Respirer…

29 août 2017

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« Destitué à la suite d’une faute, je n’avais pas de pays où rentrer. Je partis vers le sud sur un petit bateau et arrivai à Wu (Suzhou). On était au plus fort des chaleurs de l’été et la maison que je louai était, comme toutes celles de l’endroit, si étriquée qu’on ne pouvait y respirer. Je cherchais sans succès une demeure vaste et aérée où vivre à mon aise.

Un jour que je passais près de l’école de la préfecture, je vis à l’est une dense végétation autour d’une haute colline et un large cours d’eau, comme on en voit guère à l’intérieur des remparts d’une ville. Je fis quelques centaines de pas vers l’est le long de l’eau sur un étroit sentier bordé de fleurs variées et de grands bambous, et arrivai sur une terre à l’abandon de quatre ou cinq cents pieds de côté, entourée d’eau sur trois d’entre eux. Elle se déployait au sud d’un petit pont, sans une habitation contiguë ni rien, à gauche et à droite, que des arbres, écrans feuillus percés de lumière.

Je m’informai auprès de vieux habitants du voisinage. C’était, me dit-on, l’ancien jardin de Sun Chengyou, parent du roi Qian. La grâce de ses reliefs était intacte et son dessin originel se devinait encore. Épris, je le parcourus en tous sens et finis par l’acquérir pour la (modeste) somme de quarante mille sapèques.

J’ai construit sur la colline au nord un Kiosque que j’ai nommé Les Vagues Bleues. J’ai mis des bambous devant et de l’eau derrière, puis encore des bambous au nord de l’eau et ainsi à l’infini, courants transparents et troncs verts dont les reflets et les ombres mêlées pénètrent par les portes et les fenêtres, encore plus beaux associés au vent ou à la lune. Je m’y rends souvent en barque, vêtu sans façons, et je m’y sens si dispos que j’oublie de rentrer. Je bois et chante, ou m’assieds dans la posture des taoïstes et pousse leur long sifflement. Mes rustiques voisins ne me rendent pas visite mais les poissons et les oiseaux se réjouissent avec moi. Mon corps se détend, mon esprit s’apaise et comme je ne vois ni n’entends rien d’aberrant, ma raison s’éclaircit. Quand je repense au monde où la gloire alterne avec l’humiliation, où l’on se bat pour un avantage ou une perte infimes, je me dis qu’il faut être tombé bien bas pour se priver du charme véritable de la vie.

Les hommes sont séduits par les choses qui les entourent ; les passions qui les agitent alors refoulent leur vraie nature et ne s’assouvissent que par la possession des choses. À la longue, ils sont esclaves et les croient naturelles, ils ne peuvent plus chasser leur humeur morose s’ils ne trouvent pas des choses encore plus séduisantes. (…)

C’est parce que j’ai été destitué que j’ai acquis ce jardin ; j’ai trouvé la paix dans le détachement et ne veux plus courir avec les autres. Désormais je comprends mieux les causes de succès et d’échec dans nos rapports au monde… »

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Extrait de :« Les paradis naturels – Jardins chinois en prose » :

« Le kiosque des Vagues Bleues » SU Shunqin  1008-1048,

(traduit en 2001 par Martine Valette-Hémery)

 

Illustrations : 1/« Paysage »  2/« Libellule sur un bambou »  Qian Xuan  1235-1305.

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Découvrir notre vraie nature…

BVJ – Plumes d’Anges.

Féérie…

25 août 2017

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« … 26° JOUR D’OCTOBRE, fête de sainte Comestible et de saint Haricot, ce que je trouve très drôle.

Aujourd’hui, Meg de la laiterie et moi, nous avons trié les pommes pour le cidre. Ma mère a la réputation de faire le meilleur cidre du comté de Lincoln. Elle prétend que c’est parce qu’elle mélange toujours quelques pommes gâtées avec les bonnes. Je me demande si c’est pareil avec les gens, c’est à dire que le monde a besoin de quelques gens mauvais pour obtenir un mélange meilleur. C’est peut-être la raison pour laquelle Dieu a laissé le Mal sur terre…

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26° JOUR DE FÉVRIER, fête de la saint Ethelbert de Kent, le premier roi anglais à devenir chrétien.

… Je regardais la lumière du petit matin qui traversait les vitres colorées en faisant des rayons rouges, jaunes et verts. Quand j’étais petite, j’essayais de capturer la lumière colorée. Je croyais que je pouvais la prendre dans ma main et la ramener à la maison. Maintenant, je sais que c’est comme le bonheur. Il est là ou pas, mais on ne peut pas le retenir dans ses mains pour le garder avec soi…

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1° JOUR DE MARS, fête de saint Dewi de Galles, qui ne but jamais de bière ni de vin, seulement de l’eau.

