Archive pour la catégorie ‘plumes à rêver’

Manière douce…

samedi 9 juillet 2011

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… » Dire ta vérité d’une manière douce, mais pleine et entière.

Vivre ta vérité, d’une manière douce, mais de façon totale et cohérente.

Changer ta vérité, facilement et rapidement, quand ton expérience t’apporte une nouvelle clarté. »…

« Conversations avec Dieu-T.1 » 2003  Neale D.Walsch.

« Les falaises de Moen » Peter Christian Thamsen Skovgaard 1817-1875.

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Ne pas blesser le monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Questionnement…

mercredi 6 juillet 2011

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… » Ne peut-il exister un gouvernement dans lequel les majorités ne décident pas virtuellement du juste et de l’injuste, mais bien plutôt de la conscience ? …

… Je pense que nous devons d’abord être des hommes, des sujets ensuite…

… Une corporation faite d’êtres consciencieux est une corporation douée d’une conscience…

… La démocratie, telle que nous la connaissons, est-elle la dernière amélioration possible à un gouvernement ?

N’est-il pas possible d’aller plus loin dans la reconnaissance et l’organisation des droits de l’homme ?

Il n’y aura jamais d’État vraiment libre et éclairé tant qu’il ne reconnaîtra  pas l’individu comme un pouvoir plus altier et plus indépendant, d’où dérivent son propre pouvoir et son autorité, et qu’il ne le traitera pas en conséquence.

Il me plaît d’imaginer un État qui puisse se permettre d’être juste envers tous les hommes et qui traite l’individu avec respect comme un voisin ; qui ne jugerait pas sa propre quiétude menacée si quelques-uns  s’installaient à l’écart, ne s’y mêlant pas, en refusant l’étreinte, sans pour autant s’abstenir de remplir tous les devoirs de bons voisins et de compatriotes.

Un État qui porterait ce genre de fruit, et le laisserait tomber aussi vite qu’il a mûri, ouvrirait la voie à un État encore plus glorieux et parfait, que j’ai également imaginé sans le voir nulle part. »

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Extraits de  » La désobéissance civile »  Henry David Thoreau 1817 – 1862.

Tableaux : 1/ « La jeune fille et les pêches »  Valentin Serov 1865 – 1911  2/ « Moutons dans un pré »  Eugène Verboeckhoven 1798 – 1881.

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Être des individus conscients…

BVJ – Plumes d’Anges.

Être soi…

lundi 4 juillet 2011

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… » Je ne peux changer le monde, mais je peux toujours commencer à le changer…

… Ce que tu donnes, tu le donnes ; ce que tu ne donnes pas, tu te l’enlèves…

… Les maîtres nous aident à trouver le chemin, mais nous seuls pouvons le parcourir…

… Si nous ne sommes pas capables d’apprécier la beauté d’autrui, c’est que nous ne sommes pas conscients de la nôtre et si nous ne voyons que les défauts d’autrui, c’est qu’en eux nous ne voyons que les nôtres…

… Si nous avons quelque mérite, ce n’est pas parce que nous sommes l’auteur de l’œuvre – elle provient d’une dimension qui nous est supérieure – mais parce que nous avons été capables de plier notre moi personnel à la volonté du Mystère : obéir, c’est devenir un canal…

… En fait, nous parvenons à obtenir un miracle lorsque, en levant nos lunettes mentales, nous développons la capacité de le capter…

… Il y a un moment initial où une alternative se présente à nous : nous devons ou non faire ou dire quelque chose. Si nous décidons de le faire, nous initions un mouvement qui, sans le savoir, nous conduit à l’éclosion du miracle…

… Ce que nous voulons être, nous le sommes déjà…

… Imaginons que la tête, pur intellect, coupe elle-même ses jambes par peur d’avancer, ses bras par peur de choisir et son tronc par peur de vivre. Dans ce cas, elle reçoit le cadeau qui convient aux limites qu’elle s’est imposée…

… Pour réaliser quelque chose, il faut prendre des risques, affronter les défaites et les critiques…

… Si nous ne nous aimons pas, nous ne pouvons aimer personne, et au lieu de donner, nous réclamons…

… Arriver à être ce qu’on est et non ce que les autres veulent que nous soyons n’est pas chose facile…

… Lorsque nous cessons de rejeter la faute sur les autres, nous nous retrouvons avec nous-même. Un grand pas en avant consiste à reconnaître que nous sommes responsables de ce qui nous arrive…

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Extraits du livre  » Le cabaret mystique » 2008 Alejandro  Jodorowsky.

