Archive pour la catégorie ‘plumes à rêver’

Cheminement…

samedi 11 juin 2011

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… « Ne pas chercher le liberté, et ne pas éviter non plus la non-liberté. La pensée cesse simplement de jouer un rôle sauf sur un plan purement fonctionnel.

– Donc, en un certain sens, vous étiez prêt pour le moment ?

– En d’autres termes, le moment m’attendait !…

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… Le corps détendu est une pensée détendue. Dans un corps et une pensée détendus, vous êtes ouvert à la réceptivité, accueillant, vous êtes disponible, ouvert à l’ouverture…

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… Quand l’écoute est maintenue, elle devient éveil, lucidité. L’écoute est une méditation constante, sans personne pour méditer ni objet de méditation…

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… En vivant dans l’abandon, vous êtes complètement libre. Ce n’est pas vous qui abandonnez, cela vous quitte. Ce n’est pas la volonté qui intervient…

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… Acceptez comme un principe qu’il n’y a rien à atteindre parce que ce que nous cherchons, nous le sommes déjà. Ce que nous cherchons, c’est notre proximité…

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… Rêvasser et anticiper drainent tant d’énergie. Tous deux dévastent votre fraicheur créatrice, car ils ne sont que répétition mécanique. Dans la vie, il n’y a jamais répétition, chaque instant est neuf…

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… Qui suis-je dans tout ce qui m’entoure ? Vivez avec cette question…

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… En accueillant (acceptant) ce qui vous entoure, vous lui permettez de se déployer. Il n’y a personne pour changer votre vie, c’est seulement en voyant réellement les faits que survient un changement. Mais il ne s’agit pas d’un changement ordinaire, c’est une véritable transmutation dans votre environnement…

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… Quand vous avez lâché prise, vous êtes totalement ouvert, aussi ouvert que lorsque vous êtes saisi par la surprise ou l’étonnement…

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… La transmission de la lumière n’est pas intentionnelle, elle se produit spontanément quand l’ouverture rencontre l’ouverture…

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… En voyant seulement les faits, vous n’émettez aucun jugement ; vous êtes ouvert à la personne, vos cinq sens sont ouverts, votre corps tout entier est ouvert dans la rencontre…

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… Ce que nous sommes, nous ne pouvons jamais le percevoir, nous pouvons seulement l’être…

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… C’est seulement dans votre ouverture que vous avez accès à la vérité…

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… La pensée créatrice ne commence jamais avec l’intellect, elle commence avec le silence…

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… Quand vous vivez avec la seule perception, sans interférence de la pensée, vous voyez la totalité de ce que vous regardez…

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… L’artiste ne copie pas servilement ce que Dieu a créé…

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… N’essayez pas de vous souvenir des mots, demeurez absolument ouvert, vous pouvez être sûr que les mots vous viendront…

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Extraits de « Transmettre la lumière »  Jean Klein.

Tableaux : 1/« La figurine » 2/ « Jeune femme arrangeant des fleurs » 3/ « La veste jaune »  William McGregor Paxton 1869 1941.

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Cheminer sereinement sur le sentier de la vie

BVJ – Plumes d’Anges.

Essence précieuse…

jeudi 9 juin 2011

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… » Mais à l’instant même où la gorgée mélée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l’appréhender ? « …

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Pour vivre vous aussi ce moment sublime,

je  ne résiste pas au plaisir de vous offrir cette merveilleuse recette de

MADELEINES,

trouvée dans le livre

« desserts » des  Éditions Marabout

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Pour 15 pièces : 3 œufs, 100 grs de sucre en poudre, 150 grs de farine, 100 grs de beurre doux, fondu, 1 zeste de citron râpé et un zeste d’orange râpé.

Préchauffez le four à 200°C. Badigeonnez de beurre fondu une plaque à madeleine et chemisez-la de farine, puis tapotez le fond pour enlever l’excédent.

Fouettez les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et épaississe. Incorporez délicatement la farine, puis le beurre fondu, le zeste de citron et le zeste d’orange. Déposez cette préparation dans les moules, sans trop les remplir. Faites cuire douze minutes, jusqu’à ce que les madeleines soient légèrement dorées et souples sous les doigts. Démoulez et laissez refroidir sur une grille.

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Pour le THÉ,

il existe chez Mariage Frères un fabuleux coffret de thés contenant :

Le Thé porte-bonheur 959 « Bouddha bleu » : « thé vert agrémenté de pétales de bleuets d’où s’exhalent des fragrances de fruits mûrs « 

et le Thé porte-bonheur 956 « Montagne de Jade »: « thé vert jade allié avec grâce à des parfums de fruits exotiques ».

