Mots d’enfants…

12 juin 2017

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« Allez, viens Antonin, il ne faut pas gaspiller l’été ! »

dit Élise, voulant que son grand frère vienne se baigner avec elle…

J’aime ces mots d’enfants, ils sont d’une justesse extraordinaire,

ils sont clairs et limpides,

ils parlent de l’urgence à vivre le présent

et là, en l’occurrence, ils sont une invitation à vivre l’été.

Élise, c’est la fille de Julie,

celle qui nous a offert la recette d’ une délicieuse soupe au pistou…

Chaque saison a ses merveilles,

aujourd’hui j’ai nagé, l’eau était très fraîche mais je n’avais pas envie de gaspiller l’été,

merci Élise pour ces paroles qui vont trotter dans ma tête pendant longtemps !

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Et si vous préférez le sucré au salé,

vous pourrez réaliser un sublime dessert d’été, un  gâteau aux pêches.

Enfin ça, c’est vous qui voyez…

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La gourmandise m’égare,

revenons aux mots d’enfants,

en avez-vous de fameux en tête ?

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Photos BVJ – Plage de l’Almanarre dans le Var.

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Ne pas gaspiller notre vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Sensation d’infini…

9 juin 2017

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Plusieurs chemins s’offrent au marcheur,

personnellement, j’aime mettre mes pas dans la forêt.

Les oiseaux y tiennent des conciliabules du plus grand intérêt,

les plantes sont d’une exquise variété,

j’ai même vu pour la première fois à cet endroit, des fraises des bois, ah, gourmande que je suis !

Un arrêt « rafraîchissant » à la grotte, puis on emprunte une calade pour atteindre le sommet.

À l’arrivée, une vue à couper le souffle, on est à 994 mètres d’altitude…

Si la balade vous tente, voici un site merveilleux fait par un passionné de nature

— >  massif de la Sainte-Baume

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Comme nous le dit François Cheng dans ses Cantos toscans :

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« L’infini n’est autre

Que le va-et-vient

Entre ce qui s’offre

Et ce qui se cherche.

Va-et-vient sans fin

Entre arbre et oiseau,

 

Entre source et nuage. »

Photos BVJ – Balade du Plan d’Aups au Saint-Pilon (massif de la Sainte-Baume).

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Dialoguer avec la nature…

BVJ – Plumes d’Anges.

Jardins…

5 juin 2017

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« … Si je n’étais pas devenu écrivain, je serais devenu jardinier. J’ai toujours admiré l’art de faire et d’entretenir des jardins car il ne consiste pas seulement à domestiquer la nature, à en maîtriser les élans et en parfaire les productions, c’est aussi un art d’avant-garde…

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… Un jardinier est un homme d’avenir en ce sens qu’il est toujours en avance d’une saison ou de deux, semant en automne les fleurs du printemps, préparant à l’automne ce qui fleurira au printemps. Là où un profane ne verra que désert, désolation, aridité, le jardinier, lui, contemplera déjà l’éden d’un luxuriant massif…

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… Pour accéder à la terre promise, les jardiniers n’ont nul besoin de traverser d’affreux déserts ni de défier les flots de la Mer Rouge ; car un jardin est toujours une terre promise. Et qui plus est souvent à deux pas de chez soi… »

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Extrait de : « Un jardin pour mémoire »  Jacques Lacarrière  1925-2005.

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Comme le dit le célèbre Gilles Clément :

« Le jardin est le seul espace que l’homme s’offre à lui-même

pour y inscrire ses rêves. »

Petit ou grand, à l’anglaise, à la française, sauvage, potager, botanique…

le jardin est un lieu d’amour, de partage, de paix et de beauté.

Merci à mon jardinier préféré d’entretenir le notre avec si grand soin.

Et vous, ce week end, avez-vous profité de ces Rendez-vous aux Jardins ?

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Photos BVJ

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Jardiner avec amour…

BVJ – Plumes d’Anges.

Visions…

1 juin 2017

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« Pour faire une prairie,

il faut un trèfle et une abeille,

Un trèfle et une abeille,

Et de la rêverie.

 

La rêverie seule suffira

Si les abeilles sont rares. »

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La rêverie nous sauve en bien des occasions,

le tout est de l’appeler,

de l’attirer vers nous,

d’entretenir sa présence.

De vastes étendues apparaissent,

vivantes, lumineuses,

ainsi fleurissent les rêves,

ainsi naissent les prairies.

 

Poème d’Emily Dickinson 1846 – 1864.

Illustration : « Paysage du New-Jersey »  George Inness  1825-1894.

