Archive pour la catégorie ‘plumes à rêver’

Liberté…

mercredi 13 avril 2011

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 » Au temps de Salomon, le meilleur des rois, un homme acheta un rossignol qui possédait une voix exceptionnelle. Il le mit dans une cage où l’oiseau ne manquait de rien et chantait, des heures durant, pour l’émerveillement du voisinage.

Un jour, alors que la cage avait été transportée sur un balcon, un autre oiseau s’approcha, dit quelque chose au rossignol et s’envola. De ce moment, le rossignol incomparable resta silencieux.

Désespéré, l’homme transporta son oiseau chez le prophète Salomon, qui connaissait le langage des animaux et lui demanda de l’interroger sur les raisons de ce mutisme.

L’oiseau dit à Salomon :

– Autrefois, je ne connaissais ni chasseur, ni cage. Puis on me présenta un piège appétissant et j’y tombai, poussé par mon désir. Le preneur d’oiseau m’emporta, me vendit au marché, loin de ma famille, et je me retrouvai dans la cage de cet homme que tu vois là. Je me mis à me lamenter jour et nuit, lamentations que cet homme prenait pour des chants de reconnaissance et de joie. Jusqu’au jour où un autre oiseau vint me dire : « Cesse donc de pleurer, car c’est à cause de tes gémissements qu’on te garde dans cette cage. » Alors je décidai de me taire.

Salomon traduisit ces quelques phrases au propriétaire de l’oiseau. Cet homme se demanda:

« À quoi bon garder un rossignol, s’il ne chante pas ? »

Et il le rendit à la liberté. »

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« Le silence du rossignol » extrait de « Le cercle des menteurs » 1998  Jean-Claude Carrière.

« Filles sur la balançoire » (1/ côté gauche 2/ côté droit)   Alexey Venetsianov 1780 – 1847.

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La liberté donne des ailes…

BVJ – Plumes d’Anges.


Palais…

lundi 11 avril 2011

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 » En vous se trouve une maison pleine de trésors qui contient tout ce

dont vous avez besoin.

Pourquoi ne l’utilisez-vous pas librement au

lieu de toujours rechercher quelque chose en dehors de vous-même ? »

Ma Tzu – 8ème siècle.

« Prendre un café » – 18ème siècle – Artiste inconnu.

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Tout est là…

BVJ – Plumes d’Anges.


Celui qui pense…

samedi 9 avril 2011

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PETITES FANTAISIES

– SUITE –

(cf. »mes petites plumes » du 15/06/2010)

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« Petite fantaisie à la gloire de celui qui pense. »


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Penser ou ne pas penser ?

Là est la question…

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Des pensées m’envahissent…

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 » Aimer, c’est aussi se tenir dans le commencement, poser un regard neuf, voir pour la première fois. Pour qui sait aimer, l’autre n’est jamais acquis, il surgit toujours, bouleversant l’ordinaire. » …

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… » Converser, ce n’est pas parler de soi, faire des confidences, briller par des mots d’esprit, mais donner de soi et être attentif à l’autre. » …

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… « Écrire, le temps est suspendu tant que la plume reste en l’air. Rien n’est assuré, tout est possible. » …

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… « Émerveillement, c’est le secret de ceux qui vivent jeunes très longtemps, qui persistent malgré l’adversité. » …

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… « Enfance, c’est un moment merveilleux parce qu’on s’amuse d’un rien et qu’on prend tout au sérieux. » …

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… « Liberté, la plus grande liberté se révèle sans objet, sans désir. (…) L’unique liberté se lève lorsque l’individu n’a plus rien à prouver, personne à contredire. » …

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… « Rêver, « J’ai bâti de si beaux châteaux que les ruines m’en suffiraient. » Jules Renard  – Journal  – 02 juin 1890.

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Qu’en pensez-vous ?

BVJ – 2006.

« Inventaire vagabond du bonheur » 2008  Jacqueline Kelen.

