Bruyants silences…

12 mars 2014

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« C’est le grand silence de la vie

qui me tinte aux oreilles.

C’est vilain silence qui glapit

rien qu’à lui-même pareil.

C’est bruyant silence de la foule

caquetant tout son saoul.

C’est parfait silence de parlotes

où chacun radote.

Et dans ce guignol

qui ricane

qui rigole

qui me suit

me poursuit

et encore mieux m’isole,

c’est le dur silence de la vie

qui me tinte aux oreilles. »

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« Bruyants silences » extrait de « Ballades et réflexions à ma façon » 1978  Esther Granek.

Tableau : « Fleurs blanches et poupée japonaise »  Olga Boznanska 1865-1940.

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Trois ans se sont écoulés depuis le 11 mars 2011,

il nous faut espérer que le monde tire les leçons de ce drame…

UN BRUYANT SILENCE S’EST ABATTU,

des hommes souffrent dans leur chair,

ils luttent et continuent à donner leur vie pour nous tous

et d’autres, avec folie et arrogance, font des affaires financières et politiques,

font des choix sans la moindre humanité …

Pourtant nous sommes nombreux à penser

que l’être humain devrait passer avant les intérêts ou la gloire de certains :

n’est-il pas temps de changer de chemin ?

Cette course à la consommation qui s’accompagne d’énormes besoins énergétiques ne doit-elle pas ralentir ?

Une autre destination est possible, il nous faut la vouloir.

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Changer notre chemin de vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Espoirs…

10 mars 2014

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« … Il existe sur cette planète des êtres accomplis, merveilleux, non parce qu’ils ont collectionné les diplômes, mais parce qu’ils sont comme ça, dans leur nature même. Cependant, encore une fois, le cadre dans lequel nous vivons n’encourage pas vraiment à cela. Lorsqu’une nation fonctionne sur la compétitivité, elle n’engage pas l’homme à s’améliorer. Nous naissons tous de la même façon, certains sur de la terre battue et d’autres dans des palais. Mais notre condition humaine est la même. L’un est noir, l’autre blanc, le troisième jaune… c’est tout ce qui nous différencie. Après, ces êtres sont abîmés parce qu’on les fait entrer petit à petit dans la comparaison, dans la compétition. Je crois profondément que nous portons tous en nous un héritage inconscient qui nous a été donné, imposé par nos aïeux. Nos parents nous transmettent l’idéologie, la logique ou le mode d’existence qu’ils ont reçus. Or, je pense qu’on ne doit pas angoisser l’enfant, mais lui dire au contraire : « Voilà l’autre, ce n’est pas ton rival mais ton complément. » Et je ne parle pas du statut des femmes ! Au nom de quoi l’histoire les a-t-elle subordonnées et continue-t-elle à le faire alors que ce sont bien deux énergies, féminine et masculine, qui font que nous existons ? Il s’agit là d’un des plus grands facteurs de déséquilibre que l’humanité doit résoudre…

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… Peu à peu, j’ai pris conscience que la vie est un chemin initiatique, du moins l’ai-je prise comme tel. Géographiquement, physiquement, on a l’impression de rester immobile. Mais elle nous fait avancer au plan intérieur, au plan de nos concepts, de nos perceptions. Alors, soit on prend les évènements qui nous arrivent comme des faits ordinaires défilant les uns après les autres selon la loi du hasard, soit on estime qu’ils sont porteurs de signes. Et moi, j’ai eu peut-être la chance de comprendre assez vite que tout ce qui m’arrivait, de bon ou de moins bon, formait un ensemble d’éléments qui présidait à mon évolution. Alors, soit je me place dans une posture plaintive – « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour qu’il m’arrive cela ? » – , soit je me dis : « Ce qui m’arrive exprime un message que je dois décrypter. »…

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… Je rêverais de congrès internationaux qui réuniraient les enfants du monde pour les aider à prendre conscience de leur identité planétaire, et les préparer ainsi à l’estime mutuelle, à la solidarité au sein de la maison commune…