Quand je me marierai, ce ne sera pas une petite affaire minable qu’on devra régler au plus vite. Je sera vêtue de soie, il y aura de la musique, des bougies, et des invités importants venus de pays lointains qui auront des noms chantants. J’aurais les cheveux tressés de fils de soie, et je porterai une robe en soie safran, une cape rouge et des chaussures en cuir violet, brodées de fils d’argent et d’or. Ma ceinture aura des clochettes et sera sertie de fines pièces d’or en forme de fleurs et de feuilles. Mon bien-aimé, dans une cape de soie rouge écarlate, me rejoindra au manoir de mon père. Ses chevaux auront des fleurs et des rubans tissés dans leurs crinières, et leurs selles seront drapées de soie. Les musiciens, sobres et talentueux, nous conduiront à l’église en jouant de la flûte, des tambourins, des cymbales et de la lyre. Ce sera comme entendre le rire des anges et la pluie de printemps…

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… 2° JOUR D’AOÛT, fête de la sainte Sidwell, vierge dont la belle-mère jalouse incita les moissonneurs à la décapiter.

Dans le Grand-Pré, l’autre jour, j’ai remarqué que tous les arbres étaient courbés en avant, comme les vieux voûtés sous le poids de l’inquiétude. Mais de quoi peut s’inquiéter un arbre ? Du jour où les petits oiseaux nés parmi ses branches s’envoleront à la découverte du monde, en risquant de se faire attraper par un chat, lapider par les garçons, ou capturer par les hommes, sans avoir le temps de revenir lui dire au revoir ? S’inquiète-il, lors des étés chauds et secs, pour ses racines assoiffées qui ne peuvent pas crier pour avoir de l’eau et à qui on n’offre jamais de bière ? S’inquiète-t-il, alors, de savoir si ses feuilles feront de superbes dégradés rouges et or admirés de tous, ou si elles se contenteront juste de se rider et de tomber, ou de s’envoler à cause d’un vent ou d’une pluie précoce ? Redoute-t-il d’être abattu pour la construction d’une maison, d’une grange, d’un bélier ou, pire encore, d’armes guerrières. Ou d’être choisi comme potence pour un voleur qui pendrait à ses branches comme un fruit putride et aucune fille ne serait allongée à l’ombre de son feuillage pour regarder en l’air et rêver. J’aimerais tant pouvoir le leur demander… »

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Extraits de : « Le livre de Catherine »  1998  Karen Cushman.

Illustrations : 1/« Allégorie du Triomphe de Vénus (détail) »  Angelo Bronzino  1503-1572  2/« Arbrisseaux »  Léon Spilliaert  1881-1946.

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Saupoudrer notre vie d’un peu de féérie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Jeu de la vie…

21 août 2017

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… « Lorsque nous réalisons le rêve du monde, nous sommes un peu dans la même

situation que Mollah Nasrudine dans une histoire qui se raconte en Turquie…

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… Son voisin lui avait annoncé que sa femme le trompait avec le boulanger. Fou de jalousie et de douleur, il partit l’attendre caché derrière un arbre avec un sabre. Le Mollah ne plaisantait pas. Il était encore jeune à l’époque et sa fureur augmentait d’instant en instant. Il trépignait d’impatience… Mais brusquement, il réalisa qu’il n’était pas marié et qu’il n’avait pas de femme…

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… Le monde n’est qu’un rêve. Quel soulagement !… Nous pouvons enfin poser la valise de la « réalité », lourde, encombrante, pesante, qui nous empêche de nous mouvoir avec légèreté dans le jeu de la vie. »

 

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FÊTER LA BEAUTÉ DU MONDE,

NE PAS PERDRE NOTRE ÉNERGIE À RELEVER CE QUI NE VA PAS !

J’ESPÈRE QUE LA LUMIÈRE A JOYEUSEMENT ACCOMPAGNÉ VOS VACANCES

ET SUIS HEUREUSE DE REVENIR PARTAGER CES MOTS AVEC VOUS…

Extraits de : « L’univers est un rêve » – Bonheur  – 2005 – Erik Sablé.

Illustrations : « Tarot dit de Charles VI – La lune, le soleil, le monde » – Anonyme du XVème siècle.

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Prendre du recul pour dévoiler la vraie vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Villégiatures…

21 juillet 2017

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Un doux rêve envahit mon être…

Du bord de mer vers les montagnes,

je sens en moi l’impérieuse nécessité de faire corps avec la nature

et de m’éloigner du bruit du monde…

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Un guide et une carte font naître des envies de découvertes…

Le voyage a déjà commencé, le calme m’apaise,

je ne fuis rien, je m’évade simplement,

je pars à la rencontre de la vie…

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… à la rencontre de la beauté du monde,

elle est là, à portée de main,

elle nous attend tous,

avec ferveur, je réponds à son appel…

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UN TEMPS DE PAUSE, UN TEMPS DE REPOS,

À BIENTÔT,

BELLES VACANCES À TOUTES ET À TOUS !

