Sensibilité…

2 avril 2014

.

.

« … La vérité, le vrai Dieu – non celui qu’a façonné l’homme – ne veut pas d’un esprit dévasté, petit, creux, étroit, limité. Il lui faut un esprit sain, qui puisse l’apprécier ; il lui faut un esprit riche, non de savoir mais d’innocence – un esprit vierge de toute trace d’expérience, un esprit libéré du temps. Les dieux que vous avez inventés pour votre propre réconfort acceptent la torture ; ils acceptent un esprit qui se laisse toujours ternir. Mais l’authentique, lui, ne veut rien de tout cela ; il veut un être humain total et complet, au cœur plein, riche, clair, capable de ressentir intensément, capable de voir la beauté d’un arbre, le sourire d’un enfant, et la détresse de la femme qui a toujours connu la faim.

Il faut que vous ayez cette extraordinaire capacité de sentiment, cette sensibilité à toute chose – l’animal, le chat qui passe sur le mur, la saleté, la crasse, la pauvreté des êtres humains vivant dans la misère, dans le désespoir. Vous devez être sensibles, ressentir les choses intensément, mais sans suivre de direction particulière ; il ne s’agit pas d’une émotion fluctuante, mais d’une sensibilité impliquant tout l’être – nerfs, corps, oreilles, voix. Vous devez être sensibles de manière absolue et permanente. Sans cette sensibilité extrême, absolue, il n’est point d’intelligence. L’intelligence vient avec la sensibilité et l’observation…

.

… La première chose à faire, si je puis me permettre de le suggérer, est de découvrir pourquoi vous avez certains critères de pensée, et pourquoi vous avez une certaine manière de ressentir les choses. N’essayez pas d’y changer quoi que ce soit ni d’analyser vos pensées et vos émotions, mais prenez conscience des tendances spécifiques que suit votre pensée, ainsi que des motivations de vos actes. Bien que l’analyse permette de découvrir les motivations, de déceler certaines choses, cela ne peut être vrai : la vérité n’apparaitra que lorsque vous serez intensément conscients de ce qui se passe à l’instant même où se déclenchent votre pensée, votre émotion ; vous en verrez alors la subtilité extraordinaire, la finesse, la délicatesse. Tant que persisteront en vous un « je dois » et un « je ne dois pas », ces contraintes vous empêcheront de découvrir les méandres fugaces de la pensée et de l’émotion. Et je suis sûr qu’on vous a élevés à l’école des « il faut », « il ne faut pas » ; c’est ainsi que vous avez détruit pensée et sentiment. Vous avez été ligotés et mutilés par des systèmes, par des méthodes, par vos maîtres. Abandonnez donc ces « il faut », et « il ne faut pas ». Il ne s’agit pas de prôner la licence, mais de prendre conscience de cet esprit qui ne cesse de dire « je dois », « je ne dois pas ». Alors, telle une fleur qui s’épanouit par un beau matin, l’intelligence éclot : elle est là, active, créatrice – et la compréhension naît… »

.

Extraits de : « Le Livre de la Méditation et de la Vie » 1° et 3 mai  Jiddu Krishnamurti 1895-1986.

Tableaux : 1/« Flora »  Alexandre Blum XIXème 2/ »Fleurs dans un vase de Delph »  Alexander Marshal 1620-1682.

…..

Ressentir la vie au plus profond de notre chair et de notre cœur…

BVJ – Plumes d’Anges.

Evidence…

31 mars 2014

.

« Comme par ivresse

avançant d’un pas léger –

le vent de printemps »

Ryokan
.

.

« À ceux qui n’aiment que les fleurs

j’aimerais dévoiler le printemps

qui frémit dans les pousses au travail

sur les collines couvertes de neige. »

Poème du Japon ancien.

.

.

« Rien d’autre aujourd’hui

que d’aller dans le printemps

rien de plus »

Yosa Buson

.

.

