Non violence…

22 mai 2021

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« … Il est dans notre nature d’aimer donner et recevoir du fond du cœur. Nous avons cependant appris plusieurs formes de « langage aliénant » qui nous conduisent à nous exprimer ou à nous comporter de manière blessante vis à vis des autres et de nous-mêmes. L’une de ces formes de communication aliénante consiste à utiliser des jugements moralisants qui impliquent que ceux dont le comportement ne correspond pas à nos valeurs ont tort ou sont mauvais. Une autre repose sur les comparaisons qui peuvent entraver la bienveillance envers nous-mêmes comme à l’égard d’autrui. La communication aliénante nous empêche aussi de prendre pleinement conscience que chacun est responsable de ses pensées, de ses sentiments ou de ses actes. Une autre caractéristique de ce type de communication consiste à communiquer ses désirs sous forme d’exigences…

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… Selon le philosophe indien J.Krishnamrti, observer sans évaluer est la plus haute forme de l’intelligence humaine. « C’est stupide », ai-je pensé en lisant cette phrase, mais je me suis presque aussitôt rendu compte que je venais de porter un jugement. Nous avons presque tous du mal à observer les gens et leur comportement sans y mêler un jugement, une critique ou une forme d’analyse…

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… Quand l’une des parties entend dans les paroles de l’autre un reproche, un diagnostic ou une interprétation, il est probable que les énergies en présence seront orientées vers l’autodéfense et la contre-attaque que vers la sortie du conflit… »

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Dans l’époque difficile que nous traversons,

les discussions me paraissent très délicates,

deux monolithes semblent « s’affronter »,

le monde se rigidifie, l’humanité s’envole…

Au théâtre de la vie, rien ne va plus !

Je viens de lire un livre passionnant qui serait à mettre entre toutes les mains.

Il traite d’une autre forme de communication, la communication non violente.

Celle-ci nous demande d’observer sans évaluer,

d’employer des mots sans jugements contenus,

d’établir une relation de cœur à cœur,

d’exprimer nos sentiments réels,

bien différents de nos pensées et  interprétations,

de formuler nos besoins de manière claire,

de demander ce que l’on veut et non ce que l’on ne veut pas…

Je vous laisse découvrir cette lecture au fil de laquelle de

nombreux exemples nous montrent une voie pour mieux vivre ensemble,

la route est longue et le « travail » de chaque instant,

la vie est devant nous, peut-être pouvons-vous

tenter d’en faire bon usage, non ?.

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Extraits de : « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » 

Marshall B. Rosenberg  1934-2015.

Illustrations : 1/« Pensive »  2/« Pivoines »  Wladyslaw Slewinski  1856-1918.

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Choisir une voie qui enrichit l’humain…

BVJ – Plumes d’Anges.

Chemins de lumière…

16 mai 2021

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Nos anciens repères tendent à disparaître, rester dans la confiance…

Marcher sur l’herbe verte,

sentir l’énergie de cette couleur sous nos pieds,

recevoir la force bienveillante des arbres…

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Les cycles se succèdent, une graine vole au vent et la magie opère :

germination, croissance,

bourgeons, feuilles, fleurs, fruits, graines…

et tant d’autres richesses : écorce, bois, sève…

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Au repos tout l’hiver, ils s’éveillent au printemps,

s’étirent harmonieusement et librement dans la saison.

La lumière, facétieuse magicienne, joue avec les ombres,

l’observateur ébahi est irradié par cette énergie nouvelle…

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Lui viennent à l’esprit les mots de la poétesse :

« Les opinions prêtes à servir

qu’on te ficelle en un bouquet

et que tu n’oserais flétrir

en tes propos ni en pensées,

toujours opinant du bonnet,

idolâtrant comme on respire

et peut-être inconscient du fait

ou refusant d’en convenir…

yeux dans les yeux regarde-les,

ces opinions prêtes à servir,

ces intouchables points de mire !

Et ne te laisse pas assujettir !

Et qu’importe ton désarroi !

Questionne-les ! Questionne-les

avec tes doutes et tes désirs,

avec tes craintes et tes émois

et tout ce qui sommeille en toi !

