Heureux évènements…

20 juin 2016

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Une pleine lune,

un solstice,

le jour le plus long,

le retour de l’été,

la fête de la musique…

tout cela n’est-il pas inspirant ?

S’ouvrir à ces vibrations nouvelles,

observer, aller de l’avant.

Choisir un chemin en toute conscience, l’explorer, le vivre intensément,

le humer, l’admirer, le ressentir, le croquer, écouter la mélodie qu’il nous chante…

et sourire de plaisir,

cette énergie nous y incite !

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« La rondeur du mot

est illusoire à l’oreille

Chaque instant Tu dois

le défroisser l’étirer

travailler la matière

la terre qui s’effrite

avec la lumière

et le blanc du silence »

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« Sculpture » Poème de Lydia Padellec extrait d’un recueil inédit « Les abeilles ne chantent pas la nuit » (Printemps des poètes).

Illustrations : 1/« Femme jouant de la guitare-lune » Photographie colorisée d’ Adolfo Farsari 1841-1898  2/« Agrume »  Kawahara Keiga 1786-1860.

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Honorer les rendez-vous cosmiques…

BVJ – Plumes d’Anges.

Voie…

16 juin 2016

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« … Il y avait une grande sècheresse. On n’avait pas vu une goutte de pluie pendant des mois et la situation devenait catastrophique. Les catholiques faisaient des processions, les protestants des prières et les chinois faisaient brûler des bâtonnets d’encens ou faisaient tonner des fusils pour éloigner les démons de la sècheresse. Mais aucun résultat.

Finalement les chinois dirent : « Nous allons chercher le faiseur de pluie. »

Et d’une autre région arriva un vieil homme tout desséché. La seule chose qu’il réclama fut une petite maison calme, quelque part, dans laquelle il s’enferma pendant trois jours. Le quatrième jour, des nuages commencèrent à se former et il y eut une grosse tempête de neige alors qu’il ne neigeait jamais habituellement à cette époque de l’année. Et la ville était tant et si bien pleine des rumeurs concernant ce vieillard que Richard Wilhelm alla demander en personne à l’homme comment il avait fait.

En bon Européen il dit : « On vous appelle le faiseur de pluie, me direz-vous comment vous avez fait la neige ? »

Et le petit homme chinois lui répondit : « Je n’ai pas fait la neige. Je ne suis pas responsable. »

 » Mais qu’avez-vous fait pendant ces trois jours ? »

 » Oh, cela, je peux l’expliquer. Je viens d’un pays où les choses sont en ordre. Ici elles ne sont pas en ordre. Elles n’obéissent pas à l’ordre du ciel. Et donc tout le pays n’est pas dans le tao et moi non plus je n’étais pas dans l’ordre naturel des choses parce que je suis dans un pays qui vit dans le désordre. Alors j’ai attendu trois jours jusqu’à ce que je revienne dans le tao, et, naturellement il a plu. »… »

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C.G.Jung « Mysterium Conjunctionis » – Extrait cité par Dominique Loreau dans « Aimer la pluie- Aimer la vie » 2003.

Illustrations : 1/« Drame au sommet de la montagne » 2/« Printemps » (détail) Elliott Daingerfield 1859-1932.

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Revenir sur la voie de l’ordre naturel du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Joie vivante…

13 juin 2016

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« … Qui es-tu, lecteur, toi qui dans cent ans, liras mes vers ?

Je ne puis t’envoyer une seule fleur de cette couronne printanière,

ni un seul rayon de ce lointain nuage.

Ouvre tes portes et regarde au loin.

Dans ton jardin en fleurs, cueille les souvenirs parfumés des fleurs fanées

d’il y a cent ans.

Puisses-tu sentir, dans la joie de ton cœur,

la joie vivante qui un matin de printemps, chanta,

lançant sa voix joyeuse par delà cent années… »

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Extrait de : « Le jardinier d’amour » Rabîndranâth Tagore 1861-1941.

Illustrations : 1/ »Leucomelaena norfolciensis- Iconographie des Pigeons » Paul Louis Oudart 1796-1860  2/ »Rhododendrons »  Adrienne Jacqueline’s Jacob 1857-1920.

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Vivre le printemps du poète…

BVJ – Plumes d’Anges.

Maison et jardin……

9 juin 2016

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Incroyables cadeaux du ciel et de la terre réunis :

couleurs et senteurs inspirent aux oiseaux des musiques joyeuses,

des formes se déclinent à l’infini,

d’une année sur l’autre elles se ressemblent mais restent toujours pièces uniques…

Que ce printemps qui circule encore et encore dans notre être

nous inspire la même joie et la même créativité,

ne serait-ce pas là un souhait à portée d’Homme ?

J’aimerais vous offrir le parfum des tilleuls en fleurs

ou les premiers chants des cigales,

la beauté des roses, l’écrin qu’est un jardin…

Je ne peux en partager que l’évocation et quelques images,

mais la vie n’est-elle pas aussi images et ressentis ?