« Sois comme l’arbre qui couvre de fleurs la main qui le secoue ! »

Proverbe japonais


Photos BVJ

…..

Fleurir, chacun à notre façon…

BVJ – Plumes d’Anges.

Parfum des parfums…

28 mars 2014

.

.

Certains pensent que son nom viendrait de l’amérindien guarani « nana nana » qui aurait pour sens « parfum des parfums »…

D’autres avancent l’idée que son origine se trouverait dans les langues orientales, en Inde particulièrement, il signifierait « fruit du pin ». En effet, les anciens botanistes qui ont écrit sur cette plante ont été frappés par la ressemblance de l’ananas avec la pomme de pin…

D’autres encore racontent  cet effroyable conte : « À Madagascar, une femelle crocodile nageant avec sa progéniture, dans les eaux saumâtres d’un estuaire rencontra un requin. Afin de mettre à l’abri ses petits, elle les projeta sur la terre ferme d’un coup de queue. Lorsque les jeunes crocodiles retombèrent, leurs têtes s’enfoncèrent dans la terre. Ils agitèrent tellement leur queue pour se dégager  que celle-ci se découpa en lanières et de leurs dents, des racines poussèrent. Une nouvelle plante était née : l’ananas. Et pour rappeler son origine, le fruit est recouvert d’écailles et ses feuilles sont épineuses. »

Qui croire ?  Peu importe, le tout n’est-il pas d’apprécier, de remercier et de se régaler ?

Rien que pour vous et pour ensoleiller le week end,

une sublime recette trouvée sur le net (blog « La Cuisine d’Anna Purple »)

.

.

CAKE À L’ANANAS.

.

Ingrédients : 100 g de beurre, 170 g de sucre roux, 170 g de farine, 4 œufs entiers, 1 boite 1/2 de brisures d’ananas, 2  sachets de levure, 2 c.à soupe de rhum.

.

Réalisation : Égoutter les morceaux d’ananas, les faire macérer dans 2 cuillères à soupe de rhum. Réserver.

Battre les œufs et le sucre, puis incorporer farine, levure et beurre fondu. Bien égoutter les morceaux d’ananas, en mixer la moitié et incorporer la totalité à ce mélange.

Verser dans un moule à cake beurré, enfourner pendant 45 minutes à 180°(200° dans mon four).

.

.

DOUX WEEK END SOUS LE SOLEIL, évidemment !

Illustration: « Ananas » Planche extraite de “Flora sinensis”  Michael Piotr Boym – Missionnaire jésuite polonais -1612-1659.

(illustration déjà utilisée —> )

Photos BVJ

…..

Ensoleiller et parfumer notre quotidien…

BVJ – Plumes d’Anges.

Pétales de lune…

26 mars 2014

.

.

« Comme l’étoile filante,

.

.

le mirage,

.

.

la flamme,

.

.

L’illusion magique,

.

.

la goutte de rosée,

.

.

la bulle sur l’eau,

.

.

Comme le rêve,

.

.

l’éclair ou le nuage,

.

.

Considère ainsi toute chose. »

Chandrakirti cité par Mathieu Riccard dans « Plaidoyer pour l’altruisme » 2013.

Photos BVJ

…..

Tout existe, rien n’existe…

BVJ – Plumes d’Anges.

Permettre…

24 mars 2014

.


.

« N’essaie pas de regarder trop loin devant ou de faire des plans trop longtemps à

l’avance car, dans ce cas, ils pourraient bien changer. Il serait préférable de

permettre à toute chose de se déployer, et tu verras que cela arrivera bien plus

vite que tu ne peux l’imaginer. Ne sois pas impatient ; attends-Moi, simplement, et

vois toute chose s’ouvrir de façon merveilleuse. Mais cela doit se faire au bon

moment. Quand l’hiver s’installe, tu crois toujours qu’il ne finira jamais, mais

avant que tu réalises ce qui est en train d’arriver, le printemps commence à surgir

presque sans que tu t’en aperçoives. C’est le même processus avec le nouveau.