Illustrations : 1/« Le livre bleu »  William McGregor Paxton 1869-1941  2/« Pins parasols à Saint-Raphaël »  William Baptiste Baird  1847-1917   3/« Vue des Alpes italiennes »  Frederick Lee Bridell  1830-1863.

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S’évader pour mieux se retrouver…

BVJ – Plumes d’Anges.

Été…

17 juillet 2017

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« Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage

Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,

J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,

Loin des chemins poudreux, à demeurer assis

Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse

Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse… »

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Extrait de « Farniente » Théophile Gautier 1811-1872.

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La chaleur est accablante,

pourtant les blés et les roses trémières chantent la joie de l’été, la joie de la lumière…

Ils acceptent sans condition ce qui est,

ils ne sont que dans la vie et dans l’offrande de leur présence.

Le cadeau est immense, nous pouvons nous-aussi fleurir et fructifier,

nous nous le devons à nous-mêmes…

Quel miracle !

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Illustrations : 1/« Champ de céréales »  Gustaf Rydberg  1835-1933  2/« Étude de roses trémières »  John La Farge  1835-1910.

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Être, simplement…

BVJ – Plumes d’Anges.

Noblesse…

10 juillet 2017

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« … « Il m’a fait traverser les montagnes dans le noir, avec une boussole dans la tête et pas dans la main. Il nous a traités en êtres humains et pas en troupeau à tondre. . Il nous a rendu notre argent, il s’est retourné et il est parti très vite en se bouchant les oreilles pour nous faire comprendre qu’il n’avait pas besoin de remerciements. Nous sommes restés bouche et mains ouvertes, certains étaient touchés aux larmes. J’écris ces pages par gratitude. »…

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… Quelqu’un me dit à voix basse qu’il a aidé lui aussi un réfugié. Il prend un air de conspirateur, conscient de commettre une transgression. C’est peut-être comme ça dans la plaine, ici on fait autrement. Il les appelle des réfugiés. Pour moi, ce sont des voyageurs d’infortune qui en ont trop eu à la fois. Ils tentent de s’en débarasser avec le voyage. L’infortune est une gale à gratter. Nombre d’entre eux ne parviennent pas à s’en défaire, elle pèse lourd sur leur dos, elle les écrase…

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… «  C’est la première fois que tu éprouves cette miséricorde ? »

Je la découvre devant ce crucifié nu.

« Jamais avant pour un vrai corps ? »

Pas de façon aussi forte : il existe des livres qui font ressentir un amour plus intense que celui qu’on a connu, un courage plus grand que celui dont on a fait preuve. C’est l’effet que doit produire l’art : il dépasse l’expérience personnelle, il fait atteindre des limites inconnues au corps, aux nerfs, au sang. Devant ce moribond nu, mes entrailles se sont émues. Je sens un vide dans ma poitrine, une tendresse confuse, un spasme de compassion. J’ai mis la main sur ses pieds pour les réchauffer…

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… Il sort un petit bloc d’albâtre d’un bout de tissu, prélevé dans une carrière utilisée uniquement pour les sculptures. Il a des veines de moutarde, c’est du travertin d’Acquasanta, pour être précis. Il ne veut pas être payé. L’usage est sacré et sa religion prescrit les offrandes.

Il existe une économie de la gratuité, quelque chose en échange de rien, mais comme symbole de beaucoup. J’accepte, c’est un bloc rare. (…)

Il me dit que je suis tenu de faire un chef d’œuvre. Comment le puis-je, je ne suis ni brillant ni génial.

« Qui crois-tu être si tu n’es ni brillant ni génial ? Nous sommes tous les enfants de la divinité. Jouer le rôle des incapables ne rend pas justice à notre créateur. Ce n’est pas bien de nous rabaisser, pour ne pas déranger ceux qui nous entourent. Nous sommes conçus pour briller comme le font les enfants. Nous devons afficher avec gratitude les dons reçus. Quand tu es brillant et génial, tu encourages les autres à l’être eux aussi. »… »

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Extraits de : « La nature exposée »  2017  Erri De Luca.

Illustrations : 1/« Marmolata dans les Dolomites »  Edward Théodore Compton  1849-1921   2/« Christ crucifié » (détail)  Diego Velasquez  1599-1660.

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Sculpter notre âme…

BVJ – Plumes d’Anges.

Étonnant !…

7 juillet 2017

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Billet d’été, léger comme du papier de soie…

 

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 » Le régime quotidien de Gandhi :

88 g. de germes de blé

88 g. de verdure pilée

88 g. d’amandes douces réduites en purée

6 citrons amers

57 g. de miel »

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Extrait des « Miscellanées culinaires »   2007 Ben Schott.