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… Dire que certains prétendent imposer la paix avec des chars d’assaut, des avions de guerre, des bombes atomiques ! Quelle aberration. Lorsque, à l’école, les maîtres exaltent l’héroïsme guerrier et qu’on apprend aux enfants le garde-à-vous, le salut militaire, comment voulez-vous y arriver ? On pourrait pourtant s’attaquer aux racines du mal en commençant par apprendre aux élèves à se montrer généreux les uns envers les autres. Demain, à la place de la concurrence, de la compétitivité, des éternelles comparaisons entre le bon et le mauvais, le supérieur et l’inférieur, le dominant et le dominé, il serait possible d’instaurer une pédagogie de la paix où les valeurs seraient mutualisées à l’avantage de tous. Aucun être ne doit être subordonné à un autre. Pas plus la femme que l’enfant…

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… Une chose pourtant est claire dans mon esprit : je donne ce que je reçois et ne suis pas la source du bien mais son serviteur. Je crois en l’existence d’un monde positif, en un monde lumineux, en un monde beau que nous ne cessons d’abîmer, de transformer en enfer…

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… Je suis comblé d’émerveillement en observant les miracles de la nature, le ciel, cela semble banal, le ciel, et pourtant ça ne l’est pas. Et dans ce domaine, oui, chaque jour je découvre du nouveau, un peu comme s’il s’agissait d’une sorte de voie initiatique illimitée, et cette voie-là n’a pas d’objectif, de destination, ce n’est que du chemin. Malgré cela, je ressens au fond de mon être comme une souffrance en me disant que le monde, la vie, les êtres humains pourraient être autrement. Je porte cela en moi, à la fois l’émerveillement et la déception, beaucoup d’interrogations sans réponse mais aussi d’aspirations. Ce sont les aspirations qui nous maintiennent dans l’action. On aspire toujours à quelque chose.  On pourrait faire mieux, on peut faire mieux…

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… Je reste fasciné par ce mot – « harmonie » – et tout ce qu’il suggère. J’ai beaucoup goûté, étant enfant, sous les cieux nocturnes du désert, la clarté lunaire et la voûte céleste avec ses constellations plus éclatantes que nulle part ailleurs. Rien de plus fascinant que le ciel. Le regarder nous mène aux portes de l’univers tout entier et c’est vertigineux. On comprend mieux pourquoi l’immense vacuité nous manque dans ce monde d’effervescence tapageuse, car tout cela est poésie. Il faudra que l’écologie, en plus de ses considérations factuelles qui font appel à des comportements respectueux de la vie, intègre la dimension immatérielle qui s’ouvre sur l’infini, la beauté et le mystère de la vie. J’aimerais que la poésie soit tellement incluse en nous, dans nos comportements, qu’elle aille jusqu’à s’incarner dans ce que nous réalisons quotidiennement… »

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Extraits de : « Pierre Rabhi semeur d’espoirs »2013  Olivier le Naire.

Illustrations : 1/« L’École d’Athènes » (détail) Raffaello Sanzio 1483-1520  2/« Sommet de colline »  Frank Weston Benson 1862-1951  3/« Le ballon »  Pal Szinyei Merse 1845-1920  4/« Étude de nuages » Knud Baade 1808-1979.

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Cultiver nos champs d’humanité…

BVJ – Plumes d’Anges.

Étendues rêveuses…

28 février 2014

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« … Je voudrais parler ici de ce qu’il nous arrive de ressentir

en regardant certains espaces,

tels qu’ils apparaissent dans des images photographiques.

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Ces espaces semblent alors le lieu d’une présence invisible,

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qui se manifeste par une ambiance, non par des formes,

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mais que notre volonté n’est pas capable de chasser,

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et que des sensibilités autres reconnaissent aussi bien que nous-mêmes.

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Je propose de les appeler des « étendues rêveuses »… »

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Je vous souhaite d’admirer des « étendues rêveuses » dans les jours à venir,

elles peuvent prendre diverses formes,

elles vivifient !

Les vacances sont là, je vous dis

À BIENTÔT !

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Extrait de : « L’ombre et le temps – Essais sur la photographie comme art. » 1993 Jean-Claude Lemagny.

Photos BVJ.

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Se ressourcer dans des images rêvées…

BVJ – Plumes d’Anges.

