Bienfaisant imaginateur…

22 février 2021

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« Aujourd’hui je n’ai rien fait.

Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.

 

Des oiseaux qui n’existent pas

ont trouvé leur nid.

Des ombres qui peut-être existent

ont rencontré leurs corps.

Des paroles qui existent

ont recouvré leur silence.

Ne rien faire

sauve parfois l’équilibre du monde

en obtenant que quelque chose aussi pèse

sur le plateau vide de la balance. »

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NE RIEN FAIRE MAIS ÊTRE

pour que le monde retrouve un juste équilibre,

dessine un chemin de paix et y dépose des pensées mûrement réfléchies.

S’indigner calmement au plus profond de soi,

redécouvrir notre valeur humaine, respecter le souffle de la vie et se respecter,

fuir l’agitation, la déraison qui mènent à la confusion…

Garder intacte notre vision du monde pour qu’elle prenne corps dans la réalité,

sentir les vibrations du printemps futur qui chante ici et là,

BIENTÔT SERA LE JOUR D’UN NOUVEL ENVOL…

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Poème extrait de : « Treizième poésie verticale »  Roberto Juarroz  1925-1995.

Illustrations : 1/« Bord de champs »  Marie Egner  1850-1940  2/« La vérité »  Mikalojus-Konstantinas  Ciurlionis 1875-1911.

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Se laisser aller à être plutôt qu’à faire…

BVJ – Plumes d’Anges.

 

Chants des dunes…

14 février 2021

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Tout était blanc dans la thébaïde, tout était silencieux, les pensées n’existaient plus…

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… nulle idée, nulle tension, seuls le calme et la sérénité.

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Riche de ce silence intérieur, la progression se poursuivait.

Un pas devant l’autre, habités par une force sans nom.

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La neige se faisait reine, laissant apparaître la silhouette des monts.

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Plus loin… d’étranges zébrures, couleur moka,

« les nuages ont déposé du sable saharien » nous disait-on.

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Les dunes de neige ainsi chargées allaient-elles devenir « musicantes » ?

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Plus loin encore, la lumière du soleil éclairait d’autres réalités…

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… les voiles maritimes, poussées par la brise, voyageaient vers le Col.

Couleurs, battements d’ailes, de drôles d’oiseaux sillonnaient le lieu.

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Un long moment après, autre apparition, une source d’eau chaude,

sortie de la nuit des temps, bravait courageusement le froid

sans pouvoir exercer son ministère terrestre,

celui de soigner certains maux de l’homme.

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Télescopages de lieux, d’époques, de l’ombre et de la lumière,

du noir et blanc et de la couleur, du possible et de l’impossible…

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Le monde est ainsi fait de ses chauds et de ses froids, éternelle musique qui éveille

mais que certains jouent avec fracas.

L’homme imite-t-il la nature ou la nature imite-t-elle l’homme ?

Vaste question !

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« … Au cœur du rien tout est floraison. La vie est un tout dans le tout,

à prendre ou à laisser. Si je ne veux prendre que ce qui m’arrange, je perds tout… »

Extrait de : « Le désert vivant »  Lorand Gaspard  1925-2019.

Photos BVJ – Février 2021 –

Vallée de l’Ubaye, Col du Lautaret, Plan de Phazy  Guillestre/Risoul.

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Apprivoiser les chauds et les froids de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Jardin fertile…

8 février 2021

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Dans ma tête, j’ai créé un jardin avec vue imprenable sur le ciel.

J’ai tenté de le composer telle une musique,

ici des notes blanches et là des notes roses,

quelques portées aromatiques pour les oiseaux chanteurs enchantés et enchanteurs,

des arbres en majesté où virevoltent des papillons,

quelques gros cailloux où s’asseoir les jours de grande fatigue,

une gloriette où prendre une tasse de thé,

des herbes folles, des herbes sages,

un bassin d’eau limpide où le soir venu, se mirent les étoiles…

C’est un petit lieu calme, mille parfums y planent,

ombre et lumière s’y prélassent délicieusement.

