Archive pour la catégorie ‘plumes à rêver’

Souplesse…

jeudi 24 novembre 2016

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« …  pour jouir d’une vie heureuse et accomplie, la clé est l’état d’esprit. C’est là l’essentiel…

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… Si la compassion, la gentillesse et l’affection vous animent, du même coup cela vous donne la clé de votre serrure intérieure et vous communiquez bien plus facilement avec les autres. La chaleur humaine permet l’ouverture. Vous découvrez que tous les êtres humains sont comme vous, tout simplement. Et il vous est bien plus facile d’instaurer une relation. Tout cela vous met dans des dispositions amicales. Vous avez moins besoin de vous cacher. Spontanément, la peur, le doute et l’insécurité se dissipent…

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… La compassion se définit sommairement comme un état d’esprit non violent, non offensif, non agressif. C’est une posture mentale fondée sur le souhait de voir les autres se libérer de leur souffrance, et qui va de pair avec le sens de l’engagement, de la responsabilité et du respect d’autrui…

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… L’essentiel, c’est que chacun consente un effort sincère pour développer sa capacité compassionnelle. Jusqu’à quel point en est-on réellement capable ? Qui peut le dire ? Cela dépend de tant de choses. Mais si chacun déploie tous ses efforts de bonté, si chacun cultive la compassion pour aller vers un monde meilleur, alors il pourra se dire : « Au moins, j’ai fait de mon mieux. »…

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… C’est la souplesse d’esprit qui nourrit la faculté de changer de perspective, de « varier les angles ». Le suprême avantage de cette souplesse d’esprit, c’est qu’elle permet d’embrasser toute l’existence – de se montrer pleinement humain, d’être pleinement en vie…

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… Être souple, malléable, savoir s’adapter ne signifie pas qu’il nous faille tous devenir des caméléons, nous imprégner du premier système de pensée qui se présente, changer d’identité, absorber passivement toutes les nouvelles idées auxquelles nous sommes exposés. Les étapes supérieures de la maturité et du développement dépendent du système de valeurs qui nous guide, qui confère à l’existence sa continuité et sa cohérence, et permet de prendre l’exacte mesure de ce que l’on vit. Ce système de valeurs aide à décider quels objectifs en valent vraiment la peine et si ce que l’on cherche a un sens ou n’en a pas. Toute la question est de savoir si nous sommes capables de nous y tenir avec constance et fermeté, sans rien perdre de notre souplesse.

Le dalaï-lama semble y être parvenu en ramenant son système de pensée à quelques données fondamentales : 1/ Je suis un être humain. 2/ Je veux être heureux et je refuse de souffrir. 3/ D’autres êtres humains, tout comme moi, veulent aussi être heureux et refusent de souffrir. En mettant l’accent sur les points communs plutôt que sur les différences, il finit par se sentir lié avec tous les êtres humains et cela le conduit à croire fondamentalement en la valeur de la compassion et de l’altruisme… »

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Extraits de : « L’art du bonheur » 1999  Sa Sainteté le DALAÏ-LAMA et Howard Cutler.

Illustrations : 1/« Fleurs et boutons de tulipes » Anonyme indien du XVIIIème   2/« Fleurs et scarabées »  Hans Hofmann 1530-1591.

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S’assouplir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Eaux douces…

vendredi 18 novembre 2016

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« Je cherche une goutte de pluie

Qui vient de tomber dans la mer.

Dans sa rapide verticale

Elle luisait plus que les autres

Car seule entre les autres gouttes

Elle eut la force de comprendre

Que, très douce dans l’eau salée,

Elle allait se perdre à jamais.

Alors je cherche dans la mer

Et sur les vagues, alertées,

Je cherche pour faire plaisir

À ce fragile souvenir

Dont je suis seul dépositaire.

Mais j’ai beau faire, il est des choses

Où Dieu même ne peut plus rien

Malgré sa bonne volonté

Et l’assistance sans paroles

Du ciel, des vagues et de l’air. »

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« La goutte de pluie » poème extrait de « La Fable du monde »  Jules Supervielle 1884-1960.

