Archive pour la catégorie ‘plumes à rêver’

Merveilleux…

mercredi 6 novembre 2013

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Le MERVEILLEUX

(du latin mirabilia : « choses étonnantes, admirables »)

se définit par le caractère de ce qui appartient au surnaturel, au monde de la magie, de la féerie

Wikipedia.

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« L’automne met dans les lilas

D’étranges fleurs que nul ne voit,


Des fleurs aux tons si transparents

Qu’il faut avoir gardé longtemps


Son âme de petit enfant

Pour les voir le long des sentiers


Et pour pouvoir les assembler

En un seul bouquet de clarté


Comme font à l’aube les anges

Les mains pleines d’étoiles blanches… »

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« Étranges fleurs »  Maurice Carême 1889-1978.

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8 minutes et 49 secondes offertes par une artiste peintre,

elle raconte quelque chose qui touche au MERVEILLEUX, ça ne se refuse pas, non ?

Poussez la grille…

Prenez une grande inspiration, la fête a lieu –> ICI

et vous en saurez plus sur cette jeune femme –>

J’espère de tout mon cœur que vous vous serez abreuvé(e)s avec plaisir à cette source merveilleuse ,

ses vertus sont innombrables.

Tableau : « Le portail du château »  Ferdinand Knab 1834-1902.

Vidéo : Maki Horanai.

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Savourer les mondes poétiques étonnants…

BVJ – Plumes d’Anges.

Expérience intérieure…

lundi 4 novembre 2013

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« … On marche sur terre mais on marche aussi sous le ciel, l’un ne va pas sans l’autre. Le marcheur, à la manière d’un artiste, recompose le monde – défait sous les coups d’une exploration abstraite et d’une exploitation intéressée – en découvrant à nouveau la terre et le ciel. Le soleil éclaire la route de celui qui va et qui redoute plus que tout la nuit et le brouillard. L’absence de visibilité le condamne en effet à l’angoisse, au péril et souvent à l’immobilisme. Comment savoir où l’on est et où l’on va si nous ne voyons rien ? Le soleil indique l’orient et dévoile la nature : le marcheur peut poursuivre sa route et jouir à la fois de la beauté du paysage et du point de l’horizon.

Sans étoiles qui diffusent une lumière et qui marquent l’espace d’un repaire, le corps est en arrêt, figé dans la peur et l’incompréhension. Désorienté, absorbé par une enveloppe de néant, l’individu attend ou panique, ne sachant comment sortir de cette impasse. Il a perdu de vue l’astre capable de le guider, il ne sait que faire, ni vers où aller.

Peut-être sommes-nous parfois saisis dans l’existence par de semblables impressions et ne savons-nous alors ni quoi faire de notre vie, ni vers quoi l’orienter ? Dans une telle situation, la marche s’avère un exercice profitable car elle rétablit physiquement et concrètement cet ordre qui manque cruellement à nos vies. Nous sortons et nous trouvons la lumière toujours là, l’horizon bien dessiné ; nous faisons quelques pas, nous voilà partis en promenade. Renouvelé le plus souvent possible, ce rendez-vous avec la lumière et l’horizon fortifie le sentiment d’être à sa place dans le monde. Notre corps s’inscrit clairement dans le réel, redonnant confiance à l’esprit à travers cette expérience vécue. On aurait tort de négliger la réalité et l’évidence de cette observation et on aurait davantage tort de se priver d’une telle ressource pour se replacer, corps et esprit, sur la voie du désir… »

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Extrait de : « Petite philosophie du marcheur » 2007  Christophe Lamoure.

Tableaux : 1/« Arbres » Christian Ernst Bernhard Morgenstern 1805-1867  2/« Les chataigniers à Osny » Camille Pissarro 1830-1903.

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Marcher, retrouver son chemin intérieur…

BVJ – Plumes d’Anges

Vitalité…

mercredi 30 octobre 2013

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« … Shojin ryori signifie en japonais « cuisine pour l’avancement spirituel et la dévotion ». Elle a pour but de faire progresser spirituellement ses adeptes à travers l’acte de préparer et de consommer les repas.

L’entraînement à ce genre de cuisine exige de la part de celui qui la pratique un sens de l’effort total ainsi qu’un parfait contrôle de soi, deux qualités élémentaires et essentielles dans le bouddhisme zen. Elles impliquent le choix d’aliments de saison, des préparations variées, le respect et le goût des ingrédients, l’économie dans les gestes, l’exactitude et à travers tout cela l’appréciation de la vie en général, la recherche d’encore plus d’harmonie avec le reste du monde et un parfait accord avec soi-même.

