Situations extrêmes…

16 janvier 2017

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« … Chaque année, la chaleur risque de me tuer. La ville se vide et nous, les chiens, nous finissons dans la rue. La première année fut la plus dure. Je ne savais que faire, j’étais perdu. J’errais dans les rues vides, rien à manger.(…) J’ai résisté, j’ai pleuré, j’ai dormi, puis j’ai regardé le ciel et j’ai vu descendre un ange, avec de grandes ailes blanches. Je l’appelle comme ça, mais je ne suis pas sûr, je l’avais déjà vu d’autres fois de loin, je ne fais pas très attention au ciel. J’ai pensé que c’était un ange parce qu’il s’était adressé à moi.

Quand une créature descend du ciel et te veut justement toi, ce doit être un ange. Il est venu au devant de moi et m’a fait une caresse blanche de son aile. Je l’ai regardé et il m’a dit : « Suis-moi. » Sa voix était celle de l’eau de pluie, « Suis-moi », il a dû me le dire encore, parce que je ne réponds pas la première fois. Je pense que j’ai rêvé un ordre, une invitation, et j’attends donc une confirmation. Je me suis dressé sur mes pattes, j’avais la tête qui tournait. Il faisait la chaleur volcanique de ces terres jaunes du sud, tuf et soufre. L’ange m’a conduit hors du territoire connu. Je suis paresseux, sans curiosité pour le grand monde, j’aime les habitudes. Mais je me sentais en danger. L’ange m’a ouvert les routes, il y avait partout des chiens perdus qui traînaient en quête d’une occasion. Il m’a trouvé un coin et m’a apporté à manger, j’ai demandé pourquoi il m’aidait, il a répondu que c’était sa mission. Il avait des ailes pour ça, pour attirer le regard des créatures vers le ciel. Il apprenait à s’adresser en haut quand le bas nous abandonne.

« Tu as regardé en haut, c’est pour ça que je suis descendu. Si tu avais gardé les yeux à terre, je n’aurais pas pu. Je viens seulement chez ceux qui ont besoin du ciel. »

Je ne savais pas que j’en avais besoin, mais il est vrai que j’avais levé les yeux en quête d’un nuage de pluie. Les hommes s’abritent, nous non, pour nous c’est la plus belle des caresses.

Je n’avais pas mangé de poisson avant cet été-là, j’ai découvert que c’était très bon, il me l’apportait tout frais de la mer. Il me disait que la mer aide quand la terre se ferme. Je n’avais pas pensé à la mer, au ciel, la terre me suffisait. Les anges aident à penser.

« Ange, dis-je, tu connais le monde, tu le surveilles depuis les airs, dis-moi quelle est ma faute.

– Je vois les montagnes, mais je ne distingue pas les prises, je vois la grandeur mais je ne reconnais pas les détails. Je suis en exil quand je descends sur terre, je vis au ciel. J’ai vu de loin des chiens lécher la main de l’employé de la fourrière et d’autres mordre celle de leur maître. Les torts et le mérites sont répandus pêle-mêle sur la terre. La faute d’un autre retombe sur toi et à un autre revient le mérite d’une de tes bonnes actions. Ce n’est qu’à le fin qu’on fait les comptes et qu’on répond de chaque chose.

– Même de l’abandon ? ai-je demandé.

– Oui »

Les jours passaient, bouillants, dans la rue les marginaux s’organisaient en meutes. La nécessité rend dangereux. La police est intervenue et elle a arrêté un grand nombre d’entre nous. Je m’enfuyais en suivant par terre l’ombre des ailes devant ma course. La ville était sans protection, mais moi j’étais sous celle de l’ange… »

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Extrait de : « Le plus et le moins » 2015  Erri De Luca.

Illustrations : 1/« L’Annonciation » – détail – Jacopo Pontormo 1494-1557  2/Etude –  Sir Edwin Henry Landseer 1802-1873.

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Se sentir sous la protection de l’Ange…

BVJ – Plumes d’Anges.

Oeuvres humaines…

12 janvier 2017

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« … Tous les lieux habités sont faits de manques et de trop pleins…

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… Un jour, vous aussi vous mourrez. Quand viendra l’heure, posez-vous la question qui compte : « Ai-je fait un bel usage de ma présence au monde ? » Si la réponse est non, ce sera trop tard, pour vous plaindre comme pour changer. Alors n’attendez pas…

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… La plupart des gens s’accommodent d’une géographie réduite et se contentent de passer leur vie à marcher ou dormir dans une toute petite part de nuit. Quelques-uns s’efforcent d’aller vers des coins ou de grands espaces qu’ils n’avaient jamais visités auparavant..