Illustrations : 1/« Vent du nord à la villa Narcisse à Capri »  Charles Caryl Coleman 1840-1928  2/« Mes yeux au moment des apparitions »  August Natterer 1863-1933.

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Entretenir nos douces pensées pour fortifier leur vie, même si…

BVJ – Plumes d’Anges.

Emotions…

lundi 14 novembre 2016

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« … Aimer, c’est être un instrument aux cordes bien tendues. Une brise, un effleurement font chanter cette infinie palette. Alors d’instinct, on sait ce que l’autre contient, ce que l’autre déverse, on est à la source de l’humaine complainte.

Immensité de l’émotion.

« S’immerger. Faire silence. S’immerger. S’oublier. Faire silence. »…

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… Un jour, j’ai entendu un chant de femme. Je ne sais plus où, je ne sais plus quand. Mais j’écoutais, j’écoutais et cette voix montait.

Je pensais : « Va plus loin, va plus loin, plus haut… »

Je savais qu’elle pouvait atteindre ce point qui éclate le monde.

Et elle s’est arrêtée. Et j’ai été plein d’amertume.

Depuis, j’ai entendu beaucoup de timbres. J’aimais le chant. Chaque fois, c’était la même histoire. J’accompagnais silencieusement ces voix en leur soufflant :  » tu peux, tu peux. » Elles se taisaient toujours à la limite des fractures. Tout retombait.

Pourtant, je sais que l’homme peut retourner le monde comme un gant. Je sais qu’il peut crever les parois qui nous séparent de la perfection…

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… Comment peut-on résister au clin d’œil, aux formes soulignées, à la chaleur d’une mélodie, à un mot, à un bout de peau, à un moment de tiédeur, à l’ourlet d’une lèvre, rien quoi !

Mais moi avec ce rien, j’en faisais une histoire, un coin de la mosaïque de ma vie. Aujourd’hui, ce sont des milliers de petits carreaux épars qui voltigent autour de moi. J’en attrape parfois quelques uns. C’est étrange, tous ont une relation entre eux et rien n’est un hasard. Ce sont de merveilleuses ébauches. Mais là où je vais tout cela sans doute est inutile. C’est autre choses qu’on réclamera de moi.

On me dira : « Qu’as-tu fait de tes dons ? »

Et je répondrai : « J’en ai fait du mortier, du raphia, des soudures pour rassembler ce qui était dans l’air, ce qui passait, ce qui me frôlait, ce qui me croisait. »

À l’emporte-pièce, c’est vrai, mais avec amour.

À tire-d’aile, c’est vrai, mais avec amour…

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… « C’est ainsi qu’un jour, en plein combat, je découvris le métier à tisser. C’était dans la pénombre d’une misérable échoppe. Un vieil homme tissait (…) :

Mais que fais-tu vieillard ? Tu devrais fuir ou te cacher sinon tu vas mourir.

Il me répondit en souriant :

« Vois et ne t’inquiète pas. Je réécris le Monde. »

Je vis alors devant lui un merveilleux tapis, comme une grande page inachevée, un tableau frémissant de couleurs, un ruisseau de sérénité bordé d’un semis de signes paradisiaques, se frayant un passage au beau milieu du sang, de la fumée et des hurlements.

C’était comme un écran, une barrière d’étoiles et de fleurs de lumières. Des flammes, des feuilles, des arbres protégeaient le vieil homme et son antre du monde. (…) Je demeurais figé dans l’irréalité de ce nouveau silence rouge et lourd qui montait de la trame. L’étincelle bleue de la navette poursuivait son obsédante trajectoire.

Je voyais se construire un cyprès.

« Il pousse vers le ciel » me dit le vieillard.

« Regarde, il emporte l’humain vers le haut. Il boit dans son feuillage nos erreurs et nos fautes et s’élance vers le divin. La source et la flamme. Tu me crois maintenant ? Tu voudrais essayer ? »…

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… Si seulement les vivants connaissaient la valeur du verbe ! Ils ne perdraient plus un instant à gaspiller les mots.

Prononcés avec exactitude, ils ont chacun la force d’un éclatement solaire.

Et nous qui écoutons, nous sommes des vitraux, des filtres transparents recueillant les liqueurs d’éblouissantes vies.