Et à toi-même tu naîtras ! »

« Naissance »  – poème extrait de Synthèses – Esther Granek
1927-2016.

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Rétablir en soi une vision harmonieuse de la planète et des Hommes,

se faire peintres-copistes,

imiter l’unité et la paix inspirées des paysages,

accéder à la légèreté et à la profondeur d’un autre possible,

marcher vers la lumière…

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Aujourd’hui est la

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LUMIÈRE.

Souhaitons que celle-ci nous inspire et nous élève !

Photos BVJ – mai 2021 – Région du Trièves.

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Arpenter les lumineux coteaux de la liberté…

BVJ – Plumes d’Anges.

Avis de recherche…

11 mai 2021

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AVIS DE RECHERCHE

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On nous dit que… bientôt… si l’on se tient bien… il suffit !

Dans quel état moral sont les acteurs, les chanteurs, les danseurs,

les musiciens, les artistes en tous genres…

Les femmes, les hommes et les enfants du monde…

 OÙ EST PASSÉE LA CULTURE ?

OÙ EST PASSÉE LA CONVIVIALITÉ ?

OÙ EST PASSÉE LA JOIE ?

Le p’tit café du matin, le restaurant du midi ou du soir, le thé de l’après-midi,

le repas partagé en famille, entre amoureux et entre amis ?

OÙ EST PASSÉE LA TENDRESSE ?

Se prendre dans les bras et se serrer bien fort… un rêve !

ET LE SOURIRE DES GENS ?

vous vous souvenez ?

Cette petite forme délicate qu’une émotion fait naître,

qui se dessine doucement ou jaillit d’un simple regard.

Un sourire égaye une journée, enchante la vie,

c’est une bulle de lumière et de légèreté offerte à l’autre,

il me semble que c’est peut-être lui qui

me manque le plus depuis ces longs mois.

Le sourire est un cadeau, il atteste de notre humanité,

scelle un échange, transforme une vie, opère tel un charme,

jaillit d’un regard ou se dessine doucement sur un visage,

c’est une illumination.

Depuis plus d’une année, l’offrande est comme interdite,

de simples robots se croisent dans les rues,

qu’en penseront les bébés, nouveaux venus sur la Terre,

quel sera leur avenir ?

Dites-moi, je cherche et me désespère de cette voix unique,

de cette peur distillée sans relâche,

ce monde d’intelligence artificielle me glace…

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 » Dans l’air vibre la corde

Silence tendu silence rompu

Chute mate d’une fleur de camélia »

Natsume Soseki

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Illustrations : 1/« Petite fille et oiseau »  – détail –  Pavel Künl 1817-1871   2/« La comtesse de Tillières »  – détail –  Jean-Marc Nattier
1685-1766.

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Retrouver l’illumination…

BVJ – Plumes d’Anges.

Moment de grâce…

2 mai 2021

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« … Oui, il y a un bonheur plus haut où le bonheur paraît futile. À Florence, je montais tout en haut du jardin Boboli, jusqu’à une terrasse d’où on découvrait le Monte Oliveto et les hauteurs de la ville jusqu’à l’horizon. Sur chacune de ces collines, les oliviers étaient pâles comme de petites fumées et dans le brouillard léger qu’ils faisaient se détachaient les jets plus durs des cyprès, les plus proches verts et ceux du lointain noirs. Dans le ciel dont on voyait le bleu profond, de gros nuages mettaient des taches. Avec la fin de l’après-midi, tombait une lumière argentée où tout devenait silence. Le sommet des collines était d’abord dans les nuages. Mais une brise s’était levée dont je sentais le souffle sur mon visage. Avec elle, et derrière les collines, les nuages se séparèrent comme un rideau qui s’ouvre. Du même coup, les cyprès du sommet semblèrent grandir d’un seul jet dans le bleu soudain découvert. Avec eux, toute la colline et le paysage d’oliviers et de pierres remontèrent avec lenteur. D’autres nuages vinrent. Le rideau se ferma. Et la colline redescendit avec ses cyprès et ses maisons. Puis à nouveau – et dans le lointain sur d’autres collines de plus en plus effacées – la même brise qui ouvrait ici les plis épais des nuages les refermait là-bas. Dans cette grande respiration du monde, le même souffle s’accomplissait à quelques secondes de distance et reprenait de loin en loin le thème de pierre et d’air d’une fugue à l’échelle du monde. Chaque fois, le thème diminuait d’un ton : à le suivre un peu plus loin, je me calmais un peu plus. Et parvenu au terme de cette perspective sensible au cœur, j’embrassais d’un coup d’œil cette fuite de collines toutes ensemble respirant et avec elle comme le chant de la terre entière.