C’est un véritable entraînement à la simplicité et à la frugalité (même les épluchures, dans les temples zen,  doivent être utilisées), une activité de caractère sacré. Mais c’est aussi faire de l’ordinaire une expérience extraordinaire, ce dont on retire une volupté certaine. Dans la pratique de cet entraînement, couper un navet n’est pas moins important que lire ou méditer. Esthétique, morale, éthique, santé, économie, tout y a trait.

Les principes de la cuisine Shojin :

– La qualité des ingrédients ;

– L’arrangement de la nourriture par couleurs selon les saisons ;

– Le gâchis interdit…

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… Quoique nos vies modernes soient devenues très confortables, explique le zen, nous nous sommes graduellement éloignés de notre environnement naturel et de l’appréciation des saisons. Nous oublions peu à peu la brise soufflant dans la cime des arbres et les doux rayons du soleil. Regarder la verdeur d’un bois, la couleur d’une fleur ou le vol d’un oiseau ne requiert aucune attention spéciale et, pourtant, ce n’est pas perdre son temps : on recouvre ainsi la santé qui est le fondement de tous les autres biens qu’on peut avoir en cette vie. C’est nourrir, en fin de compte, son « équilibre »…

… Contrairement à ce que l’on pense, nourrir sa forme physique ne suffit pas à maintenir sa vitalité. Ce n’est pas tant son corps qu’il faut nourrir, mais son énergie, son dynamisme intérieur. La maladie est un étiolement de l’énergie. C’est souvent la peur de tomber malade qui crée une obstruction intérieure. On ne peut obtenir du jour au lendemain l’accès à la sérénité, dont dépendent santé et longévité. Le stress, mot récent, exprimant, sous l’excès de l’excitation, ce qui trouble et désorganise notre vitalité, est exactement le contraire de « nourrir sa vie ». La nourriture (plus largement le régime) devrait avoir pour but de se concentrer en premier sur sa capacité à déployer et à conserver son potentiel vital. Pour cela il ne faut plus s’embarrasser du monde entier, des choses, des soucis… »

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« Nous sommes ce que nous mangeons » dit Jane Goodall…

Prenons du recul, réfléchissons, n’acceptons pas les poisons de la société industrielle : se bien nourrir est une belle fête qui nous rend légers et joyeux !

Extrait de : « L’art de la frugalité et de la volupté » 2009  Dominique Loreau.

Tableaux : 1/« Fruits et objets d’ornementation »  Anonyme du XIXème  2/« Asperges et groseilles »  Adriaen Coorte 1683-1707  3/ »Raisins et vases de porcelaine » Max Streckenbach 1863-1936.

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Remettre en cause nos nourritures…

BVJ – Plumes d’Anges.


Magnifique liberté…

lundi 28 octobre 2013

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La liberté doit s’exercer dans le respect de l’autre…

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« … La liberté n’est ni une invention juridique ni un trésor philosophique, propriété chérie de civilisations plus dignes que d’autres parce qu’elles seules sauraient la produire ou la préserver. Elle résulte d’une relation objective entre l’individu et l’espace qu’il occupe, entre le consommateur et les ressources dont il dispose… »

Extrait de « Tristes tropiques »  Claude Lévi-Strauss 1908-2009.

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– 28 octobre 1886 –

Inauguration de

 » LA LIBERTÉ ILLUMINANT LE MONDE »

(Si vous désirez en savoir plus, un petit clic –> ICI)

Sur la base de cette illustre statue

est gravé la fin du sonnet d‘Emma Lazarus intitulé « Le nouveau Colosse » :

« Garde Vieux Monde tes fastes d’un autre âge, crie-t-elle

Donne-moi tes pauvres, tes exténués,

Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,

Le rebut de tes rivages surpeuplés,

Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête m’apporte

De ma lumière, j’éclaire la porte d’or ! »

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Aux quatre coins du globe,

depuis la nuit des temps,

combien de peuples,

combien d’hommes privés de liberté ?

Une fois encore, quelque chose est à changer dans notre comportement, notre éducation, notre regard…

Illustrations : 1/ et  2/ Assemblages de « la Statue de la Liberté » Photographies d’Albert Fernique 1841-1898  3/ « Île et Statue de la Liberté » Fred Pansing 1844-1912.

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La liberté sous toutes ses formes est un joyau…

BVJ – Plumes d’Anges.