Les sons de nos voix se répercutent dans l’espace et lui donnent matière à respirer.

Ce qui contracte l’univers, le bloque au point de l’étouffer, ce sont les refus, les incessants besoins de juger. L’homme n’a toujours pas pris possession de sa géographie.

Tourner en rond dans un tiède et sombre bourbier lui tient lieu de terre. Il est aveugle, bavard par couardise et tue par lâcheté.

Qui oserait, s’il pouvait l’éprouver en lui-même, détruire la perfection ?… »

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Extraits du texte : « FIN » 1999  Alain Cadéo.

Illustrations : 1/« Pommier aux fruits rouges » 2/« Digitales » 3/« Arums et Iris »  Paul-Elie Ranson 1861-1909.

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Faire vibrer nos plus belles cordes…

BVJ – Plumes d’Anges.

Vers une autre vie…

lundi 7 novembre 2016

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« … Alors elle avait parlé des chevaux, des montagnes, d’une autre vie ; elle avait parlé de cet amour des chevaux qu’elle avait toujours eu et que Samuel aussi avait eu si longtemps en partage avec elle, même si depuis un an ou deux c’était un peu passé, c’est vrai. Mais les chevaux pourraient l’aider à reprendre goût à la vie, à comprendre des choses qui semblaient ne plus le toucher ou le concerner. Elle voulait qu’il sache prendre le temps de regarder un ciel de nuit, de s’émerveiller devant une montagne, elle voulait qu’il sache respirer et souffler, parce qu’elle voulait qu’il entende comment on pense par le souffle et que c’est par lui que la vie circule en nous…

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… Ils se parlent peu, ils économisent leurs forces et se concentrent sur ce qu’ils ont à faire, ce qu’ils voient, ce qu’ils entendent, ce qu’ils ressentent. Les mots sont ici comme tous ces poids morts dont on se débarrasse parce qu’ils ne servent qu’à alourdir les bagages…

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… Elle voudrait reprendre ses esprits, retrouver le calme. Ou pouvoir simplement reprendre un à un tous les éléments de la soirée et les remettre chacun à sa place, en faire un beau jardin à la française, bien ordonné, comme si tout pouvait sortir de la confusion, de l’agitation et trouver une place où tout, à la fin,  participerait de la même organisation, de la même planification logique et rassurante, comme une cosmogonie tracée, ordonnée simplement, sans efflorescence ni chaos, sans accident ni profusion ni rhizomes. Mais la vérité c’est que le monde part totalement en vrille, il se déploie en lianes, en racines, il défonce les pavés et l’ordre des idées, il est comme une tumeur, organique, viscéral – elle veut juste arrêter de penser, calmer son esprit, ça suffit ; elle essaie de souffler lentement, comme quelqu’un qui vient de courir veut retrouver sa respiration. Elle marche et même si elle a froid, le froid n’est pas un ennemi, il lui fait du bien, la redresse. La blessure qu’il lui inflige est bonne, vivifiante…

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… Si on a peur des autres, on est foutu. Aller vers les autres, si on ne le fait pas un peu, même un peu, de temps en temps, tu comprends, je crois qu’on peut en crever. Les gens, mais les pays aussi en crèvent, tu comprends, tous, si on croit qu’on n’a pas besoin des autres ou que les autres sont seulement des dangers, alors on est foutu. Aller vers les autres, c’est pas renoncer à soi… »

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Extraits de : « Continuer » 2016  Laurent Mauvignier.

Illustrations : 1/« Lever de soleil » 2/« Arc en ciel »  Arkhip Kuindzhi 1842-1910.

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Retrouver le  fil de notre histoire…

BVJ – Plumes d’Anges.