Des millions d’yeux, je le savais, ont contemplé ce paysage et, pour moi, il était comme le premier sourire du ciel. Il me mettait hors de moi au sens profond du terme. Il m’assurait que sans mon amour et ce beau cri de pierre, tout était inutile… »

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Un voyage en pays de lumière, l’Algérie, l’Italie… lieux sublimes et éblouissants.

Voyager au fil de ces pages fut pour moi un moment de grâce.

Ce livre est un ensemble de textes, de réflexions,

de méditations, écrits par Albert Camus dans sa jeunesse.

L’Homme et la nature ne font plus qu’un, la sensualité ruisselle à chaque phrase.

Nul ne peut rester insensible à cet art de la description,

à cette ferveur omniprésente, à ces mots qui nous enveloppent,

nous réchauffent et nous transportent au sein de la beauté,

c’est un hymne à la vie.

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Extrait de : « Noces  suivi de l’été »  Albert Camus 1913-1960.

Illustrations : 1/« Cité de Florence »  Jan van der Straet  1523-1605

2/ « Autel de Gand »  – détail –  œuvre commencée par Hubert van Eyck

et terminée par son frère Jan van Eyck 1390-1441.

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Prendre de la hauteur…

BVJ – Plumes d’Anges.

Mondes…

25 avril 2021

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Flaque géante, horizon lointain, transparences ou illusions ? Rêve ou réalité ?

La mer touche le ciel, il ne semble l’entendre,

peut-être espère-t-il le réveil de l’Homme ?

Parfois il montre sa patience, il n’est que douceur,

 certains jours il s’obscurcit, montre sa colère ou plutôt son chagrin…

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Le petit arbre s’adapte, il se sent bien seul, se désespère,

il voit la vie du fond de son âme,

il écoute le bruit du monde mais ne retiendra que le chant de l’oiseau,

peu d’Hommes cherchent à écouter ce chant là,

le petit arbre se remplit de tristesse, il ne veut se désespérer…

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Tout près, dans les grandes terres, des arbres se déploient,

les feuillages d’humeur printanière rosissent de plaisir,

certains semblent même fleurir, « tout n’est qu’illusion » disait un écrivain-poète.

Des centaines d’oiseaux dansent sur les branches,

chantent, dialoguent, s’effleurent joyeusement,

ils savourent leur liberté…

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Là est leur volonté, ils désirent créer, échanger,

ils tiennent des conseils publics et invitent le monde à réfléchir avec eux,

ils veulent témoigner de la lumière de la nature,

de l’impermanence des éléments,

des jours qui se succèdent et ne se ressemblent pas,

ils nous offrent un chant de joie pour honorer la vie !

Quels oiseaux avons-nous envie de suivre ?

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« Matin de printemps

mon ombre aussi

déborde de vie »

Kobayashi Issa

Photos BVJ – Vers Le Pradet dans le Var – Avril 2021.

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Entendre le chant mélodieux de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Passages…

18 avril 2021

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« … SI JE FERME LES YEUX, je peux revoir Baba avec sa pipe, le soir, auprès du feu. Elle attendait que je sois couchée pour sortir la boîte en épicéa pleine de karja. Apa la lui avait fabriquée avant qu’il ne se transforme en tas de feuilles mortes. Elle remplissait le foyer d’un mélange de tabac et de graines pilées au mortier. Avec un long bâton dont elle gardait le bout enflammé, elle allumait la pipe. La cabane se peuplait alors de nuages bleus et d’odeurs de falaise. Baba était assise dans son fauteuil à bascule , la tête en arrière, cela durait des heures. J’aimais la regarder depuis mon petit lit fabriquer ces volutes, telle une cheminée de chair un peu passée.

