Mieux vivre…

17 mars 2016

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« Celui qui sait qu’il ne sait pas, éduque-le.

Celui qui sait qu’il sait, écoute-le.

Celui qui ne sait pas qu’il sait, éveille-le.

Celui qui ne sait pas qu’il ne sait pas, fuis-le. »

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Proverbe chinois extrait de : « Les proverbes du Panda »  William Wilson.

Illustrations : 1/ »Arbre dans la campagne » Heinrich Reinhold 1788-1825  2/« Deux bouleaux »  Nicolas Poussin 1594-1665.

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Réfléchir au mieux vivre ensemble…

BVJ – Plumes d’Anges.

La vie, l’amour…

14 mars 2016

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« … Guy coiffe les cheveux de Gaby. Ils sont si fins, si fragiles, il a peur de les abîmer, les effleure à peine avec la brosse, juste assez pour les lisser. Quand ils sont bien en place, il demande si elle veut mettre une barrette pour retenir sa mèche. Elle veut bien. Il cherche sa préférée, celle avec la grande fleur blanche. Un camélia, c’est ça ? Elle rouspète. Mille fois qu’elle lui répète : gar-dé-nia. Il n’arrive pas à s’en rappeler. Voilà, elle est prête. Il lui sourit. Elle voit dans ses yeux qu’il la trouve belle. Depuis son retour, il ne lui apporte plus son miroir, prend un air vague, dit qu’il l’a égaré à chaque fois qu’elle le réclame. Elle pense qu’il l’a cassé et ne veut pas l’avouer. Comme un petit garçon qui a peur de se faire gronder, il ment. Un peu. Pas trop. Enfin, juste assez. Pour le miroir, ça ne la gênerait pas d’apprendre qu’il est en mille morceaux, au contraire. Depuis quelque temps, ça ne lui plaît plus de se regarder dedans. Il a dû prendre l’eau, ou le fond s’est gondolé, en tout cas, elle ne se reconnaît pas dans son reflet. Dans les yeux de Guy, au moins, elle est toujours Gaby. Il ne s’arrête pas à la surface. Comme ce miroir de pacotille. Il plonge la chercher là où elle se cache, l’éclaire de son amour…

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… Et puis, il y a eu le moment magique. Celui où il s’est assis dans le fauteuil et où il s’est rendu compte que c’était la première fois de sa vie qu’il donnait le biberon à un bébé d’un jour. Qu’il pouvait le regarder, lui parler tout bas sans personne autour. Juste lui et l’enfant… Bonsoir, petite demoiselle… tu te rends compte, déjà ton anniversaire… un jour tout rond… mais dis donc, tu écoutes bien, toi… ah mais oui, c’est nouveau tous ces sons, ça t’intéresse… tu es drôlement mignonne, tu sais… mais oui… et voyez-vous ces p’tites mains… qu’est-ce-qu’elles sont fines, tes p’tites mains… ces longs doigts de pianiste… et ces p’tits pieds, mais comment c’est possible, d’avoir des pieds si petits, si parfaits, si mignons, dis-moi voir, comment c’est possible, ça, ma princesse…« 

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Extraits de : « Et puis, Paulette… » 2012  Barbara Constantine.

Illustrations : 1/« Femme âgée dans un châle fleuri »  Luigi Gainotti 1859-1940   2/« Vierge au Lys » – détail – William Adolphe Bouguereau 1825-1905.

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Vivre, les yeux du cœur grands ouverts…

BVJ – Plumes d’Anges.

Poids des mots…

10 mars 2016

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 »  Bulletin scolaire du P’tit Jésus.

Jésus, élève à l’école de Nazareth, rentre chez lui avec son bulletin scolaire, lequel n’est franchement pas très bon. Sa mère, Marie, a déjà vu le mauvais bulletin mais n’a rien dit préférant méditer toutes ces choses dans son cœur. Cependant, aujourd’hui, le plus difficile reste à venir : il faut le montrer à Joseph…

Expéditeur : École Siméon de Nazareth

Destinataires : Joseph et Marie David

Objet : Bulletin scolaire de Jésus

Mathématiques : Ne sait quasiment rien faire à part multiplier les pains et les poissons.

Sens de l’addition : N’est pas acquis, affirme que son Père et lui ne font qu’un.