Ailleurs…

vendredi 18 octobre 2013

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« On me demande pour quelle raison j’habite la montagne verte

Je souris alors sans répondre, le cœur spontanément en paix

Les fleurs de pêchers s’éloignent ainsi au fil de l’eau

Il est un autre Ciel, une autre Terre que parmi les êtres »

« Dialogue en montagne »  Li Po 701-762.

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« Que de fleurs ! en boutons, en désordre…

Que d’envols ! tant d’abeilles, de papillons…

J’habite à l’écart, paresseux ou actifs

Un visiteur arrive… que désire-t-il ? »

« Quatrain »  Tu Fu 712-770.

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Extraits de : « Les yeux du dragon » Anthologie de poésie chinoise, traduction de Daniel Giraud.

Illustrations : 1/« Pink Fuji »  Takeuchi Seiho 1864-1942  2/« Psittacus pacificus »  Georg A. Foster 1754-1794  3/« Lotus et libellules » Kim Hong-do 1745-1806.

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Se mettre à l’écart du bruit du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Grâce…

mercredi 16 octobre 2013

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 » La grâce engendre la beauté. La grâce est simplement l’aura qui entoure une relaxation totale.

Si vous avancez spontanément, chaque instant décide de ce qu’il est. Cet instant ne va pas décider du suivant, aussi restez simplement ouvert. L’instant suivant décidera de ce qu’il sera ; vous n’avez pas de plan, pas de modèle, pas d’attentes.

Aujourd’hui se suffit à lui-même ; ne planifiez pas le lendemain, ni même l’instant suivant. Aujourd’hui se termine et demain arrivera, frais et innocent, sans manipulateur. Il s’ouvre de lui-même, sans le passé. C’est cela la grâce. Observez une fleur qui s’ouvre le matin. Observez simplement… C’est la grâce. Il n’y a aucun effort – la fleur suit simplement la nature. Ou observez un chat qui s’éveille, sans effort, avec une grâce infinie. La nature entière est pleine de grâce, mais à cause des divisions intérieures, nous avons perdu cet état de grâce.

Avancez tout simplement et laissez le moment décider – n’essayez pas de le diriger. C’est ce que j’appelle laisser-faire – et tout découle de là. Essayez ! « 

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Extrait de : « Au coeur du présent »  – Méditation 14 – Osho 1931-1990.

Illustrations : 1/« Poème de l’âme n°13 »  Louis Janmot 1814-1892 2/ « Lys d’Humbolt »  Albert Robert Valentien 1862-1925.

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S’ouvrir au vaste présent…

BVJ – Plumes d’Anges.

Joli refrain…

lundi 14 octobre 2013

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« … Il faut garder en tête et fredonner les refrains de notre enfance, de notre adolescence, ou de l’âge adulte, mais ne pas oublier de se demander pourquoi certains nous reviennent si précisément et à ce moment-là.

Par exemple celui-ci, de Jean Sablon, me traverse l’esprit :

« Dans la vie faut pas s’en faire

Moi je ne m’en fais pas

Toutes ces petites misères

Seront passagères

Tout ça s’arrangera

Je n’ai pas un caractère

À me faire du tracas

Croyez-moi sur terre

Faut jamais s’en faire

Moi je ne m’en fais pas »

Curieuse rengaine, non ?

Il faudrait être capable de ne pas se faire du souci pour rien. Les chansons nous y aident. Ce n’est pas un don, cela s’apprend, tout comme s’apprennent les petits et grands plaisirs quotidiens. J’ai par exemple, au dessus de l’évier, dans ma cuisine, une verrine dans laquelle se trouve une belle rose fraîche que je change dès qu’elle pâlit. Et d’autres verrines sont accrochées selon ce même principe aux murs de mon salon.

Apprenons à regarder le ciel et les oiseaux par la fenêtre et à saisir au vol ce qui est agréable, ou intéressant, ou plaisant, dans ce qui nous entoure ou passe à notre portée – même si c’est la pluie ! Comme dit la chanson : « Un p’tit coin de parapluie, un p’tit coin de paradis… »

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… Les bouteilles sont souvent à demi pleines.

Les pessimistes les voient à moitié vides. Ils se désolent à l’avance qu’il n’y ait pas suffisamment de quoi boire durant le repas et se gâchent ce repas sans raison.

Les optimistes se réjouissent qu’elle soit à moitié pleine et qu’il y ait suffisamment à boire pour ce repas.

C’est vraiment une manière indécrottable de voir les choses qui empoisonne la vie de certains et ensoleille la vie des autres.