Les mots sortaient de sa bouche doucement. Les histoires d’un autre temps s’égrainaient en ronds de fumée. (…)

Un soir, Baba m’avait parlé de l’ancien monde. D’habitude, ceux qui l’avaient connu se taisaient… Un soir pourtant, Baba avait parlé. Ses mots étaient pleins d’épines et s’épuisaient à sortir de sa bouche. À cette époque elle était proche du Grand-Sommeil. Je m’occupais d’elle comme on s’occupe d’un enfant, car elle avait commencé à se dérégler – sans cela, elle serait sans doute partie avec son secret. Les mots étaient tombés dans mon oreille avec la douleur du poison…

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… Les jours se répétaient, les gestes aussi. Mais le soleil levait chaque matin son rideau sur une nature différente. La lumière ruisselait dans les branches cristallisées par la glace. Les myriades de teintes allaient du rose au bleu pâle, projetant des flaques colorées sur la surface du lac en banquise. L’hiver révélait des grâces de jeune fille. Le ramage des branches, prisonnières de leur robe de cristal, devenait dentelle, piquetée par endroits de boutons vernis là où les corneilles arrêtaient leur vol. On crissait à chaque pas et c’était délicat, un froissement de tissus précieux…

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… Nous sommes tous de passage. Simplement de passage… »

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La traversée à bord de ce livre est sombre mais le voyageur-lecteur est le témoin oculaire de l’émergence de lumières d’une rare puissance. Les images sont très fortes, la nature omniprésente s’étire dans ses extrêmes.

Les personnages rencontrés au fil des lignes sont singuliers, l’animal est humain, l’humain est animal. On sent qu’un grand chaos a pulvérisé bien des choses et bien des êtres, mais des cœurs battent encore à l’unisson et se battent pour témoigner de la force de la vie. Chacun accepte ce que lui offre ou lui impose l’existence.

C’est une histoire intense, un retour en arrière dans le temps, un mélange de réalités et de légendes, de couleurs, d’eau, de roches, de froid brûlant, de mots rares échangés, d’entraide, d’amour, de trahison… c’est un sillon creusé dans la terre-mère qui témoigne de la tragédie et de l’espérance, c’est un magnifique premier roman !

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Extraits de : « Une immense sensation de calme »  2018  Laurine Roux.

Illustrations : 1/« Chutes d’eau (Geltenbach dans la vallée de de Lauenen) »  Caspar Wolf  1735-1783   2/« Mer »  Volodymyr Orlovsky  1842-1914.

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Faire de notre passage un moment de lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.

Murmurement…

11 avril 2021

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Une route sinueuse, une forêt de chênes à la ramure tourmentée,

c’était juste avant le confinement…

Notre œil, soudain,  est attiré par une construction en pierre,

ici est la Chapelle Saint Donat de Monfort.

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Il faut pour la rejoindre, emprunter une courte calade,

dépasser les petits cairns baliseurs,

écouter les roucoulements des pigeons qui ont arrêté là leur voyage…

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Du lieu émane une onde sereine,

les oiseaux curieux perchés sur le toit en lauze

baissent la tête pour surveiller le visiteur,

ils semblent être les gardiens du lieu.

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Les portes de l’édifice ont disparu,

de robustes grilles cadenassées empêchent toute entrée

mais on peut admirer l’intérieur à travers les barreaux.

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Le style est dit  » roman provençal »,

il règne une atmosphère étrange, impressionnante,

 d’énormes colonnes se dressent, jaillissantes,

tels des piliers de connaissances.

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Les oiseaux voltigent, sont-ils la mémoire d’êtres disparus ?

Ils semblent veiller sur un trésor,

  être détenteurs d’un secret :

« Le trésor est en toi, il te faut le découvrir », nous murmurent certains.