Richesse…

24 février 2014

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« Il y a de tout dans le monde

pour satisfaire aux besoins de l’homme,

mais pas assez pour assouvir son avidité. »


Mahatma Gandhi 1868-1948

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Illustrations : 1/« Souris et grappe de raisin »  Watanabe Shôtei 1851-1918 2/« Souris et chapeau haut-de-forme »  Takeuchi Seiho 1864-1942.

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Rechercher avec ardeur nos réels besoins…

BVJ – Plumes d’Anges.

Succulentes…

22 février 2014

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Tout, dans la Nature, est source de lumière, tout est là pour nous éclairer…

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En admirant ces Succulentes*, famille de plantes au nom exquis,

je me dis que même une situation épineuse et douloureuse

offre le moment venu, une fleur d’exception…

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« Qu’ai-je à apprendre de la difficulté que je rencontre ? »

peut être un propos apaisant qui nous guide sur ce chemin de floraison…

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* Plantes succulentes (du latin suculentus qui signifie plein de suc ): Ce sont des plantes charnues adaptées pour survivre dans des milieux arides… que l’on appelle souvent plantes grasses…

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Illustrations : 1/« Echinopsis obrepanda »  2/Cereus jamacaru » 3/« Echinopsis eyriesii » – Le magazine botanique – William Curtis 1746-1799.

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Comprendre l’incroyable…

BVJ – Plumes d’Anges.

Unis vers…

19 février 2014

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« … Le pouce gauche sur le poignet droit, je sens battre mon cœur. Un long moment je reste à l’écoute de ce rythme fidèle et impérieux qui m’accompagne depuis ma naissance et constitue la trame de mon existence.

À travers la séquence ininterrompue des parents et des grands-parents qui me l’ont légué, ce battement sous mon pouce me relie directement au passé lointain de la vie terrestre et m’insère dans une histoire qui dure depuis des centaines de millions d’années.

Je m’inscris dans ce moment précis de l’histoire du monde. Pendant quelques décennies, je tiens le flambeau de la conscience que m’assure ce battement de cœur. Comme tant d’autres auparavant, il s’éteindra tandis que d’autres s’allumeront. Vertige de cette formidable aventure de la vie sur la Terre…

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… La forêt raconte la vie des arbres en images simultanées. Les jeunes pousses voisinent avec les spécimens adultes et les troncs vieillissants. Le sol est jonché de bois pourris. De leur substance se forme le terreau où germent les nouvelles graines.

La forêt nous enseigne à voir la vie sous son angle dynamique. À en avoir une perception d’ensemble intégrée dans la durée du monde…

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… Le beau est-il dans la nature ?

La beauté naît de la rencontre entre le monde et l’être humain qui le perçoit.

« J’ai vu une herbe folle

Quand j’ai su son nom

Je l’ai trouvée plus belle. »

Elle est devenue belle d’être vue et plus belle encore d’être nommée.

« Depuis que Monet a peint les nénuphars d’Île-de-France, ils sont devenus plus beaux, plus grands. » (Gaston Bachelard.)

La beauté naît du regard de l’homme. Mais le regard de l’homme naît de la nature…

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… La Terre tourne sur elle-même et, de ce fait, crée le jour et la nuit. Les effets de cette énorme et inexorable mécanique se font sentir dans d’innombrables évènements à de multiples échelles. Le Soleil disparaît à l’horizon et les lueurs crépusculaires s’éteignent lentement. Les hirondelles se perchent et les chauves-souris s’activent. Les belles-de-jour se ferment et les belles-de-nuit déploient leurs corolles pastel.

Des phénomènes à un niveau donné – ici la rotation des corps célestes – deviennent des cadres où s’inscrivent de multiples phénomènes à d’autres niveaux. Le mouvement de la Lune dénude et recouvre périodiquement les bords de mer. Et une multitude de plantes et d’animaux vivent au rythme des marées, dans cette zone dont on dit joliment qu’elle est « réclamée » par la mer. Ainsi se construit la réalité.

Un vieux paysan termine sa récolte et rentre chez lui, la fourche sur l’épaule, dans la brume d’automne. Des nappes d’air froid descendent des régions septentrionales. Elles condensent la vapeur d’eau et couvrent la campagne d’un épais brouillard gris. Quand l’hiver se termine, la nécessité de juxtaposer physiquement les graines mâles et femelles provoque l’infinie multiplicité des parades nuptiales, des passions amoureuses et des peines de cœur.

