Observer le monde……

17 avril 2012

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Il me semble qu’il y a toujours quelque chose de rose quelque part…

Tendez l’oreille, ouvrez les yeux…

Chez vous, ce 17 avril 2012,

quelles sont les grandes et bonnes nouvelles ?

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Des choses se passent, de belles choses, il faut y croire pour qu’elles prennent corps et se développent…

Je vous invite, par exemple,  à lire ce billet de Matthieu Ricard :

Sommes-nous réellement informés ? Certains jours, je me questionne à ce propos…

ici –> Matthieu Ricard


Photo prise dans une rue de Lourmarin.

Tableau : « Pommiers en fleurs »  Verner Moore White 1863-1923.

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S’intéresser de près aux belles nouvelles, elles vivifient…

BVJ – Plumes d’Anges.

Bel oiseau…

15 avril 2012

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Un oiseau blanc a déployé ses ailes dans le ciel bleu de ce dimanche…

Un bon présage ?

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« Point n’étais une Rose, pourtant me sentais fleurir,

Point n’étais un Oiseau – pourtant chevauchais l’éther -« 

Poème 190/1861  Emily Dickinson 1830-1886.

Photos prises de ma chaise longue.

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S’entourer d’oiseaux de bons augures…

BVJ – Plumes d’Anges.

Tranquillité…

14 avril 2012

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« Les gens adorent parler de calme et de paix, que ce soit en famille, du point de vue national ou international, mais en l’absence de paix intérieure comment pourrait-on concrètement établir la paix dans le monde ? La paix ne peut être établie en présence de la haine, par la force. »

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« Le développement intérieur se réalise petit à petit. C’est pourquoi, vous pourriez vous dire : « Aujourd’hui mon calme, ma paix mentale est tout à fait médiocre. » Et pourtant, si vous revenez cinq, dix ou quinze années en arrière, et vous demandez : « Quelle était ma pensée en ce temps-là ? Où en étais-je alors de ma paix intérieure, comparativement à aujourd’hui ? » Si vous comparez votre paix intérieure actuelle avec ce qu’elle était il y a cinq, dix ou quinze années, vous vous apercevrez que des progrès ont été réalisés, ce qui n’est pas sans valeur.

C’est de cette façon-là que les comparaisons doivent être faites, non pas entre votre impression actuelle et votre impression d’hier, ou de la semaine dernière, pas même du mois dernier ni de l’année dernière. Vous devez comparer votre paix mentale d’aujourd’hui avec celle d’il y a cinq ans ou plus. C’est de cette façon-là que l’on peut évaluer les progrès intérieurs qui ont été faits. Les progrès proviennent de la persévérance dans la pratique, de l’effort soutenu dans la pratique quotidienne. »

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« Lorsque l’esprit est paisible et occupé à des pensées positives, le corps n’est pas facilement la proie de la maladie. »

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Extraits de : « Paroles de sagesse et de paix » 2003  Tenzin Gyatso XIVème Dalaï-Lama.

Tableaux : 1/ »Sur le sable » 2/ »Sur la corde raide »  Wilhelm Simmler 1840-1923.

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Avancer avec confiance…

BVJ – Plumes d’Anges.



À l’intérieur…

12 avril 2012

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« Un empereur aimait la peinture. Un jour, l’envie lui vint d’orner la salle du trône du portrait d’un coq de combat. Il fit quérir le meilleur peintre du royaume. Le maître parmi tous les maîtres se présenta devant lui.

« Combien de temps faudra-t-il pour peindre ce tableau ?