Je me situe résolument du côté de la bouteille à moitié pleine… »

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Extraits de : « Ici et maintenant, vivons pleinement » 2013  Anne Ancelin Schützenberger.

Tableaux : 1/« Roses »  Alexander Koester 1864-1932   2/« Verres et bouteille »  Albert Anker 1831-1910.

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Tout s’apprend…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ressources…

lundi 7 octobre 2013

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« … Quand nous rencontrons une difficulté, qu’il nous arrive de nous dire : »Mais ce n’est pas possible ! Qui m’a puni ? Qu’est-ce-que j’ai fait au bon Dieu ? » Dites-vous alors plutôt : « Si j’ai choisi avant de naître de vivre cette expérience, c’est qu’il y a une raison, c’est qu’elle est riche d’un enseignement. Que faut-il que je comprenne ? Que peut-elle m’apporter pour la suite, pour mon devenir ? « …

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… Je ne sais pas combien de temps cette vie va durer, mais en attendant, je vais profiter de chaque instant. Je vais me nourrir de tout ce que je vais voir, de tout ce que je vais vivre et y trouver du plaisir. Je vais faire des désagréments et des épreuves des possibilités de grandir, trouver un intérêt à ce qui m’ennuie. Je vais positiver et faire de ma vie une aventure passionnante…

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… Le lâcher-prise c’est se dire : « Je ne contrôle plus !  » Ce n’est pas toujours facile mais c’est faisable. Il suffit d’arrêter de vouloir montrer sa supériorité, de manipuler et d’avoir tout le monde sous sa coupe. Ne plus contrôler, c’est laisser les autres vivre, évoluer à leur rythme, ne pas les regarder en inférieurs, en pions que l’on dirige mais en êtres humains qui ont à vivre leur propre destinée. C’est laisser entrer l’inattendu, les petits signes, c’est ouvrir tous les jours une lucarne à la joie. Nous ne sommes ni supérieurs, ni inférieurs, nous sommes différents. Accepter la différence, la complémentarité, c’est accepter la joie. C’est cette joie qui doit nous faire fonctionner, nous faire lever le matin avec entrain et nous inviter à porter un regard différent sur les soucis qui nous tombent dessus. En voulant tout contrôler dans nos vies, nous nous mettons dans des impasses où tout semble bloqué. Il suffit quelquefois de lâcher-prise, de ne plus penser à un problème, pour que la situation se débloque : les énergies circulent mieux et des solutions arrivent…

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… C’est dans les moments de repos, avant de s’endormir, que l’on peut se poser les véritables questions, demander un coup de main : « Je voudrais trouver une solution à tel problème. Comment puis-je faire ? Je serai attentif à tous les signes et indications que la providence m’enverra pour m’aider à réfléchir à la question et trouver une réponse. » Il s’agit de demander à cette partie qui est en nous et qui connaît les solutions, d’aller en chercher une. L’âme enregistre la demande, la prend en compte et commence à travailler dessus…

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… Ce n’est pas le monde qui change mais la vision qu’on en a. Il ne tient qu’à nous de prendre du recul, de relativiser, et d’élargir notre champ pour considérer la vie autrement… »

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Extraits de : « Les lumières de l’invisible » 2013  Patricia Darré.

Tableaux : 1/« La voix de son maître » Francis Barraud 1854-1924  2/« Table d’hôtes à la maison des chiens »  John Charles Dollman 1851-1934   3/« Portraits d’un Chat persan, d’un Pinscher nain et d’un Terrier » 1835-1903.

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Chaque expérience apporte une richesse…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ordre du monde…

jeudi 3 octobre 2013

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« … Peut-être ne peut-on pas s’installer doucement dans une nouvelle vision du monde, peut-être faut-il chuter d’un seul coup et braquer les yeux vers le ciel pour tenter d’en saisir une représentation neuve ? Peut-être faut-il passer de la surface à la profondeur la plus totale, sans apprivoiser notre peur des grands-fonds, là où on ne soupçonne aucune lumière. Muter. Peut-être est-ce cela qu’il faut, oui. Mais comment ? …

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… À quel moment de sa vie se lasse-t-on de la répétition ? Quel sursaut de lucidité nous pousse-t-il à modifier l’élément presque invisible qui nuit à l’équilibre du tableau ? Quand la course de surface en surface s’arrête-t-elle pour permettre l’immobilité et la descente en profondeur ? …

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À une certaine heure de la vie, il faut sauter dans le vide avec pour seul parachute le désir de s’élever. C’est difficile, mais c’est la seule façon de connaître que l’on peut voler

