Archive pour avril 2026

Plumes de Paix…

dimanche 12 avril 2026

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« Un mur de neige

Dans des mains chaudes

Un mur de silence

Dans une bouche assoiffée

Un mur de larmes

Dans des yeux amoureux !

Un mur de flammes

Dans un cœur blanc

Un mur de désespoir

Dans une âme radieuse

Dans un esprit fleuri

Le mur de l’obscurité

S’effiloche devant l’aube

Et, au-delà, la vie !

 

Murs visibles, et d’autres invisibles…

Murs de neige,

Et d’autres, de silence, de larmes,

De doutes, d’amertume, de flammes

Murs d’obscurité…

L’Œil s’y passionne

Et l’âme chérissant la beauté

N’y est pas encore née !

 

Là où le néant règne !

Les doigts caressent la beauté

Là où elle est oubliée

Les verbes la chantent

Là où elle est silence

Les cœurs passionnés la retrouvent

Même au fond du miroir !

 

Elle est par ici, elle est par là

Jasmin sauvage des sentiers perdus

Goutte d’amour survivant au désespoir ! »

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« Coulez larmes précieuses

Coulez

Larmes cristallines, larmes lumineuses,

Larmes chaudes, larmes muettes,

Larmes vives

Coulez ! Coulez !

 

Coulez larmes précieuses

Coulez

Sur les joues, sur les feuilles

Sur les commencements, sur les fins

Sur les secrets, sur les chagrins

Sur les brises, sur les brumes

Sur les romances, sur les distances

Sur les souvenirs, sur les chimères

 

Coulez larmes précieuses

Coulez

Sur la souffrance, sur le cri

Sur le silence, sur la folie

Sur l’absence, sur l’attente

Sur la solitude, sur la nostalgie

Sur le doute, sur la raison

Sur le questionnement…

 

O Yeux amoureux de la vie

Pluie ! Pluie !

Le ciel qui retient sa pluie

Ne peut promettre le printemps. »

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« Dans cet instant qui arrête le temps

où le monde retient son souffle,

Ma note de musique joue avec l’eau et le feu,

danse sur les vagues de la vie.

Flamme invisible, qui se faufile

dans les remous d’un songe,

le doute en flamme.

Folie douce aux reflets d’azur,

qui m’embarque vers des mers sans nom, 

loin des rivages du temps.

Elle est fugue, elle est refuge,

étoile de ma nuit,

portée par l’AMOUR,

fondement silencieux de la vie.

Tantôt jazz aux pulsations du cœur,

tantôt blues au goût de pluie,

tantôt tarab* à la magie d’une folie.

Elle se drape de malouf* ou de concerto,

s’élève en opéra, se chauffe dans la pop

comme une comète dans l’aube.

Je marche, sans certitude, vers ce seuil.

Ce que l’on nomme fin

n’est peut-être

qu’un silence,

celui d’un corps rendu à la poussière.

Mais l’âme… elle persiste,

continue à vibrer,

nourrie d’AMOUR,

que rien n’éteint tout à fait.

Ma note de musique,

infime et infinie,

s’abandonne à l’éternité

comme un soupir

dans le vide

plein de sens. »

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* tarab : en langue arabe, émotion d’une grande ampleur…

* malouf : en langue arabe, musique arabo-andalouse…

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Chants d’espérance,

compassion envers ces peuples en grande souffrance,

prières pour que la PAIX vienne enfin

et que les fous guerriers soient écartés à jamais

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Poèmes de Monia  Boulila(trouvés sur le net) 

Illustrations : 1/ « Le Cèdre solitaire »  Tivadar Csontvary Kosztka 1853-1919

  2/ « Les drapeaux »  Léon Cogniet  1794-1880.

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Seule la paix fait avancer sur le chemin de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Re-naissance…

samedi 4 avril 2026

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« … – Et comme je vous le miaulais, les vagues étaient si hautes que nous ne pouvions pas voir la côte et, par la graisse du cachalot, pour comble de malheur notre boussole était cassée. Nous avions passé cinq jours et cinq nuits en pleine tempête et nous ne savions plus si nous naviguions vers la côte ou si nous nous enfoncions vers le large. Alors, au moment où nous nous sentions perdus, le timonier vit un vol de mouettes. Quelle joie mes amis ! Nous nous sommes efforcés de suivre le vol des mouettes et nous avons réussi à atteindre la terre ferme. Par les dents du barracuda ! Ces mouettes nous ont sauvé la vie. Et si nous ne les avions pas vues, je ne serais pas là pour vous miauler cette histoire.

Afortunada, qui suivait toujours avec attention les histoires du chat de mer, l’écoutait en ouvrant de grands yeux.

– Les mouettes volent les jours de tempête ? demanda-t-elle.

– Par les tortillements de l’anguille ! Les mouettes sont les oiseaux les plus forts du monde. Aucun oiseau ne vole mieux qu’une mouette, affirma Vent-debout.

