Patience d’Ange…

1 septembre 2010

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À mon papa, qui m’a souvent parlé du philosophe Alain, du verre à moitié vide ou à moitié plein, selon le regard que l’on veut bien porter sur le monde… Merci à toi, mon papa !

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« Quand je vais prendre le train, j’entends toujours des gens qui disent : »Vous n’arriverez qu’à telle heure. Comme ce voyage est long et ennuyeux ! » Le mal est qu’ils le croient ; et c’est là que notre stoïcien aurait dix fois raison quand il dit : »Supprime le jugement, tu supprimes le mal. »

Si l’on regardait les choses autrement, on serait conduit à considérer un voyage en chemin de fer comme un des plaisirs les plus vifs. Si l’on ouvrait quelque panorama où l’on verrait les couleurs du ciel et de la terre et la fuite des choses comme sur une grande roue dont le centre serait au fond de l’horizon, si l’on donnait un tel spectacle, tout le monde voudrait l’avoir vu. Et si l’inventeur réalisait aussi la trépidation du train et tous les bruits du voyage, cela paraitrait encore plus beau.

Or toutes ces merveilles, dès que vous montez en chemin de fer, vous les avez gratis ; oui, gratis car vous payez pour être transporté, non pour voir des vallées, des fleuves et des montagnes. La vie est pleine de ces plaisirs vifs, qui ne coûtent rien, et dont on ne jouit pas assez. Il faudrait des écriteaux dans toutes les langues et un peu partout, pour dire :

« Ouvrez les yeux, prenez du plaisir. »

À quoi vous répondez : » Je suis voyageur, non spectateur. Une affaire importante veut que je sois ici ou là, le plus tôt que je pourrai. C’est à cela que je pense ; je compte les minutes et les tours de roue. Je maudis ces arrêts et ces employés indolents qui poussent les malles sans passion. Moi je pousse les miennes en idée ; je pousse le train ; je pousse le temps. Vous dites que c’est déraisonnable, et moi je dis que c’est naturel et inévitable, si l’on a un peu de sang dans les veines. »

Assurément il est bon d’avoir du sang dans les veines ; mais les animaux qui ont triomphé sur cette terre ne sont pas les plus colériques ; ce sont les raisonnables, ceux qui gardent leur passion pour le juste moment. Ainsi le terrible escrimeur ce n’est pas celui qui frappe du pied la planche et qui part avant de savoir où il ira ; c’est ce flegmatique qui attend que le passage soit ouvert et qui y passe soudain comme une hirondelle. De même, vous qui apprenez à agir, ne poussez pas votre wagon, puisqu’il marche sans vous. Ne poussez pas le majestueux et imperturbable temps qui conduit tous les univers ensemble d’un instant à un autre instant. Les choses n’attendent qu’un regard pour vous prendre et vous porter. Il faudrait apprendre à être bon et ami pour soi-même.

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« Patience » – 11 décembre 1910 – Propos sur le bonheur – Émile Chartier dit Alain – 1868 – 1951.

Illustration Chemin de Fer Lyon-Saint Étienne – auteur inconnu – 1830.

Tableau « Oiseau de Dieu » Joanna Mary Boyce – 1831 – 1861.

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Ouvrons les yeux, prenons du plaisir…

BVJ – Plumes d’Anges.

Coquillage ensoleillé…

31 août 2010

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 » Une âme pure est comme une belle perle.

Tant qu’elle est cachée dans un coquillage au fond de la mer, personne ne songe à l’admirer.

Mais si vous la montrez au soleil, cette perle brille et attire les regards. »

Le curé d’Ars.

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Tableaux : 1/  » Bébé de l’eau  » – Herbert James Draper – 1863 – 1920 – 2/  » La prière » – William Adolphe Bouguereau – 18251905.

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Éveillons les enfants à la Lumière…


BVJ – Plumes d’Anges.

Au bord de l’eau de là…

30 août 2010

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UN DIMANCHE AU BORD DE L’EAU…

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Certains, paraît-il, lisent l’avenir dans le marc de café.

C’est une rumeur que je n’ai jamais pu vérifier…

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Moi, aujourd’hui, j’ai lu dans un petit nuage blanc : rien que des bons présages…

Et puis,  j’ai EXPÉRIMENTÉ la merveilleuse phrase de Christian Bobin,

citée ici le 17 août 2010 :

« Qui sait donner une joie aussi pure que celle prodiguée par la vue d’un petit nuage blanc dans le ciel bleu ? ».

Je peux en témoigner, c’était un moment d’extase…

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Photos de Monsieur Plumes, avec les remerciements de Madame Plumes.

(merci à Valdélia pour ces petits noms charmants)

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S’attendre à de bonnes choses, ne pas envisager d’autres possibles…


BVJ – Plumes d’Anges.



Havre de paix…

29 août 2010

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Lieu de silence…

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«  Quelle musique, le silence !… »

dans Le directeur de l’opéra (1972) de Jean Anouilh – 1910 – 1987.

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Bon dimanche à tous et à toutes…

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N’ayons crainte, quelqu’un veille en silence…

BVJ – Plumes d’Anges.

Nuit étoilée…

27 août 2010

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 » Sur la pente des monts les brises apaisées

Inclinent au sommeil les arbres onduleux,

L’oiseau silencieux s’endort dans les rosées,

Et l’étoile a doré l’écume des flots bleus.

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Au contour des ravins, sur les hauteurs sauvages,

Une molle vapeur efface les chemins,

La lune tristement baigne les noirs feuillages,

L’oreille n’entend plus les murmures humains.

