Osmose…

14 mai 2012

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« Quand vous marchez dans une forêt, il n’y a pas de promeneur, il n’y

a que la marche. Vous êtes entouré par les arbres, mais vous ne les

qualifiez pas, vous ne les nommez pas, vous demeurez dans la

perception directe. Vous êtes nulle part, votre esprit est complètement

vide de toute représentation mentale. Vous êtes en relation d’amour

avec votre environnement, parce que la nature autour de vous n’attend

que votre gratitude. »


Jean Klein – Extrait de « Cheminer, contempler » 2007  Michel Jourdan – Jacques Vigne.

Photo P.J.

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Se ressourcer…

BVJ – Plumes d’Anges.

Vérité de la vie……

12 mai 2012

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… » Pardon de vous déranger… C’était seulement pour dire bonjour !…

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Les contes de fées c’est comme ça. Un matin on se réveille. On dit : « ce n’était qu’un conte de fées… » On sourit de soi. Mais au fond on ne sourit guère. On sait bien que les contes de fées c’est la seule vérité de la vie.

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L’attente. Les pas légers. Puis les heures qui coulent fraîches comme un ruisseau entre les herbes sur des cailloux blancs. Les sourires, les mots sans importance qui ont tellement d’importance. On écoute la musique du cœur : c’est bien joli pour qui sait entendre…

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Bien sûr on veut beaucoup de choses. On veut cueillir tous les fruits et toutes les fleurs. On veut respirer toutes les prairies. On joue. Est-ce jouer ? On ne sait jamais où le jeu commence ni où il finit, mais on sait bien que l’on est tendre. Et l’on est heureux… »

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Extraits de : « Lettres à l’inconnue »  Antoine de Saint-Exupéry 1900-1944.

Photos BVJ.

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Dans la vie, seul AIMER est important…

BVJ – Plumes d’Anges.


Esprit nouveau…

10 mai 2012

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… » S.H. : Le passage de la connaissance à l’action est très difficile pour les êtres humains. Nous lisons de bons livres dans lesquels il est écrit : attention, vous utilisez trop d’essence, dans dix ans il n’y en aura plus ! Vous lisez et vous vous dites : ils ont raison, mais maintenant qu’est-ce que je fais ? Je continue à utiliser ma voiture, j’essaie d’en avoir une qui roule avec un peu moins d’essence, mais j’utilise toujours une voiture. Pour que la connaissance aille jusqu’à l’action, quelque chose de plus est nécessaire, que vous avez si bien défini comme la compassion. Penser que nous ne faisons pas les choses bonnes ou mauvaises tout seuls, mais avec les autres, pour les autres. Si nous sommes liés par le souci du bien-être des autres, alors peut-être qu’ensemble, nous pourrons aller de l’avant.

D.-L. : La compassion, oui, c’est le sens des responsabilités. Quand vous prenez conscience que « moi aussi j’ai la responsabilité de prendre soin de ma maison, du sort des générations futures », alors vient la conscience des autres et l’action suit. Le sens de la responsabilité découle d’une prise de conscience. Il ne vient pas de la foi mais d’une analyse. Je pense que le système éducatif qui existe aujourd’hui est essentiellement tourné vers les valeurs matérielles. Peu est fait pour éduquer notre système mental. Quand on aborde ce qui se rapporte à l’esprit, les gens disent que nous prônons un sujet religieux. Pourtant personne ne peut contester que notre vie de tous les jours est dirigée par notre esprit, de même que tous nos projets. Il n’empêche : nous n’ avons qu’une connaissance très réduite de ce qu’est l’esprit. Si vous voulez aller sur un autre continent, vous trouvez normal de faire appel à une carte pour vous diriger. C’est la même chose quand on parle de la compassion, du pardon – qui font partie de l’esprit – il vaut mieux avoir une carte de l’esprit. On peut s’en aider pour comprendre comment on va d’une émotion à une autre  : comment cette émotion qui part d’ici en crée une autre ; laquelle, elle-même, en crée une nouvelle. Cette carte nous permettrait de prendre conscience des activités incroyables qui se passent dans notre esprit. Cela n’a rien de religieux, pas du tout. Simplement, nous prenons soin de notre corps, de notre esprit qui fait partie de notre cerveau. Le cerveau est très sophistiqué. L’esprit, la conscience et les émotions – qui existent dans notre cerveau – le sont tout autant. Mais dans nos systèmes éducatifs modernes, rien n’est fait pour nous éduquer sur ce sujet.



