Archive pour la catégorie ‘plumes à rêver’

Quête…

samedi 24 septembre 2011

.

.

… »Le bonheur, n’est-ce pas ce à quoi tout le monde aspire et ce que personne ne dédaigne ?

Où donc l’a-t-on connu pour le vouloir ainsi ?

Où l’a-t-on vu pour l’aimer comme on l’aime ?

Il vient assurément de toi, ô mon Dieu.

Comment ? Je ne sais.

Il est en nous.

On ne chercherait pas à être heureux si on ne connaissait déjà le bonheur. »…

.


Extrait de « Confessions »  Saint Augustin 354 – 430.

Illustrations : 1/ »L’Orientale »  Paul-Antoine de la Boulaye 1849 – 1926  2/ »Carte des orbites des corps célestes » Collection ancienne – Librairie Bourlot – Turin.

…..

Garder notre regard d’enfant…

BVJ – Plumes d’Anges.

Cadeau de l’oiseau…

jeudi 22 septembre 2011

.

.

… « Un marchand persan gardait un oiseau indien dans une cage. Devant partir pour un voyage en Inde, il demanda à l’oiseau :

– Veux-tu que je te rapporte un cadeau ?

– Non, dit l’oiseau. Tout ce que je veux, c’est ma liberté.

– Je n’ai pas l’intention de te l’accorder.

– Alors je te demande de te rendre un moment dans la forêt où je suis né, là-bas, en Inde, et d’annoncer aux autres oiseaux ma captivité.

– Je le ferai, dit le marchand.

Il se rendit comme promis dans la jungle indienne à l’endroit indiqué par l’oiseau et annonça à voix très haute qu’il gardait en captivité tel oiseau. Aussitôt, de la plus haute branche, un autre oiseau tomba inanimé sur le sol. C’est sans doute un parent de mon oiseau, se dit le marchand, et mon annonce a provoqué sa mort.

Quand il revint chez lui, l’oiseau lui demanda des nouvelles de son voyage.

– Hélas, lui dit le marchand, j’ai bien peur d’apporter une nouvelle mauvaise. Un de tes parents est tombé sans mouvement sur la terre quand j’ai annoncé ta captivité.

À peine le marchand avait-il parlé que l’oiseau tomba lui-même au fond de la cage et ne bougea plus. Cette mauvaise nouvelle l’a tué aussi, se dit le marchand. Frappé de chagrin, il ouvrit la cage, saisit l’oiseau et déposa son corps sur le rebord de la fenêtre, que caressait un rayon de soleil.

.

.

Aussitôt l’oiseau se ranima. Il battit vivement des ailes et vola jusqu’à la branche d’un arbre proche.

De là, il s’adressa au marchand :

– Comprends maintenant ceci : ce que tu prenais pour une triste nouvelle de mort était en fait un message de joie. Par ton intermédiaire, cet oiseau lointain, mon parent, me suggérait une façon de me libérer. C’est ce que j’ai fait.

Et l’oiseau s’envola vers l’Est en chantant. »

« L’Oiseau indien » Conte relaté par Jean-Claude Carrière dans « Le cercle des menteurs » 1998.

Illustrations : 1/« Étude d’un moineau en vol »  Giovanni Da Udine 1487 – 1564  2/ « L’Oiseau mort »  Jean-Baptiste Greuze 1725 – 1805.

…..

Observer le monde, y découvrir les signes…

BVJ – Plumes d’Anges.

Comprendre…

dimanche 18 septembre 2011

.

.

– 18 septembre –

.

« Est-ce que ta vie se déroule bien ? Es-tu content de ce que tu fais ? Te

sens-tu en paix avec le monde, ou bien ta vie est-elle pleine de hauts et

de bas ? Es-tu insatisfait de la façon dont tu vis ou du travail que tu fais

? Trouves-tu difficile de t’harmoniser avec les âmes autour de toi ?

Accuses-tu de ton mécontentement et de ton insatisfaction les gens que

tu côtoies, les circonstances et ta situation ? As-tu l’impression que si

tu étais ailleurs, tout serait bien et tu serais en paix ?


Lorsque tu es parfaitement en paix en toi, peu importe où tu es, avec

qui tu es, ou bien quel travail très ordinaire ou très terre à terre tu fais.

Rien ne pourra te troubler ou te déséquilibrer, parce que tu seras

parfaitement en équilibre et en harmonie en toi. Au lieu de te battre

contre les circonstances de la vie, apprends à couler avec elles et ainsi

à trouver au fond de toi cette paix et cette compréhension profonde. »

.


« La petite voix »  Eileen Caddy 1917 – 2006.