– Majesté, si vous voulez la meilleure représentation possible de ce noble animal, vous devez m’accorder six mois ! »

L’empereur accepta, et le peintre s’enferma dans son atelier. Une fois les six mois écoulés, le souverain réclama son tableau. Le maître lui annonça qu’il n’avait pas terminé, et demanda encore six mois. Très en colère, l’empereur accéda néanmoins à sa demande. Il attendit donc vingt-quatre semaines, dans un état qui tournait à l’obsession, puis le jour dit, suivi d’un impressionnant cortège, il se rendit à l’atelier. L’artiste se confondit en excuses et demanda trois mois de plus. L’empereur bredouille s’empourpra de fureur : « Soit, mais si après ce dernier délai mon tableau n’est pas prêt, je te ferai couper la tête ! »

Au bout de quatre vingt-dix-jours, le souverain, suivi de ses bourreaux, courut chez le peintre. Celui-ci le fit entrer dans son atelier où il n’y avait qu’une grande toile blanche.

« Comment ? vociféra l’empereur. Tu n’as encore rien fait ? Cette fois, c’en est fini de toi ! Qu’on lui coupe la tête ! »

Le peintre, sans un mot, saisit son pinceau et d’un seul trait, à une vitesse vertigineuse, peignit le plus beau coq qu’on ait jamais vu dans le royaume. La beauté de cet oiseau était si intense que l’empereur, ravi, tomba à genou devant ce chef-d’œuvre. Une fois remis de son émotion, la colère le saisit de nouveau.

« Tu es le meilleur, je te l’accorde, mais tu mérites d’être décapité ! Pourquoi m’avoir fait attendre si longtemps alors que tu aurais pu me donner satisfaction en quelques minutes ? Tu t’es joué de moi ! »

Le maître invita le souverain à visiter sa maison. Il y découvrit des milliers et des milliers de dessins et d’esquisses de coqs, des études anatomiques, des coqs empaillés, des ossements de ce volatile de combat, d’innombrables tableaux le représentant, des pages et des pages de notes, des livres spécialisés sur son élevage, et un enclos plein de coqs vivants ! »

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Conte repris dans : « Métagénéalogie » 2011  Alexandro Jodorowsky et Marianne Costa.

Illustrations : 1/« Coq, poussin et poule »  Hodai Sato 1830-1869  2/« Coq et poule »  Watanabe Shotei 1851-1918.

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Patiemment, à l’intérieur de soi, apprendre, comprendre, créer…

BVJ – Plumes d’Anges.

Chemin…

10 avril 2012

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« Dans la vie, c’est le bonheur, que veulent tous les hommes ; mais s’agit-il de voir nettement en quoi consiste ce qui peut réaliser la vie heureuse, ils ont un nuage devant les yeux. Non certes, il n’est pas facile de parvenir à la vie heureuse ; car chacun s’en éloigne d’autant plus, qu’il court plus rapidement après elle, s’il a manqué le chemin : quand le chemin conduit en sens contraire, la vitesse même augmente la distance. Il faut donc, avant tout, déterminer quel est pour nous l’objet à rechercher ; ensuite, regarder de tous côtés par où nous pourrons y tendre avec le plus de célérité. Ce sera sur la route même, pourvu qu’elle soit droite, que nous saurons de combien chaque jour on avance, et de combien nous aurons approché de ce but, vers lequel nous pousse un désir propre à notre nature. Tant que nous errons çà et là, en suivant non pas un guide, mais un bruit confus et des cris discordants qui nous appellent vers différents points, la vie s’use en égarements, cette vie qui est courte, et qui le serait lors même que jour et nuit nous travaillerions pour le bien-être de l’esprit. D’après cela, qu’il soit décidé où nous allons et par où nous passerons, non sans l’assistance de quelque homme habile qui ait exploré les lieux vers lesquels nous marchons ; car il n’en est pas de ce voyage comme des autres : dans ces derniers, un sentier que l’on a pris et les gens du pays, à qui l’on demande le chemin, ne permettent pas que l’on s’égare ; mais ici le chemin le plus battu, et le plus fréquenté, est celui qui trompe le plus.

Rien donc n’est plus important pour nous, que de ne pas suivre, à la manière du bétail, la tête du troupeau, en passant, non par où il faut aller, mais par où l’on va. »…

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Extrait de : « Du bonheur – I »  Sénèque 4 av.JC – 65 ap.JC.