Toutes les conditions me paraissent réunies…

Extrait de « Du côté de chez Swann »  Marcel Proust 1871 – 1922.

Tableaux : 1/« Le Samovar »  William McGregor Paxton 1869 – 1941  2/« Thé et gâteaux »  Albert Anker 1831 – 1910.

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Prendre conscience de ces instants de grâce…

BVJ – Plumes d’Anges.

Bel oiseau…

mardi 7 juin 2011

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« Sur le même arbre se trouvent deux oiseaux, l’un perche tout en haut, l’autre en bas dans les branches.

Celui qui est en-haut est calme et silencieux, resplendissant d’un merveilleux plumage aux reflets dorés.

Celui d’en bas mange tour à tour les fruits aux brillantes couleurs soit amers, soit sucrés. Il saute de branche en branche, tantôt heureux, tantôt malheureux. Lorsqu’il goûte un fruit particulièrement amer, il est très déçu et inconsciemment son regard s’élève vers le faîte de l’arbre où l’éblouissant oiseau ne bouge ni ne mange, tout entier emprunt de sérénité.

L’oiseau du bas envie cette paix, mais se remet à manger des fruits et oublie l’oiseau du sommet, jusqu’au jour où un fruit vraiment trop amer le fait sombrer dans le désespoir.

Alors de nouveau, il lève les yeux et dans un effort il parvient tout près de l’oiseau magnifique.

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Les reflets d’or de son plumage l’enveloppent lui-même dans un flot de lumière, le pénètrent et le dissolvent en une brume diaphane. Il se sent fondre et disparaître…

Il n’y a toujours eu qu’un seul oiseau, celui du bas n’était que le reflet, le rêve de celui du haut. Les fruits doux et amers qu’il mangeait, ces joies et ces peines qu’il a vécues tour à tour, n’étaient que vaines chimères.

Le seul oiseau véritable est toujours là, au faîte de l’arbre de la Vie, calme et silencieux.

Il est l’Âme humaine au-delà des bonheurs et des peines. »

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Extrait de  « Les Yogas pratiques » Swâmi Vivekânanda 1863 – 1902.

Illustrations : 1/« Le bouquet des peintres »  George Augustus Wallis 1761 – 1847  2/ « Dacnis coerebicolor »  Joseph Smit 1836 – 1929  3/ « Nature morte au perroquet »  Georg Flegel 1566 – 1638.

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Être soi-même…

BVJ – Plumes d’Anges.

Voie du changement…

jeudi 2 juin 2011

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– MESSAGE AU MONDE OCCIDENTAL –

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 » Nous, les Haudenosaunee (« Ceux qui ont bâti la Longue Maison »), ou Iroquois de la Confédération des Six Nations, existons sur nos terres au plus loin que la mémoire se souvienne. Notre culture est l’une de celles qui, dans le monde, ont la plus ancienne existence continue. Nous gardons souvenance des premiers actes des êtres humains, nous nous souvenons des instructions reçues, à l’origine, des Créateurs de la Vie en ce lieu que nous appelons Etenoha – notre mère, la Terre. Nous sommes les gardiens spirituels de ce lieu. Nous sommes les Ongwhehonwhe – les hommes réels.

À l’origine, il nous a été dit que les êtres humains qui se meuvent sur la Terre ont été pourvus de tout ce qui est nécessaire à la vie. Et nous avons reçu pour instructions de nous aimer les uns les autres et de porter grand respect à tous les êtres de cette Terre. Il nous a été enseigné que notre vie est liée à la vie des arbres, qu’il faut que la végétation se porte bien pour que nous nous portions bien, que nous sommes proches parents des quadrupèdes. Dans notre tradition, la conscience spirituelle est la forme la plus élevée de la politique.

La voie que nous suivons est Voie de Vie. Nous pensons que toute chose vivante est un être doué d’esprit. L’esprit peut se définir comme une forme d’énergie qui se manifeste dans la matière. Un brin d’herbe est une forme d’énergie qui se manifeste dans la matière herbe. L’esprit de l’herbe est la force invisible qui produit cette espèce et il se manifeste à nous sous la forme concrète de l’herbe.