S.H. : C’est vrai, nous n’apprenons pas grand chose dans nos écoles sur la complexité de notre esprit. J’imagine que l’éducation bouddhique vous conduit à développer ces cartes, à y inscrire les sentiments, les émotions ainsi que les méthodes pour les garder non-violentes. Ce que nous ne faisons ni dans notre système éducatif chrétien ni dans notre éducation moderne séculière. Nous ne tenons pas la violence à distance. Nous disons : si nous avons raison, alors agissons !, sans penser à la nécessité de tenir compte des autres. Nous tenons ici une message important – c’est votre message, mais c’est peut-être aussi le message de la pensée moderne où les femmes sont de plus en plus amenées à jouer un rôle important.

D.-L : C’est vrai, les femmes ont un rôle particulièrement important à jouer dans le développement de la sensibilité humaine, de la compassion, de la non-violence qui sont, comme vous venez de le souligner, encore très largement sous-développées au XXIème siècle dans les sociétés modernes où l’accent est mis sur l’excellence académique et intellectuelle plutôt que sur le développement de qualités humaines telles que la compassion, la tolérance. »…
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Extrait de l’entretien entre le Dalaï-Lama et Stéphane Hessel : « Déclarons la paix ! Pour un progrès de l’esprit » – Avril 2012 – Indigène éditions.

Illustrations : 1/ »Les jardiniers » 3/ »Filles s’occupant des fleurs »  Karoly Ferencsy 1862-1917 2/ »Petite paysanne«  Sava Hentia 1848-1904.

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Prendre soin de soi, prendre soin du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.


Gourmandise…

8 mai 2012

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… »Quand enfin, repus et un peu assommés, nous repoussions devant nous nos assiettes et cherchions à notre banc un dossier inexistant pour nous y reposer, le serveur apportait le thé, le servait suivant le rituel consacré et déposait sur la table très fugitivement nettoyée une assiette de cornes de gazelle. Plus personne n’avait faim, mais c’est cela justement qui est bon à l’heure des pâtisseries : elles ne sont appréciables dans toute leur subtilité que lorsque nous ne les mangeons pas pour apaiser la faim et que cette orgie sucrée ne comble pas un besoin primaire mais nappe notre palais de la bienveillance du monde. »…

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Extrait de : « Une gourmandise » 2000  Muriel Barbery.

Illustration : « Framboises »  Augusta Innes Withers 1792-1869.

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Pour partager la bienveillance du monde,

voici une merveilleuse petite recette , celle du :

– CLAFOUTIS AUX FRAMBOISES –

(trouvée par Amélie J., dans le magazine ELLE ?)

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Ingrédients : 500 grs de framboises, 2 œufs entiers + 2 jaunes, 60 grs de Maïzena, 130 grs de sucre semoule, 2 sachets de sucre vanillé, 2dl de lait, 25 cl de crème fraîche.

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Réalisation : il vous faudra beurrer un moule et étaler les framboises en une seule couche.

Vous casserez dans une jatte les 2 œufs entiers, y ajouterez les 2 jaunes, le sucre semoule et le sucre vanillé puis la Maïzena.

Vous incorporerez petit à petit le lait et la crème, sans cesser de fouetter jusqu’à obtention d’une pâte fluide.

Vous verserez celle-ci sur les framboises et enfournerez trente minutes à 180°. (Il faut que le clafoutis soit pris et que sa surface soit dorée, personnellement j’ai du le faire cuire un petit peu plus longtemps.)

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Ce divin gâteau sera encore meilleur servi tiède…

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… avec une petite cuillère de confiture…

(Merci Fanny !)

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Photos BVJ.

Savourer notre chance d’honorer un palais…

BVJ – Plumes d’Anges.

Rayonner…

6 mai 2012

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… »De tous les animaux qui n’ont cessé d’habiter l’homme comme une arche vivante,

l’oiseau,

à très longs cris,

par son incitation au vol,

fut seul à doter l’homme d’une audace nouvelle. »…

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Extrait de : « Oiseaux »  Saint-John Perse 1887-1975.

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Illustrations : 1/ »Immortalité » 2/ »Roses »  Henri Fantin-Latour 1836-1904.

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Qu’une audace nouvelle fleurisse en nous…

BVJ – Plumes d’Anges.


Entre Terre et Ciel…

28 avril 2012

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« Si ta vie quotidienne te semble pauvre, ne l’accuse pas, accuse-toi plutôt ; dis-toi que tu n’es pas assez poète pour en convoquer les richesses. »…

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« Si tu veux réussir à ce que vive un arbre

Projette autour de lui cet espace intérieur qui réside en toi…

Ce n’est qu’en prenant forme dans ton renoncement qu’il devient réellement arbre. »…

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« Ô moi qui aspire à croître

Je regarde au dehors et voilà

Que croît en moi l’Arbre intérieur. »…

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« Vues des Anges, les cimes des arbres peut-être

Sont des racines buvant les cieux ;

Et dans le sol, les profondes racines d’un hêtre

Leur semblent des faîtes silencieux. »…

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PLUMES D’ANGES

fête aujourd’hui

son deuxième anniversaire et son quatre centième billet…

MERCI du fond du cœur à tous et à toutes,

ce chemin parcouru m’a enchantée,

j’espère de tout mon cœur une route à venir riche de mille fleurs à partager…

AUJOURD’HUI EST VRAIMENT UN TRÈS BEAU JOUR, MERCI !