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Mais sur le sable au loin chante la mer divine,

Et des hautes forêts gémit la grande voix,

Et l’air sonore, aux cieux que la nuit illumine,

Porte le chant des mers et le soupir des bois.

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Montez, saintes rumeurs, paroles surhumaines,

Entretien lent et doux de la terre et du ciel !

Montez, et demandez aux étoiles sereines

S’il est pour les atteindre un chemin éternel.

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Ô mers, ô bois songeurs, voix pieuses du monde

Vous m’avez répondu durant mes jours mauvais ;

Vous avez apaisé ma tristesse inféconde,

Et dans mon cœur aussi vous chantez à jamais.

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« Nox » – Charles Marie René Leconte de Lisle – 1818 – 1894.

Tableaux : 1/ « Nuit » – Edward Robert Hugues – 1851 – 1914 ;  2/ « Nuit » – Simeon Solomon – 1840 – 1905.

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Le jour succède toujours à la nuit…

BVJ – Plumes d’Anges.


Souvenir féerique…

26 août 2010

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Jouant à la dame de propreté dans un placard de la  maison, mes yeux ont retrouvé une photo du siècle dernier et là :

l’ILLUMINATION !

J’ai compris le pouvoir de tous les parents du monde.

Nous semons des graines en pleine innocence.

Nous racontons des histoires à nos enfants avec des mots, avec des gestes…

Et ceux-ci, à leur tour, raconteront ces mêmes histoires à leurs propres enfants…

La transmission…

La rivière de l’amour parental coule, sans fin…

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Ma maman à moi, avec ses petits doigts, m’a un jour confectionné un costume de fée.

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Aujourd’hui, je comprends, tout vient de là : mes rêves d’un monde étoilé, d’une baguette magique pour illuminer le ciel et la terre…

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Photo personnelle du siècle dernier avec, sur la gauche, une de mes sœurs et sur la droite, ma maman, la créatrice des deux costumes.

Merci maman…

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Nous avons le pouvoir de créer ce que sera demain…

BVJ – Plumes d’Anges.

Béatifique Nature…

25 août 2010

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 » Il est au sein des bois un charme solitaire

Un pur ravissement aux confins du désert,

Et de douces présences où nul ne s’aventure,

Au bord de l’océan qui gronde et qui murmure :

Sans cesser d’aimer l’Homme, j’adore la Nature… »

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George Gordon Byron, dit Lord Byron – 1788 – 1824.

Tableaux de John William Waterhouse – 1849 – 1917 –

1/ « Cueillez des boutons de roses tant que vous le pouvez. » – 2/« Miranda ».

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Puiser des forces au sein de la Nature…

BVJ – Plumes d’Anges.

L’homme et les quatre éléments…

24 août 2010

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PETITES FANTAISIES

– SUITE –

( cf. » mes petites plumes » du 15/06/2010 )

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 » Petite fantaisie terrestre en hommage à l’homme et aux quatre éléments. »

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Petit hommage au peuple de la Montagne Haute…

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BVJ – 1997.

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 » Entre le ciel et la terre, il n’y a qu’une demeure temporaire. »

Bouddha

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Que notre demeure soit lumineuse

BVJ – Plumes d’Anges.

Liens de coeurs…

23 août 2010

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 » Deux vrais Amis vivaient au Monomotopa :

L’un ne possédait rien qui n’appartînt à l’autre.

Les amis de ce pays -là

Valent bien, dit-on, ceux du nôtre.

Une nuit que chacun s’occupait du sommeil,

Et mettait à profit l’absence du soleil,

Un de nos deux Amis sort du lit en alarme ;

Il court chez son intime, éveille les valets :

Morphée avait touché le seuil de ce palais.

L’Ami couché s’étonne ; il prend sa bourse, il s’arme,

Vient trouver l’autre, et dit : « Il vous arrive peu

De courir quand on dort ; vous me paraissez homme

À mieux user du temps destiné pour le somme :

N’auriez-vous point perdu tout votre argent au jeu ?

En voici. S’il vous est venu quelque querelle,

J’ai mon épée, allons. Vous ennuyez-vous point

De coucher toujours seul ? Une esclave assez belle

Était à mes côtés ; voulez-vous qu’on l’appelle ?

-Non, dit l’Ami, ce n’est ni l’un ni l’autre point,

Je vous rends grâce de ce zèle.

Vous m’êtes, en dormant, un peu triste apparu ;

J’ai craint qu’il ne fût vrai ; je suis vite accouru.

Ce maudit songe en est la cause. »

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Qui d’eux aimait le mieux ? Que t’en semble, lecteur ?

Cette difficulté vaut bien qu’on la propose.

Qu’un ami véritable est une douce chose !

Il cherche vos besoins au fond de votre cœur ;

Il vous épargne la pudeur

De les lui découvrir vous-même ;

Un songe, un rien, tout lui fait peur,

Quand il s’agit de ce qu’il aime.

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 » Les deux Amis » – Jean de la Fontaine –1621 – 1695.

Détails de « La Parabole des dix Vierges »- Friedrich Wilhelm Schadow – 1788-1862.

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Liens du cœur, pierres précieuses de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Belles Ombelles…

22 août 2010

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Ouvertes sur le monde

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Myriades d’étoiles

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Féerique nature

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Éblouissants feux d’artifice

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Corps célestes en voyage

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Murmure enchanté

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BEAU DIMANCHE, À L’OMBRE DES OMBELLES…

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Prendre soin de son jardin intérieur…

BVJ – Plumes d’Anges.