Grains de vie…

15 septembre 2012

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… » Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d’exister, au-delà des engagements politiques et de tous ordres, et c’est uniquement de cela que j’ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie…

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… Avoir une prédilection pour ce qui se murmure, se chuchote, parvient à l’oreille comme des gouttes de cristal coulant le long des stalactites, vivre dans la fidélité à ses idées, ses amis, ses amours, avoir de grandes bouffées d’enthousiasme mais aussi d’inquiétude…

… jouer avec ses doigts, parvenir à se sentir comme une pierre close sur elle-même et dans sa vie dans les moments d’intense frayeur, inconfort ou émoi, frapper à une haute porte en bois avec un heurtoir de cuivre, fermer les yeux pour mieux entendre le bruit du vent dans les hauts peupliers de Bodélio et en sentir le souffle sur son visage…

… se faire donner un sou pour ne pas couper l’amitié quand on a offert à quelqu’un un couteau ou un coupe-papier, goûter les saillies spirituelles, les traits d’humour, même les facéties ou l’ironie, mais détester le sarcasme, repérer d’instinct l’insolite, l’incongru, la discordance, la lueur du bizarre qui passe en un éclair, mais aussi le mouvement plein de grâce, le joli geste de la main, la façon souple de se relever d’un fauteuil, savoir que réfléchir fait passer le temps à toute allure et qu’on en sort tout décontenancé, aimer le menton pointu de Gloria Grahame, son œil qui pétille et son rire en cascade, craindre les sables mouvants ou le sol qui s’éboule ou le pied qui tourne ou partir à la renverse ou les marches hautes et étroites des pyramides de Mexico, avoir fait de somptueux bouquets d’hortensias, répondre par un sourire à la silencieuse interrogation des tout jeunes bébés : « Mais qui es-tu ? ».



Comme vous pouvez le constater, très cher Jean-Charles, il ne s’agit pas là de hautes spéculations métaphysiques ni de réflexions très profondes sur la vanité de l’existence ni de l’intimité brûlante de tout un chacun. Il s’agit tout simplement de la manière de faire de chaque épisode de sa vie un trésor de beauté et de grâce qui s’accroît sans cesse, tout seul, et où l’on peut se ressourcer chaque jour…

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… L’évènement s’envole, mais reste l’essentiel, inscrit dans le corps, qui ressurgit au charme furtif d’une évocation, au frisson d’une sensation, à la force étonnamment vive et parfois incompréhensible d’une émotion…

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… Le monde existe à travers nos sens avant d’exister de façon ordonnée dans notre pensée et il nous faut tout faire pour conserver au fil de l’existence cette faculté créatrice de sens : voir, écouter, observer, entendre, toucher, caresser, sentir, humer, goûter, avoir du « goût » pour tout, pour les autres, pour la vie. »

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Extraits de : « Le sel de la vie » 2012  Françoise Héritier.

Tableaux : 1/« Jeune femme lisant une lettre »  Alfred Edward Chalon 1780-1860  2/« Cinq chatons autour d’un bocal »  Louis Eugène Lambert 1825-1900  3/« Fleurs d’été et fruits » Henry Fantin-Latour 1836-1904.

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Inventorier les mille et un instants d’une journée qui font notre richesse…

BVJ – Plumes d’Anges.

Harmonie…

12 septembre 2012

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… »Emmanuel Kant, en effet, a eu raison de le rappeler : on confond souvent l’agréable et le beau. Si un vin de Bordeaux qui flatte nos papilles peut être dit « agréable », une symphonie de Beethoven n’est pas agréable mais belle. Pourquoi ? Parce qu’elle ne s’adresse pas à nos papilles mais à notre pensée. Elle ne vise pas nos sens mais du sens.

