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« Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver et de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.
J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.
Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque. »
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J’aime à lire ces textes fondateurs emplis d’une belle humanité,
souvenez-vous, nous avions relu ensemble
« La déclaration des droits de l’Homme« , aujourd’hui voici
« Le serment d’Hippocrate » ( ici texte revu et corrigé par l’Ordre des médecins en 2012).
Ces mots nous disent l’élan fraternel qui unit les hommes, une vision du monde,
l’engagement avec humilité et désintéressement… C’est beau !
N’est-il pas important qu’une société avance
derrière des valeurs de bienveillance, de liberté, de partage et ré-union ?
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J’ai parfois l’impression en croisant des écrans,
que certaines et certains ont oublié ces mots,
quel dommage et que de dommages,
souhaitons que notre monde prenne un autre chemin
et laissons la place à la poésie…
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« Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes
Parce que Messieurs quand on le laisse seul
Le monde mental Messieurs
N’est pas du tout brillant
Et sitôt qu’il est seul
Travaille arbitrairement
S’érigeant pour soi-même
Et soi-disant généreusement en l’honneur des travailleurs du bâtiment
Un auto-monument
Répétons-le Messsssieurs
Quand on le laisse seul
Le monde mental
Ment
Monumentalement. »
Jacques Prévert « Il ne faut pas » dans « Paroles » – 1946.
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1/ « À chacun son masque » Ridolfo Ghirlandaio 1453-1561. 2/ « Le château de cartes » Jean-Baptiste Siméon Chardin 1699-1779.
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Tenir nos engagements…
BVJ – Plumes d’Anges.
































