Autre chose…

11 août 2012

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… » Nous savons bien, dans la mémoire consciente, le mal que nous avons parfois à nous rappeler un souvenir dont nous avons besoin, et pour lequel notre pensée tâtonne, cherchant des repaires inattendus et des ressemblances complices…

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… Et je m’émerveille de penser que ces révélations du passé sont là, quelque part et que nous avons tant de peine à les accueillir et à les identifier. Tout se passe comme si un souvenir riche et lumineux s’accrochait ainsi à n’importe quoi de connu pour arriver enfin, si nous en avons assez de loisir et de liberté intérieure pour en accueillir le don, à notre perception consciente.

Les souvenirs seraient donc là, réels, capables de se présenter un jour, au moment favorable, et cette certitude était aussi précieuse que la révélation elle-même…

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… Le résultat est là : encore aujourd’hui, dans ma chambre parisienne, je sens, physiquement, à n’en pas douter, la caresse de cette eau immobile et transparente. Cette fraîcheur revit en moi, et cette transparence autour de moi, si étrangement irréelle. J’étais dans un monde de rêve, mais on ne peut plus concret, sensuel et proche.

J’accepte donc, en théorie, l’idée qu’il y a là une grande part d’imagination, mais, spontanément, mon être s’y refuse : la caresse de l’eau dans la grotte bleue est une sensation que je ne puis renier.

En tout cas, l’important n’est pas là : il est dans le fait que cette sensation et cette perception si particulière soient restées en moi tout ce temps ; le trésor était demeuré là, bien caché, enfoui depuis si longtemps ! Et, tout à coup, tout m’était rendu, tout m’était offert, peut-être embelli par l’imagination, mais en tout cas plus lumineux que ce qui m’entourait et m’occupait dans la vie. C’était comme si on entrouvrait un grand voile, me livrant, un instant, une lumière céleste…

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… En effet, tout le monde en conviendra, il y a autre chose que les journées qui se suivent les unes après les autres, du lever au coucher, du travail à la fatigue, des protestations aux révoltes. Il y a autre chose que ces buts d’enrichissement immédiat ou de survie sans projet particulier, qui font que nos vies s’usent sans jamais viser vers quoi que ce soit de bon, de noble et d’important. Il y a autre chose que cette façon de marcher, les yeux au sol, avec un regard mauvais pour son voisin, sans rien entreprendre, sans rien espérer. Il y a autre chose que le sexe et l’argent, et même la prétendue gloire de jouer un rôle à coups d’intrigues plus ou moins sordides. À partir de toutes petites surprises que vous ménage parfois l’attention au réel, on découvre qu’il y a autre chose que de vivre pour rien : il y a cette possibilité d’obéir à cet élan intérieur tourné vers un monde entrevu, lumineux, durable, qui est peut-être à portée de main pour chacun de nous… ».

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Extraits de : « Les révélations de la mémoire »  Jacqueline de Romilly 1913-2010.

Tableaux : 1/ »Soir d’été » 2/« Crique sur les îles de Schoals » 3/ « Chez la fleuriste » 4/ « Celia Thaxter dans son jardin »  Frédéric Childe Hassam 1859-1935.

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Percevoir autre chose, s’attacher à le faire éclore…

BVJ – Plumes d’Anges.



Cadeau des cieux…

8 août 2012

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« … Ma soif de savoir est intermittente, mais mon envie de baigner ma tête dans des atmosphères inconnues à mes pieds est pérenne et constante. Le plus haut point que nous puissions atteindre n’est pas le savoir, mais la sympathie avec l’Intelligence… Vis libre, enfant de la brume, et, en ce qui concerne le savoir, nous sommes tous des enfants de la brume…

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… Nous étreignons la terre, mais nous la parcourons rarement ! M’est avis que nous pourrions nous élever un peu plus. Nous pourrions au moins grimper à un arbre. J’ai trouvé mon compte en grimpant à un arbre une fois. C’était un grand pin blanc au sommet d’une colline, et bien que mes habits furent salis par la résine, je fus bien dédommagé car je découvris de nouvelles montagnes à l’horizon que je n’avais jamais vues auparavant, et tant de choses en plus de la terre et des cieux. J’aurais pu marcher au pied de l’arbre pendant soixante-dix ans, et pourtant je ne les aurais sans doute jamais vus. Mais, par-dessus tout, j’ai découvert autour de moi, c’était vers la fin du mois de juin, au bout des plus hautes branches uniquement, de minuscules et délicates fleurs rouges en forme de cônes, la fleur fertile du pin blanc tournée vers le ciel. J’ai emporté sur-le-champ le bourgeon le plus haut… La Nature a, dès le commencement, déployé les minuscules fleurs de la forêt uniquement vers les cieux, au-dessus de la tête des hommes et dissimulées à leur regard… ».

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Extraits de : « De la marche »  Henry David Thoreau 1817-1862.

Tableaux : 1/ L’agneau »  Jacobus Simon Kever 1854-1922  2/ « Paysanne se reposant »  Hélène Marie Stromeyer 1834-1924.

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S’élever et découvrir le cadeau des cieux…

BVJ – Plumes d’Anges.