Qu’est-ce que le sens ? Le sens est lié au symbole, et le symbole à la représentation. Ainsi une symphonie de Beethoven est belle parce qu’elle symbolise quelque chose. Quoi ? Un monde. On écoutait des sons, et soudain voilà que ce ne sont plus des sons, mais ici la grâce d’un chant d’oiseau un matin de printemps, là le tonnerre un soir d’orage. Le son s’est fait vision. Nous voyons des paysages et, à travers ces paysages, nous voyons tous les sentiments de l’homme défiler afin de nous parler de la condition humaine, qui doute, qui espère, qui lutte et qui aime. Si, dès lors, le son peut se faire image et n’être pas un simple son, n’est-ce pas là le signe que la condition humaine peut échapper à la banalité parce qu’il y a plus dans un son qu’un simple son ? N’est-ce pas dans cette capacité qu’a une œuvre de transfigurer le réel, afin de l’élever à la dignité d’un sens, que réside la beauté ? Le beau n’est-il pas cette alchimie faisant découvrir du sens là où il n’y aurait pu avoir que du banal ou de l’agréable pour les sens ?

Revenons à la séduction. Quand une femme se fait belle, est-ce si superficiel ou si rusé que cela ? N’est-ce pas aussi transformer le monde des apparences afin d’élever celui-ci ? Une femme qui est belle parce qu’elle a su se faire belle ne devient-elle pas une apparition révélant les possibilités insoupçonnées de la féminité ? Où est la ruse quand la séduction devient ainsi un art, et l’art une élévation de ce que l’on touche ?

La beauté est harmonie. Promesse également. Est beau le fait de passer du désordre à l’ordre, de surmonter le chaos. La beauté en ce sens, vient de loin… »

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Extrait de : « Petit précis de philosophie – Vivre » 2005  Bertrand Vergely.

Tableaux : 1/« Pianiste » 2/« Demoiselle du château »  Albert von Keller 1844-1920.

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Entendre la musique de la beauté…

BVJ – Plumes d’Anges.

Expériences…

9 septembre 2012

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« … La clef de la patience réside dans la prise de conscience que tout est comme il devrait être, que chaque évènement fait partie d’un plan d’ensemble…

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… Le plus important, c’est de trouver notre propre pouvoir. Si l’on est agressé, il faut réagir et dire : « Non, là ça ne va plus ! » Mais quand c’est la vie qui dicte le scénario, il faut trouver le moyen d’accepter paisiblement la situation telle qu’elle est. La vie est une série d’expériences auxquelles nul n’échappe.. Chacune a sa raison d’être, même si nous n’en avons pas conscience et délivre un enseignement nécessaire à notre évolution. Mais l’impatience rend difficile l’assimilation de ces leçons. Il faut simplement vivre l’expérience, et non la rejeter, se plaindre ou s’efforcer de la modifier…

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… Tous les évènements de votre vie, bons ou mauvais, se produisent pour que l’être parfait que vous êtes puisse naître au monde… Détendez-vous et laissez le cours de la vie se dérouler…

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… À tout moment, chacun peut trouver une merveilleuse paix intérieure grâce à sa capacité à lâcher prise…

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… Il faut lâcher prise quand on est épuisé, quand on n’a plus la force de maitriser une situation. Il faut abandonner afin de se libérer de ce désir illusoire et mortel de contrôler les évènements et afin de mettre un terme à cette lutte incessante aux effets si destructeurs. Ce combat nous éloigne de l’instant présent, nous empêche de vivre des relations heureuses, détruit notre créativité et mine notre aptitude au bonheur. La lutte engendre la peur, laquelle nous pousse à vouloir contrôler à tout moment chaque aspect de notre vie. C’est une voie sans issue : il est temps de renoncer à tout contrôle, de se laisser porter par sa monture là où elle va, de nager avec le courant et non contre lui…

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… Pour lâcher prise, il suffit simplement de se dire le matin en se levant : « Que ta volonté soit faite » et non « Que ma volonté soit faite »…

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… Le bonheur ne dépend pas des évènements de notre vie, mais de la manière dont nous les percevons et interprétons, ce qui est déterminé par notre engagement. C’est là que l’équilibre se fait. Préférons-nous voir le pire ou le meilleur chez autrui ou dans la vie ? Nos choix déterminent notre devenir. En considérant notre passé sous un mauvais jour, en le croyant dépourvu de sens, nous semons les graines d’un avenir qui lui ressemblera comme deux gouttes d’eau. C’est pour cela que nous assimilons le passé à un fardeau, parce que c’est quelque chose qui est lourd à porter. C’est cette partie de nous-même qui continue à nous peser et qui ralentit notre progression vers la félicité…

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… Le bonheur est tout aussi possible dans les circonstances actuelles qu’il le sera demain…

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… La vie est traversée d’orages mais ceux-ci passent…

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… Si l’on avait protégé des ouragans les terrains où se sont creusés les canyons, on ne pourrait pas contempler ces paysages fantastiques que l’érosion a sculpté au fil des siècles… »

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Extraits de : « Leçons de vie »  Élizabeth Kübler-Ross et David Kessler.

