Archive pour la catégorie ‘plumes à rêver’

Transmettre…

lundi 8 avril 2013

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« Conseil à un vannier père de famille.

Certains affirment n’avoir aucun but dans l’existence, pourtant ils en ont assurément au moins un, celui d’être heureux, comme tous les êtres. Nous nous voulons tous du bien (…)

Qu’aimerions-nous transmettre à nos enfants ? Une belle image de nous-mêmes, de sorte qu’ils nous voient plus beaux que nous ne sommes en réalité? À quoi bon? Des biens matériels ? C’est leur mettre entre les mains un monceau de problèmes. Ils se disputeront nos richesses à notre mort, et même si nous partageons celles-ci de notre vivant, certains se penseront lésés et envieront ce que les autres auront reçu (…)

Ce qu’en revanche nous pouvons leur léguer, c’est une source d’inspiration, une vision des choses qui ait un sens et qui puisse leur donner confiance à chaque instant de leur vie. Pour cela nous devons bien-sûr acquérir nous-mêmes une certaine assurance, une certitude intérieure. Or, ce sentiment ne peut à l’évidence venir que de notre esprit ; il est donc grand temps de nous occuper de celui-ci.

Depuis notre naissance, nous laissons notre esprit fonctionner comme bon lui semble, à l’image d’un gamin capricieux, et nous sommes bien obligés de voir que rien de vraiment positif n’en a résulté. Reprendre les rênes devient indispensable et mérite que nous y consacrions du temps, ne serait-ce qu’un peu chaque jour.

Mieux vaut donc nous raviser et faire preuve de bon sens. Or si nous laissons notre esprit nous maltraiter au point que nous vivons dans la souffrance et faisons également souffrir les autres autour de nous, c’est le signe que nous manquons précisément de bon sens. On peut considérer comme « négatives » les pensées et les paroles qui proviennent de notre esprit perturbé. Si, au lieu de nous lamenter sur notre sort, nous cultivons l’altruisme et la compassion et que ces états d’esprit « positifs » améliorent notre bien-être et celui d’autrui, nous faisons preuve de bon sens.

Le désarroi dans lequel nous nous trouvons est en fait une aubaine : il témoigne de notre sensibilité. Ceux qui traversent la vie sans le moindre sentiment de détresse sont inconscients. La détresse induite par notre prise de conscience recèle un immense potentiel de transformation, un trésor d’énergie dans lequel nous pouvons puiser à pleines mains et que nous pouvons utiliser pour construire quelque chose de meilleur, ce que l’indifférence ne permet pas.

Si tu penses que le monde entier se dresse en ennemi, imagine, toi le vannier, que tu te trouves devant des tonnes d’osier. Pour faire des paniers, il te faudra tresser correctement cet osier. De même, face à toutes ces difficultés, tu dois tresser parfaitement un panier intérieur suffisamment grand pour contenir tous les aléas de l’existence sans qu’ils te submergent. Bref, il est essentiel que tu occupes de ton esprit avec discernement. »

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Extrait de : Jigmé Khyentsé Rinpotché cité dans « « Chemins spirituels » 2010 Matthieu Ricard.

Tableaux : 1/« Bouquet parfumé »  Robert Anning Bell 1863-1933  2/« Corbeille de cerises et fleurs »  Blas de Ledesma 1602-1614.

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Donner confiance…

BVJ – Plumes d’Anges.


Un autre monde…

samedi 6 avril 2013

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 » …Au lieu de se résigner, de subir, de se résoudre à la fatalité, les pionniers du Prix Nobel alternatif ont été profondément touchés par la douleur des Hommes, la nécessité des écosystèmes, l’horreur de la guerre. Si profondément touchés, qu’il était pour eux plus simple, plus positif et plus sain d’agir pour remédier à l’insupportable que de continuer à être de simples spectateurs. Leur colère et leur désespoir, souvent réprimés, ont donc été pour eux de puissants moteurs de changement : leur capacité à être touchés par l’état de la planète leur a ouvert le cœur de la compassion. L’action est donc motivée par l’amour du monde et non par la haine des puissants. La compassion équivaut à ne plus considérer les problèmes du monde avec un regard distant, simplement impartial, mais à faire appel à des réactions émotionnelles et subjectives… »

Extrait de : « Chemins et vision du monde du Prix Nobel Alternatif » 2009  Geseko von Lüpke.