Écriture : N’a jamais ses cahiers et ses crayons, est obligé d’écrire sur le sable.

Géographie : N’a aucun sens de l’orientation, affirme qu’il n’y a qu’un seul chemin et qu’il conduit chez son Père.

Chimie : Ne fait pas les exercices demandés ; dès qu’on a le dos tourné, transforme l’eau en vin pour faire rigoler ses camarades.

Éducation physique : Au lieu d’apprendre à nager comme tout le monde, il marche sur l’eau.

Expression orale : Grosses difficultés à parler clairement, s’exprime sous la forme de paraboles.

Ordre : A perdu toutes ses affaires à l’école et déclare, sans honte, qu’il n’a même pas une pierre pour oreiller.

Conduite : Fâcheuse tendance à fréquenter les étrangers, les pauvres, les galeux et même les prostituées.

Joseph, sachant que ça ne peut pas durer, qu’il doit prendre des mesures sévères, dit : « Eh ben, mon p’tit Jésus, puisque c’est comme ça, tu peux faire une croix sur tes vacances de Pâques !  « 

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Histoire trouvée sur le net.

Illustrations : 1/« Allégorie de la folie du monde »  David Kindt 1580-1652  2/« Carpes »  Watanabe Shotei 1851-1918.

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Jouer avec les mots, mesurer leur poids…

BVJ – Plumes d’Anges.

Bienfait…

7 mars 2016

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« MESDAMES, PRÉFÉREZ-VOUS LE SALON ROSE OU LE SALON CHINOIS ? »…

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À la ville,

doux moment de détente où ces mots tout droit sortis d’un livre,

ces mots venus d’une autre époque

créent un instant de douceur et de volupté

qui ré-harmonise les cœurs, les corps et les pensées…

J’ai de plus en plus conscience qu’il faut s’offrir ces temps joyeux,

ces temps de partage dans lesquels on peut puiser des forces nouvelles

pour vivre le monde tel qu’il semble se dessiner…

Des petits riens ont souvent de grands effets,

laissons-nous chouchouter !

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En plus, c’est bien connu :

« Si un homme n’a pas de thé en lui,

il est incapable de comprendre la vérité et la beauté. »

Proverbe japonais

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Photos BVJ Hôtel de Caumont Aix en Provence.

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Initier du rose dans notre quotidien…

BVJ – Plumes d’Anges.


Souffle…

3 mars 2016

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« … Un adage tibétain dit : »Vous qui avez la chance de prendre forme humaine, ne perdez pas votre temps. » Cette formule choc peut nous faire intimement méditer sur notre destinée avec de très anciennes questions qui se révèleront d’actualité tout au long de notre vie : qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Pourquoi sommes-nous ici ? Pour quelle tâche ? C’est là un mystère permanent. Nous avons endossé un vêtement de chair qui, sans le souffle qui l’anime en permanence, n’existerait pas : privés du va-et-vient d’air en nous, nous mourrons en peu de minutes. Respirer est le fondement de l’existence.

La méditation sur le souffle devrait donc être centrale dans nos vies. (…) Les sagesses orientales, qu’elles soient hindoues, bouddhistes ou taoïstes, ont remarqué par leur expérience multi-millénaire de la pratique de la méditation, que l’acte même de discipliner et rythmer sa respiration, permet de discipliner et de calmer le chaos présent en nous.

Il suffit de faire un exercice simple pour s’en rendre compte : s’asseoir sur une chaise, le dos droit, les pieds bien à plat sur le sol, les mains posées sur les cuisses. Fermer les yeux, observer et sentir sa respiration : la plupart du temps elle se trouve réduite à un fil ténu, une sorte de respiration de survie. Doucement, agrandir alors chaque inspiration et surtout, chaque expiration ; on nous a appris à gonfler nos poumons, mais pas du tout à expirer lentement tout l’air qu’ils peuvent contenir. On continue ainsi cet exercice plusieurs minutes durant. Et là, après un bref moment de calme initial, on s’aperçoit que notre mental reprend son agitation : préoccupations diverses, conversations eues ou rêvées, images multiformes… envahissent à nouveau notre cerveau et tout notre champs de conscience. Au point que nous en oublions que nous respirons ! Dès que nous reprenons en revanche, conscience de l’acte de respirer et que nous le poursuivons volontairement, cette agitation psychique obnubilante et tournoyante, se calme. Les maîtres du zen comparent d’ailleurs cette posture de méditant (car c’en est une, même s’il vaudrait mieux être assis sur un coussin le dos droit, les jambes croisées par terre), à une montagne environnée de nuages épais qui sont nos pensées, et la respiration au vent puissant qui va permettre de disloquer ce tissu nuageux et faire, petit à petit, réapparaître le ciel bleu… de la conscience… »

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Extrait d’un article de Marc de Smedt dans le numéro 3 du magazine Canopée – 2005.