Tableaux : 1/ »Ève après sa chute » 2/« Ève et la grenade » Johann Köler 1826-1899.

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Croire en notre immense pouvoir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Amplitude…

6 septembre 2012

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… » La conscience claire est un état d’esprit qui peut tout embrasser – le vol des corbeaux à travers le ciel, les fleurs sur les arbres, les gens assis là aux premiers rangs et les couleurs qu’ils portent -, il nous faut avoir cette amplitude de conscience qui exige que l’on examine, que l’on observe, que l’on remarque la forme de la feuille, la forme du tronc, la forme qu’a la tête du voisin, ce qu’il est en train de faire. Avoir cette amplitude de conscience, et agir sur ces bases – c’est cela, avoir conscience de la totalité de son être. Ne disposer que d’une capacité partielle, d’un fragment de capacité ou d’une capacité morcelée, cultiver celle-ci et fonder notre expérience sur la base de cette capacité qui est limitée – cela donne un esprit de qualité médiocre, limitée, étroite. Mais avoir conscience de la totalité de notre être – compris grâce à la perception de chaque pensée, de chaque sentiment, sans qu’on oppose de limites à cette perception, mais en laissant fleurir toutes les pensées, tous les sentiments -, être par conséquent pleinement conscient, voilà qui est tout autre chose qu’une action ou une concentration qui ne sont qu’une simple capacité, et qui sont de ce fait limitées.

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Laisser fleurir une pensée ou un sentiment demande de l’attention – pas de la concentration. J’entends par laisser fleurir une pensée le fait de lui permettre de se déployer en toute liberté, et observer le résultat, voir ce qui se passe dans votre pensée, dans vos sentiments. Tout ce qui fleurit a besoin de liberté, de lumière, et ne peut être assujetti à aucune restriction. On ne peut pas l’évaluer, on ne peut pas dire : « C’est bien, c’est mal ; ceci est acceptable, cela na l’est pas » – car c’est ainsi qu’on limite la floraison de la pensée. Or la floraison ne peut avoir lieu qu’à la lumière de cette conscience-là. Donc, si vous allez au fond des choses, vous découvrirez que la floraison de toute pensée en est aussi la fin ultime. »…

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Extrait de : « Le livre de la Méditation et de la Vie » 19 juin  Jiddu Krishnamurti 1895-1986.

Illustrations : 1/et 3/Artiste chinois anonyme – XIXème – Collection William Farquhar 2/« Trochilus falcatus »  William Swaison 1789-1855.

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Simplement observer avec attention…

BVJ – Plumes d’Anges.

Faire son chemin…

3 septembre 2012

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… « Le bonheur n’arrive pas automatiquement, ce n’est pas une grâce qu’un sort heureux peut répandre sur nous et qu’un revers de fortune peut nous enlever ; il dépend de nous seuls.

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On ne devient pas heureux en une nuit, mais au prix d’un travail patient, poursuivi de jour en jour.

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Le bonheur se construit, ce qui exige de la peine et du temps.

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Pour devenir heureux, c’est soi-même qu’il faut savoir changer. »…

Extrait de : « La science du bonheur » 1998  Luca et Francesco Cavalli-Sforza.

Tableaux : 1/ »Capri, jardin avec pergola »  Ernst Hanfstaeng 1840-1897  2/Véranda en Algérie » et 3/« Route vers la mer en Algérie »  Pavel Brullov 1840-1914  4/ « Dunes de sable à Tanger »  Alexander Mann 1853-1908 .

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Choisir le chemin heureux…

BVJ – Plumes d’Anges.