J’aime me reposer dans ce jardin intérieur, fruit de mes rêves,

et y cueillir des pensées un tantinet sauvages.

Et vous, comment imaginez vous le vôtre ?

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« The stars nodded,

the ocean agreed,

The flowers chorused,

« Bloom now – bloom free »

rise again »

 

(« Les étoiles ont hoché la tête,

L’océan a accepté,

Les fleurs ont chanté,

« Fleurissez maintenant – fleurissez librement »

ressuscitez. »)

Tess Guinery

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Illustrations : 1/ « Roses et autres fleurs » Album de plantes japonaises   2/ « Maison de thé » – Dynastie-Joseon-XVème-Corée.   Auteurs anonymes.

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Entretenir avec soin le jardin de nos rêves…

BVJ – Plumes d’Anges.

Réveil de l’éveil…

2 février 2021

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« … Je suis entrée dans le salon de thé le 16 octobre de l’an dernier. Je consigne tout dans un carnet, comme une sorte d’almanach qui tient dans ma poche et dessine un rythme à ma vie et au peu d’évènements qui la ponctuent.  Je me serais souvenue de ce jour sans en avoir rien écrit. Mais je l’ai fait. Sous cette date, il est indiqué le nom du lieu : « Ukiyo » et j’ai glissé la carte de visite du salon de thé pour être certaine de le retrouver. Je sais maintenant que le mot Ukiyo n’existe pas dans mon langage, qu’il veut dire profiter de l’instant, hors du déroulement de la vie, comme une bulle de joie. Il ordonne de savourer le moment, détaché de nos préoccupations à venir et du poids de notre passé…

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… « Le bruit de la pluie

Mes pas qui rient aussi

 Réveiller le destin »…

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Je suis seule, si vous saviez. Plus il y a de gens autour de moi, plus je m’enfonce dans la certitude de ne pas appartenir à ce tout. J’ai besoin de vos mains sur ma peau, de guérir sous vos paumes chaudes et qu’enfin vous enleviez ce tissu qui nous sépare pour être complètement à vous et découvrir le gout de la vie douce. Je ne veux pas garder notre rencontre comme un bel objet que l’on range dans une boîte. J’ai fait cela toute mon existence et cette fois je veux vivre…

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De cette année où nous n’avons échangé que quelques mots. Vos mains ont parlé à mon corps qui, lui, répondait, je retiendrai que nous parlons tous la même langue mais que nous avons peur de nous écouter. « Qui entend l’arbre qui tombe dans la forêt ? » Je pense que si personne ne l’entend, tout le monde le sent tomber. Peu de gens veulent se soucier des arbres qui s’effondrent loin d’eux, et on refuse d’accepter que nos cœurs entendent tout. Que notre humanité est la somme de forêts décimées, et d’arbres qui tombent en nous, de sources qui bruissent et d’oiseaux et de cris de douleur et d’abeilles qui bourdonnent… »

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Alice, 50 ans, ancienne professeure de français,

a traversé la vie comme anesthésiée, sans jamais y trouver sa place.

Mère très jeune, elle a voyagé dans les livres et leurs histoires.

Un hasard heureux lui fait rencontrer un masseur japonais, Akifumi.

Les doigts délicats de celui-ci éveillent son corps, en fait remonter moult souvenirs,

les bons comme les mauvais,

ils lui donnent un élan, un souffle nouveau.

Portée par le désir, elle s’inscrit à un cours de japonais,

apprend sa langue et sa culture pour se rapprocher de lui.

Ce livre est la lettre magnifique qu’elle lui adresse,

lettre pleine de sensualité, de douceur et de poésie,

elle s’y raconte et le questionne avec respect et pudeur.

Se réveiller, s’éveiller,

sortir du carcan des peurs et des souvenirs malheureux,

décider d’être soi et oser le dire.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, 

j’en parle pour que la vie circule sous nos doigts aussi,

en ces temps où le toucher semble proscrit…

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Extraits de : « Lettre d’amour sans le dire »  2020  Amanda Sthers.