Illustrations : 1/« Étude de nuages (détail) » John Constable 1776-1837 2/« Jungfrau » Albert Bierstadt 1830-1902.

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Avoir conscience du souffle de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Pensées magiques…

29 février 2016

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« … Je me plais à croire qu’il y a entre les livres et leurs lecteurs, entre les livres et les voyages qu’ils accompagnent, certaines affinités, une forme d’élection à laquelle il n’est pas superflu de se rendre sensible. Il m’a toujours semblé que ces livres-là, ceux qu’en fait on ne choisit pas, savaient venir d’eux-mêmes, qu’ils savaient choisir le moment où ils seraient le mieux lus et qu’on y trouvait le plus souvent, non pas une inspiration, ni même une nouveauté mais bien plutôt une confirmation qui devient un peu comme, à travers les lignes et selon un sens qui échappe, une exhortation à aller de l’avant… »

Extrait de : « L’écriture de l’ailleurs » – 2009 Albéric d’Harvilliers.

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Je me plais à croire qu’il y a,

dans tous les domaines de la vie,

des évènements qui viennent à nous d’eux-mêmes,

juste au meilleur moment,

ils nous donnent la foi nécessaire pour suivre notre route…

Le monde est si beau, ne nous faut-il pas être simplement observateurs et confiants ?

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Illustrations : 1/« Pauvre poète »  Carl Spitzweg 1808-1885  2/« Carte du monde (détail) »  Fra Mauro XVème siècle.

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Croire en une magie de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Gai rire…

25 février 2016

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« Excusez-moi, je suis un peu essoufflé ! Je viens de traverser une ville où tout le monde

courait…

Je ne peux pas vous dire laquelle… je l’ai traversée en courant.

Lorsque j’y suis entré, je marchais normalement, mais quand j’ai vu que tout le monde

courait… je me suis mis à courir comme tout le monde, sans raison !

À un moment je courais au coude à coude avec un monsieur…

Je lui dis : Dites-moi, pourquoi tous ces gens-là courent-ils comme des fous ? »

Il me dit : – Parce qu’ils le sont !

Il me dit : Vous êtes dans une ville de fous ici. Vous n’êtes pas au courant ?

Je lui dis : – Si, si, des bruits ont couru !

Il me dit : – Ils courent toujours !

Je lui dis : – Qu’est-ce qui fait courir tous ces fous ?

Il me dit : – Tout ! Tout ! Il y en a qui courent au plus pressé. D’autres qui courent

après les honneurs.

Celui-ci court pour la gloire… Celui-là court à sa perte !

Je lui dis : -Mais pourquoi courent-ils si vite ?

Il me dit : – Pour gagner du temps ! Comme le temps, c’est de l’argent, plus ils courent

vite, plus ils en gagnent !

Je lui dis : – Mais où courent-ils ?

Il me dit : – À la banque ! Le temps de déposer l’argent qu’ils ont gagné sur un compte

courant… et ils repartent toujours courant, en gagner d’autre !

Je lui dis : – Et le reste du temps ?

Il me dit : – Ils courent faire leurs courses… au marché !

Je lui dis : – Pourquoi font-ils leurs courses en courant ?

Il me dit : – Je vous l’ai dit… parce qu’ils sont fous !

Je lui dis : – Il pourraient tout aussi bien faire leur marché en marchant… tout en

restant fous !

Je lui dis : – On voit bien que vous ne les connaissez pas ! D’abord le fou n’aime pas

la marche…

Je lui dis : – Pourquoi ?

Il me dit : – Parce qu’il la rate !

Je lui dis : – Pourtant, j’en vois un qui marche !?