Lune bleue…

31 août 2012

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Ces jours derniers, la planète MARS était célébrée…

Aujourd’hui, sur un autre plan, honorons la LUNE, surtout lorsque certains lui donnent le doux nom de Lune bleue !

Mettons-nous sur notre 31,

veillons à croire en nos RÊVES,

accueillons une INSPIRATION nouvelle,

détendons-nous JOYEUSEMENT,

apprécions la BEAUTÉ DU MONDE à sa juste valeur,

faisons silence pour mieux entendre le chant de notre INTUITION…

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« La preuve que la lune est habitée, c’est qu’il y a de la lumière. »

Francis Blanche

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JOYEUSE PLEINE LUNE !

BEAU WEEK END À TOUS ET À TOUTES !

Tableaux : 1/« Brise maritime »  George Henry Boughton 1834-1905  2/« Clair de lune dans les Alpes »  Thomas Millie Dow 1848-1919.

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Un moment pour chaque chose, chaque moment est unique…

BVJ – Plumes d’Anges.

Voie d’or…

27 août 2012

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« Soyons comme le soleil ! Oublions

Qui nous mène sur la voie d’or.

Souvenons-nous seulement qu’éternellement, vers autre chose,

Vers le Nouveau, le Fort, le Bien, le Mal,

De geste éclatant nous nous emportons en un songe somptueux.

Toujours implorons le non-terrestre

Dans notre vouloir terrestre !


Comme le Soleil toujours jeune

Caressons les fleurs, les fleurs qui flamboient,

L’air transparent, et tout ce qui est d’or !


Es-tu heureux ?… Sois deux fois plus heureux,

Et sois l’incarnation du rêve soudain !

Ah ! Ne pas s’attarder dans l’immobile !

Plus loin, encore plus loin, jusqu’à la limite sacrée,

Plus loin nous attire le terme fatidique :

Dans l’Éternité, où de nouvelles fleurs s’allumeront…


Soyons comme le Soleil, il est jeune

Et en cela s’atteste le vœu de la Beauté ! »

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Extrait de : « Quelques poèmes » Constantin Dimitrievitch Balmont 1867-1942.

Tableaux : 1/« Petit frère » 2/« Jeune fille »  Norah Neilson Gray 1882-1931.

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Sans cesse, aller vers la lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.

Vivre…

23 août 2012

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… »Faisons vœu d’être heureux…

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… Chacun doit faire ce qu’il peut. Et se laisser guider par le plaisir et non le devoir…

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… Tout dépend du regard que l’on pose sur la vie…

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… Essayons de changer de point de vue sur les choses. La vieillesse est peut-être ce temps où l’on peut à la fois se dire je suis jeune, j’ai comme un cœur d’enfant prêt à découvrir la nouveauté, prêt à créer, à inventer, et en même temps, je me sens vieille, c’est à dire j’ai vécu, je suis chargée de toute une expérience de vie et je vais trouver ma place…

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… À nous de transformer le sens de la vie donné en un sens construit. À nous de vivre ce que la vie nous offre. Elle nous offre de devenir. Devenons. Devenons ce que nous sommes, à savoir des vivants.

C’est ce que veut dire le terme « accepter », qui est l’accomplissement du mûrissement. On pense qu’accepter consiste à se résigner. C’est une erreur. Qui accepte dit oui à la vie, parce qu’il le veut. Qui se résigne dit oui à la vie malgré lui en ne cessant de la refuser…

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… Vivre ne consiste pas à perpétuer son corps mais à faire vivre ce qui a de l’âme. Qu’est-ce-que le monde qui est le nôtre fait de l’âme ? Vieillir, mûrir, c’est s’ouvrir au temps de l’âme. Quand le corps est moins vigoureux, quand il répond moins à nos désirs, il ne reste pas rien. Il reste l’âme. L’âme, c’est ce qui vit en nous. C’est ce qui vit à l’intérieur de chaque chose. C’est la vie active, cachée de nous-mêmes et de ce qui nous entoure. On découvre l’âme quand on s’arrête et que l’on écoute. Alors, dans l’immobile et le silence on entend monter la musique de la vie… Tout désormais vient de l’intérieur…