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« … Il n’est pas vrai que quoi que ce soit puisse progresser en allant de beauté en laideur. Il n’est pas vrai que nous n’ayons besoin que d’acier trempé, d’automobiles, de tracteurs, de frigidaires, d’éclairage électrique, d’autoroutes, de confort scientifique. Je sais que tous ces robots facilitent la vie, je m’en sers moi-même abondamment, comme tout le monde. Mais l’homme a besoin de confort spirituel. La beauté est la charpente de son âme. Sans elle, il se suicidera dans les palais de sa vie automatique… »

Extrait de « La chasse au bonheur » de Jean Giono.

Photos BVJ – Alpes de Haute Provence – Chapelle Saint Donat

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Être riche de nos belles mémoires…

BVJ – Plumes d’Anges.

Viaggio, viaggio…

3 avril 2021

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« … Léonard de Vinci et la table…

1495 – LA CÈNE – 1498

Sur cette célèbre fresque (réalisée pour le réfectoire de l’église Santa Maria delle Grazie, à Milan), où l’on peine à distinguer certains détails, Léonard a choisi de ne pas mettre d’agneau (pascal) au menu, mais beaucoup de pain, des poissons et des grenades. Plus remarquable, des anguilles grillées avec des quartiers d’orange sont également servies ; il s’agissait d’une association alors en vogue en Italie… »

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« … Le zucchine a scapece

Fleuron de la cuisine napolitaine,

la courgette en escabèche est peut-être la version

la plus pratiquée de cette marinade.

Couper six courgettes en tranches épaisses et les faire frire dans l’huile d’olive,

puis assaisonner avec quatre cuillerées à soupe de vinaigre de vin blanc,

un filet d’huile d’olive, trois gousses d’ail frais,

du sel et beaucoup de menthe fraîche.

Bien mélanger. Réserver 2 heures avant de déguster.

On peut préparer des aubergines de la même manière… »

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Prêtes et prêts pour un décollage en fanfare ?

Nous partons en voyage, plus de « confinamento », ni de « mascherina »,

juste les parfums du plaisir et de la liberté,

juste l’imagination, la créativité et la connaissance,

juste la convivialité et le partage,

juste la fête dont nous sommes privés depuis si longtemps,

il faut savoir dire STOP avant que toute la vie ne s’écroule !

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Soufflons sur les brumes enténébrées,

soyons désireux d’une belle existence joyeuse et responsable,

nous avons le droit d’être intelligents,

d’échanger, de parler, de savourer,

de nous extraire des débats stériles entre les « pros » et les « anti »,

la vraie vie est faite de nuances subtiles,

la palette des couleurs et des parfums est infinie…

Je vous invite sur les terres d’Italie, à travers un livre magique,

vous y croiserez des recettes bien-sûr mais aussi

des personnages, des lieux, des produits,

mille et un secrets vous seront révélés sur la cucina italiana

À vous Guiseppe Verdi, le Panettonne, le Minestrone, la Commedia Dell’Arte…

BELLE RÉSURRECTION ET BUON VIAGGIO A TUTTI !

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Extraits de : « On va déguster l’ITALIE«   2020  François Régis Gaudry et ses amis.

Illustrations : 1/ « Le dernier souper »  Léonard de Vinci  1452-1519  2/ « Baie de Naples »  Edward Gennys Fanshawe  1814-1906  3/ « Nature morte avec légumes et œuf »  George Washington Lambert  1873-1930.

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Libérer notre esprit pour qu’il revienne à la vie…

BVJ – Plumes d Anges.

Vœux nouveaux…

27 mars 2021

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Qu’écrire en ce printemps nouveau,

que dire et souhaiter en dehors du sujet

qui inonde la terre et semble parfois l’engloutir ?

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Faisons vœu de lumière dans le cœur des Hommes, vœu d’inspiration.

Bourgeonnons tous, ne nous laissons pas enfermer

derrière les barreaux de la pensée unique et de la peur.

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J’ai la chance de rentrer de voyage en pays de France,

j’ai vu l’hiver livrer ses derniers assauts…

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Un petit veau immaculé offert au monde

par une mère tout à son œuvre…

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Des brumes galopantes…

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Des oiseaux très bavards..