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Toutes choses en ce monde sont des choses concrètes, matérielles. La Création est un phénomène vrai, matériel, et elle se manifeste à nous à travers la réalité. C’est donc sous la forme de la Création que l’univers spirituel se manifeste à l’homme, la Création qui est le support de la Vie. Nous croyons que l’homme est réel, qu’il fait partie de la Création, qu’il a le devoir de maintenir la Vie de concert avec les autres êtres. C’est pourquoi nous nous donnons le nom d’Ongwhehonwhe – les hommes réels.

Les instructions reçues à l’origine nous commandent, à nous qui nous mouvons sur la Terre, de porter un grand respect, de l’affection et de la gratitude à tous les esprits qui créent la Vie et la maintiennent. Nous saluons et remercions les multiples soutiens de notre propre vie – le maïs, les fèves, la courge, les vents et le soleil. Lorsque les hommes ne respecteront plus cette multitude d’êtres, ne leur exprimeront plus leur gratitude, toute vie sera détruite, la vie humaine prendra fin sur cette planète.

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Nos racines plongent profondément dans les terres où nous vivons. Nous portons un grand amour à notre pays, celui où nous sommes nés. Son sol est riche des os de milliers de générations de notre peuple. Chacun de nous a été créé sur ces terres et il nous incombe d’en prendre grand soin, car c’est d’elle que naîtront les générations futures des Ongwhehonwhe. C’est avec grand respect que nous foulons la Terre, car elle est un lieu hautement sacré.

Loin d’exiger ou d’implorer quoi que ce soit des Créateurs de la Vie, notre peuple les salue et leur rend grâce pour le fait que toutes les forces de la Vie sont encore à l’œuvre. Nous sommes profondément conscients de notre parenté avec tous les êtres vivants. Jusqu’ici, les territoires qui nous restent demeurent remplis d’arbres, d’animaux et des autres dons de la Création. En ces lieux, nous recevons toujours notre nourriture de notre mère la Terre.

Nous avons constaté que tous les peuples de la Terre ne témoignent pas pareil respect envers le monde et les êtres qui le peuplent…

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… Si nous voulons qu’il y ait un avenir pour tous les êtres de cette planète, nous devons commencer à chercher les voies du changement… ».

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Extrait de « La déclaration de la Ligue des Six Nations à la Conférence de Genève – Septembre 1977.

Pour en savoir plus :

*Message au monde occidental

Tableaux : 1/« Le jeune Sachem »  John Trumbull 1756 – 1843  2/« Sierra Nevada »  Albert Bierstadt 1830 – 1902  3/« Grand canyon de Yellowstone »  Thomas Moran 1837 – 1926  4/« Chutes du Niagara »  Frederic Edwin Church 1826 – 1900.

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Évoluer… ne pas s’égarer…

BVJ – Plumes d’Anges.

Vérité…

mardi 31 mai 2011

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 » La Vérité – est inamovible –

Osons présumer – que les autres forces bougent

C’est – donc – sur elle qu’on peut le mieux se reposer –

Quand les plus vieux Cèdres vacillent –

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Et que les Chênes dénouent leurs poings –

Et que les Montagnes – affaiblies – penchent –

Comme c’est parfait d’avoir un Corps, qui

Tient debout sans Squelette –

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Quelle vigueur dans une Force

Qui se tient sans Soutien –

La Vérité s’étaye Elle-même – ainsi chaque homme

Qui lui fait confiance – reste debout – fièrement.

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Poème 882/1864 d’Émily Dickinson 1830 – 1886.

Tableaux : 1/ « Femme tenant une rose » 2/ « Été » 3/ « Dans le jardin » 4/  « Printemps »   Thomas Wilmer Dewing 1851 – 1938.

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Rechercher la lumière de la Vérité…

BVJ – Plumes d’Anges.

Une chanson douce…

samedi 28 mai 2011

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POUR TOUTES LES MAMANS…

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« Une chanson s’élève

Vers les hauteurs du Rêve,

Elle évoque la vie

Multiforme et ravie,

Les oiseaux dans les branches

Pour mieux voir se penchent

Les villes aux toits vermeils

Caressent leur sommeil,

Les paisibles collines

En phrases sibyllines

Délivrent leur plaisir

L’Air commence à rosir.

La sombre violette

Nous offre sa palette,

Le dansant écureuil

Étale son orgueil,

La symphonie immense

Dans nos cœurs recommence. »

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QUE CE JOUR DE FÊTE SOIT UN JOUR PROFONDÉMENT HEUREUX !