La collision de la jeune Terre avec une autre planète est vraisemblablement responsable de l’inclinaison de son axe orbital autour du Soleil. Cet évènement cataclysmique d’il y a quatre milliards d’années ne fut observé par personne. Mais ses effets sont encore présents. Nous lui devons le cycle des saisons. Art de la nature de broder indéfiniment sur des réalités élémentaires…

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… Être « du côté de la vie ». La compassion universelle pour tout ce qui vit…

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… L’important se situerait dans la richesse du contact avec l’univers. À la jonction du monde intérieur et du monde extérieur. Il serait de l’ordre du plaisir et de la contemplation… »

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Extraits de : « L’espace prend la forme de mon regard » 1995 Hubert Reeves.

Illustrations : 1/« Urania, Muse de l’Astronomie »  Raffaello Sanzio 1483-1520  2/« Géographie des plantes »  Alexander von Humbolt 1769-1859  3/« le Grenadier » Détail d’une fresque de la Villa di Livia à Rome – époque JC.

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Prendre conscience de la grandeur de l’aventure humaine…


BVJ – Plumes d’Anges.


Importance des détails…

17 février 2014

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Imaginez une très belle bastide du XVIIIème sise à Marseille, avec jardins et vue sur mer.

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Cristal, Indienne, passementerie, cuir de Cordoue, feuille d’or ou d’argent, soierie, papier peint panoramique, faïence…

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Des mots qui font rêver…

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Dans une admirable scénographie, se rencontrent ici,

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œuvres anciennes et œuvres contemporaines.

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Des artisans d’art qui excellent ou ont excellé

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offrent à notre regard des œuvres lumineuses.

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Un musée des Arts décoratifs est un écrin indispensable

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pour conserver des créations de haute qualité,

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elles témoignent

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d’une maîtrise absolue des éléments,

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de savoir-faire uniques,

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d’inspirations diverses et enchanteresses.

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Il suscitera chez certains visiteurs,

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une vocation pour que jamais ne disparaissent ces magnifiques métiers d’art.

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« … Ne dis pas : « Mon art n’est rien… »

Sors de la route tracée,

Ouvrier magicien,

Et mêle à l’or la pensée !


Tous les penseurs, sans chercher

Qui finit ou qui commence,

Sculpte le même rocher :

Ce rocher, c’est l’art immense… »

Extrait des Contemplations – Victor Hugo 1802-1885.

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Château Borély – Musée des arts décoratifs de la ville de Marseille.

Photos BVJ

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Les détails embellissent la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Aimante femme aimée…

14 février 2014

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 » Elle est vêtue de force et de dignité

et elle rit sans crainte pour l’avenir. »

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Proverbe 31-25 extrait du Livre des proverbes, un des livres poétiques de l’Ancien Testament.

Tableau : « Été » Frank Weston Benson  1862-1951.

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L’amour donne des ailes…

BVJ – Plumes d’Anges.

Joie parfaite…

12 février 2014

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« … – L’enfant partit avec l’ange et le chien suivit derrière : Phrase du livre de Tobie dans la Bible –

Cette phrase convient merveilleusement à François d’Assise. On sait de lui peu de choses et c’est tant mieux. Ce qu’on sait de quelqu’un empêche de le connaître. Ce qu’on en dit, en croyant savoir ce qu’on dit, rend difficile de le voir…

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… Et si toute beauté pure procède de l’amour, d’où vient l’amour, de quelle matière est sa matière, de quelle nature sa surnature ? La beauté vient de l’amour. L’amour vient de l’attention. L’attention simple au simple, l’attention humble aux humbles, l’attention vive à toutes vies, et déjà à celle du petit chiot  dans son berceau, incapable de se nourrir, incapable de tout, sauf de larmes…

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… Et l’enfant grandit. Il grandit comme grandissent les enfants : comme un arbre, plongeant les racines de ses bras dans la terre maternelle, puisant sa nourriture dans les sous-bois d’une parole, multipliant les attaches, élevant les branches des pensées dans la lumière du dehors. L’enfance est ce qui nourrit la vie. Qu’est-ce qui nourrit l’enfance ? Les parents et l’entourage, pour une part. Les lieux, la magie des lieux pour une autre part…