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Des arbres aux somptueux bouquets…

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J’ai senti, une fois encore,  l’invisible qui œuvrait en silence…

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La vibration des lieux me rappelait un lointain passé où la terre

avait expulsé de ses profondeurs extrêmes

des roches liquides et des braises incandescentes.

 Cherchait-elle à se dépasser ?

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Le paysage aujourd’hui y est doux, il invite à réfléchir,on y sent des mémoires,

nous faut-il inexorablement passer par des crises ?

Cette beauté là est notre bien commun, nous devons la servir,

la porter haut pour redonner au monde une âme,

l’intelligence humaine doit, il me semble, l’emporter sur l’intelligence artificielle…

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Qu’aimeriez-vous écrire sur sur les lignes vierges de ce cahier printanier ?

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« C’est en descendant dans le cœur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l’on perçoit, que l’on transmet le mieux le chant du collectif.

– Jacques Lacarrière –

Photos PJ et BVJ – Sur les Puys d’Auvergne – Mars 2021.

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Se mettre au monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Poètes, votre printemps…

15 mars 2021

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« Ô, combien perméables sont les frontières humaines !

Voyez tous ces nuages qui passent, impunément,

ces sables du désert filant d’un pays à l’autre,

ces cailloux des montagnes pénétrant chez l’ennemi

en d’insolents sursauts !

 

Est-il besoin de prendre un à un les oiseaux

qui volent ou qui se posent sur la barrière baissée ?

Ne serait-ce qu’un moineau, et voilà que déjà

sa queue est limitrophe, et son bec indigène.

Et puis, qu’est-ce qu’il gigote !

 

Parmi les innombrables insectes je m’en tiendrai à la fourmi

qui, entre le pied droit et le pied gauche du douanier,

ne se sent pas tenue d’avouer ses vadrouilles.

 

Oh, saisir d’un regard cette immense confusion,

sur tous les continents !

N’est-ce pas là le troène qui, de l’autre côté du fleuve

infiltre illégalement sa cent millième feuille ?

Et qui d’autre, pensez-vous, que la pieuvre aux longs bras

viole les sacro-saintes eaux territoriales ?

 

Comment peut-on parler de l’ordre dans tout cela,

s’il n’est même pas possible d’écarter les étoiles

pour que l’on sache enfin laquelle brille pour qui ?

Et que dire de l’insubordination du brouillard !

Et des poussières des steppes sur toute leur étendue,

comme si l’on n’avait pas tracé une ligne en son milieu !

 

Et ces voix qui résonnent sur les ondes serviables :

pépiements séducteurs et allusifs glouglous !

 

Seul ce qui est humain peut nous être étranger

Le reste c’est forêts mixtes, travail de sape et de vent. »

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Tout bouge, tout circule, tout se transforme,

c’est la vie, sous toutes ses facettes, qui s’exprime,

depuis la nuit des temps jusqu’à la nuit des temps.

Alors pourquoi et de quel droit

certains Hommes veulent-ils s’ériger en maîtres, blessant les uns ou les autres ?

La vie est belle de par sa respiration,

il nous faut nous abreuver auprès de sources claires et limpides,

celles qui chantent harmonieusement dans le cœur du monde…

Rien n’est plus doux que de suivre les méandres de l’existence,

l’observation du poète est là, c’est une parole libre,

une pensée inspirée, un flot irrépressible qui se fait lumière,

il vient à lui comme une évidence, il ne le cherche pas, il le trouve…

Suivons les poètes pour vivre ce printemps, vous venez ?

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Poème « Psaume » extrait de « De la mort Sans Exagérer » 

–  Wislawa  Szymborska  1923-2012  –

Prix Nobel de littérature 1996.

Illustrations : 1/ « Ancien aqueduc romain »  Ettore Roesler-Franz  1845-1907   2/ « Bol chinois, oiseau, figues et cerises »  Giovanna Garzonni  1600-1670.

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Suivre les doux chemins de la poétique nature…

BVJ – Plumes d’Anges.