. (…)

Finalement, on survit à beaucoup de choses. On en est transformé. Mais on continue… »

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Eleanor a vécu une enfance malheureuse : fille unique, non désirée par des parents alcooliques qui meurent dans un accident de la route quand elle n’a que seize ans. Elle écrit et illustre des histoires pour les enfants – son travail rencontre un franc succès – , décide d’acquérir une maison, en trouve une de taille modeste mais en pleine nature, au bout d’un chemin de terre, avec un grand terrain près d’une cascade.

Elle fait un jour la connaissance de Cam, artiste lui-aussi, un homme grand, robuste et doux qui ne voit de problème nulle part. Il vient habiter chez elle et ensemble, ils décident de fonder une famille. Arrivent Alyson, Ursula puis Toby… La vie est parfois difficile mais pleine de joies, de jeux, de fantaisies en tous genres. Un jour survient un accident qui pulvérise ce bonheur qu’elle croyait et voulait éternel.

Sur plus de six cents pages, l’auteure nous raconte l’histoire bouleversante de cette mère au courage inouï, son amour pour les siens est immense, il est son seul guide, elle est confrontée à l’incompréhension et à l’injustice, elle vit, encaisse, accepte, pardonne. Le rythme de l’histoire ne faiblit jamais, les personnages décrits avec moult détails, des sujets d’actualité abordés et traités avec beaucoup de bienveillance. C’est un magnifique roman dont le titre m’avait été soufflé par Véronique, je l’en remercie sincèrement.

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Illustrations : 1/ « La maison rose »  Johann von Tscharner  1886-1946  2/ « Mère et enfant »  Zinaïda Serebriakova  1884-1967  3/ « Petit étang »  Ivan Trush  1869-1941   4/ « Coucher de soleil »   Winslow Homer  1857-1942.

Extraits de : « Où vivaient les gens heureux »  2021  Joyce Maynard.

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Tenter d’accepter l’adversité quand elle frappe à notre porte…

BVJ – Plumes d’Anges.

Être rayonnant…

dimanche 21 juin 2026

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« … Voyageur, le chemin

C’est les traces de tes pas

C’est tout ; voyageur

il n’y a pas de chemin,

Le chemin se fait en marchant.

Le chemin se fait en marchant

Et quand tu regardes en arrière

Tu vois le sentier que jamais

Tu ne dois à nouveau fouler.

Voyageur, il n’y a pas de chemins,

Rien que des sillages sur la mer…

.

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Retrait de soi, le temps d’un souffle, le temps d’une prière…

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Prendre du recul sans s’égarer,

rester debout sur la rive,

observer puis détourner le regard, fermer les yeux,

sentir le monde qui bouillonne dans la tête, dans le corps, dans le cœur…

Inviter le silence,

n’accepter que le chant de l’oiseau, capter son message.

Revenir à soi, avancer à pas léger,

inspirer profondément l’air du matin, si bienfaisant,

souhaiter que les vents soient favorables,

accueillir la lumière et rayonner…

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… Tout passe et tout demeure

Mais notre affaire est de passer

De passer en traçant

Des chemins

Des chemins sur la mer. »

Extrait du poème « Des chemins sur le mer » d’Antonio Machado 1875-1939

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…

BVJ – Photos : Basilique Notre Dame de la Garde,

dite « La Bonne Mère » – Marseille – Juin 2026.

…..

Naviguer en pays de lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.