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… Elle a aussi dit à mon oncle que jamais, même en joignant leurs forces, ils ne parviendraient à réparer l’irréparable, à redonner vie au passé. À défaut, ils avaient commencé une œuvre qui valait la peine. Je ne comprenais pas le sens de ses mots. Puis ils m’ont expliqué. Et j’ai vu. Cette nuit-là, j’ai compris que, puisque le bon Dieu n’existe pas, il est des hommes qui, sans se prendre pour lui, essayent de faire des choses bien, à leur mesure, en fouillant dans le peu que la nature leur a donné pour accompagner les rêves des autres. C’est mon oncle qui a inventé ce mot d' »aide bonheur »…

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Elle ne sera jamais finie, la beauté c’est continuel, et il faut lui courir après, la découvrir au jour le jour… »

Extraits de : « La belle amour humaine » 2011  Lyonel Trouillot.

Illustration : « Les quatre parties du monde »  Jean-Jacques Bachelier 1724-1806.

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Peindre sa vie le cœur ouvert…

BVJ – Plumes d’Anges.

Doux liens…

9 janvier 2017

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« Sumire adore les oiseaux…

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… Quel beaux yeux elle avait ! Chaque fois que je les regardais, je tombais en admiration. Pareils à un lac mystérieux que les explorateurs et les aventuriers du monde entier auraient enfin découvert après avoir parcouru toute la Terre, ils viraient au bleu pâle, au vert mousse ou au bleu outremer en fonction des reflets de la lumière…

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… – Ton âme ?

Bien entendu je connaissais le mot, mais j’ignorais sa signification exacte.

– L’âme, c’est ce que nous avons de plus précieux. Si nous la souillons, nous perdons tout.

– C’est différent du cœur ?

– Bonne question, Hibari. Oui, c’est différent du cœur.

Sumire m’avait répondu sans hésiter. Puis elle a continué d’un air pénétré :

– L’âme est protégée par le cœur, qui est lui-même protégé par le corps.

Pendant quelques minutes, j’ai tenté de visualiser cela dans mon esprit. Le corps protège le cœur, qui protège l’âme, donc, en gros…

– C’est comme un daifuku* à la fraise ?

J’avais eu une illumination.

– Voilà, c’est exactement cela.

Sumire a écarquillé les yeux. Ils brillaient comme deux beaux lacs à la lumière du soleil.

– L’enveloppe de pâte de riz est le corps, la pâte de haricots rouges, c’est le cœur, et la fraise au milieu est l’âme, c’est tout à fait ça. Hibari, à votre avis, quel est l’essentiel dans le daifuku à la fraise ?

– La fraise !…

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… Parce que dans ce monde, pour construire son propre univers sans appartenir à un groupe, il faut une volonté inflexible…

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… Vous savez Hibari…

C’était ainsi qu’elle commençait quand elle s’apprêtait à me dire quelque chose d’important. Elle a continué doucement, le regard toujours tourné vers le ciel :

Quand il pleut, il faut se laisser mouiller par la pluie, et quand il vente, il faut se laisser fouetter par le vent. Faites comme vous l’entendez, Hibari. Mais…

Sumire s’est tue. Puis en me scrutant au fond des yeux, elle a repris :

Il n’y a que vous pour savoir ce que vous voulez vraiment. N’est-ce-pas ?… »

*daifuku —> ICI

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Extraits de : « Le Ruban » 2014  Ogawa Ito.

Illustrations : 1/« Perruches » Planche issue de  « Le livre des Canaries et oiseaux de cage » 1878   2/« Fraises sauvages »  Johann Adam Schlesinger 1759-1829.

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Chouchouter ce qui est précieux en nous…

BVJ – Plumes d’Anges.

Aspirations inpirées…

5 janvier 2017

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« À propos de chaque désir il faut se poser cette question :

quel avantage résultera-t-il pour moi si je le satisfais,

et qu’arrivera-t-il si je ne le satisfais pas ? »

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Épicure 341-270 avant J.C.

Tableau : « Jeune fille près d’un bassin » Herbert James Draper 1863-1920.

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Définir nos aspirations profondes…

BVJ – Plumes d’Anges.