Tableau : 1/ »Allégorie de l’intelligence » Cesare Dandini 1595 – 1658  2/« Rose »  Arthur Chaplin 1869 – 1935.

…..

Inspirer… expirer… respirer profondément pour faire la paix à l’intérieur de soi…

BVJ – Plumes d’Anges.

Épanouissement…

mercredi 14 septembre 2011

.

.

… » Dans la lumière grise et tremblante d’une aube de printemps,

n’avez-vous jamais eu l’impression, alors que les oiseaux mâles

gazouillaient dans les arbres selon quelque rythme mystérieux, qu’ils

chantaient les louanges des fleurs à leurs femelles ? Pour ce qui est de

l’humanité, à l’évidence, la poésie amoureuse a dû naître en même

temps que l’amour des fleurs. Comment mieux décrire, en effet,

l’épanouissement d’une âme virginale qu’en la comparant à une

fleur, si douce dans son inconscience, parfumée parce que silencieuse

? En offrant la première guirlande de fleurs à sa compagne, l’homme

primitif a transcendé la brute. Par ce geste qui l’élevait au dessus des

nécessités grossières de la nature, il est devenu humain. En

percevant l’usage subtil de l’inutile, il est entré dans le royaume de

l’art. »…

.

Extrait de : « Le livre du thé »   Okakura Kakuzô 1860 – 1913.

Tableaux : 1/ »Les oiseaux d’amour »  Joseph Caraud 1821 – 1905  2/ »Panier de fleurs »  Antoine Berjon 1754 – 1843.

…..

Apprivoiser le rose de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.


Eau vivante…

lundi 12 septembre 2011

.

.

… » Dans une fable indienne, on raconte que s’il pleut au moment où l’étoile Svâti (Arcturus) monte à l’horizon et qu’une goutte de pluie tombe sur une huître, la goutte devient une perle. Les huîtres le savent, aussi viennent-elles à la surface lorsque brille l’étoile et essaient-elles d’attraper les gouttes de pluie. Lorsqu’une goutte tombe sur elles, elles se referment, écailles soudées, et plongent au fond de la mer, pour transformer patiemment la goutte en une perle…

.

… Ma compréhension est faite d’affleurements successifs et légers, comme des gouttes de pluie tombant de branche en branche depuis la cime des grands arbres. L’eau vivante de la vie, l’eau claire de la source dans la montagne, le miracle de l’enfant qui naît, de son cœur qui bat, de ses yeux qui s’ouvrent à la lumière des hommes. La vie… Elle s’exprime à travers lui dans son premier cri marquant l’instant obscur, l’instant initial de celui en lequel elle va sentir, souffrir, aimer, agir jusqu’à l’épuisement de son enveloppe humaine…

.

… Au cours de ces rêves éveillés que sont nos existences, des amitiés silencieuses se nouent, claires comme des lumières d’or, auxquelles le temps ajoute sa patine. Elles nous nettoient du doute de l’expérience solitaire et donnent à nos pensées la transparence de l’eau pure des sommets…

.

… Est-ce vraiment dans le flot des paroles échangées que nous communiquons ? Ne serait-ce pas plutôt par le sortilège d’un langage souterrain où les évidences matérielles se révèlent en amont de la formulation verbale ?…

.

… La vie de chacun d’entre nous n’est-elle pas une symphonie d’émotions, de pensées et de gestes que nos actes interprètent dans la vacuité du temps, à des octaves différents ?…

.


« La conscience d’être, ici et maintenant »  Jeanne Guesné 1910 – 2010.

Tableaux : 1/ »Vue du lac Trasimene »  Caroly Marko le jeune  1822 – 1891  2/« Château de Visegrad »  Caroly Marko  le vieux 1793 – 1860.

…..

Capter, éclaircir, éclairer, épurer… pour transformer notre chemin…

BVJ – Plumes d’Anges.

Élan vital…

samedi 10 septembre 2011

.

.

… » Notre essence est spontanéité et liberté. Elle est notre élan vital, le

noyau de notre être, la source intarissable de notre créativité. C’est

elle qu’enfant nous exprimions en dansant et en chantant sans

retenue. Elle connaît le projet profond qui nous rendra heureux. Elle

nous encourage à réaliser ce projet en nous murmurant à l’oreille :


« Laisse-toi porter par la vie, ne résiste pas, fais confiance. Accepte

qui tu es dans l’instant, n’attends pas le futur, ne t’attarde pas au

passé. Tu n’es pas ta souffrance : ne t’attache pas à celle-ci, laisse-la

derrière toi. Vis le moment du présent et écoute qui tu es dans cet

instant. Exprime qui tu es, réalise qui tu es sans compromis car tu es

merveilleux comme tu es, sans peur, sans défense, rempli de joie et de

projets. Tu es bien plus que tes peurs, tes défenses et les croyances de

ton ego. Tu es tous les possibles, ton potentiel est immense. Tu es bien

plus que ce que tu nommes ton « moi »… »

.