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Ne jamais oublier, la rêverie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Pays dorés…

29 mai 2017

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« … La recherche avait commencé et comme à chaque fois, Salvatore Piracci se dit à lui-même : « Quel étrange métier nous faisons. Nous voilà à la recherche de cinq barques dans l’immensité et pourquoi ? »

Au fond, ces histoires d’émigration et de frontières n’étaient rien. Ce n’était pas cela qui lui faisait quitter le port pour aller piocher dans la nuit la plus noire. À cet instant précis, il n’y avait plus de bâtiment de la marine militaire et de mission d’interception. Il n’y avait plus d’Italie ou de Libye. Il y avait un bateau qui en cherchait un autre. Des hommes partaient sauver d’autres hommes, par une sorte de fraternité sourde. Parce qu’on ne laisse pas la mer manger les bateaux. On ne laisse pas les vagues se refermer sur des vies sans tenter de les retrouver. Bien sûr les lois reviendraient et Salvatore Piracci serait le premier à réendosser son uniforme. Mais à cet instant précis, il cherchait dans la nuit ces barques pour les soustraire aux mâchoires de la nature et rien d’autre ne comptait…

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Aucune frontière n’est facile à franchir. Il faut forcément abandonner quelque chose derrière soi. Nous avons cru pouvoir passer sans sentir la moindre difficulté, mais il faut s’arracher la peau pour quitter son pays. Et qu’il n’y ait ni fils barbelés ni poste frontière n’y change rien. J’ai laissé mon frère derrière moi, comme une chaussure que l’on perd dans la course. Aucune frontière ne vous laisse passer sereinement. Elles blessent toutes… »

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Les actualités, des images télévisées, on ne peut rester de marbre…

Aujourd’hui, les capitaux circulent librement mais sur notre globe,

des malheureux prennent des risques inouïs pour fuir une guerre, avoir un travail

et d’autres tentent de les sauver,

l’instinct nous portant heureusement à tendre la main !

Si plus d’équité et de justice étaient exercées en amont,

si ces penchants pour la domination étaient gommés

dès le plus jeune age à travers la planète,

ces Hommes ne quitteraient pas leurs lieux de naissance pour nos mondes « dorés »,

ils pourraient croire en la force de leur être, de leurs racines,

vivre dignement en toute liberté et non survivre ou disparaître,

l’Eldorado serait en eux…

Quelle chance nous avons de vivre dans nos pays dorés,

il faut vraiment en avoir conscience !

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Extraits de : « Eldorado »  2006  Laurent Gaudé.

Illustrations : 1/« Bateau et clair de lune »  2/« Voile jaune »  Odilon Redon  1840-1916.

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Souhaiter ardemment la vie et non la survie…

BVJ – Plumes d’Anges.

La liste de nos envies…

24 mai 2017

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Santé, joie, amour, harmonie, tendresse,

solidarité, amitié, lumière, beauté, paix,

silence, ensemble, écoute, soleil,

montagne, mer, forêt, nature, contemplation, repos,

 bienveillance, nouveau, souplesse, connaissance,

nourriture saine, intuition, créativité,

partage, voyages, livres, musique,

sourires, couleurs, gratitude, belles histoires…

 

Mots à vivre,

à répéter, chaque jour,

pour que le meilleur advienne…

Qu’auriez-vous envie de rajouter ?

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Illustrations : 1/« Paysage dans la Forêt Noire » Hans Thoma  1839-1924   2/« Littoral sur la mer baltique »  Hermann Eschke  1823-1900.

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Bien établir la liste de nos envies…

BVJ – Plumes d’Anges.

Être bien…

22 mai 2017

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« … on ne peut jamais se prémunir des éventuelles souffrances, car elles font partie de

la vie. Vouloir y échapper est impossible. La vie est faite de pain noir et de pain blanc.

Chacun doit l’accepter comme part entière des règles du jeu de l’existence ! Résister à

cette réalité ne fait que renforcer le mal-être. C’est pourquoi les sages apprennent à

agir sur ce sur quoi ils ont prise, non sur le cours extérieur des évènements mais sur la

façon de les appréhender. (…) Pour le sage, la tempête peut bien faire rage en surface,

en profondeur, le calme règne toujours… Le secret, c’est de reprendre le contrôle de

votre mental et de décider que même les choses désagréables, vous les vivrez bien. De

voir du positif même dans le négatif. Vous verrez, c’est une façon d’aborder l’existence

qui change tout… »

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Extrait d’une petite lecture légère dans « l’air du temps », qui comporte néanmoins quelques pistes de réflexions intéressantes  : « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une »  2015  Rapaëlle Giordano.

Illustrations : 1/« Brahma sur son Oie »  Dessin anonyme du XIXème  2/ »Jeu de l’oie » du XIXème.

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Réfléchir à notre façon d’aborder les évènements de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Parfum de noblesse…

19 mai 2017

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Si ce somptueux rosier se montre si généreux en fleurs et en parfum,

n’est-ce pas par gratitude face aux bons soins que prodiguent

certains jardinier et jardinière ?

Il en est de même entre les hommes.

Si notre attention est bienveillante,

si notre regard porté sur l’autre est plein d’amour,

le meilleur nous est rendu au centuple

et nos vibrations s’élèvent joyeusement.