Tableaux : 1/ »La femme voilée »  2/ »La toilette »  Walter Sauer 1889 – 1927.

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Mettre au jour notre beauté…

BVJ – Plumes d’Anges.

Joie…

samedi 2 juillet 2011

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 » Soyez toujours heureux, la tristesse est votre ennemie,

réalisez donc cet état de félicité divine qui est au fond de nous,

cherchez toujours à vivre dans la joie, à exprimer la joie dans vos pensées et dans vos actes,

l’Être suprême est joie incarnée,

sentez sa présence joyeuse dans tout ce que vous voyez ou entendez.

La tristesse est fatale à l’homme,

essayez d’être attentif à tout ce qui est une vraie joie, elle vous rapprochera de Dieu :

apprenez à vous immerger dans la joie divine. »

Ma Ananda Mayî 1896 – 1982.

« Printemps »  Leon Wyczolkowski 1852 – 1936.

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Faire vibrer notre joie intérieure…

BVJ – Plumes d’Anges.

Rencontres…

jeudi 30 juin 2011

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… » Dans chaque vraie rencontre, l’inespéré a lieu…

… Libre n’est pas celui qui refuse de s’engager.

Libre est sans doute celui qui, ayant regardé en face la nature de l’amour – ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations – sans illusions, se met en marche, décidé à vivre coûte que coûte l’odyssée, à n’en refuser ni les naufrages ni le sacre…

… La liberté vit de la puissance des limites…

… À mêler leurs souffles et leurs sucs, l’homme et la femme se livrent l’un à l’autre – corps et âme – au delà et en deçà de tout ce qu’ils peuvent imaginer. Si l’autre – ce hic, cet ille, cet ipse – me montre sans cesse mes limites, trouve aussitôt les sutures dans l’armure, m’arrache à ma superbe, à mes retranchements – c’est qu’il me connaît – au sens biblique du terme. Il a tout naturellement accès à l’être qui me fonde…

… Une promenade hier à travers le verger m’éclaire. C’est l’hiver et tous les arbres fruitiers sont plus semblables à ces grands balais de bruyère, le manche fiché au sol, qu’à ce que nos yeux nomment un arbre. Celui qui cèderait à la logique des sens, à l’impulsion d’un robuste réalisme constaterait que la vie a quitté ces arbres et donnerait l’ordre de les abattre. Il n’apprendrait jamais que les lois de la nature ont  prévu quelque chose d’invraisemblable et d’inespéré connu sous le nom de « printemps »- et que ces arbres morts vont un jour se couvrir de bourgeons, de feuilles et de fleurs.



Personne ne m’ôtera de l’esprit qu’il en est ainsi des relations qui nous unissent et que nous scions à la base parce que nous les croyons mortes…

… La seule manière que nous ayons d’honorer la vie est d’oser l’aborder de neuf chaque jour sans la gréver de nos attentes – oser l’unicité du jour neuf…

… Par un mystère, impossible à élucider, ce sont précisément toutes les rencontres d’une vie qui nous font à peu à peu advenir. Chaque rencontre me livre d’étrange manière, tantôt une lettre, tantôt un mot, tantôt une virgule, un blanc qui, peu à peu, mis bout à bout vont composer le libellé d’un message à moi seul adressé…

… C’est en laissant le chemin de Vie passer à travers nous que nous aurons rempli notre contrat… »

« Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies »  Christiane Singer 1943 – 2007.

Tableaux : 1/« La naissance de Vénus » détail Sandro Boticelli 1445 – 1510  2/« Les quatre filles de  Henri-Jules de Bourbon peintes comme les quatre saisons »  Pierre Gobert 1662 – 1744.

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Éternellement… après l’hiver, le printemps…

BVJ – Plumes d’Anges.

Désirs…

mercredi 29 juin 2011

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« Le désir de l’oiseau, c’est le ciel.

Le désir de la main, c’est la caresse.

Le désir de l’oreille, c’est la musique.

Le désir des yeux, c’est l’arc-en-ciel.

Le désir des lèvres, c’est le baiser.

Le désir de la foi, c’est l’infini.

Le désir de l’amour, c’est la durée.

Le désir de l’Être, c’est Dieu.

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Quand naît le désir,

la fête commence. »

Texte extrait de « Les visages de l’amour » 2007  –  Charles Singer.

Tableau : « Salammbô »  Gaston Bussière 1862 – 1929.

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Exprimer ses désirs…

BVJ – Plumes d’Anges.