Illustrations : 1/ « Femme sans vie » – Étude –  Bela Cikos Sesija  1864-1931   2/ « Temple de Nikko »  Robert Weir Allan  1851-1942.

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Faire circuler le souffle de la vie sous nos doigts…

BVJ – Plumes d’Anges.

Cristaux de lumière…

26 janvier 2021

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Muraille de glace, tout semble figé, monde en noir et blanc…

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Lent, lent travail d’équilibre du yin et du yang, la route est longue…

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Un chant nait au milieu du silence,

une source coule comme une invitation, un breuvage pour entrer dans le rêve ?

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Un soleil or pâle se lève. Éternelle succession d’instants à vivre.

Entrer dans le froid, saisir sa profondeur,

garder son cœur au chaud…

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Volutes blancs sur blanc…

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Arbre de verre…

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Fleurs de neige…

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Lune givrée en repos…

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Infinie richesse…

Légèreté du moment, le blanc et le blanc s’allient pour sculpter d’éphémères paysages,

l’eau se transforme, se métamorphose, explore, court, se fige, se glace… s’évapore,

se fait nuage et retombe en pluie ou en neige…

Pourrions-nous l’égaler ?

Penser un monde et un monde qui s’enrichiraient l’un l’autre au lieu de s’affronter ?

Chacun se doit d’y réfléchir, chacun peut apporter sa lumière…

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« Toujours plus libre,

 

vers cette vie toujours plus libre

où la vie sans fin s’improvise

 

vers cette vie qui ne meurt pas

et se propage à l’infini

 

vers cette vie qui boit la nuit

dans la fraîcheur du lâcher-prise

 

le chemin de l’éveil

est celui des oiseaux… »

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Extrait de : « Le désespoir n’existe pas »  2018  Zeno Bianu.

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Photos BVJ – Janvier 2021 –

Alpes françaises : Le Vernet et le Col de Vars.

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Improviser…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ensemencer…

17 janvier 2021

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Une cape ouatinée, d’un gris perle, s’est posée sur le ciel.

Quelques gouttes ici et là, telles les notes d’une musique un tantinet triste.

Ainsi va l’hiver, l’eau céleste pénètre la terre, arrive le silence,

on peut fermer les yeux, rien ne semble se passer, et pourtant, et pourtant,

un terreau prépare le lit des germinations futures.

Lesquelles ? Présence de l’absolu mystère…

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Aujourd’hui, un mécanisme de l’horloge du monde est enrayé,

il n’y a plus de logique,

l’Humanité semble perdre de son humanité sous les coups de la peur.

Nous devons réagir, voir les choses sous un autre angle,

vivre en conscience et en confiance, expérimenter d’autres possibles,

partir à la recherche d’autres voix, il y en a de belles qui fleurissent à droite et à gauche,

c’est à nous de les trouver.

Chacun a des atouts cachés dans ses grottes intérieures,

pourquoi ne pas les mettre en lumière, oser quelques sorties à l’air libre ?

Ce Nouveau, cette énergie nouvelle nous montreront un autre chemin,

mais prenons garde à ne pas répéter l’ancien et le déjà vu.

Il nous faut vraiment être imaginatifs pour initier l’aurore du jour nouveau.

Discutons, proposons, engageons le débat,

ne laissons pas certains nous museler et parler à notre place.

Sortons de notre sidération,

donnons un NOUVEL ÉLAN à notre VIE !

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Illustrations : 1/« Procession »  2/« Chant du ruisseau »   Bertha Lum  1869-1954.

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Ré-agir, ne pas s’endormir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Marche hivernale…

11 janvier 2021

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« … « – Je vous écoute, Herr Bach.

– Je souhaiterais que le Consistoire, que vous représentez, m’accorde un congé. »

Scheiße ! Tout cela avait si bien commencé !

« – Un congé ? Pour quelle raison ?