Il me dit : – Oui, c’est un contestataire ! Il en avait assez de courir comme un fou. Alors

il a organisé une marche de protestation !

Je lui dis : – Il n’a pas l’air d’être suivi ?

Il me dit : – Si, mais comme tous ceux qui le suivent courent, il est dépassé.

Je lui dis : – Et vous, peut-on savoir ce que vous faites dans cette ville ?

Il me dit : – Oui ! Moi j’expédie les affaires courantes. Parce que même ici, les affaires

ne marchent pas !

Je lui dis : – Et où courez-vous là ?

Il me dit : – Je cours à la banque !

Je lui dis : – Ah… pour y déposer votre argent ?

Il me dit : – Non ! Pour le retirer ! Moi je ne suis pas fou !

Je lui dis : – Mais si vous n’êtes pas fou, pourquoi restez-vous dans une ville

où tout le monde l’est ?

Il me dit : – Parce que j’y gagne un argent fou !… C’est moi le banquier !!! »

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CERTAINS JOURS, JE ME DIS QUE DE TOUT CELA, IL VAUT MIEUX EN RIRE,

RIRE D’UN GAI RIRE POUR GUÉRIR…

Extrait de : « Matière à rire »  Raymond Devos 1922-2006.

Illustrations : 1/ »Belle dame partant au bain »  James Gillray 1757-1815 2/ »Crocus »  Hans Simon Holtzbecker XVIIème.

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Chercher matière à rire pour guérir…

BVJ – Plumes d’Anges.


Rêveries…

22 février 2016

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« …Dans les heures de grandes trouvailles, une image poétique peut être le germe d’un monde, le germe d’un univers imaginé devant la rêverie d’un poète. La conscience d’émerveillement devant ce monde créé par le poète s’ouvre en toute naïveté…

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… Certaines rêveries poétiques sont des hypothèses de vies qui élargissent notre vie en nous mettant en confiance dans l’univers…

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… Quand un rêveur de rêveries a écarté toutes les « préoccupations » qui encombraient la vie quotidienne, quand il s’est détaché du souci qui lui vient du souci des autres, quand il est vraiment ainsi l’auteur de sa solitude, quand enfin il peut contempler, sans compter les heures, un bel aspect de l’univers, il sent, ce rêveur, un être qui s’ouvre en lui. Soudain, un tel rêveur est rêveur du monde. Il s’ouvre au monde et le monde s’ouvre à lui. On n’a jamais bien vu le monde si l’on a pas rêvé ce que l’on voyait. En une rêverie de solitude qui accroît la solitude du rêveur, deux profondeurs se conjuguent, se répercutent en échos qui vont de la profondeur de l’être du monde à une profondeur d’être du rêveur. Le temps est suspendu. Le temps n’a plus d’hier et n’a plus de demain. Le temps est englouti dans la double profondeur du rêveur et du monde. Le Monde est si majestueux qu’il ne s’y passe plus rien : le Monde repose en sa tranquillité. Le rêveur est tranquille devant une Eau tranquille. La rêverie ne peut s’approfondir qu’en rêvant devant un monde tranquille…

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… Le rêveur du monde ne regarde pas le monde comme un objet, il n’a que faire de l’agressivité du regard pénétrant. Il est sujet contemplant. Il semble alors que le monde contemplé parcoure une échelle de clarté quand la conscience de voir est conscience de voir grand et est conscience de voir beau. La beauté travaille activement le sensible. La beauté est à la fois un relief du monde contemplé et une élévation dans la dignité de voir…

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… Dans la rêverie cosmique, rien n’est inerte, ni le monde, ni le rêveur ; tout vit d’une vie secrète, donc tout parle sincèrement. Le poète écoute et répète. La voix du poète est une voix du monde… « 

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Extrait de : « La poétique de la rêverie »  Gaston Bachelard 1884-1962.

Illustrations : 1/« Temple Tenno-ji à Osaka » Kawase Hasui 1883-1957  2/« Fleurs de pommier »  Isen’in Hoin Eishin1775-1828.

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Se poser, contempler…

BVJ – Plumes d’Anges.