Tableaux : 1/« Bleuets et fougères » 2/« Jeune femme au bouquet »  Charles Courtney Curran 1861-1942.

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Suivre son propre chemin…

BVJ – Plumes d’Anges.

Figures ovoïdes…

7 avril 2012

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« Lorsque les oiseaux se posent et demeurent sur terre, c’est pour mettre au monde et s’occuper d’un objet étrange qui a toujours fasciné l’homme : l’œuf.

C’est une sorte de matrice minérale, fermée aux regards extérieurs, étrangère à la mère qui l’a pondue et pourtant c’est elle qui gestera secrètement l’oiseau. Pour éclore, il demande simplement une température à peu près constante. À l’intérieur, se produit spontanément toute une alchimie mystérieuse qui aboutit à l’éclosion du poussin.

Cet objet singulier a servi de modèle à beaucoup d’anciennes cosmologies. L’univers est lui aussi né d’un œuf mystérieusement issu de l’océan primordial.

C’est l’œuf de Brahma de la mythologie hindoue qui se divise en deux moitiés : l’une d’or, l’autre d’argent. Entre les deux, apparaissent les montagnes, les nuages et les rivières.

De même dans la religion originelle du Japon, le Shinto, l’œuf premier se scinde en deux parties pour donner naissance au ciel et à la terre entre lesquels l’homme et la nature pourront s’épanouir.

Dans l’épopée finnoise du Kalevala, ce sont six œufs d’or et un de fer qui se brisent pour donner naissance à toutes choses.

Viracocha, le Dieu suprême des anciens Incas est lui-même un œuf.

Dans l’alchimie, l’œuf philosophique ou Athanor est l’image du monde. C’est en son sein que se produit cette genèse qui aboutira à la pierre philosophale.

L’œuf, symbole de naissance, est aussi celui de la renaissance. Dans certaines tombes de l’ancienne Russie, on trouve des œufs d’argile. En Grèce, on a découvert près de Thèbes, des statues du dieu Dionysos tenant un œuf à la main. Les œufs de Pâques qui célèbrent la résurrection du Christ, participent au même mythe.

D’ailleurs les habitants de l’île de Pâques attachaient une particulière importance à l’œuf… »

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JOYEUSES FÊTES DE PÂQUES

à toutes et à tous

et si l’envie vous effleure de continuer cet inventaire,

allez-y, faites-vous oiseau !


Extrait de : « La Sagesse des oiseaux »  Érik Sablé 2001.

Illustrations : 1/ Planche ornithologique de la faune de Polynésie centrale   Finsch et Hartlaub XIXème siècle  2/ Carte ancienne de Joyeuses Pâques (Russie).

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Bienheureuse renaissance…

BVJ – Plumes d’Anges.

Monde heureux…

5 avril 2012

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… »Tu me prends, tu me laisses, mais surtout tu ne me fais pas de leçon, tu ne m’expliques pas comment il faudrait que je sois. Je suis comme toi, un cadeau de Dieu. Un cadeau ne se discute pas. Vivre est si rapide, il faut bien mettre un peu d’enthousiasme là-dedans, non ?…

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Guillaume en boule dans le ventre d’Ariane entend ces paroles et bien d’autres. Il a déjà tout ce qu’il faut, Guillaume. Oreilles, pieds, mains, pensée, humour. Essentiel, l’humour. Dieu, qui a créé le monde, a pris du plaisir à cette création. Ce qui donne du plaisir, on a envie de le refaire. Encore et encore. Dieu n’échappe pas à cette règle. Dès qu’une femme rêve d’un enfant, Dieu crée un monde miniature à l’intérieur de son ventre – forêts, océans, étoiles, et un bébé au centre, en plein milieu, car à tout spectacle, il faut un spectateur. À l’instant de quitter sa création, à la dernière seconde, Dieu jette une étincelle d’humour dans les yeux du Bouddha baignant dans le liquide amniotique. L’enfant doté d’humour est arrivé à terme, il peut enfin venir au jour. De ce point de vue, il faut se rendre à l’évidence : une grande partie de l’humanité est née avant terme…