– Je désire plus que tout au monde rencontrer Dietrich Buxtehude. »

Et il ajouta presque aussitôt :

« – Et entendre, un jour, un soir, une heure dans ma vie, une Abendmusik. ».

Il y eut un silence. Braunecker trouvait fort ennuyeux que la paroisse perdît pour quelque temps le fils d’Ambrosius. Il faudrait chercher un remplaçant, s’assurer de sa valeur, signer un contrat, faire des démarches, agir…

« – Pour quelle raison ? »

Bach demeura interdit. Pour toute réponse, il tira de son pardessus la liasse visiblement éprouvée et la soumit à l’examen de Braunecker. Celui-ci n’eut pas besoin de binocles pour reconnaître la partition, la fameuse…

« – Que vous sert de rencontrer Herr Buxtehude ? Qu’est-ce que cela change au fond ?  Ça ne vous suffit pas, ça ?

– Herr Braunecker, sauf votre respect, si un ange venait vous annoncer que le Christ est à dix lieues de votre maison, resteriez-vous là, à béatement contempler le messager, ou bien daigneriez-vous parcourir dix lieues pour entendre le Messie ?

– Vous allez un peu loin, Sebastian. Ou bien vous blasphémez, ce que je ne me permettrais pas de penser, au nom de l’amitié qui me liait jadis à votre défunt père ; ou bien vous divaguez. Car enfin, Sebastian, si un ange venait m’annoncer pareille nouvelle, je n’aurais bien qu’une seule chose à faire : me réveiller !

– Voilà tout ce qui nous oppose, Herr Braunecker : vous ne croyez pas aux miracles, et moi, je vous affirme que les miracles existent. Cette partition est miracle et preuve des miracles. Par elle, je crois au miracle et à la vérité.

– La vérité ! Entre ces notes et ces accords, vous lisez la vérité ?

– Je l’y vois plus nettement que je ne vois le rouge et l’or dont cette pièce est parée…

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Mais qu’est-ce donc que de voir une partition et de ne la pouvoir lire ? Quels signes voit-on ? Quels signes ne voit-on pas ? Comment pareille langue – pareille merveille – peut-elle sonner creux ? Bach ne pouvait oublier. Poser ses yeux sur ce fourmillement noir, c’était l’entendre.

Mystère. Mystère de part et d’autre. Mystère de la croche pour celui qui n’y voit qu’un gros chou bien fait de chocolat noir surmonté d’un panache un peu frivole. Mystère de ce mystère pour celui qui le joue et la sert.

Mystère du son immaculé et sans nom qui sort de la viole au premier rang. Mystère de ce mystère pour celui qui entend, clairement, distinctement, que la viole a sorti un fa, très juste… »

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 Johann Sebastian Bach est bouleversé, ébloui par une partition musicale,

elle vient à lui d’une façon un peu étrange, devient une obsession.

Il réfléchit, lutte contre des démons intérieurs mais rien n’y a fait,

il entend  l’absolue nécessité  de prendre la route

vers le « Membra Jesu nostri » et son créateur, Dietrich Buxtehude.

La marche en plein cœur de l’hiver s’avère longue et difficile,

il lui faut affronter des « épreuves », elles n’entament pas sa volonté,

il est porté par sa vision, il est léger…

Quand la destinée apparait, elle attire inexorablement notre Être tout entier,

nous devenons enfin qui nous sommes vraiment.

C’est un très beau texte, l’émotion artistique est là, immense,

l’art serait-il le chemin ?

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J’ai repensé à « Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants » de Mathias Enard

et à « Le Maître de la Tour-du-Pin » de Jan Laurens Siesling,

deux autres bijoux dont la lecture illumine notre âme.

En ces temps un peu frais et frileux, c’est un doux baume,

une invitation à écouter le chant des hautes sphères.

Merci à Dominique qui en avait parlé ICI

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Extraits de : « Laisse aller ton serviteur »  2020  Simon Berger.