Lumineuse ouverture…

5 août 2012

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« … Le thème de l’amitié nourrit toutes nos littératures… Ici les

personnages de Mr Rat et Mr Taupe s’échangent des vues inédites sur

eux-mêmes et sur le monde. Chacun d’eux essaie de mettre en avant la

meilleure part de l’autre, chacun veut permettre à l’autre de se

montrer sous son jour le plus délicat, le plus brillant. Certes, Mr Taupe

serait perdu sans Mr Rat qui lui sert de guide, mais sans l’esprit

aventureux dont son ami sait faire preuve, Mr Rat n’aurait aucune

chance de sortir de sa réserve devant le monde : il resterait dans son

trou…

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… Ensemble ils transforment en royaume d’Arcadie l’univers banal

qui les environne… ».

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« Le vent dans les saules »  Kenneth Graham (1859-1932) – Extrait de la préface d’Alberto Manguel.

Tableaux : 1/ « Chatons » 2/ « La balle rouge » 3/ « Deux chats »  Sophie Sperlich 1863-1906.

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Permettre à l’autre de déployer sa plus belle lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ordre heureux…

2 août 2012

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« Laissez le Milieu et l’harmonie s’établir parfaitement,

et un ordre heureux règnera ente le ciel et la terre.

Toutes les choses fleuriront et s’épanouiront. »


« L’invariable Milieu »  1, 5 – Confucius 551-479 av. JC.

Tableau : « Jamestown – Rhode Island »  William Trost Richards 1833-1905.

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Avancer d’un pas léger…

BVJ – Plumes d’Anges.

Épanouissement de l’être…

30 juillet 2012

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… »L’esprit de la Vérité souffle quand il veut, non au commandement de l’homme. Mais celui-ci peut dans un entraînement constant, lutter envers tout obstacle à cet épanouissement de l’être ; il peut apprendre à dominer son égoïste volonté de durée, à surmonter la crainte face à la douleur et à prendre sur lui la douloureuse réalité de l’existence. Il s’exerce à se rendre perméable à l’Être, à affiner l’œil et l’oreille intérieurs. Touché par l’Être, il parviendra à se purifier dans le silence…

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…L’homme moderne souffre d’un manque de calme – de calme extérieur et, plus encore, de calme intérieur, il manque de sérénité.

Du monde extérieur nous parviennent les innombrables bruits qui, conséquence de la technique, troublent le rythme naturel ; bruits de l’étroitesse du monde d’aujourd’hui dans lequel nous devons vivre. Rares sont les lieux préservés du bruit et de l’exigu. Il nous faut y fuir afin d’y trouver le silence et les espaces libres. Le calme extérieur est lié aux vastes horizons ; rien ne doit y troubler l’atmosphère, l’âme et l’esprit doivent pouvoir s’y épanouir librement…

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… Il y a beaucoup d’hommes qui inspirent le respect par leur savoir, leurs capacités, leur caractère exemplaire, et auquel pourtant il manque quelque chose : le rayonnement humain. Ils ne sont pas en harmonie et en paix avec eux-mêmes ; ils sont incapables d’établir un vrai contact humain. Ils sont privés et de bénédiction et de chaleur communicative, parce qu’ils ne font pas un avec eux-mêmes, parce qu’ils ne sont pas heureux.

La mesure principale d’un homme n’est-elle pas dans la réponse à la question : Est-il en harmonie, est-il en paix ?… N’est-il pas par conséquent, une source naturelle de ce rayonnement grâce auquel autrui se sent accessible en tant qu’être humain, c’est à dire, reconnu, compris et aimé en tant qu’homme ? …

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… Celui qui se contente de soulager la souffrance d’un homme, par exemple avec des drogues, tout en le maintenant enfermé dans le monde de la conscience naturelle, ne travaille pas en faveur du salut mais agit plutôt en tricheur. Le sens des souffrances humaines, en particulier, est de permettre l’accession à un ordre spirituel et à des forces supérieures qui vous libèrent de celles qui ont provoqué ces souffrances…

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… Celui qui est parfois capable de laisser pénétrer la lumière surnaturelle en lui se trouve au seuil de sa métamorphose. Celui qui sait déjà y demeurer de temps en temps, grâce à ses rayons a déjà ouvert une porte sur la vérité. Ici guette le danger suprême : va-t-il s’emparer de la flamme et l’emporter, ou va-t-il se laisser consumer par elle ? La chance de naître à nouveau n’est donnée qu’à celui qui a qui a le courage de se fondre à la flamme de la lumière surnaturelle…

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… Plus on avance dans l’art de demeurer dans l’être, plus on découvre combien les rayons de la lumière surnaturelle mettent de l’ordre à l’intérieur de soi, combien ils purifient, dénouent les crispations et fertilisent, – non de manière analytique, en décomposant – mais positivement, en vivifiant les forces créatrices. Or tout dépend de cela ! Après avoir appris à regarder la lumière et à demeurer en elle, nous apprenons à connaître le sens de la souffrance, et tout ce que l’on a vécu jusque là s’ordonne dans un tout, nouveau et plus profond…

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… Celui qui se libère de sa coquille pénètre dans la splendeur de l’Être. Son dépouillement, sa nudité lui permettent de vivre le mystère de la plénitude. Là où d’autres sont dévorés par la vie, il se sent porté par elle… »

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« L’âme doit se briser avec violence dans sa propre Lumière. De la nuit et de la lumière jaillit un feu, un amour. Ainsi l’âme doit percer vers l’ordre divin. »

Maître Eckart  (1260-1328)

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Extraits de : « La percée de l’Être »  Karlfried Graf Dürckheim 1896-1988.