NOUS POUVONS LE DÉCIDER AINSI,

ALORS DÉCIDONS-LE…


« Symphonie » Extrait de « Le pas des songes »  François Brousse 1913 – 1995.

Tableaux : 1/ « Le duo »  James Sant 1820 – 1916  2/ « Roses et papillons » Ottmar Elliger 1633 – 1679.

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Fêter les mamans, les honorer, remercier la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Pierre précieuse…

mercredi 25 mai 2011

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À NINA…

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… » « Venir au monde«  Quelle meilleure expression pour dire le moment inouï du passage, de ce franchissement lent, extrême et cependant tranquille, où sa mère, m’a-t-on dit, bellement l’a poussée depuis l’obscurité tiède, feutrée, du dedans jusqu’à l’éblouissement du dehors où son père l’attendait, tout palpitant ? …

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… Dans le creux de sa main, ta jolie tête nacrée posée sur le coussin de son poignet à la confluence des veines bleutées qui font battre plus fort le cœur, ainsi ton père te présente, endormie…

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… Du pré sauvage tu prends possession. Plus jamais il ne sera le même, ni pour toi, ni pour nous avec toi dedans.

Je me dis : tes deux jambes potelées réinventent la marche à ses origines.

Ta marche est la nôtre. Celle de l’humanité tout entière…

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… Je suis grand-mère, ma mère, pour admirer le ricochet de ces petites pierres vermeilles sur l’étendue de la mémoire. Les regarder bondir. Rebondir. Je me dis : un jour, les ricochets se feront sans moi, mais la pierre que j’ai été sera de la partie…

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… Et me voilà repartie à travers le miroir. Hop ! Dans l’avenir cette fois car je vois déjà tous nos tête-à-tête, tous nos déjeuners jusqu’au plus lointain des lointains. Je me dis : cette conversation est la première d’une longue suite probable de conversations semblables où la grand-mère que je suis – de moins en moins jeune – et la petite fille que tu es – de plus en plus grande – ne seront guère différentes pourtant d’aujourd’hui. Je pense à d’autres maux, d’autres peurs que la vie te réserve – ta vie de femme – forcément et à la nécessité soudain absolue que je sois toujours là pour les entendre, les comprendre, dans n’importe quelle langue…

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« Au pays des vermeilles. » – 2009  – Noëlle Chatelet.

Illustrations : 1/ « Portrait d’Irina Kustodiev »  Boris Kustodiev 1878-1927  2/ « Fille sur la plage »  Giuseppe de Nittis 1846-1884.

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Sublime et précieuse grand-maternité…

BVJ – Plumes d’Anges.


Chemin céleste…

lundi 23 mai 2011

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… » Le vieux peintre Wang-Fô et son disciple Ling erraient le long des routes du royaume de Han.

Ils avançaient lentement, car Wang-Fô s’arrêtait la nuit pour contempler les astres, le jour pour regarder les libellules. Ils étaient peu chargés, car Wang-Fô aimait l’image des choses, et non les choses elles-mêmes et nul objet au monde ne lui semblait digne d’être acquis, sauf des pinceaux, des pots de laques et d’encre de Chine, des rouleaux de soie et de papier de riz…Son disciple Ling, pliant sous le poids d’un sac plein d’esquisses, courbait respectueusement le dos comme s’il portait la voûte céleste, car ce sac, aux yeux de Ling, était rempli de montagnes sous la neige, de fleuves au printemps, et du visage de la lune d’été…

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… On disait que Wang-Fô avait le pouvoir de donner la vie à ses peintures par une dernière touche de couleur qu’il ajoutait à leurs yeux…

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… Tu m’as menti Wang-Fô, vieil imposteur…

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… Le seul empire sur lequel il vaille la peine de régner est celui où tu pénètres, vieux Wang, par le chemin des Mille Courbes et des Dix Mille Couleurs…

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Sans doute, au moment où tu peignais, assis dans une vallée solitaire, tu remarquas un oiseau qui passait, ou un enfant qui poursuivait cet oiseau. Et le bec de l’oiseau ou les joues de l’enfant t’ont fait oublier les paupières bleues des flots. Tu n’as pas terminé les franges du manteau de la mer, ni les cheveux d’algues des rochers…

