Archive pour septembre 2026

Nitescence…

dimanche 27 septembre 2026

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Nitescence, joli mot à mes yeux… je l’ai trouvé par hasard et j’ai senti un hasard heureux…

Rayonnement lumineux d’un long week end

où des foules de femmes, d’hommes et d’enfants

se sont réunies pour que triomphent la paix, la vie, la joie, la lumière…

« CONSTRUIRE DES PONTS PLUTÔT QUE DES MURS »

message d’un Homme venu partager sa vision du monde

et montrer un chemin de sagesse,

par ces temps tumultueux,

cette voix est précieuse,

cette voie est précieuse,

elle nous montre un chemin,

j’aime ce chemin…

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« Rien qui m’appartienne

sinon la paix du cœur

et la fraîcheur de l’air »

Kobayashi Issa

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Illustrations : 1/ « Iris blancs sur fond bleu »  2/ « Phare, près de Westkapelle »  Piet Mondrian  1872-1944.

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Être dans la paix, ensemble…

BVJ – Plumes d’Anges.

Faim de saison…

dimanche 20 septembre 2026

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« Mais nous reverrons bien ceux à qui

                    nous n’avons pas dit à temps au revoir,

Ceux qui sont partis sans dire mot

              dans le long effroi du délaissement.

Nous les reverrons, car nous n’aurons

                           de cesse de leur dire les mots qui n’ont été

Dits à temps, de leur répéter sans fin

                        au revoir au revoir selon la loi de la Vie :

Toute fleur est une fleur refleurie,

                               toute pluie est source retrouvée, toute larme

Une peine ravivée, tout visage un regard

                    reconnu, tout sourire un don échangé,

Et toute vie à venir

      une vie à jamais survécue-souvenue. »

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« Bleus de la profondeur,

Nous n’en finirons pas

                    d’interroger votre mystère.

 

L’illimité n’étant

Point à notre portée,

                          il nous reste à creuser, ô bleus

 

Du ciel et de la mer,

votre mystère qui n’est autre

                      que nos propres bleus à l’âme. »

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Arrière-été, la chaleur est toujours présente

mais les nuits s’avèrent plus fraîches, les jours plus courts,

petits signes annonciateurs d’une saison nouvelle toute proche.

Clore l’été et s’ouvrir à l’automne,

le souffle de la vie est là, présent.

Si parfois il semble disparaître,

nous le retrouverons un peu plus loin,

un peu plus tard,

différent peut-être parce qu’il en sera ainsi.

Fin de saison, faim de saison,

faim d’autre chose, faim de joies partagées,

faim de moments apaisés…

Entrons dans l’automne sereinement !

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Poèmes extraits de : « La vraie gloire est ici  »  2015  François Cheng.

Photos BVJ  – Plage de l’Almanarre dans le Var.

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Fleurir et re-fleurir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Imagination poétique…

dimanche 13 septembre 2026

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Lys maritime dit aussi Lys des sables…

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Passiflore laurifolia…

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Gui…

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Parnassie des marais…

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Marronnier d’Inde…

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Merveilleuse découverte que celle de MARY DELANY (1700-1788).

Épistolière anglaise,

amoureuse des beaux livres qu’elle chouchoute et entretient avec grand soin,

elle brode, peint et dessine talentueusement.

À l’age de 70 ans, elle invente les mosaïques de papiers,

œuvres sublimes d’une grande délicatesse d’exécution,

réalisées en papier de soie découpé, teinté à l’aquarelle

ou à la gouache, chaque fleur – nommée – étant collée sur un fond encré de noir.

La précision de son travail – saluée par des botanistes de renom

( par exemple, Joseph Banks et Daniel Solander,

botanistes ayant accompagné le capitaine Cooks dans ses longs voyages) –  est absolue.

Cette collection de plus de mille pièces est conservée au British Museum.

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J’ai pensé, découvrant cette imagination singulière, à EMILY DICKINSON (1830-1886).