Les miaulements du chat pénétraient au plus profond du cœur d’Afortunada. Elle frappait le sol de ses pattes et remuait son bec avec nervosité.

– Tu veux voler, jeune fille ? demanda Zoubas. 

Afortunada les regarda un à un avant de répondre.

– Oui, s’il vous plaît, apprenez-moi à voler !…

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… « Miauler la langue des humains est tabou. » C’est ce que disait la loi des chats, et ce n’était pas parce qu’ils n’avaient pas intérêt à communiquer avec les humains. Le grand risque c’était la réponse des humains. Que feraient-ils d’un chat qui parle ? Certainement, ils l’enfermeraient dans une cage pour le soumettre à toutes sortes d’expériences stupides, car les humains sont en général incapables d’accepter qu’un être différent d’eux les comprenne et essaye de se faire comprendre. Par exemple, les chats étaient au courant du triste sort des dauphins, qui s’étaient comportés de façon intelligente avec les humains et que ceux-ci avaient condamnés à faire les clowns dans des spectacles aquatiques. Et ils savaient aussi les humiliations que les humains font subir à tout animal qui se montre intelligent et réceptif avec eux. Par exemple, les lions, les grands félins, ont été obligés de vivre derrière des grilles et d’accepter qu’un crétin mette sa tête dans leur gueule, les perroquets sont en cage et répète des sottises. De sorte que miauler dans le langage des humains était un très grand risque pour les chats…

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– Le garçon de chez moi me comprendrait. Mais il est en vacances. Et que peut savoir un enfant sur le vol ? miaula Zorbas.

Porca miseria ! On a fini la liste, se désola Colonello.

– Non. Il y a un humain qui n’est pas sur la liste. Celui qui vit chez Bouboulina, indiqua Zorbas.

Bouboulina était une belle chatte blanche et noire qui passait de longues heures parmi les fleurs d’un balcon. Tous les chats du port se promenaient lentement devant elle, montrant l’élasticité de leur corps, le brillant de leur fourrure bien soignée, la longueur de leurs moustaches, l’élégance de leur queue dressée, ils essayaient de l’impressionner. Mais Bouboulina paraissait indifférente et n’acceptait que les caresses d’un humain qui s’installait sur le balcon avec une machine à écrire.

C’était un humain bizarre qui, parfois, riait en lisant ce qu’il venait d’écrire et d’autres fois froissait sans les lire les pages arrachées à la machine. De son balcon s’échappait toujours une musique douce et mélancolique qui endormait Bouboulina et provoquait de gros soupirs chez les chats qui passaient tout près.

– L’humain de Bouboulina ? Pourquoi lui ? demanda Colonello.

– Je ne sais pas. Il m’inspire confiance. Je l’ai entendu lire ce qu’il écrit. Ce sont de beaux mots qui rendent joyeux ou tristes, mais qui donnent toujours du plaisir et le désir de continuer à écouter, expliqua Zorbas.

– Un poète ! Ce qu’il fait s’appelle poésie. Tome 16, lettre P de l’encyclopédie, précisa Jesaistout.

– Et qu’est-ce qui te fait penser qu’un humain sait voler ? voulut savoir Secrétario.

– Il ne sait peut-être pas voler avec des ailes d’oiseau, mais en l’entendant, j’ai toujours pensé qu’il volait avec ses mots, répondit Zorbas…. »

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Une pauvre mouette épuisée, égarée, mazoutée, tombe sur un balcon

du port de Hambourg devant Zorbas, « le chat grand noir et gros ».

Avant de mourir elle pond un œuf et fait promettre

à Zorbas de couver celui-ci et d’apprendre au petit oiseau à voler. 

Ses amis du port vont l’aider à tenir sa promesse,

rien n’est simple mais ils gardent confiance, s’entraident.

Jesaistout habite dans un univers étrange,

une sorte de musée appelé « Harry, Bazar du Port »,

il possède mille trésors dont une encyclopédie

qui devrait avoir réponse à toutes les questions.  

Oiseau ou oiselle ?

Comment apprendre à voler : avec la machine de Léonard de Vinci ?…

Ils tentent, expérimentent…

Qui les sauvera, la connaissance, la science ou la poésie ?

Ce court roman pour les enfants de 7 à 77 ans est une petite merveille,

joliment écrite, à partager avec la jeunesse.

Comment prendre son envol dans la vie ?

Les thèmes abordés sont profonds, exprimés de manière tendre et réjouissante,

les héros y sont pittoresques et l’auteur ne manque pas d’humour…

À lire, à partager et si vous croisez des œufs en ce week-end de Pâques,

n’hésitez pas à les croquer poétiquement !

Joyeuse renaissance à toutes et à tous !

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Extraits de : « Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler »  Luis Sepulveda  1949-2020.

Illustrations : 1/ « Les chats de Green »  John Sloan  1871-1951  2/ « Œuf d’oiseau »  Illustration d‘Henry Seebohm  1832-1895.

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Prendre soin de la jeunesse…

BVJ – Plumes d’Anges.