Extraits de « Vergers » et « Vision intérieure et perspective inversée »  Rainer Maria Rilke.

Tableau : « « Printemps »  Nicolae Grigorescu 1838-1907.

Vitrail : « Arbre de Vie »  Louis Comfort Tiffany 1848-1933.

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Prendre conscience des vraies richesses du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Engagements…

26 avril 2012

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… »Il paraît que certaines personnes ont la mémoire constituée comme celle d’un ordinateur : il suffit d’appuyer sur un bouton et d’attendre que sortent les données en liste…

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… Essayer de se situer, ai-je-dit, n’est-ce pas ce que nous faisons tous ?…

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… Elle s’est retournée vivement, le visage marqué par la surprise et le saisissement. Et puis son sourire de mille bougies s’est allumé et a illuminé la petite pièce sombre…

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… Il y a en nous une part de sensibilité qui ne prend pas une ride. Si nous pouvions desquamer la peau de sa corne protectrice, et que nous en ayons le désir, apparaîtrait alors un être sur lequel le temps n’a fait que glisser, lisse comme au premier jour, vulnérable, tantôt chagrin, tantôt folâtre, et insoucieux des conséquences – tout un jeu d’émotions aussi incontrôlables que les érections de l’adolescence…

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… Il faisait un temps miraculeux, chaud, sans le moindre vent. Quelques nuages, doux comme des chats, flottaient immobiles au-dessus de l’horizon…

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… Il m’est apparu que mes engagements sont souvent plus importants que mes élans ou mes plaisirs, et que, même lorsque mes désirs sont la question centrale, il reste des choix à opérer entre le meilleur et le pire, le mauvais et le meilleur… »

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Extraits de : « Vue cavalière » 1998  Wallace Stegner.

Tableaux : 1/ et 2/ « Daims »  Johannes Christian Deiker 1822-1895.

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Tenir ses engagements, quels qu’ils soient

BVJ – Plumes d’Anges.


Noble chant…

24 avril 2012

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… »Venue au monde le jour du printemps, c’est tout naturellement, sans chercher plus loin, que ses parents l’ont appelée Chung-mei, « Petite sœur Printemps »…

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… Qui est-il en effet ? Vient-il d’un autre monde pour nous délivrer un message ? Combien proche cependant ce message ! Ce que sa musique dit au fond, est tout ce que la terre, par delà misères et calamités, recèle les trésors cachés…

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… Ma musique, à présent, est plus proche de la résonance de l’âme. Chose vraie peut-être depuis toujours, néanmoins renversante découverte pour moi. Le chant le plus authentique est plus qu’un produit maitrisé par l’esprit ; il jaillit bien de l’âme. La grande affaire pour un artiste, j’en suis persuadée maintenant, c’est d’entendre et de donner à entendre l’âme qui l’habite et qui résonne de fait à l’âme cachée de l’univers…

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… Noble amitié, noble amour. Heureux ceux qui connaissent les deux dans le même temps. Si l’amour enseigne le don total et le total désir d’adoration, l’amitié, elle, initie au dialogue à cœur ouvert dans l’infini respect et à l’infini attachement dans la non-possession…

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… Cette vie est plus tumultueuse que les rapides d’un fleuve, parce qu’elle est faite de chair et de sang, de désirs irrépressibles et de passions sans frein. Il suffit d’une brèche dans la digue péniblement bâtie par les humains pour que l’inattendu s’y engouffre…

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… Nul doute que l’amour est le bien suprême. C’est une loi inscrite dans les astres, sur les stèles. L’amour seul nous console, l’amour seul nous sauve…

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… Du fond de ma nuit, dans le silence forcé, je connais, venant de je ne sais quel ailleurs, la radicale illumination : le chant le plus vital né de nous, il se fera entendre des hommes, c’est certain ; combien aussi des dieux eux-mêmes Dieu du Soleil, de la Lune et de tous les astres, dieux de la grande rythmique qui anime l’univers. Mais oui! Par le chant, par ce seul moyen dont nous disposons, nous pouvons les toucher, de sorte qu’ils acceptent de transmuer nos corps en âmes et de réunir les âmes errantes, celles qui demeurent fidèles à la vie…

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… Toute vie est à refaire

À refaire et à réinventer

Écoutez, un rossignol chante ! « …

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Extraits de :  » Quand reviennent les âmes errantes » 2012  François Cheng.