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… Si l’on veut connaître un homme, il faut chercher celui vers lequel sa vie est secrètement tournée, celui à qui, de préférence à tout autre, il parle, même quand, apparemment, il s’adresse à nous. Tout dépend de cet autre, qu’il s’est choisi. Tout dépend de celui auquel il s’adresse en silence, pour la considération duquel il a accumulé faits et preuves, pour l’amour duquel il a fait de sa vie ce qu’elle est… »

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Extraits de : « Le Très-Bas » 1992 Christian Bobin.

Illustrations : 1/« Rosemary, fille de John Noble »  Alexander Fisher 1864-1936  2/« Tom »  Charles Sprague Pearce 1851-1914.

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Se nourrir des douceurs de notre enfance…

BVJ – Plumes d’Anges.

Splendeur…

10 février 2014

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« … Selon la mythologie de l’ancienne Égypte, l’arbre représente les trois mondes : souterrain par ses racines, visible par son tronc et ses branches, invisible grâce au mystère  de son enseignement. Dans les traditions, un des secrets de l’arbre est constitué par sa sève. Elle demeure présente dans le tronc, lors du dépouillement du feuillage. Ainsi la mort hivernale n’est qu’une apparence et non une réalité. Elle indique un changement de vie. À tous les moments de son existence, l’arbre est considéré tel un pont aérien entre la Terre et le Ciel…

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… Le tronc et les feuillages – pour les arbres fruitiers, les fleurs et les fruits – offrent une écriture. Les branches, tels des bras, s’équilibrent en se répartissant à droite et à gauche du tronc. Elles soulignent des gestes définitifs car immobiles…

À l’égard de la connaissance de soi en rapport avec l’Arbre, un texte contemporain apparaît particulièrement précieux. Dans un dialogue entre Jean Biès et Jacques Brosse, ce dernier dira : « Je suis né sous le signe des Arbres. » Son premier souvenir remonte à sa petite enfance. Dans un landau, il est quotidiennement mené, à Paris, au Jardin des plantes, afin de prendre l’air. Un jour de printemps, sa voiture d’enfant est arrêtée au pied d’un Arbre. Il écrira : avoir pris conscience de sa propre « existence  face à l’univers immense, le bleu du ciel entre les feuilles à peine écloses, encore translucides, à travers lesquelles filtrent les rayons du soleil. Je sais dit-il, qu’alors, je fus ravi, transporté, je jubilais. Cela, je n’ai pu l’oublier ; aujourd’hui encore, il suffit que je m’allonge au pied d’un arbre au printemps pour retrouver cet état, tel que je le vécus alors. » Ce contact avec l’Arbre provoqua son éveil…

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… L’arbre est à la fois « une demeure, une sorte de château du rêve* ». Le nid dissimulé dans les feuillages ne convient pas qu’à l’oiseau. Les jeunes gens peuvent escalader les branches, s’installer dans les frondaisons, se laisser bercer au gré du vent entre terre et ciel. « L’arbre est une réserve d’envolées » écrit Bachelard, « un nid immense balancé par les vents* ».

Le cosmos souffre. L’arbre aussi. »L’arbre tourmenté, l’arbre agité, l’arbre passionné peut donner des images à toutes les passions humaines. » Ainsi « l’arbre souffrant met un comble à l’universelle douleur* ». La tragédie manifeste une des faces de l’existence humaine. Au printemps l’arbre est magnifié. Une joyeuse fécondité survient. Renouvellement. Après avoir bourgeonné, les feuillages apparaissent. L’homme, loin d’être jaloux, doit pouvoir communier avec l’arbre en partageant sa splendeur… »

*  » L’Air et les Songes. Essai sur l’imagination du mouvement. »  Gaston Bachelard

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Extrait de : « L’arbre – Les symboles » 1997  Charles Hirsch et Marie-Madeleine Davy.

Photos BVJ.

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Honorer la splendeur du renouveau…

BVJ – Plumes d’Anges.