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À quelle source s’abreuvent nos douces pensées ? …

BVJ – Plumes d’Anges.

Vie…

jeudi 7 avril 2011

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« Hier n’est plus, demain n’est pas encore.

Nous n’avons qu’aujourd’hui. Commençons. »

« Mère Teresa  –  le feu secret » 2010  Joseph Langford.

Tableau : « L’ange de la vie »  Giovanni Segantini 1858 – 1899.

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La vie : précieuse, si précieuse… en prendre soin…

BVJ – Plumes d’Anges.

L’attention…

mardi 5 avril 2011

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« … Mettre de l’ordre en nous-même est d’une importance primordiale. De cet ordre intérieur sortira un ordre extérieur…

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… Un problème, c’est un défi qui vous est lancé, souvent à l’improviste, soit à un niveau conscient ou à un niveau inconscient, c’est un défi superficiel ou profond… Un problème non résolu demande qu’on l’affronte, qu’on le comprenne, qu’on le résolve et qu’on agisse…

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… S’il n’y a pas de division, il n’y a pas de conflit… Donc en nous, y-a-t-il une division comme celle entre l’observateur et la chose observée ? …

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… Savez-vous ce que signifie l’amour ? L’amour qui ne demande rien à un autre…

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… Si vous observez holistiquement, si vous observez l’ensemble du mouvement de la vie comme un tout, alors le conflit avec son énergie destructive, non seulement cesse mais de plus, une approche totalement neuve de la vie naîtra de cette observation…

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… La vérité est une contrée sans chemin et elle doit venir vers nous quand nous sommes totalement libres du conditionnement…

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… Vous êtes le monde et le monde est vous…

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… La comparaison, avec toute sa complexité, le désir et le temps, sont des éléments de la peur, de la peur très profondément enracinée. Lorsqu’il y a observation et par conséquent aucun mouvement de pensée, on observe seulement le mouvement total de la peur, il y a cessation complète de la peur et l’observateur n’est pas différent de l’observé. C’est un élément très important à comprendre. Et pendant que vous observez, complètement, la peur cesse, alors l’esprit humain n’est plus prisonnier du mouvement de la peur…

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… Nous sommes des gens isolés et le monde extérieur est créé par chacun d’entre nous…

« La flamme de l’attention »  Jiddu Krishnamurti 1895 – 1986.

Illustrations : aquarelles  1/« Air frais » 2/« Fleurs de pêcher » 3/« Nuit d’été »  Winslow  Homer 1836 – 1910.

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Encore et toujours, être présent à nous-même…

BVJ – Plumes d’Anges.


Clair-obscur…

dimanche 3 avril 2011

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 » IL FAUT s’endormir, en haut, dans la lumière.

Il faut être éveillé, en bas, dans l’obscurité intraterrestre,

intracorporelle, des divers corps que l’homme terrestre habite : celui

de la terre, celui de l’univers, le sien propre.

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En bas, dans  » les profondeurs « , dans les régions inférieures, le cœur

veille, il se tient en alerte, se ravive en lui-même.

En haut, dans la lumière, le cœur s’abandonne, se livre. Il se recueille.

Il s’endort à la fin sans peine. Dans la lumière où l’on est accueilli, où

l’on ne subit aucune violence, car on y est arrivé, à cette lumière, sans

forcer une porte, sans même l’ouvrir, sans passer des seuils de lumière

et d’ombre, sans effort et sans protection. »

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Extrait de « Les clairières du bois »  Maria Zambrano 1904-1991.

Illustrations : 1/ « Génies sur le lys de lumière » dessin de Philip Otto Runge 1777 – 1810   2/ « Fillette endormie » Léon Joseph Florentin Bonnat 1833 – 1922.

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Douceur enveloppante de la Lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.