Illustrations : 1/« Lézard bleu et arbre Neva en fleurs » James Forbes 1749-1819  2/ »Femme lumière »  Albrecht Dürer 1471-1528  3/« Chêne » (étude)  Caspar Scheuren 1810-1887.

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Découvrir sa résonance avec l’univers…

BVJ – Plumes d’Anges.

Terra amata…

22 avril 2012

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… »Hâte-toi,

Hâte-toi de transmettre ta part de merveilleux,

de rébellion, de bienfaisance

effectivement tu es en retard sur la vie

la vie inexprimable »…

Extrait de : « Commune présence »   René Char 1907-1988.

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… »Partout la Terre bien-aimée

Fleurit au printemps et verdit à nouveau !

Partout et éternellement, les lointains bleuissent de lumière !

Éternellement… éternellement! »…

Extrait de : « Le chant de la Terre »  Gustav Mahler 1860-1911.

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LE 22 AVRIL EST JOUR DE FÊTE,

C’EST LA FÊTE DE NOTRE TERRE NOURRICIÈRE :

BONNE FÊTE, LA TERRE !


Tableaux : 1/ »Lapins »  Johann Georg Seitz 1810-1870  2/ »Prairies de Newburyport » et 3/ « Ombre et lumière »  Martin Jonhson Heade 1819-1904.

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Fêter la Terre et l’honorer à sa juste valeur…

BVJ – Plumes d’Anges.

Point de vue…

19 avril 2012

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 » Il arrive que nos yeux voient ce qu’ils ne devraient pas voir. Un instant de fatigue, et notre vue se brouille. Mais se brouille-t-elle vraiment ? Si nous le croyons, c’est que ce que nous voyons nous déconcerte…

… Quand notre vision se dérègle, qu’elle a perdu ses habituels points de repère, nous prenons ce que voient nos yeux pour un chaos. Néanmoins, si nous le regardons plus attentivement, il se révèle organisé, voire organique, finement mais rigoureusement structuré, comparable à ce que nous percevons à l’envers de nos paupières lorsque nous les fermons au soleil, et aussi à ce qui apparaît lors du développement d’une pellicule photographique, quand on a oublié de « mettre au point » l’objectif, images déconcertantes qu’un photographe avisé se garde de détruire, car il considère ces vues fortuites comme plus instructives que celles qu’il voulait capter.

Le processus ordinaire de la vision, cette « mise au point » qui se produit automatiquement, on l’appelle « accommodation ». Cela est tout dire, dénonçant l’artifice inconscient qui consiste à accommoder les choses à notre perception, afin de les rendre plus facilement assimilables par notre esprit limité et conditionné.

Mais que se passerait-il si nous n’accommodions plus ? Si, passant outre les exigences tyranniques de notre esprit, nous cessions de vouloir adapter le monde à nous-mêmes et décidions de nous adapter à lui. Que se passerait-il en vérité ?

Serions-nous livré aux caprices du hasard ? Mais celui-ci a-t-il une existence propre ? N’est-ce pas seulement un postulat qui ne se vérifie que par suite de notre négligence ? Ce que nous appelons hasard pourrait bien n’être qu’un rendez-vous manqué, une rencontre prévue qui finalement n’a pas eu lieu. Et si tel évènement inopiné, le brusque rapprochement de ce que nous tenions pour éloigné, pour opposé, si cette soudaine convergence, cette coalescence, ce précipité était en définitive une chance que nous avons laissée échapper ?

Où se situe la frontière entre significatif et insignifiant, entre visible et invisible, entre réel et irréel, qui pourrait en décider en toute sûreté, qui serait en droit de le faire ?

Notre corps, nos sens en savent bien plus que notre esprit qui trie et élimine, triture, malaxe et façonne à son gré ce que les sens lui communiquent, nous présentant un amalgame qu’il entend nous faire prendre pour la seule réalité, ce que nous ne manquons pas d’accepter parce que cette opération frauduleuse nous dispense de toute recherche, de tout questionnement, lesquels seraient nécessairement interminables et incertains, écarte le vertige qui nous saisit devant ce gouffre sans fond au bord duquel nous risquions de trébucher.

Mais si, courageusement, nous refusions d’être dupes plus longtemps, si nous cessions de choisir, donc de rejeter, serions-nous perdus ou sauvés ? »

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Extrait de : « Le bonheur-du-jour » Jeudi 19 Avril   Jacques Brosse 1922-2008.

Tableaux : 1/ »Livia da Porto Thiene et sa fille » Paolo Veronese 1528-1588  2/ »Sainte Lucie »  Domenico Beccafumi 1484-1551.

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Ouvrir les yeux sans juger…

BVJ – Plumes d’Anges.