Apparences…

lundi 27 juin 2011

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 » La vie de l’homme comme la vie des communautés n’est pas ce qu’elle paraît être. Elle se conforme à un schéma manifeste pour les uns et caché pour les autres. En fait, il y a plusieurs schémas qui se déroulent en même temps. Les hommes, pourtant, prennent un élément appartenant à un schéma et tentent de le souder à un autre. Ils trouvent invariablement ce qu’ils s’attendent à trouver, mais non ce qui est réellement là.

Considérons par exemple trois choses:

le blé dans un champ,

l’eau dans le ruisseau

et le sel dans la mine.

C’est la condition de l’homme naturel : c’est un être qui est à la fois complet par certains côtés et qui possède par ailleurs d’autres pouvoirs et d’autres fonctions.

Chacun de ces trois éléments est ici représentatif de substances en état de potentialité. Elles peuvent rester comme elles sont, ou bien les circonstances (l’homme avec son effort possible) peuvent les transformer.

Chacun de ces éléments est la condition du premier domaine, ou état de l’homme.

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Dans le second domaine cependant, nous sommes en présence d’une phase où quelque chose de plus peut être fait. Le blé grâce à l’effort et à la connaissance est moissonné et moulu en farine. L’eau est recueillie et emmagasinée pour un usage ultérieur. Le sel est extrait et raffiné. L’activité de ce domaine est différente de celle du premier qui est celui de la seule croissance. Dans le second domaine, la connaissance accumulée entre en jeu.

Le troisième domaine prend naissance seulement lorsque les trois ingrédients, en proportion et quantité correctes, sont rassemblés en un certain lieu, à un certain moment. Le sel, l’eau et la farine sont mélangés et travaillés pour constituer une pâte. Quand le levain est apporté, un élément vivant vient s’y ajouter. Et le four est préparé pour la cuisson du pain. Cette dernière opération dépend autant du « tour de main » que de la connaissance accumulée.

Chaque élément, quel qu’il soit, se comportera conformément à la situation où il se trouve placé. Et cette situation c’est le domaine où il est jeté.

Si l’objectif est le pain, pourquoi parler de l’extraction du sel ? »

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Cette histoire enseigne que « l’ignorant ne peut concevoir les connaissances du philosophe, pas plus que celui-ci ne peut se faire une idée juste de la connaissance de l’illuminé. »

Parabole d’Idries Shah 1924 – 1996  relatée dans « Le 7ème sens ou le corps spirituel » par Jeanne Guesné 1910 – 2010.

Photos BVJ.

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Nous avons tous une valeur...

BVJ – Plumes d’Anges.

Savoir vivre…

vendredi 24 juin 2011

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… » Pourquoi ces plaintes contre la nature ? Elle s’est montrée si bienveillante ! Pour qui sait l’employer, la vie est assez longue. Mais l’un est dominé par une insatiable avarice ; l’autre s’applique laborieusement à des travaux frivoles ; un autre se plonge dans le vin ; un autre s’endort dans l’inertie ; un autre nourrit une ambition toujours soumise aux jugements d’autrui ; un autre témérairement passionné par le négoce est poussé par l’espoir du gain sur toutes les terres, par toutes les mers ; quelques-uns, tourmentés de l’ardeur des combats, ne sont jamais sans être occupés ou du soin de mettre les autres en péril ou de la crainte d’y tomber eux-mêmes. On en voit qui, dévoués à d’illustres ingrats, se consument dans une servitude volontaire.

Plusieurs convoitent la fortune d’autrui ou maudissent leur destinée ; la plupart des hommes n’ayant point de but certain, cédant à une légèreté vague, inconstante, importune à elle-même, sont ballotés sans cesse en de nouveaux desseins ; quelques-uns ne trouvent rien qui les attire ni qui leur plaise : et la mort les surprend dans leur langueur et leur incertitude.

Aussi cette sentence sortie comme un oracle de la bouche d’un grand poète me parait incontestable : nous ne vivons que la moindre partie du temps de notre vie ; car tout le reste de sa durée n’est point de la vie mais du temps…

… Peut-il y avoir pour les hommes (je dis ceux qui se piquent de prudence, et qui sont le plus laborieusement occupés) de soin plus important que d’améliorer leur existence ? Ils arrangent leur vie même ; ils s’occupent d’un avenir éloigné ; or différer, c’est perdre une grande portion de la vie ; tout délai commence par nous dérober le jour actuel, il nous enlève le présent en nous promettant l’avenir. Ce qui nous empêche le plus de vivre, c’est l’attente qui se fie au lendemain. Vous perdez le jour présent : ce qui est encore dans les mains de la fortune, vous en disposez ; ce qui est dans les vôtres, vous le laissez échapper. Quel est donc votre but ? Jusqu’où s’étendent vos espérances ? Tout ce qui est dans l’avenir est incertain : vivez dès à cette heure…

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… Ceux-là seuls qui jouissent du repos, qui se consacrent à l’étude de la sagesse. Seuls ils vivent ; car non seulement ils mettent à profit leur existence, mais ils y ajoutent celle de toutes les générations… »

Extraits de « De brevitate vitae »  Sénèque 4av.JC – 65 ap.JC.