Secret…

mercredi 30 mars 2011

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« Celui qui s’attache à son œuvre et agite son pinceau avec la volonté de

faire un tableau est voué à l’échec. Celui qui exerce son esprit et laisse

courir son pinceau sans avoir conscience de peindre touche au secret

de l’art. Sa main ne se raidira pas, son cœur ne se figera pas et son

œuvre s’accomplira d’elle-même, sans que l’on sache comment elle s’est

faite. »

Tchang Yen-yuan (Chine).

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«  Et Tchang Yen-yuan cite en exemple la manière de travailler de Wou Tao-tseu (actif vers 720-760) :

« Il concentrait son esprit et le mettait en harmonie avec les œuvres de

la nature, puis les rendait grâce à la puissance de son pinceau. Ses

impressions étaient fixées avant qu’il prenne le pinceau, une fois le

tableau terminé, elles s’y trouvaient toutes…

Chaque coup de pinceau exprime la vie. »

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Passages extraits de « L’univers du Zen » Jacques Brosse 1922 – 2008.

Peinture sur papier anonyme – Dynastie Joseon (14ème – 19ème) Corée.

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Rechercher, découvrir les secrets de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Beauté…

samedi 26 mars 2011

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… »Si nous étions présents à nous-même, si nous ne nous absentions pas en regrets ou désirs, nous dilaterions notre existence, nous ne perdrions aucune parcelle de vie. Nous ne nous étonnons pas assez, nous ne nous émerveillons qu’occasionnellement…

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… Hier elle m’a donné, non pas une leçon (ce mot la ferait bondir), mais une envie de vie…

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… Au sein du couple qui s’aime, persiste et dure, le travail de maturation est l’envers exact du papillonnement qui se disperse, s’éparpille, miroite, sans jamais pénétrer au cœur du mystère. Qu’est-ce-que je connaîtrais de l’être qui m’est le plus proche si je ne lui voue pas une attention passionnée ? …

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… Il nous arrive, en vivant certaines pages de notre vie, cousues, reliées à celles des autres, de savoir, comme une évidence, que ce moment, ce lieu se gravent à jamais en nous. Nous pourrons y revenir pour y puiser force et ferveur. Ainsi habiterons-nous ce jardin, ces jardins superposés à travers le temps et qui s’emboitent les uns dans les autres comme autant de poupées russes, de matriochkas…

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… À chaque fois, la stupeur du réveil : je suis vivante, je suis au monde. En ce bref instant, s’épanouit la conscience précaire du présent, tel un cadeau sans prix. Un jour de plus, un jour comme un autre, pris dans le tissu continu des jours sans relief apparent, mais un jour à moi, un jour à vivre au milieu des autres, sur cette terre…

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… Temps de recueillement avant l’éparpillement, le partage. Il y a ce texte sacré qu’on peut laisser infuser en soi, celui que propose l’ordinaire de l’année liturgique. Tant de formes de prières. Rassembler en soi tous ceux qu’on aime, dévider la litanie de noms bien-aimés, en faire le tour mentalement, les imaginer dans leurs lieux de vie et les accompagner de son amour vigilant. Lire et recopier un passage qui parlera à l’un, découper un fragment utile à l’autre, choisir la carte postale qui transmettra l’élan de tendresse. Histoire de liens perpétuellement noués, renoués…

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… Bouger, quitter sa vision et ses certitudes afin de nuancer ses positions, évoluer…

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… Le secret serait-il de renouveler à chaque aube le vœu de bonté ? Bienveillance, préjugé favorable, oubli de l’offense, générosité et magnificence, aisance et grâce. Aller vers ce qui vient, les mains nues, le cœur simple, sans anxiété ni impatience. La joie du vif plutôt que le poids du mort…

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… Comment les mots qui se pressent sur nos lèvres échappent-ils à l’oreille de leur destinataire ? Tant de maladresse, unie à tant de bonne volonté, ne manque pas de surprendre…

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… Ne rien attendre mais tout espérer…

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… Tu tombes, tu te relèves, vas-y ! …

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… Il se peut que nous ne soyons vraiment nous-mêmes que dans l’émerveillement, l’éloge, la reconnaissance. Là s’exprime le meilleur de notre être, ce qui chante, s’ouvre et va à la rencontre de Celui qu’on ne peut nommer.