« Vivre en paix » 2003  Thierry Janssen.

Tableaux : 1/« Les premiers pas »  Marguerite Gérard 1761 – 1837  2/« Fleurs »  Jan-Baptist van Fornenburgh 1621 – 1648.

…..

Marcher sur le chemin de notre destinée…

BVJ – Plumes d’Anges.

Dans le silence…

jeudi 8 septembre 2011

.

.

« J’ai vu Ennea en méditation, silencieuse

Je l’ai vue en mouvement, silencieuse

et dans le silence, j’ai entendu

le souffle de ses pensées…

.

… Alors, j’ai soufflé à l’oreille d’Ennea…


Écoute mon amie…


Je voudrais te dire

ce qu’aucun mot ne peut contenir

aucune musique n’en connaît la mélodie

même le silence reste silencieux…


Je voudrais te dire

le chant du soleil au cœur de la fleur

le murmure du vent aux vagues de l’océan

et ce que l’eau écrit dans le sable du désert

avant de disparaître sans personne pour le lire…


Écoute mon amie…


Je voudrais te dire

ce que je vis au fond du cœur

C’est la Vérité… c’est la Beauté

c’est la Liberté…


Écoute mon amie…


C’EST L’AMOUR

.


Extrait de : « LA FORCE DE L’ORIGINE » 2009   Idris Lahore.

Tableaux : 1/ »Dans l’atelier »  Herbert James Draper 1863 – 1920  2/ « La Khazneh – Petra »   Frederic Edwin Church 1826 – 1900.

…..

S’ouvrir à la clarté de la lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.

Rayonnement…

mardi 6 septembre 2011

.

.

… »Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au delà de toutes limites.

C’est notre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question : « Qui suis-je, moi, pour oser me penser comme quelqu’un de brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? »

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, petit à petit, ne rend pas service au monde.

L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres. Elle ne se trouve pas non plus que chez quelques élus.

Elle est en chacun de nous.

Au fur et à mesure que nous laissons briller notre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

Et si nous nous libérons de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »…

.

Certains disent que Nelson Mandela aurait cité ces mots lors de son discours d’investiture en 1994…

Extrait de : « Le retour de l’Amour » 1992  Marianne Williamson.

« Princesse Louise »  Reine Victoria 1819 – 1901  Copie d’après un tableau original de Franz Xavier Winterhalter 1805 – 1873.

…..

Offrir au monde notre talent…

BVJ – Plumes d’Anges.

Mûrissement…

vendredi 2 septembre 2011

.

.

… »Laissez à vos jugements leur évolution propre, silencieuse et sereine ; comme tout progrès, elle doit venir du fond de votre être et rien ne peut ni la presser ni la hâter. Tout est là : porter à terme, puis enfanter. Il vous faut laisser chaque impression, chaque germe de sentiment s’accomplir en vous, dans l’obscur, l’indicible, l’inconscient, le domaine inaccessible à votre propre intelligence et attendre avec une humilité et une patience profondes l’heure de la naissance d’une nouvelle clarté : cela seul est vivre pour l’art, qu’il s’agisse de comprendre ou de créer.

Le temps, ici, ne sert pas de mesure, une année, ici, est sans valeur et dix années ne sont rien ; être un artiste, c’est ne pas calculer ni compter, c’est mûrir comme l’arbre qui ne presse pas sa sève et affronte tranquillement les tourmentes printanières sans craindre qu’ensuite un été puisse ne pas venir. Or il vient. Mais il ne vient que pour les patients qui, sans souci, attendent aussi tranquilles et ouverts que s’ils avaient l’éternité devant eux. »…

.

« Lettres à un jeune poète – 23 avril 1903 »  Rainer Maria Rilke 1875 – 1926.

Tableaux : 1/« Portrait d’une jeune femme » Dana Ripley Pond 1881 – 1962  2/« L’été » Gustave Doré 1832 – 1883.

…..

Apprendre la sérénité…

BVJ – Plumes d’Anges.

Élévation…

mercredi 31 août 2011

.

.

… » Voir un univers dans un grain de sable


Et le ciel dans une fleur des champs…


Tenir l’infini dans la paume de sa main,


Mettre l’éternité dans une heure »…


.

Extrait de « Augures de l’Innocence »  William Blake 1757 – 1827.

Illustration : « Perche d’oiseaux »  Hector Giacomelli 1822 – 1904.

…..

Vers le ciel, s’élever… Porter un autre regard sur le monde…

BVJ – Plumes d’Anges.