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… Cette vie commence par un geste simple. Ce geste consiste à tenter de vivre et pas simplement de survivre. Survivre c’est ce que nous faisons quand nous accomplissons tout ce qu’il faut pour ne pas périr. Pour ne pas mourir de faim, de soif, de froid… Vivre, c’est quelque chose qui commence quand, étant capable de survivre, on se rend compte que survivre ne suffit pas. Il faut quelque chose en plus. On a besoin de se sentir exister et sentir que tout existe. On sent que tout existe,  quand on est en mesure de donner du sens à ce que l’on est et à ce qui est…

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… Le secret de la liberté selon les stoïciens, un secret qui se résume ainsi : « Veuille que ce qui arrive arrive comme il arrive et non comme tu désires que cela arrive et tu seras libre. Rien ni personne ne pourra quelque chose contre toi. » Quand on veut ce qui arrive, on n’est plus dans l’évènement qui arrive, mais dans le oui à l’évènement. On passe sur un autre plan. On se libère de l’évènement. Ce n’est dès lors plus l’évènement qui nous détermine, c’est nous qui le déterminons. Il change de sens. Il devient possible d’en tirer un bon usage en se l’appropriant…

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… Rien ne nous est contraire quand on n’alimente pas le conflit. On gagne de précieuses forces en agissant ainsi… »

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Extraits de : « Une vie pour se mettre au monde » 2010  Marie de Hennezel et Bertrand Vergely.

Tableaux : 1/« Enfant endormi » Bernardo Strozzi 1581-1644  2/« Peintre à son chevalet »  Luigi Busi 1838-1884  3/« Soirée d’adieu »  Alexei Ivanovitch Korzukhin 1835-1894.

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À chacun, sa belle partition…

BVJ – Plumes d’Anges.


Rafraîchissement…

19 août 2012

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« Les gouttes de rosée tombent

une par une.

Ce monde est parfait. »

Issa (Kobayashi) 1763-1828.

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« Le miroir sacré,

clair et brillant,

reflète des fleurs de neige. »

Bashô 1644-1694.

Tableaux : 1/« Lac de Côme »  Myles Birket Foster 1825-1899   2/« Villa Cipressi- Lac de Côme »  Émilie Mediz-Pelikan 1861-1908.

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Se rafraîchir dans l’eau des belles mémoires…

BVJ – Plumes d’Anges.

Délectation…

15 août 2012

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Nature morte - 1782

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Apprécier de doux DESSERTS…

Se régaler de belles FRIANDISES…

Se délecter de splendides SUCRERIES…

Être GOURMANDS et GOURMANDES, tout simplement !

Baladant sur la toile, un GÂTEAU a chatouillé mes PAPILLES…


C’était chez Armelle  —> ESPRIT FAUBOURG


Ayant deux figuiers dans mon BEAU JARDIN,

arbres de RICHESSE et de GÉNÉROSITÉ,

je ne pouvais que RÉALISER et PARTAGER à mon tour cette recette,

bien m’en a pris !

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Si vous succombez à la tentation,

il vous faudra :

500 g de figues, 250 g de farine, 125 g de beurre mou, 150 g de sucre en poudre, 2 c. à soupe de sucre roux, 2 œufs entiers et 2 jaunes, la moitié d’un sachet de poudre d’amandes et la moitié d’un sachet de levure.

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Vous saupoudrerez le sucre roux dans un moule beurré et y déposerez les figues coupées en deux.

Dans une jatte, vous mélangerez beurre et sucre, puis ajouterez les œufs entiers, les jaunes, la farine, la poudre d’amandes et la levure.

Vous verserez cette préparation sur les figues et enfournerez 30 minutes.

Armelle indiquait une température d’environ 200°, mon petit four à chaleur tournante a choisi 250°, c’était parfait !

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Bon, les filles à vos fourneaux, ce gâteau ne vous décevra pas ! Et si par hasard des messieurs veulent se lancer, qu’ils n’hésitent pas…

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Merci Armelle !

Tableau : « Nature morte »   Jean-Étienne Liotard 1702-1789.

Photos BVJ

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Apprécier la douceur…

BVJ – Plumes d’Anges.