S’élever…

lundi 24 octobre 2016

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« … En cours d’islandais, le professeur, un homme qui ne croyait pas aux rêves, donna pour sujet de rédaction à ses élèves : Réaliser ses rêves ; avec en sous-titre : Mes objectifs principaux dans la vie…

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… Comme l’a dit un sage : Le seul vrai voyage consiste à surmonter ses propres obstacles, à atteindre la cime de sa propre montagne…

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… Le monde réside dans l’œil de celui qui regarde. (…) Oui, c’est ça, sa dissertation traiterait de l’île vue d’en haut. Une fois atteinte l’altitude suffisante, tout se déploierait à ses pieds, en gravissant quelques mètres de plus, les choses rétréciraient deviendraient minuscules, et encore plus haut, tout finirait par se confondre, chaque élément s’enfoncerait dans l’autre pour s’y inclure, le monde formerait un ensemble harmonieux : prés verdoyants, champs de lave violette, landes et cratères de-ci de-là – et les deux lacs des plateaux pleins de truites grasses – et la Montagne – tout ne ferait plus qu’un, mer et terre seraient confondues, mer et ciel également, et rien n’aurait plus d’importance, car là-haut régnerait la stabilité de la certitude. Comme une évidence…

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… Ce qu’il y a de bien dans l’ascension d’une montagne, c’est qu’il n’y a qu’une seule voie, une seule option. Monter. Aucun risque de perdre sa route, de s’égarer dans des déviations ou de tourner en rond : elle suit d’un pas chancelant une piste étroite tracée par les moutons, jonchée de crottes et d’herbes mouillées écrasées, alchémille et saxifrage. Elle avance avec peine le long de la piste, place un pied devant l’autre pour gravir la côte à pic. Ça fait travailler les biceps.

La pente accompagne fidèlement chacun de ses pas ; rien qui puisse troubler ou égarer l’esprit à cette altitude…

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… Tout commence désormais à rapetisser ; plus haut, tout deviendra si minuscule que rien n’aura plus d’importance. Délivrée des petites misères du quotidien, elle connaîtrait bientôt la jouissance d’être au-dessus de tout ce qui traîne en bas, riche d’une vue d’ensemble perpétuelle, en long et en large, des vastitudes de la nature inhabitée… »

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Extraits de : « Le rouge vif de la rhubarbe » 2016 (en France)  Audur Ava Olafsdottir.

Illustrations : 1/« Maison de pêcheur » 2/ »Montagnes en hiver » Harald Sohlberg 1865-1935.

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S’élever au-delà de soi-même…

BVJ – Plumes d’Anges.

Histoires d’amour…

lundi 17 octobre 2016

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« … Le simple fait de remettre sur ses pattes un cloporte coincé sur le dos était pour moi une joyeuse rencontre. La chaleur d’un oeuf fraîchement pondu contre ma joue, une goutte d’eau plus belle qu’un diamant sur les feuilles mouillées de rosée, une dame voilée cueillie à l’orée d’un bosquet de bambous, son superbe capuchon pareil à un dessous de verre en dentelle flottant dans mon bol de soupe miso… la moindre petite choses me donnait envie de déposer un baiser sur la joue du Bon Dieu…

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… Ce n’est pas quelque chose que l’on m’avait appris et je ne savais d’ailleurs pas exactement quand j’avais commencé à le faire, mais avant de cuisiner, je suivais toujours le même rituel. J’approchais mon visage, mon nez, des aliments, j’écoutais leur « voix ». Je les humais, les soupesais, leur demandais comment ils voulaient être cuisinés. Alors, ils m’apprenaient eux-mêmes la meilleure façon de les accommoder…

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… Si tu cuisines en étant triste ou énervée, le goût ou la présentation en pâtissent forcément. Quand tu prépares à manger, pense toujours à quelque chose d’agréable, il faut cuisiner dans la joie et la sérénité.

Ma grand-mère me le disait souvent…

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… Dans la vie, nous sommes impuissants face à certaines réalités, je le sais bien. Très peu de choses dépendent de notre volonté, dans la plupart des cas, les évènements nous entraînent comme le courant d’un fleuve, ils s’enchaînent sans rapport avec notre volonté sur l’immense paume de la main d’une instance supérieure…

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… Il y a ce qui a disparu pour toujours.

Mais qui, néanmoins, demeure éternellement.

Et puis il y a aussi, si on cherche avec ténacité, tout ce qu’on peut conquérir, toutes ces choses qui nous attendent…

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… Un repas, c’est parce que quelqu’un d’autre le prépare pour vous avec amour qu’il nourrit l’âme et le corps… »


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Extraits de : « Le restaurant de l’amour retrouvé » 2008  Ogawa Ito.