Illustrations : 1/ »Le concert des Anges« – détail –  Mathias Grünewald   XVIème  2/ »Cité de Lübeck » reproduction du XIXème d’une oeuvre d’Elias Diebel  XVIème.

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Accueillir sa destinée…

BVJ – Plumes d’Anges.

Navigateur 2021…

7 janvier 2021

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En 2021,

je me fais du bien,

je me désencombre, je m’allège,

je me libère, j’explore,

je découvre, je sélectionne,

j’affine, je cisèle…

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Je retiens :

les inspirateurs charmeurs, les chercheurs de fraîcheur,

les chuchoteurs voyageurs, les initiateurs rieurs,

les créateurs joueurs, les compositeurs intérieurs,

les inventeurs de bonheurs, les cueilleurs de ferveur,

les auteurs conteurs, les acteurs de valeur,

les chanteurs guérisseurs, les chœurs de cœurs,

les senteurs de fleurs, les lueurs extérieures,

la chaleur des couleurs…

(Les autres, bien-sûr, je leur souhaite le meilleur !)

Toutes ces énergies me nourriront pour mieux

participer à un monde proche ou lointain…

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Et vous,

quels fils d’or tissez-vous au seuil de cette nouvelle année,

quelles fleurs aimeriez-vous cueillir ?

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« L’herbe des champs

libère sous mes semelles

Son parfum »

Masaoka Shiki

Illustrations : 1/« Un lit de de pavots » Maria Oakey Dewing  1845-1927   2/« Capucines »   Olga Boznanska  1865-1940.

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Faire des choix…

BVJ – Plumes d’Anges…

Vint, vingt-et-un…

31 décembre 2020

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Nous laissons derrière nous un monde étrange,

celui de 2020, et entrons dans l’année nouvelle,

puisse-t-elle féconder la lumière !

Le cœur du monde semble silencieux tant le vacarme autour de lui est puissant…

Ouvrons grandes nos ailes,

 amplifions encore et encore les belles vibrations de l’amour,

– amour contraire de la peur –

chantons haut, chantons juste,

repoussons les brumes ténébreuses,

un espace est là, prêt à fleurir, prêt à accueillir de nouvelles créations,

les intentions doivent rester pures, restons vigilants…

Lumineuse année 2021 à toutes et à tous !

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« … L’infini n’est autre

Que le va-et-vient

Entre ce qui s’offre

Et ce qui se cherche

Va-et-vient sans fin

Entre arbre et oiseau

Entre source et nuage… »

François Cheng  – 2005 – « À l’orient de tout « 

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Illustrations : 1/« Retable de Brera – détail«  Piero della Francesca  1412-1492   2/« Fleurs et oiseau »  Wen Shu  1595-1634.

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Féconder la lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.

Jour festif…

24 décembre 2020

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C’était une Annonciation,

c’était le 23 mars 2020,

il y a neuf mois,

nous en avions parlé –>

Un,

deux,

trois…

dix…

vingt…

cinquante…

CENT !!!

Joyeuse suite numérique ascensionnelle qui ne cesse de s’élever,

la verticale du succès,

sortons les lampions,

hissons les guirlandes,

allumons les étoiles !

 – MARIE

du blog

BONHEUR du JOUR,

a publié un livre très touchant « Avec la vieille dame »

et aujourd’hui, nous sommes autour d’elle,

pour fêter le centième exemplaire vendu.

Bravo Marie, que ce joli voyage continue,

je souhaite longue vie à ce livre.

Il y a dans l’existence des rêves qui se font réalités,  n’est-ce-pas merveilleux ?

BELLES FÊTES à tous et à toutes,

de la JOIE et de la LUMIÈRE à partager sans modération,

« Avec la vieille dame » en particulier…

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Illustrations : 1/ »Ange de l’Annonciation »  Masolino da Panicale  1383-1447  2/ »Fleurs »  Jean-Baptiste Fornenburgh  1590-1648.

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Fêter la fête…

BVJ Plumes d’Anges.