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… Sais-tu Olaf pourquoi il n’y a que la nuit et le jour ? Pour que le jour raconte au jour suivant ce qu’il faut pour faire un jour, il a besoin de toute la nuit et c’est pareil pour la nuit, elle a besoin de toute la journée pour expliquer à la nouvelle nuit comment faire pour fabriquer une belle nuit. C’est pour ça qu’il n’y a pas d’autres états que la nuit ou le jour. C’est pour ça aussi qu’il y a des jours et des nuits plus ou moins réussis, c’est quand les nouveaux n’ont pas bien compris, ou que le jour ou la nuit d’avant a mal expliqué…

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… Guita m’avait maintes fois répété qu’il ne fallait pas se demander pourquoi telle ou telle chose arrivait mais comment on en était arrivé à la produire. Une idée de Jung…

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… Guita pense sincèrement que si chacun faisait ce qu’il doit faire au moment où il en prend conscience, le monde tournerait autrement. – Il faut du temps à la conscience pour descendre dans la matière, tu sais bien, mais il faut toujours tendre vers…

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… C’est à nous d’inventer des jours meilleurs, la joie revient toujours, la joie s’accouple à celui qui la désire du plus profond de soi, alors désire-la, Nort, laisse-toi féconder. Il n’y a que toi qui puisses quelque chose pour toi…

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… Je crois qu’il ne faut jamais essayer d’être plus grand qu’un autre, seulement plus grand que soi-même…

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… « Les éveillés sont comme les étoiles dans un ciel obscur. »…

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… Je mesurais à quel point chaque souffrance était la manifestation d’une vérité qui cherche à se faire désespérément connaître… »

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Extraits de : « En nous la vie des morts » 2006 Lorette Nobécourt.

Tableaux : 1/« Les lanternes » et 3/« Nuages d’été »  Charles Courtney Curran 1861-1942  2/« Étude de fleurs »  Jaime Morea Galicia 1854-1927.

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La lumière est en nous…

BVJ – Plumes d’Anges.

Voyage éclairé…

mardi 1 octobre 2013

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Ce petit voyage fut merveilleux, merci, la destination n’était pas exceptionnelle mais l’intention, elle, était importante. Mon mari et moi avons accompagné sa mère en Italie : à 86 ans elle a émis le désir de découvrir l’endroit où étaient nés ses ancêtres maternels. Nous avons été émus et heureux de partager ce moment avec elle. Les photos de « Mare nostrum » (nom que les romains donnaient à la mer Méditerranée), symbolisaient à mes yeux « une belle mer », « ma belle-mère », l’idée du voyage avec elle… La dernière image est prise près de chez elle, sur la plage des Sablettes dans le Var. Ces deux rochers sont appelés « Les deux frères », une histoire de famille en quelque sorte. Ils regardent ensemble dans le bleu du ciel et de la mer vers le passé ou vers l’avenir… C’est ce que nous avons fait en Italie, nous avons admiré ce beau pays d’où étaient venus ses ancêtres, pays qu’ils ont du quitter pour des raisons économiques certainement, nous leur avons exprimé toute notre gratitude et avons salué leur courage. Merci à la vie de nous avoir offert ce moment et merci à la mère de mon époux d’avoir exprimé son envie !

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« Il est interdit d’être vieux » dit le mystique hassidique Rabbi Nachman de Braslaw. Vieillissez mais ne soyez pas vieux, c’est à dire ne soyez pas amers et désespérés. Vieillissez, ne vous opposez pas au réel, mais n’empêchez pas la vie d’accomplir son œuvre désirante, de faire jaillir du neuf, du nouveau jusqu’à votre dernier souffle…

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… Avons-nous assez aimé ? Avons-nous passé plusieurs heures par jour à nous émerveiller des autres hommes, à être heureux ensemble, à sentir le prix du contact, le poids et la valeur des mains, des yeux et des corps ? Savons-nous encore bien nous consacrer à la tendresse ?… Il faut jurer de ne plus songer qu’à aimer, aimer, ouvrir l’âme et les mains, regarder avec le meilleur de nos yeux, serrer ce qu’on aime contre soi, marcher sans angoisse en rayonnant de tendresse. »


Extraits de : « La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller » 2008  Marie de Hennezel.

Tableau : « Chemin dans une forêt inondée de lumière »  Alexandre Calame 1810-1864.

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Accompagner avec cœur…

BVJ – Plumes d’Anges.