Histoires de fées…

18 février 2016

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 » D’où viennent les fées ? Difficile à dire tant, depuis nos origines, la nature, ses créatures et nos peurs ont influencé nos cultures et irrigué notre imaginaire…

… Pourquoi, dès l’enfance et tout au long de notre vie, n’est-on pas davantage élevé dans la réalité merveilleuse ? Autour de nous, des milliers de créatures œuvrent à notre bien-être. Elles purifient l’air et le sol, pollinisent nos fruits et légumes, recyclent nos déchets, fertilisent le sol, agrémentent nos balades, sonorisent nos étés, émerveillent nos enfants…

… Le mot fée vient du latin fatum qui signifie « destin, destinée ». Est-ce que le destin des humains est lié à celui des insectes et des autres créatures de la nature ?…

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LA FÉE COCCINELLE

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La coccinelle asiatique –Harmonia axyridis– du latin Harmonia « fille de Mars et Vénus, harmonieuse » et de coccus « grain rouge, écarlate ». Coléoptère.

Petite fée venue d’ailleurs rejoindre ses 100 sœurs, parfois dans les jardins en compagnie de celles à 2 ou 7 points. Ses ailes, cachées sous des étuis coriaces, se déploient lorsqu’elle s’envole à la recherche de pucerons frais, ou pour un plus long voyage vers un abri d’été, ou d’hiver. Certaines de ses sœurs sont végétariennes, orange ou jaunes. Les points de l’une d’entre elles sont au nombre de 24, sans que cela lui apporte longévité, car leur vie est souvent plus courte qu’une année.

Pouvoir naturel :

Ses couleurs et ses autohémorrhées -libération de « sang » au gout âcre- repoussent les prédateurs.

Pouvoir magique :

Si elle s’envole de notre doigt pointé vers le ciel, notre vœu sera exaucé. »

Extrait de : « Les vraies fées de la nature » 2015  François Lasserre et Stéphane Hette.

Illustration :« Fruits et insectes »  Johanna Helena Herlt-Graff 1668-1723.

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Faire vœu de clairvoyance humaine…

BVJ – Plumes d’Anges.

Oiseaux…

13 février 2016

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« … L’oiseau, ce funambule. L’oiseau que tu vois, par la fenêtre, rabougri sur un fil. Maintenant, un nuage chinois lui masque les collines. Il vient ici chaque jour sur le poteau où il s’attarde un peu. Histoire, peut-être, d’établir le bilan de sa vie. Oiseau, mon compagnon, combien nous sommes près l’un de l’autre, pourtant extraordinairement séparés !…

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… Le ciel appartient à l’oiseau mais l’oiseau n’appartient à personne…

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… J’avais huit ans et je regardais l’immense car j’avais traversé les millénaires. De la fenêtre de la ferme, à l’étage, je voyais les arbres, des frênes, bruisser doucement près de la fontaine où, le soir, je conduisais le troupeau. Le monde était bleu, empli de clairvoyance. Au printemps, les hirondelles dansaient longuement devant les vitres et je bénissais celui qui leur avait indiqué notre toit, je remerciais ce dieu qui n’existait pas. On s’est beaucoup moqué des oiseaux au cours des siècles, de tous ceux qui les vénéraient, trouvant mièvres leurs louanges, leurs sottes adorations. Pourtant, le jour où nous écrirons, nous parlerons comme volent et chantent les oiseaux, nous aurons atteint les sommets d’une forme de perfection. En d’autres lieux, vers l’Orient, on les aime et on les protège, on en prend un soin infini. J’avais décelé tous les nids du village, les répertoriant sur un petit carnet et l’hiver je veillais à ce que le gel ne les brise, ne les détruise, espérant qu’au printemps ils seraient à nouveau un havre pour les hirondelles. Hélas, ils partaient souvent en poussière et je compris alors qu’il est vain de penser pouvoir bâtir sa maison pour l’Éternité. Nous habitons tous un toit nomade, pourquoi donc fermer nos portes à qui vient frapper parce qu’il a faim et froid ? Pourquoi donc clore notre vie entre quatre murs ?… »

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Extraits de : « Marcher est ma plus belle façon de vivre » 2014  Joël Vernet.

Illustrations : 1/« Nid et Hirondelles »  John James Audubon 1785-1851  2/« Nid d’oiseaux dans les joncs »  Fidelia Bridges 1834-1923.

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Accueillir en soi le présent…

BVJ – Plumes d’Anges.