Comme le printemps, il est là, et l’hiver, l’ancien, est fini. Mais peut-être ne l’as-tu

pas pleinement compris ou accepté, et tant que ce ne sera pas le cas, tes yeux ne

s’ouvriront pas sur cette merveille. Ouvre les yeux et ne manque rien de ce qui est

en train de se passer en ce moment. »

.


Extrait de : ” La petite voix” 24 mars  Eileen Caddy 1917 – 2006.

Illustrations : 1/ « Printemps » 2/« L’Attente » Heinrich Vogeler 1872-1942.

…..

Chaque chose arrive à son moment, le bon moment…

BVJ – Plumes d’Anges.

Vraie nature…

22 mars 2014

.

.

« … Les paysans lisent l’almanach. Quoi de plus beau pour eux ? Les jours qui viennent et les mois et les saisons, ce sont des jalons pour leurs projets. De l’année qui va suivre, on connaît d’avance certaines choses. D’abord ce qui est comme immuable, c’est à dire le départ et le retour des étoiles ; tel est le squelette de l’almanach. Une année, c’est un tour complet des étoiles (…) Les étoiles marquent les heures aussi ; les pilotes de Virgile suivaient les mouvements de la Grande Ourse autour de l’étoile Polaire ; ce mouvement indique à la fois l’heure et la saison ; au cours d’une année, le minuit de la Grande Ourse fait le tour du cercle ; en ce moment, et au commencement de la nuit, la Grande Ourse est presque au zénith ; cette grande aiguille marque la saison, le temps où le merle siffle, où les narcisses sont fleuris. Il en est de même tous les ans. Ce n’est pas un petit travail que d’expliquer la relation entre l’Ourse qui tourne au ciel et l’oiseau qui fait son nid ; mais encore faut-il commencer par le remarquer, je dirais même par l’admirer. Je crois que les hommes des champs ont un peu trop oublié ce regard vers les étoiles, qui apprit à l’homme les lois les plus simples. Les anciens savaient qu’Arcturus , qu’on nomme aussi le Bouvier, paraît le soir au temps des labours printaniers, et disparaît quand la saison froide et pluvieuse s’avance. Cette science paysanne s’efface. Le laboureur lit le journal. C’est la ville qui imprime l’almanach ; et, à la place des mois qui sont au ciel, elle nous dessine des casiers sans couleur, des semaines et des dimanches selon le commerce et les échéances. Heureusement, la nature célèbre aussi Noël et Pâques ; heureusement, la fête des Rameaux est écrite dans les bois. N’empêche que l’almanach des villes est un autre almanach. Dans l’almanach auquel je rêve, on verrait l’année tourner sur ses gonds ; c’est ouvrir les grandes portes sur l’avenir, et élargir l’espérance. Les hommes seraient plus près d’être poètes, et plus généreux, s’ils ne cessaient de lier leurs travaux à ce grand Univers … »

.

.

Et qu’aurait-il pu dire sur l’agriculteur de notre époque ?

Extrait de : « Propos sur la nature »  Émile Chartier dit  Alain 1868-1951.

Tableaux : 1/« Peine floraison »   Hugo Darnaut 1851-1937  2/« Printemps à Eller » Hugo Mühlig 1854-1929.

…..

Se re-lier au cosmos…

BVJ – Plumes d’Anges.

Assieds-toi…

19 mars 2014

.

.

« … Prends soin de toi. Chaque fois que, en grandissant, tu auras envie de transformer les erreurs en justice, souviens-toi que la première révolution à accomplir se trouve à l’intérieur de soi, la première et la plus importante. Lutter pour une idée sans avoir aucune idée de soi est l’une des choses les plus dangereuses que l’on puisse faire.