Tableaux : 1/« L’orchidée » 2/« Litchi » « Fujishima Takeji 1867-1943.

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Faire les choses avec amour…

BVJ – Plumes d’Anges.

Poussières…

lundi 10 octobre 2016

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« … Nous croyons parfois avoir tout oublié, que la rouille et la poussière des ans ont désormais complètement détruit ce que nous avons un jour confié à leur voracité. Mais il suffit d’un son, d’une odeur, d’un contact furtif et inopiné pour que soudain, les alluvions du temps tombent sur nous sans compassion et que la mémoire s’illumine avec la brillance et la fureur de l’éclair…

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… Le temps finit toujours par effacer les blessures. Le temps est une pluie patiente et jaune qui éteint doucement les feux les plus violents. Mais il est des brasiers qui brûlent sous la terre, des crevasses de la mémoire si sèches et profondes que jusqu’au déluge de la mort, ne suffirait pas, quelquefois, à les faire disparaître. On essaie de s’habituer à vivre avec ces plaies, on amasse silence et rouille sur le souvenir et quand on croit qu’on a tout oublié, il suffit d’une simple lettre, d’une photographie, pour faire éclater en mille fragments la dalle de glace de l’oubli…

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… Le temps passait avec tant de douceur, il glissait entre les maisons et les arbres si lent et si imperturbable, que je n’arrivais même pas à réaliser qu’il s’évaporait entre mes doigts comme un flacon d’alcool…

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… Le bois que j’avais préparé à cette fin était toujours humide, je l’avais pourtant coupé au printemps, avec la lune à son dernier quartier, pour que le vieux tilleul de l’école ne souffre pas et que son bois puisse résister très longtemps sous la terre. Le secret, je l’ai appris de mon père quand j’étais encore enfant. On ne le sait pas, mais un arbre est vivant, il perçoit les choses, il souffre et il se tord de douleur quand la hache entre dans ses chairs, formant stries et nœuds par lesquels pénètreront plus tard la moisissure et les vers qui finiront un jour par le pourrir. Mais avec la lune descendante, les arbres sont endormis et, comme un homme mourant soudain dans son sommeil, ils ne se rendent même pas compte qu’on est en train de les couper. Ainsi leur bois reste lisse, compact, impossible à pénétrer, capable de se maintenir des années sous terre.

J’ai toujours voulu mourir ainsi : comme un arbre assoupi, comme un tilleul envoûté, dans la paix de la nuit, par la lueur de la lune… »

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Extraits de : « La pluie jaune » 1985 Julio Llamazares.

« Illustrations : 1/« Paysage »  Charles Webster Hawthorne 1872-1930  2/« Lune au-dessus de la forêt »  Charles Warren Eaton 1857-1937.

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Traverser les nuits de la vie, avec confiance…

BVJ – Plumes d’Anges.

Des vies…

jeudi 6 octobre 2016

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« … Y en a pas beaucoup des occasions dans la vie où tu peux dire ce que tu penses et en plus, de le dire bien… De le dire avec des mots déjà trouvés… De te servir d’un personnage inventé par quelqu’un d’autre pour passer en contrebande des trucs que toi aussi, tu trouves précieux… De dire qui tu es… Ou qui tu voudrais être… Et de le dire mieux que tu ne pourrais jamais le faire si t’avais pas déjà sous la main des phrases déjà si belles…

Extrait de : Billie.

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… Tu sais, Mathilde, si tu tiens vraiment à quelque chose dans la vie, eh bien, fais ce qu’il faut pour ne pas le perdre…

Extrait de : Mathilde.

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… – Mais, Yann… Mon jeune ami… Bien-sûr que je la connaissais. Les gens qu’on aime, on ne les rencontre pas, voyons, on les reconnaît. Vous ignoriez cela ?… »

Extrait de : Yann.

Extraits de : « Des vies en mieux » 2016  Anna Gavalda.