Traits de plume…

1 janvier 2017

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« … Trois balles de fourrures de zibeline et de martre, cent douze panni de laine, neuf rouleaux de satin de Bergame, autant de velours florentin doré, cinq barils de nitre, deux caisses de miroirs et un petit coffre à bijoux : voilà ce qui débarque après Michelangelo Buonarroti dans le port de Constantinople le jeudi 13 mai 1506…

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… Cela commence par des proportions. L’architecture est l’art de l’équilibre ; tout comme le corps est régi par des lois précises, longueur des bras, des jambes, position des muscles, un édifice obéit à des règles qui en garantissent l’harmonie. L’ordonnancement est la clé d’une façade, la beauté d’un temple provient de l’ordre, de l’articulation des éléments entre eux. Un pont, ce sera la cadence des arches, leur courbe, l’élégance des piles, des ailes, du tablier. Des niches, des gorges, des ornements pour les transitions, certes, mais déjà, dans le rapport entre voûtes et piliers, tout sera dit…

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… Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur désespoir par la colère, leur peur dans l’amour ; au vide, ils répondent en construisant des châteaux et des temples. Ils s’accrochent à des récits, ils les poussent devant eux comme des étendards ; chacun fait sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage. On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d’éléphants et d’êtres merveilleux ; en leur racontant le bonheur qu’il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l’amour, l’amour, cette promesse d’oubli et de satiété. Parle-leur de tout cela, et ils t’aimeront ; ils feront de toi l’égal d’un dieu…

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… En retraversant la Corne d’Or, Michel Ange a la vision de son pont, flottant dans le soleil du matin, si vrai qu’il en a les larmes aux yeux. L’édifice sera colossal sans être imposant, fin et puissant. Comme si la soirée lui avait décillé les paupières et transmis sa certitude, le dessin lui apparait enfin.

Il rentre presqu’en courant poser cette idée sur le papier, traits de plume, ombre au blanc, rehauts de rouge.

Un pont surgit de la nuit, pétri de la matière de la ville…

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Le seul objet qu’il a emporté, c’est son carnet sur lequel il note quelques derniers mots, alors que le navire passe la pointe du Sérail.

Apparaître, poindre, briller.

Consteller, scintiller, s’éteindre… »

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Apparaître, poindre, briller, consteller, scintiller

dans la joie et la légèreté,

c’est ce que je vous souhaite au seuil de 2017.

BELLE NOUVELLE ANNÉE  À TOUTES ET À TOUS !

Extraits de : « Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants. » 2010 Mathias Enard.

Illustrations : 1/« Constantinople la mosquée de Top-Kahné »  Yvan Aïvazovski 1817-1900  2/« Phare d’Ahirkapi à la pointe du Sérail »  Michael Zeno Diemer 1867-1939.

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Lancer des ponts avec légèreté…

BVJ – Plumes d’Anges.

Des rêves, ayons !…

20 décembre 2016

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« Un jour, tandis que je guettais, debout, à la première lueur de l’aurore, que le soleil envoyât ses rayons de derrière les arbres, il me sembla soudain qu’une ancienne brume se dissipait devant mes yeux, en un instant, et que la lumière du matin révélait sur la face du monde une splendeur de joie. »

Extrait de « La religion du poète » Rabindranath Tagore. Passage cité par Erik Sablé dans « Petit traité de la joie ».

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CRÉONS DEVANT NOUS, UN TEMPS DE RENAISSANCE !

De petits RÊVES et de grands rêves,

en nous,

pour nous,

pour le monde,

pour la Terre…

qu’ils soient JOYEUX et LUMINEUX !

Plumes d’Anges se met en PAUSE,

belles FÊTES de fin d’année à toutes et à tous,

des fêtes pleines pleines d’AMOUR…

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Photos BVJ

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Faire le choix de la lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.


Blanche neige…

15 décembre 2016

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« … Ce que nous cherchons en vain

depuis des siècles de quêtes

c’est une autre humanité

ayant connu nos problèmes

et les ayant résolus

mais la narquoise Nature

veut que nous trouvions tout seuls. »

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Extrait de : « D’infinis paysages »  Michel Butor pour Anne Walker – 2011 – Printemps des Poètes.

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C’est bien connu, nos pensées sont créatrices.