Celle-ci passionnée de botanique, constitua un herbier entre ses 9 ans et ses 14 ans,

« herbier de 66 feuillets qui répertorient 424 plantes », 

 entièrement numérisé et conservé

à la bibliothèque HOUGHTON de l’Université de Harvad.

Un goût commun pour les belles lettres,

l’une tournée vers les espaces extérieurs et l’autre vers les espaces intérieurs,

une sorte de complémentarité à travers les siècles et la beauté…

L’imagination poétique passerait-elle par l’observation de la Nature ?

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« C’était un Poète – Celui

Qui distille un sens inouï

Des significations banales –

Une si forte essence

 

Des plantes familières

Séchées devant la porte

Que nous nous demandons pourquoi

Nous ne l’avions captée nous-mêmes.

 

C’est le révélateur des images,

Le Poète – c’est lui qui

Nous donne droit, par contraste,

À l’éternelle pauvreté.

 

Si aveugle à son héritage

Que le vol ne lui ferait rien,

Il est sa propre fortune –

Et il la possède hors du temps. »

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– Emily Dickinson –

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Framboisier parfumé…

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Illustrations extraites de : « Flora Delanica »  Mary Delany  1700-1788.

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Cueillir ensemble les beautés singulières…

BVJ – Plumes d’Anges.

Chants de fleurs…

dimanche 6 septembre 2026

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« Prends cette lune,

prends le doigt qui te la montre,

prends les lignes de la main de ce doigt,

prends celui à qui appartient cette main.

 

Prends cette main dont le doigt te montre la lune,

prends entre les mains la destinée de cet homme

qui te montre la lune,

prends cette lune dont la clarté te fait

découvrir la destinée de cet homme.

 

Prends cet homme,

prends sa main.

 

Prends la lune,

prends sa nuit,

ne dis rien,

va te coucher,

rêve avec lui,

et demain tu regarderas tes mains,

les lignes de tes mains auront changé,

ses mains et tes mains ont dû s’entrelacer.

 

Ne réfléchis pas trop.

 

Prends cette lune,

prends le doigt qui te la montre,

prends les lignes de la main de ce doigt,

prends celui à qui appartient cette main. »

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« Des étoiles de coton,

un coup à droite,

un coup à gauche,

des aiguilles de feu brodent,

un coup à droite,

un coup à gauche,

des fils incandescents vont et viennent

et la lune entre en scène.

Ton visage, belle dame,

illumine la terre. »

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« Cet arbre majestueux ne se met pas en colère,

il s’applique à esquiver le vent,

il ne rechigne pas,

il danse. »

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« Douceur pour les uns,

amertume pour les autres.

 

La fleur se fait parfum,

ne ressent pas de peine,

éclore lui suffit. »

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« Une fleur se couvre de plumes,

un oiseau fleurit

dans l’arbre-jardin,

les graines et les cieux

confondent leur visage. »

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« Contente-toi de regarder,

ne bouge pas,

écoute seulement le bruit que

l’on entend

quand une feuille tombe…

 

une année vient de passer. »

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Superbe « livre objet » aux magnifiques illustrations,

délicats poèmes écrits en langue nahuatl – langue parlée par les Aztèques -.

Mardonio Carballo travaille à faire vivre cette langue,

pour ne pas qu’elle soit oubliée,

il raconte à travers ses poèmes le lien indéfectible entre l’Homme et la Nature,

pour qu’il s’en souvienne et ne pas qu’il l’oublie…

MAGNIFIQUE !

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Poèmes extraits de :  « Le chant des fleurs »

(écrits en langue nahuatl, traduits en français par

Patrick Saurin et illustrés par Fernando Laposse)

 2023 – Mardonio Carballo.

Illustrations : 1/ « Couronne »  2/  » Pâquerettes »  3/  » Fleurs sauvages et papillon » 

4/  » Marguerite »  Lucie van Dam van Isselt  1871-1949.

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Tisser les liens et transmettre leur richesse…

BVJ – Plumes d’Anges.