Illustrations : 1/« Martin-pêcheur » Peintre anonyme – Collection William Farquhar XIXème 2/« Flore » (détail)  Francesco Melzi  1493-1570  3/« Junonia orithya » Planche 33 du volume 2 des « Papillons exotiques »  Jacob Hübner 1761-1826.

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Illustration 2 : le très beau tableau de F.Melzi dans ce billet —> Pourquoi pas

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Vivre et tendre à mieux vivre…

BVJ – Plumes d’Anges.

Sage opération…

vendredi 30 septembre 2016

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– Avant propos du livre

« Du grec anagramma, « renversement de lettres », l’anagramme est un mot formé à partir de lettres d’un autre mot, placées dans un ordre différent. Il n’est tenu compte ni des accents ni de la ponctuation. Cette opération malicieuse peut s’appliquer à tout type d’énoncé : nom, expression, phrase… C’est ainsi qu’on découvre des  pensées d’artistes dans la  tasse des peintres.

Tous les énoncés et les anagrammes sont signalés par des caractères gras…

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…  » Cueille le jour sans te soucier du lendemain« 

On le rencontre chez Horace, dans une ode adressée à une voyante ; on le trouve chez Ronsard, dans un sonnet dédié à une belle Hélène. Pourtant, c’est dans un quartier reculé d’Athènes, à l’époque hellénistique, que le Carpe diem a vu le jour. « Jouissons pleinement de l’instant, car le présent seul est le temps du pur bonheur d’exister. » L’homme qui rédige ces mots se nomme Épicure. Il a trente-cinq ans et vient de s’acheter un jardin pour un montant de quatre-vingts mines, une somme considérable – le prix d’une trirème avec son équipage. Il y « vit caché », selon son propre précepte. Existence simple et frugale. Végétalien, il s’accorde toutefois un morceau de fromage de temps en temps. Un verre de vin lui suffit. Peu s’en faut que ses hôtes ne vivent au pain et à l’eau ! La jouissance n’est pas affaire de quantité. Ainsi, dans l’enceinte du Jardin, les œuvres fleurissent, qui montrent la voie de la félicité.

Au seuil du Jardin,

une école, cent mille roses… »

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Extraits de : « Anagrammes pour lire dans les pensées » 2016 Raphaël Enthoven – Jacques Perry-Salkow  – dessins de Chen Jiang Hong.

Illustrations : 1/« Roses » Grace Jane Joel 1865-1924   2/« Jardin en mai »  Maria Oakey Dewing 1845-1927.

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Changer nos pensées et voir fleurir en nous des roses…

BVJ – Plumes d’Anges.

Coup de coeur…

lundi 26 septembre 2016

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 » On aurait dit le matin. Et on aurait dit le soleil. On aurait aussi dit que tous les lits étaient faits, les chaussures enfilées, les tabliers disparus, la rosée évaporée, toutes les fleurs de Liseron ouvertes. On aurait dit le silence et le désert.

Ce n’est qu’au dernier tintement de clochette de « Bonjour, Travail » que la fourmi ouvrit un oeil.

Et le referma aussitôt.

Elle replongea dans ce monde cotonneux et opaque où elle volait. Oui, elle volait, légère, sur une feuille de Tilleul parmi des immeubles rouge et miel… »

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– RENTRÉE LITTÉRAIRE 2016 –

« Derrière la brume »

Coup de cœur pour cette merveilleuse histoire

portée par de non moins merveilleuses illustrations !

Ramona Badescu et Amélie Jackowski

signent là, aux éditions Albin Michel, un très bel album cartonné,

un livre tendre et généreux,

destiné aux jeunes lecteurs.

On y parle de prêter attention à l’autre,

de l’accompagner, d’entendre sa souffrance,

de déculpabiliser,

mais aussi de savoir s’écouter…

Aminautes qui avez autour de vous, enfants ou petits-enfants,

partez à sa découverte, laissez-vous happer,

c’est du bonheur !

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Extrait de : « Derrière la brume » 2016  Ramona Badescu et Amélie Jackowski.

Le livre entre les jolies mains de Louba… Illustrations de couverture.

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Partager les belles valeurs avec les enfants…

BVJ – Plumes d’Anges.