Photos BVJ – Jardin de Baudouvin dans le Var.

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Rechercher les lieux de silence…

BVJ – Plumes d’Anges.


Étonnement…

26 juillet 2012

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Je suis toujours émerveillée de l’attention que porte un enfant sur un clown. Les yeux grands ouverts, le regard pur où gravité et joie se succèdent, tout à son étonnement, entièrement présent à lui-même et transporté dans un monde céleste, il savoure le moment…

Et si,

et si nous tentions de porter un semblable regard sur ce qui nous entoure ?

Si nous invitions dans notre vie  légèreté, simplicité, joie et étonnement ?

L’étonnement, oh, oui !

Aujourd’hui le spectacle est ici, un petit click

—> Mr Ramesh

et vous serez conquis(e), j’en suis certaine !

(merci à Nout pour cette découverte dont je ne me lasse pas)

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Tableaux : 1/« Clown »  Karoly Ferenczy 1862-1917  2/« Bébé Félix »  Pal Szinyei  Merse 1845-1920.

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S’étonner encore et toujours…

BVJ – Plumes d’Anges.

Souvenirs alpins…

23 juillet 2012

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« Pays, arrêté à mi-chemin

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… Entre la terre et les cieux

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… Aux voies d’eau et d’airain,

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… Doux et dur, jeune et vieux

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… Comme une offrande levée,

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… Vers d’accueillantes mains

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… Beau pays achevé

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… Chaud comme le pain ! »

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« Au ciel, plein d’attention,

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… Ici la terre raconte ;

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… son souvenir la surmonte

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… dans ses nobles monts.

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… Parfois elle parait attendrie

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… qu’on l’écoute si bien,

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… alors elle montre sa vie

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… et ne dit plus rien. »

Photos BVJ

(entre Parc des Écrins et vallée de la Maurienne)

Extraits de : « Les quatrains valaisans »  Rainer Maria Rilke 1875-1926.

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Communier avec l’âme de la nature…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ascendre…

6 juillet 2012

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Ascendre quelques jours  les sommets et le pays des blancs moutons.

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UNE PETITE PAUSE…

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… je vous laisse une plage…

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… tout est là qui vous attend…

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… et si par hasard se dessinent à la surface de l’eau…

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… quelques moutons d’écume…

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… vous saurez alors…

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… que mes célestes pensées vous accompagnent.

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Douces vacances à toutes et à tous, à bientôt !

Madame Plumes.

Photos BVJ

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Découvrir de nouveaux horizons…

BVJ – Plumes d’Anges.


Donner des ailes…

4 juillet 2012

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… »La force de l’aile est par nature de pouvoir élever et conduire ce qui

est pesant vers les hauteurs où habite la race des Dieux. De toutes les

choses de nature corporelle, ce sont les ailes qui le plus participent à ce

qui est divin. Or ce qui est divin, c’est le beau, le sage, le bon et tout ce

qui est tel. Ce sont les qualités qui nourrissent et fortifient le mieux

l’appareil ailé de l’âme, tandis que leurs contraires, le mauvais et le

laid, le consument et le perdent… »

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Extrait de : »Phèdre » Platon 428-348 avant JC.

Tableaux : 1/« L’adoration de Vénus » détail  2/« Résurrection du Christ » détail –  Le Titien 1488-1576.

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Donner des ailes aux enfants…

BVJ – Plumes d’Anges.

Mystère…

2 juillet 2012

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« La Terre enseigne à regarder profondément, profondément.

Les yeux corporels sommeillent. Brille et veille un Oeil invisible.

S’effrayant, il regarde

Le mystère terrestre.

Cependant que la Terre dit :

– Sois allègre, je suis dans l’allégresse !

Regarde devant toi :

Il est une voix dans le saltant aujourd’hui ainsi qu’une voix dans l’obscur hier.

Dans le lit, cave du lac, le sous-sol est argile, marne et terreau,

Mais ce n’est là que la couche première :

Là est le fond, et au-dessus de la profondeur la vague, après la vague

Écoute, il est temps.

Sois jeune !

Tout sur Terre est changement, trait par trait, ajoute-toi… »

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Extrait de : « La Terre »  Constantin D.Balmont 1867-1942.

Tableaux :1/ »Vue d’un grotte dans le Golfe de Naples » 1830 Anonyme allemand  2/Joseph Sacco « Oeil de jeune femme », détrempe sur ivoire datant de 1844 – Collection Menil – Houston.

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Plonger au plus profond de soi…

BVJ – Plumes d’Anges.