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… Nous nous déplaçons avec nous-mêmes, nous nous déplaçons en nous-mêmes. Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles…

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(Van Gogh, le canari) : Oh, mais je lis aussi, et peut-être plus que toi. Je trouve mes lectures dans la lumière du ciel. C’est le livre le plus profond qui soit – et ce n’est même pas moi qui en tourne les pages…

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Crevette ne va pas à l’école. Tambour lui lit des livres empruntés à la bibliothèque de monsieur Lucien et à celle de mademoiselle Rosée : théologie et poésie. Rien de plus nourricier. La vérité sévère et la beauté incroyable : quoi d’autre enseigner ?

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… Je ne cherche pas à vous convaincre de l’existence de Dieu. Si vous saviez comme il s’en fiche que vous croyiez en lui, ou non. Dieu, mon petit bonhomme, c’est aussi simple que le soleil. Le soleil ne nous demande pas de l’adorer. Il nous demande seulement de ne pas lui faire obstacle et de le laisser passer, laisser faire. Un peu comme Ariane dans la cuisine, quand elle demande aux enfants d’aller jouer un peu plus loin, afin de préparer cette nourriture qu’elle n’invente au fond que pour eux. Dieu, c’est pareil, mon petit bonhomme. Il aime nous voir rire et jouer. Le reste il s’en occupe… »

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Extraits de : »Tout le monde est occupé » 1999  Christian Bobin.

Tableaux : 1/ »Doux rêves avec Blanche-Neige et les sept nains »  Franz Schrotzberg 1811-1889  2/ »Jeune fille au canari »  Alajos Giergl Györgyi 1821-1863  3/ »Pivoines »  Anselm Feuerbach 1829-1880.

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Suivre ses rêves…

BVJ – Plumes d’Anges.

Divin bon sens…

2 avril 2012

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 » Pour que le caractère d’un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l’idée qui la dirige est d’une générosité sans exemple, s’il est absolument certain qu’elle n’a cherché de récompense nulle part et qu’au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d’erreurs, devant un caractère inoubliable…

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… C’était un beau jour de juin avec grand soleil, mais sur ces terres sans abri et hautes dans le ciel, le vent soufflait avec une brutalité insupportable…

… Il me sembla apercevoir dans le lointain une petite silhouette noire, debout. Je la pris pour le tronc d’un arbre solitaire. A tout hasard, je me dirigeai vers elle. C’était un berger. Une trentaine de moutons couchés sur la terre brûlante se reposaient près de lui…

… Le berger qui ne fumait pas alla chercher un petit sac et déversa sur la table un tas de glands. Il se mit à les examiner l’un après l’autre avec beaucoup d’attention, séparant les bons des mauvais…

… La société de cet homme donnait la paix…

… Arrivé à l’endroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes…

… Il s’était retiré dans la solitude où il prenait plaisir à vivre lentement, avec ses brebis et son chien. Il avait jugé que ce pays mourait par manque d’arbres. Il ajouta que, n’ayant pas d’occupations très importantes, il avait résolu de remédier à cet état de choses…

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… Je lui dis que, dans trente ans, ces dix mille chênes seraient magnifiques. Il me répondit très simplement que, si Dieu lui prêtait vie, dans trente ans, il en aurait planté tellement d’autres que ces dix mille seraient comme une goutte d’eau dans la mer…

… Il étudiait déjà, d’ailleurs, la reproduction des hêtres et il avait près de sa maison une pépinière issue des faînes. Les sujets qu’il avait protégés de ses moutons par une barrière en grillage, étaient de toute beauté…

… Le côté d’où nous venions était couvert d’arbres de six à sept mètres de haut. Je me souvenais de l’aspect du pays en 1913 : le désert… Le travail paisible et régulier, l’air vif des hauteurs, la frugalité et surtout la sérénité de l’âme avaient donné à ce vieillard une santé presque solennelle. C’était un athlète de Dieu. Je me demandais combien d’hectares il allait encore couvrir d’arbres…