À nous de choisir celles qui nous illuminent

en remerciant une telle abondance,

surtout lorsqu’on observe ce que vivent certains,

dans leur maison et leur jardin, même intérieur…

Photos BVJ

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Apprécier ce que l’on vit, quand c’est beau et doux…

BVJ – Plumes d’Anges.

Etat d’esprit…

6 juin 2016

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« … Certes, ce n’est pas en soi une bénédiction de collectionner les malheurs. Mais c’en est une pour celui qui sait voir, accepter, dépasser la surface de l’existence et qui découvre, au cœur même de l’adversité, une paix et une joie incompréhensibles aux autres. Et pourtant, ce que je vais dire est plus difficile à entendre : le progrès spirituel réel vous demande d’être heureux. Première apparence, première vision : c’est par la souffrance qu’on progresse. Vérité plus profonde, plus difficile d’accès : c’est par le bonheur qu’on progresse. (…) Tous les mystiques tentent de nous faire partager leur découverte : le bonheur existe mais c’est en Dieu seulement que vous le trouvez. Dieu, si je peux employer ce mot, en lui donnant le sens que vous voudrez, un Dieu panthéiste, un Dieu personnel, un Dieu impersonnel, un Dieu ultime, la Déité, est le sommet du bonheur, le seul bonheur absolu…

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… « Dieu est la plus haute possibilité de l’homme »…

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… Dire « oui », vous le savez, consiste d’abord à dire « C’est« . Et à quoi allez-vous dire c’est ? Commencez avant tout par éliminer ce n’est pas. Swâmiji était si strict sur ce point. Avec « ce n’est pas » et « je n’ai pas », rien n’est possible. « Je n’ai pas de mari, je n’ai pas un enfant sage et bon élève, je n’ai pas une épouse fidèle, je n’ai pas un métier intéressant… » Avec ce qui n’est pas et ce que vous n’êtes pas, vous ne pouvez rien. Aucun progrès n’est possible.(…) Devenir positif, c’est cesser de faire sans cesse intervenir dans vos vies ce que vous n’êtes pas et ce que vous n’avez pas.

Deuxième point pour être positif : ne plus jamais considérer que ce que vous n’avez pas eu  jusqu’à présent, vous ne l’aurez jamais ; que ce que vous n’avez pas été jusqu’à présent, vous ne le serez jamais…

… Troisième point, voyez ce qui est heureux. Il ne s’agit pas de rêveries, de consolations vaines mais au contraire d’un grand réalisme…

… Et enfin, dernier point, être positif, c’est prendre appui sur ce qui vous apparaît aujourd’hui comme souffrance, tout en conservant l’espérance et la foi. C’est oser croire que l’existence a de l’amour pour vous au moment même où elle semble vous trahir… »

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Extraits de : « L’audace de vivre » 1989  Arnaud Desjardins – Véronique Loiseleur.

Illustrations : Trois détails de « Saint Jean-Baptiste dans le désert »  Jérome Bosch 1450-1516.

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Cultiver l’attention positive…

BVJ – Plumes d’Anges.

Devenir soi…

2 juin 2016

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« … Il avait pour principe de traiter les hommes qui nous approchaient comme autant de rares trouvailles découvertes au fil d’un long voyage. Il aimait aussi nommer les hommes les optimates, signifiant par là que tous autant qu’ils sont, ils forment l’aristocratie naturelle de ce monde et que chacun d’eux peut nous apporter l’excellent. Il les concevait comme des réceptacles du merveilleux, et, créatures suprêmes, il leur accordait des droits princiers. Et réellement, je voyais tous ceux qui l’approchaient s’épanouir comme des plantes qui s’éveillent du sommeil hivernal, non point qu’ils devinssent meilleurs, mais parce qu’ils devenaient davantage eux-mêmes…

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… La parole est à la fois reine et magicienne… »

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REGARDER LA LUMIÈRE EN L’AUTRE L’AIDE À DEVENIR CE QU’IL EST…

Extrait de : « Sur les falaises de marbre »   Ernst Jünger 1895-1998.

Tableau : « Et le roi a dit »  Mikalojus Konstantinas Ciurlionis 1875-1911.

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Devenir soi…

BVJ – Plumes d’Anges.

Mères veillantes…

29 mai 2016

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« … Les lendemains qui chantent, c’est aux mères qu’on les doit. Leur amour si humble, qui se croit impuissant ou du moins incapable de changer le cours des évènements, c’est ce souffle chargé de tant d’heures de patience, de larmes et de sourires, qui pousse la frêle embarcation vers la terre promise et rend la traversée possible… »

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MÊME SI EN CERTAINS LIEUX LE CIEL EST GRIS,

JE NOUS SOUHAITE « TOUT LE BONHEUR DU MONDE »,

QUE NOTRE CŒUR FASSE DE CE JOUR UNE FÊTE BELLE, TENDRE ET JOYEUSE !

Extrait de : « Les merveilleuses mères veilleuses » 2003  François Caragnon.

Tableau : « Les bébés de mer »  Max Bohm 1868-1923.