Ayant admiré le monde polaire de Lorenzo Papace,

mes yeux sont attirés par une autre merveille :

un univers enchanteur et enchanté,

et du talent, encore du talent…

Un monde parfait ?

pour le découvrir, il suffit d’un clic

—> ICI

et pour mieux connaître l’univers de ces créateurs, c’est

—>

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Dans cette cruelle actualité,

il y a aussi le chemin de la beauté et la poésie,

il peut nous aider à vivifier la vie…


Estampe  « Paysage enneigé »  de  Kawase Hasui  (1883-1957)

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S’exercer à distinguer la présence de la lumière…


BVJ – Plumes d’Anges.

Virtuose…

12 décembre 2016

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Je viens de faire un petit voyage tout à fait merveilleux dans le haut pays,

je veux dire à PARIS !

Un train à grande vitesse d’un confort inouï m’a téléportée en un temps record,

m’offrant au passage des paysages givrés du plus bel effet, la note était donnée…

J’ai vu beaucoup de belles choses et j’avoue que mes yeux se sont remplis de larmes

devant la féérie imaginée par l’artiste Lorenzo Papace pour les vitrines de Noël

des Galeries Lafayettes.

Je savais qu’il se passait toujours quelque chose dans ce magasin…

Là, de simples papiers pliés, repliés, collés, travaillés… pour un résultat

E P O U S T O U F F L A N T !!!

Une créativité, une poésie, un travail à saluer,

je ne sais quels mots employer pour vous faire partager mon ressenti…

L’homme, s’il le décide, peut se souvenir de la beauté du monde

et des grands pouvoirs qu’il détient

pour la partager.


Les maquettes miniatures  de ce Noël Extra Polaire seront vendues aux enchères et

les bénéfices reversés à l’association Wild-Touch,

pour plus de renseignements vous pouvez suivre ce lien :

—> vente aux enchères des maquettes de Lorenzo Papace

Merci du fond du cœur au virtuose Monsieur Lorenzo…

Si vous voulez partir à la découverte de cet artiste, suivez ce lien —> Lorenzo Papace

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Photos PJ.

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Unir préservation de notre planète et beauté…

BVJ – Plumes d’Anges.


Célestes nourritures terrestres…

4 décembre 2016

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Un lever de soleil, un bord de mer,

une forêt, un rire d’enfant,

une main offerte, une main tendue,

une musique de Mozart, un gâteau fait maison,

un flocon de neige, un hasard heureux,

un instant d’ivresse, une plume d’oiseau,

un champs de pâquerettes, un repas partagé,

un livre de François Cheng, un moment de tendresse,

un petit voyage, une nuit étoilée,

une infinie douceur, un bouquet de pivoines,

un couple d’amoureux, un instant de silence,

un sourire complice, un long baiser,

un brin de générosité, une gaieté légère,

une secrète lumière, une pensée aimante,

un rêve éveillé, un décor harmonieux,

une balade en montagne, un croissant de lune,

un parfum poudré, un air de paradis…

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À VOUS DE CONTINUER LA LISTE DE CES PETITS BONHEURS

QUI ILLUMINENT CHAQUE JOUR,

ELLE EST SANS FIN ME SEMBLE-T-IL,

À NOUS DE PRENDRE CONSCIENCE DE CES MERVEILLES…

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Illustrations : 1/« Danaë » (détail)  Orazio Gentileshi 1563-1639   2/« Roses trémières » Adelia Armstrong Lutz 1859-1931.

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Il est l’heure de s’éveiller…

BVJ – Plumes d’Anges.

Questions ouvertes…

1 décembre 2016

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« … Tu sais, ce qui m’intéresse, ai-je poursuivi, c’est de comprendre de quoi nous sommes constitués, fabriqués. Par quelle opération nous parvenons à assimiler certains évènements, certains souvenirs, qui se mélangent à notre propre salive, se diffusent dans notre chair, quand d’autres restent comme des cailloux coupants au fond de nos chaussures. Comment déchiffrer les traces de l’enfant sur la peau des adultes que nous prétendons être devenus ? Qui peut lire ces tatouages invisibles ? Dans quelle langue sont-ils écrits ? Qui est capable de comprendre les cicatrices que nous avons appris à dissimuler ?… »


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Extrait de : « D’après une histoire vraie » 2015 Delphine de Vigan.

Illustrations : 1/« Cachemire » 2/« Chardons »  John Singer Sargent 1856-1925.

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Tenter de comprendre pour mieux accepter…

BVJ – Plumes d’Anges.