… Sur l’emplacement des ruines que j’avais vues en 1913, s’élèvent maintenant des fermes propres, bien crépies, qui dénotent une vie heureuse et confortable. Les vieilles sources, alimentées par les pluies et les neiges que retiennent les forêts, se sont remises à couler. On en a canalisé les eaux. A côté de chaque ferme, dans des bosquets d’érables, les bassins des fontaines débordent sur des tapis de menthes fraîches. Les villages se sont reconstruits peu à peu…

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… Quand je réfléchis qu’un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu’il a fallu de constance dans la grandeur d’âme et d’acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d’un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette œuvre digne de Dieu… »

Extraits de la MERVEILLEUSE nouvelle  : « L’Homme qui plantait des arbres »  Jean Giono  1895-1970.

Tableaux : 1/« Paysage avec moutons »  Franz van Severdonck 1809-1889  2/« Berger et troupeau »  Félix-Saturnin Brissot de Warville 1818-1892  3/« Forêt »  Ivan Chichkine 1831-1898.

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Retrouver notre divin bon sens…

BVJ – Plumes d’Anges.

Poissons volants…

1 avril 2012

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« Poissons

qui luttent à contre courant

rivière de printemps »

Natsume Soseki 1867-1916.

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« Alors quel chemin prendre ?

Le vent souffle »

Santoka Taneda 1882-1940.

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BON BON BON 1° AVRIL et DOUX DOUX DOUX DIMANCHE à TOUTES et à TOUS.

Illustrations : 1/« Poissons et roseau » 2/« Livres et fleurs de cerisiers » Chôsui Yabu 1814-1867.

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Frétiller joyeusement…

BVJ – Plumes d’Anges.

Roses pensées…

30 mars 2012

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… »Un jour, ou plutôt une nuit, j’ai fait un rêve insensé…

J’étais assis sur un banc de pierre, entouré de fleurs toutes plus belles les unes que les autres, toutes plus colorées, toutes plus parfumées…

J’étais en extase devant ces merveilles, ces chefs-d’œuvre de formes, de couleurs et de parfums.

Je me disais :

– Mais qui a inventé tout ça ? Qui  les a conçues ? Qui les a programmées ?

J’en étais là de mes réflexions lorsque je vis un homme coiffé d’un immense chapeau de paille, le jardinier sans doute !

Il était en train de faire des trous dans la terre avec son index.

Dans chaque trou, il déposait quelque chose d’invisible à mes yeux, de si minuscules graines qu’elles étaient invisibles à l’œil nu.

Je m’approchai.

– Que plantez-vous là ? lui demandai-je.

– Des pensées, me répondit-il !

– Des fleurs ?

– Non, des pensées… des idées, si vous préférez ! Chaque fois que j’ai un embryon de pensée, je l’implante dans la terre, afin qu’elle germe, s’enracine puis cristallise ma pensée.

– Ne me dites pas que toutes ces fleurs que je vois autour de nous sont nées de vos pensées ?

– Hélas non ! Elles ont été conçues, alors que j’étais encore dans les limbes, par des cerveaux beaucoup plus imaginatifs que le mien ! Regardez ces belles roses ! Si je pouvais savoir qui en a eu l’idée, je lui enverrais des fleurs !

– Ici, vous n’avez que l’embarras du choix…

– Non, monsieur, les miennes de fleurs ! Toutes ces fleurs ont été créées par d’autres, des esprits surdoués. Mais moi, je voudrais apporter ma petite pièce à cet immense bouquet… »

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« Pensées créatives » Extrait de « Rêvons de mots »  Raymond Devos 1922-2006.

Tableaux : 1/ »Petit jardinier respirant le parfum d’une fleur »  Jean-Paul Haag 1854-1906  2/ »Roses avec poupée bleue »  Karoly Ferenczy 1862-1917.

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Puissent nos pensées exhaler de doux parfums d’étoiles ! …

BVJ – Plumes d’Anges.