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« Prends cette lune,
prends le doigt qui te la montre,
prends les lignes de la main de ce doigt,
prends celui à qui appartient cette main.
Prends cette main dont le doigt te montre la lune,
prends entre les mains la destinée de cet homme
qui te montre la lune,
prends cette lune dont la clarté te fait
découvrir la destinée de cet homme.
Prends cet homme,
prends sa main.
Prends la lune,
prends sa nuit,
ne dis rien,
va te coucher,
rêve avec lui,
et demain tu regarderas tes mains,
les lignes de tes mains auront changé,
ses mains et tes mains ont dû s’entrelacer.
Ne réfléchis pas trop.
Prends cette lune,
prends le doigt qui te la montre,
prends les lignes de la main de ce doigt,
prends celui à qui appartient cette main. »
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« Des étoiles de coton,
un coup à droite,
un coup à gauche,
des aiguilles de feu brodent,
un coup à droite,
un coup à gauche,
des fils incandescents vont et viennent
et la lune entre en scène.
Ton visage, belle dame,
illumine la terre. »
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« Cet arbre majestueux ne se met pas en colère,
il s’applique à esquiver le vent,
il ne rechigne pas,
il danse. »
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« Douceur pour les uns,
amertume pour les autres.
La fleur se fait parfum,
ne ressent pas de peine,
éclore lui suffit. »
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« Une fleur se couvre de plumes,
un oiseau fleurit
dans l’arbre-jardin,
les graines et les cieux
confondent leur visage. »
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« Contente-toi de regarder,
ne bouge pas,
écoute seulement le bruit que
l’on entend
quand une feuille tombe…
une année vient de passer. »
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Superbe « livre objet » aux magnifiques illustrations,
délicats poèmes écrits en langue nahuatl – langue parlée par les Aztèques -.
Mardonio Carballo travaille à faire vivre cette langue,
pour ne pas qu’elle soit oubliée,
il raconte à travers ses poèmes le lien indéfectible entre l’Homme et la Nature,
pour qu’il s’en souvienne et ne pas qu’il l’oublie…
MAGNIFIQUE !
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Poèmes extraits de : « Le chant des fleurs »
(écrits en langue nahuatl, traduits en français par
Patrick Saurin et illustrés par Fernando Laposse)
2023 – Mardonio Carballo.
Illustrations : 1/ « Couronne » 2/ » Pâquerettes » 3/ » Fleurs sauvages et papillon »
4/ » Marguerite » Lucie van Dam van Isselt 1871-1949.
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Tisser les liens et transmettre leur richesse…
BVJ – Plumes d’Anges.




La poésie est une langue universelle,
le calligramme en est sa plus belle expression .
L’arbre ici esquissé m’a permis de revisiter
la Colombe ou la Tour Eiffel de Guillaume Apollinaire,
voilà le fil invisible de nos pensées, merci 😇
Oui, chère Brigitte, tes découvertes nous enrichissent,
l’arbre, les mots tendres et les marguerites peintes
forment un bouquet qui va fleurir notre semaine…
en n’oubliant pas d’observer le croissant de lune
et son champ d’étoiles .
Dieu que la vie peut être douce lorsque nous le voulons 🌟
La nature est poésie pour qui sait l’aimer.. des mots délicats pour ce chant de fleurs qui devient champ de fleurs.. je ne connais pas l’auteur mais grand merci pour ton ressenti. Communier avec les arbres, le végétal procure tant de bien-être.
la poésie est inévitable pour aider une langue à survivre, la mise en page et les mots qui traversent les âges, la nature ce qui survit et ce qui vivait (ça nous permet de mesurer) trouvent dans les mots habilement disposés une manière, une matière qui s’en viennent nous parler au profond….