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L’HOMME ET LA MER.
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« Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.
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Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
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Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
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Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables ! »
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« L’homme et la mer » – Charles Baudelaire – 1821 – 1867.
Tableaux : 1/ « Les enfants » – Valentin Aleksandrovitch Serov – 1865 – 1911.
2/ « Le rivage et la mer turquoise » – Albert Bierstadt – 1830 – 1902.
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Du fond de nos abîmes, faire remonter nos richesses intimes…
Plumes d’Anges.









