Chaque fois que tu te sentiras perdue, indécise, pense aux arbres, souviens-toi de leur façon de pousser. Souviens-toi qu’un arbre avec beaucoup de feuillage et peu de racines peut être déraciné au moindre coup de vent, tandis que, dans un arbre avec beaucoup de racines et peu de feuillage, la sève court difficilement. Racines et feuillages doivent pousser dans les mêmes proportions, tu dois être dans les choses et au-dessus, ainsi seulement tu pourras offrir ombre et refuge, te couvrir de fleurs et de fruits quand ce sera la saison.

Et puis, quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends. Respire profondément, avec confiance, comme le jour où tu es venue au monde, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore. Ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur. Puis, quand il te parlera, lève-toi et va où il te porte. »

.


Extrait de : « Va où ton cœur te porte » 1994  Susanna Tamaro.

Illustrations : 1/« Portrait de sa fille Jaroslava »  Alfons Mucha 1860-1939  2/ « Flore des serres et des jardins d’Europe »  Louis van Houtte 1810-1876.

…..

Se poser un temps pour emprunter le bon chemin…

BVJ – Plumes d’Anges.

Nombre décisif…

17 mars 2014

.

.

Une belle histoire qui devient réalité…

—–> ICI

Patience, patience, tout arrive,

les grands changements que nous aimerions voir dans le monde sont possibles,

un chemin se dessine, le nouveau émerge,

il nous faut y croire !

.


Vidéo : You Tube « le centième singe »

Illustrations : 1/« Portrait d’un singe » 2/« Oiseau, pavots, libellule et abeille » Peintures indiennes du XVIIème.

…..

Se défaire de nos vieilles habitudes…

BVJ – Plumes d’Anges.


Paix de l’espace…

14 mars 2014

.

.

Elysium Mons…

.

.

Tyrrhena Terra…

.

.

Candor Chasma…

.

.

Noctis Labyrinthus…

.

.

Appolinaris Patera…

.

.

Utopia Planitia…

.

.

Pardonnez mon égarement ! Cet univers minéral était si insolite
.

.

que mon esprit vagabondait sur la planète Mars.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y avait de l’eau !

.

.

BEAU WEEK END À TOUTES ET À TOUS,

PARTEZ À L’AVENTURE DANS DES ESPACES DE PAIX !

Photos BVJ

(entre les plages de la Garonne et celle des Bonnettes dans le Var)

…..

Naviguer vers d’autres espaces…

BVJ – Plumes d’Anges.

Bruyants silences…

12 mars 2014

.

.

« C’est le grand silence de la vie

qui me tinte aux oreilles.

C’est vilain silence qui glapit

rien qu’à lui-même pareil.

C’est bruyant silence de la foule

caquetant tout son saoul.

C’est parfait silence de parlotes

où chacun radote.

Et dans ce guignol

qui ricane

qui rigole

qui me suit

me poursuit

et encore mieux m’isole,

c’est le dur silence de la vie

qui me tinte aux oreilles. »

.

« Bruyants silences » extrait de « Ballades et réflexions à ma façon » 1978  Esther Granek.

Tableau : « Fleurs blanches et poupée japonaise »  Olga Boznanska 1865-1940.

Trois ans se sont écoulés depuis le 11 mars 2011,

il nous faut espérer que le monde tire les leçons de ce drame…

UN BRUYANT SILENCE S’EST ABATTU,

des hommes souffrent dans leur chair,

ils luttent et continuent à donner leur vie pour nous tous

et d’autres, avec folie et arrogance, font des affaires financières et politiques,

font des choix sans la moindre humanité …

Pourtant nous sommes nombreux à penser

que l’être humain devrait passer avant les intérêts ou la gloire de certains :

n’est-il pas temps de changer de chemin ?

Cette course à la consommation qui s’accompagne d’énormes besoins énergétiques ne doit-elle pas ralentir ?

Une autre destination est possible, il nous faut la vouloir.

…..

Changer notre chemin de vie…

BVJ – Plumes d’Anges.