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… Wang commença par teinter de rose le bout de l’aile d’un nuage posé sur une montagne. Puis il ajouta à la surface de la mer de petites rides qui ne faisaient que rendre plus profond le sentiment de sa sérénité. Le pavement de jade devenait singulièrement humide, mais Wang-Fô, absorbé par sa peinture, ne s’apercevait pas qu’il travaillait assis dans l’eau. Le frêle canot grossi sous les coups de pinceau du peintre occupait maintenant tout le premier plan du rouleau de soie. Le bruit cadencé des rames s’éleva soudain dans la distance, rapide et vif comme un battement d’aile…

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… Ces gens ne sont pas faits pour se perdre à l’intérieur d’une peinture… La mer est belle, le vent bon, les oiseaux marins font leur nid. Partons mon Maître, pour le pays au delà des flots…

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… Le sillage s’effaça de la surface déserte, et le peintre Wang-Fô et son disciple Ling disparurent à jamais sur cette mer de jade bleu que Wang-Fô venait d’inventer. « …

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Extraits de : « Comment Wang-Fô fut sauvé. »   Marguerite Yourcenar 1903 – 1987.

Illustrations : 1/ »Fauvette et bambou. »  2/ »Grenouilles dans un étang. »   Watanabe Shoteï 1851 – 1918.

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Être l’artiste, peintre de sa vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

« Jeux d’enfants »…

jeudi 19 mai 2011

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… » En Inde, il existe une histoire sur Dieu, Brahma, qui se trouvait tout seul. Rien d’autre n’existait que Brahma, et il s’ennuyait à mourir. Il décida donc de jouer à un jeu, mais il n’y avait personne avec qui jouer. Il créa donc une déesse magnifique, Maya, simplement pour pouvoir s’amuser. Lorsque Maya apparut et que Brahma lui expliqua le but de son existence, elle dit :

 » D’accord, jouons donc au jeu le plus merveilleux qui soit. Mais tu dois faire ce que je dis. »

Brahma donna son accord, et suivant les instructions de Maya, créa l’univers tout entier. Il créa le soleil et les étoiles, la lune et les planètes. Puis il créa la vie sur terre : les animaux, les océans, l’atmosphère. Tout.

Maya lui dit :

« Ce monde d’illusion que tu as créé est magnifique. Je veux maintenant que tu crées une sorte d’animal qui soit si intelligent et conscient qu’il apprécie ta création. »

Brahma créa donc les humains. Et quand il eut achevé la création, il demanda à Maya quand le jeu allait commencer.

« On commence tout de suite . » dit-elle.

Elle prit Brahma et le coupa en milliers de minuscules morceaux qu’elle mit en chaque être humain. Elle dit alors :

« Le jeu commence. Je vais te faire oublier qui tu es, et tu essaieras de le découvrir par toi-même ! Maya créa le Rêve, et à ce jour Brahma essaie toujours de se rappeler qui il est. Brahma est là, en vous et Maya vous empêche de vous souvenir de qui vous êtes.

Lorsque vous vous éveillez du Rêve, vous redevenez Brahma et vous recouvrez votre divinité. Alors si Brahma en vous, dit :

« – Bon, je suis éveillé ; mais qu’en est-il du reste de moi ? »

Comme vous connaissez les astuces de Maya, vous pouvez partager la vérité avec d’autres qui pourront aussi s’éveiller. »…

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Extrait de « La maîtrise de l’amour » 1999 – Miguel Angel Ruiz.

Tableaux : 1/ « La petite fille à la poupée »  Andreï Petrovitch Riaboutchkine 1860 – 1904  2/ « Enfants à la pêche »  Illarion Mikhailovich Pryanishnikov.

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Partager nos sentiments, nos idées, nos sensations, nos connaissances… pour mieux nous découvrir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Lumineuse énergie…

mardi 17 mai 2011

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PLEINE LUNE

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« Soyez à vous-même votre propre flambeau »

Bouddha

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… » Quelque activité que vous entrepreniez,

dédiez-là au bien des êtres,

et une fois votre tâche terminée,

offrez à ces derniers les mérites que vous aurez acquis.

C’est ainsi que vos actes produiront des bienfaits à long terme.

Déposée sur une pierre chaude,

une goutte d’eau s’évapore en quelques instants.

Versée dans un lac,

elle dure des siècles. » …

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Extrait de : « La Citadelle des neiges » 2005  Matthieu Ricard.

Tableaux : 1/« Une fille »  Frederick Leighton 1830 – 1896  2/« Bord de lac au clair de lune »  Guiseppe Canella 1837 – 1913.

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Se laisser habiter par l’énergie du jour…

BVJ – Plumes d’Anges.