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Bon, cela mérite réflexion…

j’aime infiniment la légèreté mais je ne sais si ce régime me tenterait,

il manque à mes yeux d’un brin de fantaisie.

Le monde est vraiment étonnant

et la diversité toujours intéressante,

le tout n’est-il pas d’écouter et de s’écouter ?

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Photos BVJ

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Écouter son cœur et son corps…

BVJ – Plumes d’Anges.

Approche…

3 juillet 2017

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« … DE L’ENCHANTEMENT.

Pierre Rabhi : Il ne faut pas s’accrocher aux alternatives en se disant : « Ça, ça va changer la société. » La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion, pour devenir des éléments de référence permanents pour agir. Car on peut manger bio, trier ses déchets, recycler son eau, se chauffer à l’énergie solaire et exploiter son prochain. Ce n’est pas incompatible.

Nicolas Hulot : Je suis évidemment d’accord, mais crois-tu vraiment que l’éthique pourra un jour conditionner les décisions ?

Pierre Rabhi : Jusqu’à maintenant, on en a un peu trop fait fi. Nous avons certes encore un peu d’éthique dans le monde, et il existe encore des éléments modérateurs, sans quoi la planète serait à feu et à sang. Mais je n’ai pas envie de m’illusionner : il ne suffira pas de substituer un mode de vie, une technique ou une organisation sociale à d’autres pour que tout change. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience, et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. Pour cela, l’appartenance à une religion, les incantations, les cérémonies et les rituels ne sont pas nécessaires. Il s’agit d’un état d’une nature simple. J’appartiens au mystère de la vie et rien ne me sépare de rien. Je suis relié, conscient et heureux de l’être…

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Pierre Rabhi : … J’ai tendance à croire que, face à l’immensité du mystère, notre raison d’être est l’enchantement. L’être humain amène une vibration spécifique qui n’existe apparemment que dans la nature et qu’il est seul capable de créer, bien que je n’aie aucune certitude quant aux capacités des autres créatures.

Quand tu es vibrant face à la beauté d’un arbre s’instaure en toi comme un fluide, une énergie qui te donne une fonction particulière, une sorte de jubilation qui transcende toutes les émotions. Tu ne peux t’accaparer ou convoiter l’arbre sans changer la nature de cette jubilation. Elle est probablement ce que nous pouvons produire de plus pur… »

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Extraits de : « Graines de possible »  2005  Entretiens de Pierre Rabhi et Nicolas Hulot.

Illustrations : 1/ et 2/(détail)  « Pèlerinage aux Cèdres du Liban »  Tivadar Kosztka Csontvary  1853-1919.

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Approcher la pureté de la beauté…

BVJ -Plumes d’Anges.

Bruit d’ailes…

28 juin 2017

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« … Et un autre écrivain américain du XIXème ajoutait  :

« Tant qu’un homme reste fidèle à lui-même,

tout abonde dans son sens,

gouvernement, société, le soleil même, la lune et les étoiles. »…

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… Les grandes idées, on l’a dit, viennent dans le monde sur des pattes de colombe. Peut-être alors, si nous prêtions l’oreille, entendrions-nous, au milieu du vacarme des empires et des nations, comme un faible bruit d’ailes, le doux remue-ménage de la vie et de l’espoir. Les uns diront que cet espoir est porté par un peuple, d’autres par un homme. Je crois qu’il est au contraire suscité, ranimé, entretenu, par des millions de solitaires dont les actions et les œuvres, chaque jour, nient les frontières et les plus grossières apparences de l’histoire, pour faire resplendir fugitivement la vérité toujours menacée que chacun, sur ses souffrances et sur ses joies, élève pour tous. »

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Extraits de : « Discours de Suède – conférence du 14 décembre 1957 :

L’ARTISTE ET SON TEMPS »  Albert Camus  1913-1960.

Illustrations : 1/Étude de bras et de mains »  Evelyn de Morgan  1855-1919  2/« Femme et vases de fleurs »  Beatrice Whistler  1857-1896.

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Nous sommes tous riches des uns et des autres…

BVJ – Plumes d’Anges.

Percevoir…

26 juin 2017

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« Si chaque jour

tombe dans chaque nuit

il existe un puits

où la clarté se trouve enclose.

 

Il faut s’asseoir sur la margelle

du puits de l’ombre

pour y pêcher avec patience

la lumière qui s’y perdit. »

 

Extrait de : « La rose détachée et autres poèmes » Pablo Neruda  1904-1973.

Illustration : « Un rayon de soleil »  John White Alexander  1856-1915.

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Percevoir…

BVJ – Plumes d’Anges.