L’admiration n’est qu’un des noms de l’Espérance, une petite voie d’Espérance. Sortir du moi, souvent étroit et sombre, pour se laisser saisir par l’admiration. Décaper l’être de la couche d’usage et d’usure afin de contempler ce qui se présente de beau aux yeux éteints, habitués.

Admirer le lever du jour, à chaque jour, inimaginablement neuf…

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Être à soi-même une présence amie

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… Jusqu’au dernier souffle, entretenir la flamme curieuse et vivace. Pour soi, pour l’autre, la richesse de l’échange…

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… La beauté est étrangère à la richesse et à la pauvreté. Elle fleurit dans le dépouillement lumineux des églises romanes aussi bien que dans la splendeur baroque des églises d’Espagne et de Prague…

« Célébration du quotidien » 1997  Colette Nys-Mazure.

Tableaux : 1/Portrait d’ « Hélène Seldmayr » 2/Portrait de « Mathilde von Hessen »   Joseph Karl Stieler 1781 – 1858   3/La petite fileuse »  Emma Ekwall 1838 – 1925.

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Filer sa belle destinée

BVJ – Plumes d’Anges.


Nature…

mardi 22 mars 2011

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« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. »…

Genèse – Chapitre 1.

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« La nature est tout ce qu’on voit,

Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.

Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,

Tout ce que l’on sent en soi-même.

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Elle est belle pour qui la voit,

Elle est bonne à celui qui l’aime,

Elle est juste quand on y croit

Et qu’on la respecte en soi-même.

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Regarde le ciel, il te voit,

Embrasse la terre, elle t’aime.

La vérité c’est ce qu’on croit

En la nature c’est toi-même. »

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« À Aurore »  George Sand 1804 – 1876.

Paysages  peints sur les plafonds du château de Nagoya (Japon) par Kano Tanyu 1602 – 1674.

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La nature, si belle et si fragile… Lui offrir notre lumière…

BVJ – Plumes d’Anges.


Appel de la lumière…

mercredi 16 mars 2011

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« … Lorsque les mots viennent à manquer, on touche l’obscurité de la nuit. Au cœur des ténèbres, l’appel de la lumière se fait pressant…

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… Transformer la mort en renaissance…

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… On passe de la mort à la vie en aimant…

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… Il faut savoir tirer vers la lumière ce que l’on porte en soi d’excellent. Combien de fois ai-je dit à mes élèves : « Sois toi-même ! Fais sortir de toi tout ce que tu as de beau ! »…

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… Je demande à Dieu de donner à chacun la force de porter sa vie et de transformer sa douleur.

On la transforme lorsque, au lieu de rester enfermé dans sa souffrance, on arrive à en sortir pour pénétrer dans la souffrance des autres…

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… L’invisible est l’essence, le cœur. L’invisible n’apparait pas, il est…

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… Moins on est attaché aux choses de ce monde, plus le cœur est léger…

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… Je vois la lumière dans le monde. Plutôt que de me lamenter parce que tout va mal et de m’en affliger, je prends le parti de m’arrêter sur cette lumière.

Je la regarde quand elle illumine le visage des gens et leur cœur. Trop de personnes sont plongées dans la détresse et ne lèvent pas les yeux vers la lumière…  »

 » Mon testament spirituel  »   Soeur Emmanuelle 1908 – 2008.

Peintures : 1/ et 3/ « Annonciation » (détails)  2/ « Couronnement de la Vierge » (détail)  Fra Filippo Lippi 1406 – 1469.

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Plus que jamais, lever les yeux…

BVJ – Plumes d’Anges.