Illustrations : 1/ « Seringat »  Mary E.Eaton 2/ « Allégorie de la sagesse »  Robert Lewis Reid 1862 – 1929 .

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Souvenons-nous, et sachons vivre… ici-bas…

BVJ – Plumes d’Anges.


Légèreté…

vendredi 17 juin 2011

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« … C’est la perception qui est la cause de la souffrance : nous souffrons de l’interprétation, de l’évaluation des choses, jamais des choses elles-mêmes. Toute souffrance morale est notre incapacité d’expérimenter les choses comme elles sont, comme elles viennent à nous…

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… Ne jamais oublier d’aimer exagérément : c’est la seule bonne mesure…

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… Il est vrai que j’ai reçu un sacré don à la naissance, celui de tout magnifier…

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… Notre devoir le plus impérieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille. Grâce à lui, je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes…

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… Chaque jour est un bon jour…

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… Comment nous contaminer les uns les autres de ferveur et de vie ? …

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… Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour…

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… Au fond, je viens seulement vous apporter une bonne nouvelle : de l’autre côté du pire t’attend l’amour…

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… Oui je crois que que la seule chose sensée à faire est d’aimer, de s’exercer jour et nuit à aimer de toutes les manières possibles…

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… Il n’est que l’expérience menée à terme qui libère. Nous sommes poursuivis toute une vie parce que nous n’avons pas osé vivre en entièreté. Toute énergie, quand elle a été réveillée, veut voir son fruit mûr avant de se dissiper…

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… Il n’y a qu’un crime, celui de désespérer du monde…

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… En prenant dans notre responsabilité, ce que nous vivons, ce que nous faisons, ce que nous disons, nous avançons sur un chemin de paix…

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… Il n’y a qu’une manière aujourd’hui de parler de spiritualité, c’est de l’allier à l’humour, à la légèreté, à la poésie, à une philosophie au pied vif. Ce qui est lourd n’a pas d’avenir…

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Extraits : « Derniers fragments d’un long voyage »  Christiane Singer 1943 – 2007.

Tableaux : 1/« Doux rêves » Firmin Baes 1874 – 1943  2/ « Roses sur une dalle de pierre »  Ottmar Elliger 1633 – 1679.

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Voyage de l’amour…

BVJ – Plumes d’Anges.

Lignes de vie…

mercredi 15 juin 2011

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… » – J’ai parcouru les orients et les occidents du monde et suis revenu, car je me suis senti étranger en tous ces lieux.


– Nous sommes souvent des étrangers pour nous !…

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… Toutes choses en ce vaste univers existent en toi, avec toi et pour toi…

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… Pour chacune des graines que l’automne plante dans le cœur de la terre, il existe une manière différente de séparer l’enveloppe du noyau, puis de donner ses feuilles et ses fruits. Mais quelques soient les moyens employés, ces plantes doivent accomplir un unique pèlerinage dont la mission est de se dresser à la face du soleil…

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Entre le monde spirituel et le monde matériel, il existe un chemin que nous empruntons en état de pâmoison. Il nous atteint et nous n’avons pas conscience de sa force, et quand nous revenons à nous, nous avons dans nos mains les graines que nous plantons avec soin dans la bonne terre de nos vies quotidiennes, donnant de bonnes actions et de belles paroles…

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… Dieu a déposé dans chaque âme un guide qui mène à la lumière, mais l’homme lutte pour trouver la vie hors de lui, sans réaliser que la vie qu’il cherche est en lui…

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… Elle est bien petite la vie de celui qui met ses mains entre son visage et le monde, ne voyant rien d’autre que les lignes étroites de ses mains ! … »

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Extraits de : »Iram, cité des Hautes Colonnes »  Khalil Gibran 1883 – 1931.

Tableaux : 1/« Port de Yalta » 2/« Seigle » 3/ »Les moissons »  Grigory Myasoyedov 1834 – 1911.

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Beauté de nos ressources intérieures…

BVJ – Plumes d’Anges.