Ainsi va le monde, il faut s’en souvenir…

 

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Photos BVJ

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Cultiver de nobles pensées…

BVJ – Plumes d’Anges.

Feu de la vie…

14 mai 2017

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« … Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts. Pourtant à eux seuls, ils ne suffisent pas et nous nous égarons sur les landes désolées de la vie si nous n’avons rien d’autre que le bois d’un crayon auquel nous accrocher…

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Celui qui ne poursuit aucun rêve court un grave danger

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L’homme est une créature étonnante. Il lutte contre les puissances naturelles, triomphe de difficultés apparemment insurmontables, il est le seigneur de la terre et pourtant, il maîtrise aussi peu sa pensée que les gouffres qu’elle recouvre, qu’abritent ces abîmes, comment se forment-ils, et d’où nous viennent-ils, ces profondeurs obéissent-elles à des lois ou bien l’homme traverse-t-il la vie avec, au fond de l’âme, un périlleux chaos ?…

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… Vie, qu’es-tu donc ? Peut-être la réponse se love-t-elle au creux de la question, de l’étonnement qu’elle recèle. La clarté vitale s’affadit-elle pour se transformer en ténèbres dès-lors que nous cessons de nous étonner, de nous interroger et que nous envisageons la vie comme une banalité ?… »

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Extraits de : « Entre ciel et terre »  2007  Jon Kalman Stefansson.

Illustrations : 1/« Sibérie au mois de mars-Etude »  Witold Pruszkowski  1846-1896  2/« Coin de jardin »  Augustin Satra  1877-1909.

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Entretenir le feu de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ombre et lumière…

10 mai 2017

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« …le monde le plus étrange n’est pas celui dans lequel nous vivons, mais celui que nous avons créé…

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… quand on comprend qu’on ne peut pas être détruit parce qu’on est fait de lumière, alors la peur est absente de nos vies…

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 « On ferme les yeux des morts avec douceur, c’est aussi avec douceur qu’il faut ouvrir les yeux des vivants. »

Jean Cocteau

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L’ombre gagne du terrain parce qu’on parle moins de la lumière. La déprime a la cote, le trash bat les records d’audience, et si quelqu’un se trouve quelques charmes à la compassion, il passera pour un doux allumé. Voici la victoire paradoxale de l’ombre : le monde ne va pas plus mal qu’autrefois, il irait même plutôt mieux, mais personne n’est au courant. C’est plutôt malin, non ? On a même réussi à faire croire que le bonheur appartient aux riches et que cette richesse aux biens sans envergure est devenue un but honorable pour tous…

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cette question que chacun se pose : « Où allons-nous après la mort ? » n’est absolument pas la bonne. La question serait plutôt : « Qu’avons-nous à faire tant que nous sommes là ? »…

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Toutes les études menées récemment accréditent que le monde dans lequel nous vivons est en fin de course. Il nous faudrait retrouver au plus vite notre principe de base d’une vie où nous sommes une part de l’autre, tous en interconnexion. Quand les Occidentaux observent un tableau, ils décrivent le personnage central, mais quand les Orientaux prennent le relais, ils parlent du contexte tout autour. Pour que tout aille bien pour le groupe, il nous faudrait en tout domaine choisir des solutions qui tiennent compte de l’autre…

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L’évolution a commencé, mais elle est longue et lente, à la mesure de notre grande peur. L’après-vie appartient aux religions et notre vie corporelle aux médecins. Deux colossales maisons se partagent ainsi un pouvoir indiscutable et jamais remis en jeu sur la totalité de notre vie, et elles ont tout intérêt à ne jamais laisser passer des informations déstabilisantes, fussent-elles extraordinaires pour leurs disciplines. Entre les deux propriétaires, pas de lien, une hostilité même. Pour les religions, un corps impur, un fardeau qui doit disparaître ou nous perdre, pour les médecins, pas d’âme, des organes qui pensent...

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N’est-ce pas merveilleux de se dire que dépendre les uns des autres, c’est être un petit grain de sable qui a du pouvoir dans une grande immensité que nous pouvons faire briller ? Ce serait un peu comme chanter dans une immense chorale. Bien-sûr, on n’est qu’une voix. Mais ce chant qui s’élève, cette beauté qui fait pleurer et dont nous sommes une partie, n’est-ce pas l’essentiel ? Et savoir que les désirs les plus intenses qu’on peut éprouver peuvent soulever des montagnes ? Et se dire qu’on peut appeler un être de lumière pour être secouru, n’est-ce pas un bel espoir ?…

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Extraits de : « Les Brumes de l’apparence »  2014  Frédérique Deghelt.

Illustrations : 1/ « Ile de Rugen »  Carl Gustav Carus-Nobbin  1789-1869  2/Paysage du Japon (détail) – Peinture anonyme du XVIIème.

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Parler de la lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.