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Initier la tendresse et la joie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ainsi va…

26 mai 2016

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« … Ainsi, il s’élevait toujours, devenant de nouveau petit et de plus en plus petit, là-haut, dans le silence ; et il a été vu contre la neige, puis il a été vu contre le ciel, ayant atteint l’entaille ; debout alors là, dans cette fenêtre, quand tout à coup ce qu’il y a de l’autre côté de la chaîne vous saute contre, et une moitié de monde pas connue est connue, venant à nous d’une seule fois. Là sont rangés autour de vous à nouveau des milliers de tours, de dents et d’aiguilles, et, à cause de l’éloignement, il semble qu’on soit au-dessus d’elles, bien qu’elles soient blanches, toutes blanches et, quand le soleil vient les frapper, dorées ou roses : en marbre rose, ou en métal, en or, en acier, en argent ; faisant tout autour de vous comme une couronne de pierreries… »

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Extrait de : « La grande peur dans la montagne »   Ferdinand Ramuz 1878-1947.

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Ainsi va la vie…

Ne nous faut-il pas, souvent, marcher sur de plats chemins

puis suivre des sentiers escarpés,

avancer, avancer toujours,

avec comme seule compagne, une destination inconnue ?

Ne nous faut-il pas, plus souvent, oser les sentiers de traverse,

ou tout simplement OSER vivre ?

Parfois, approchant une crête,

l’inconnu fait place à une féérie,

la vie se fait cadeau…

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Tableaux : 1/« Matin dans la Sierra Nevada »  Thomas Moran 1837-1926   2/« Dessin pour une couronne d’Archiduc »  Richard Fallenböck 1859-1891.

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Oser vivre la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Lettres d’or…

23 mai 2016

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« … Reconnaître l’autre en tant que sujet, c’est accepter de le perdre en tant qu’objet…

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… Lorsque dans une famille, aucun adulte ne tient sa place, l’enfance s’en trouve abîmée, voire détruite. Il en est de même dans le monde. Alors, c’est la poésie qui est en ruine…

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… Quand un obstacle se présente, une délivrance est à l’approche. Celle dont l’obstacle nous barre justement le chemin et qu’il nous est demandé de dépasser…

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… Dans les choix qui sont les nôtres, deux voies seulement sont possibles. Servir la lumière ou l’ombre. Il n’y a pas d’entre-deux en la matière. Ceux qui ne se déterminent pas, dans leur inconscience, collaborent. Et en effet, « il y a des vies où personne n’est là ». Affamer le pire en soi, c’est refuser de collaborer…

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… C’est le divin qui frappe. Et il me semble que je l’entends enfin. Enfin, je comprends dans quel sens s’ouvre la porte. Je poussais alors qu’il suffisait de laisser entrer. Cela cesse doucement de vouloir en moi pour accueillir…

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… L’état de grâce que j’ai connu me manque par moments, mais il me semble pouvoir le toucher de nouveau, lorsque, au milieu de mon jardin, j’éprouve toute chose comme étant à sa place, sans volonté de puissance ni de rejet…

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… Aimer, c’est se retirer pour laisser être…

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… Il faut aller plus loin encore : aimer sans le désir de sauver.

Aimer pour rien. Sans aucune volonté d’amener vers la lumière.

Que l’amour à l’égard d’autrui soi la lumière elle-même.

Aimer sans intention. Même pas celle d’éclairer.

Il n’y a personne à emmener. Personne à emmener nulle part excepté soi-même…

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… Oui, la vie nous rabote. Jamais pour rien. Jamais pour blesser, mais pour nous façonner au plus parfait, et ainsi nous contraindre à la joie… »

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Extraits de : « Lorette » 2016 Laurence Nobécourt.

Tableau : « Portrait d’Anna Rosina Marquart »  Michaël Conrad Hirt 1613-1671.

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Vivre le trésor que nous sommes…

BVJ – Plumes d’Anges.

Feuille voyageuse…

19 mai 2016

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« Si loin de ton rameau,

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« Lungi dal propio ramo,

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Pauvre feuille fragile,

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Povera foglia frale,

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Où vas-tu ? – De ce hêtre,

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Dove vai tu ? Dal faggio

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Où je naquis, là-bas, le vent m’a déchirée ;

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Là dov’io nacqui, mi divise il vento.

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De ce jour, dans son vol,

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Esso, tornando, a volo

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Il m’entraine en tournant

Du bosquet vers les champs, et du val vers les monts.

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Dal bosco alla campagna,

Dalla valle mi porta alla montagna.

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Avec lui, voyageuse,

J’ignore tout sinon que je vais sans repos ;

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Seco perpetuamente

Vo pellegrina, e tutto l’altro ignoro.

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Je vais où vont les choses,

Où naturellement…

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Vo dove ogni altra cosa,

Dove naturalmente

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Va la feuille de rose

Et celle de l’ormeau. »

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Va la foglia di rosa,

E la foglia d’alloro. »

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« Imitation » (« Imitazione ») Extrait des Canti de Leopardi 1798-1837.

Rome – Photos BVJ

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Hêtre sous le Charme…

BVJ – Plumes d’Anges.