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« … Nous sommes en face de problèmes sociaux et spirituels très profonds, qui nécessitent des réponses spirituelles de notre part. Les réponses ordinaires, séculaires et matérialistes ne suffisent pas. Chaque acte de résistance sociale et la créativité sont des actes spirituels. La révolution spirituelle doit avoir lieu au cœur de nous-même avant que nous puissions créer le monde nouveau auquel nous aspirons tous… »

Extrait du discours d’acceptation du Prix Nobel Alternatif de Nicanor Perlas le 8 décembre 2003.

(Source Wikipédia)

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Tableaux : 1/« Adagio »  George Agnew Reid 1860-1947   2/« Printemps dans un bol blanc »  Rosa Scherer 1868-1926.

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Être motivé(e)s par l’amour du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

S’émerveiller…

jeudi 4 avril 2013

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« Venu de plus loin que l’espace

De plus loin que le temps

Le

Chant

Aborde le couloir sidéral

Se mêle au solfège des mondes

S’inscrit dans l’accord des planètes

Adopte la cadence des astres

Se rapproche

Puis se coule

Dans l’onde l’argile et l’air

S’éprenant des humains

Le

Chant

Pénètre la pulpe des corps

Imprègne nerfs et sang

S’abrite au creux de l’âme

S’unit au souffle

S’empare de la parole

Saisit nos gorges

Éclot sur nos lèvres

Et devient. »

« Nourri de chants

Le

Chant

Étend la parole

Traverse âges et murailles

Éveille

D’autres chants

Ensemence. »

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Poèmes : 1/« Naissance du chant » 2/« Semence du chant »  Andrée Chédid 1920-2011.

Illustrations : 1/« Émerveillement »  Edward Atkinson Hornel 1864-1933 2/« Sylvia nana »  John Gould 1804-1881.

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S’abreuver aux belles sources…

BVJ – Plumes d’Anges.

Renaissance…

vendredi 29 mars 2013

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« … Le rituel chrétien multiplie les symboles de la vie renaissante : bénédiction de l’eau purificatrice, célébration du feu nouveau, de la lumière nouvelle…

L’eau de Pâques, l’eau nouvelle qui régénère et purifie, a suscité des jeux comme les aspersions du Lundi de Pâques en Pologne et en Hongrie, pour chasser les démons, conjurer le mauvais sort, favoriser la fécondité des femmes et du bétail, assurer la fertilité des champs. Les jeunes gens poursuivaient les jeunes filles pour les asperger de quelques gouttes d’eau parfumée… ou d’un plein seau d’eau glacée tirée du puits ! En retour, il arrivait que les jeunes filles se saisissent, à plusieurs, d’un garçon, et le jettent à la rivière ! En Allemagne centrale, l’eau puisée à la veille de Pâques était conservée et considérée comme un médicament, pour les bêtes comme pour les gens. En Italie du Sud, le même usage était réservé à l’eau bénite de Pâques. En outre quand sonnaient les cloches, le jour de la Résurrection, on aspergeait d’eau bénite tous les recoins de la maison, tout en faisant le plus de bruit possible, afin de chasser les démons.

Célébrations du feu nouveau, les feux de joie de Pâques sont une tradition bien implantée dans une grande partie de l’Allemagne. Allumés sur des collines dites « montagnes de Pâques », leur lumière, leur fumée, leurs cendres sont autant d’éléments bénéfiques. En Angleterre, en Autriche, en Suisse, on faisait de tels feux pour « brûler Judas », la veille ou le jour de Pâques.

Symboles de l’abondance retrouvée, les gâteaux de Pâques sont caractérisés, dans toute l’Europe, par une débauche de lait, de fromage blanc et d’œufs, mariés en une infinité de combinaisons selon la richesse d’invention propre à chaque pays…

En Pologne, préparé selon les rites et béni par le prêtre le soir du Samedi Saint, le baba trônera dans toute sa gloire au milieu de la table du festin de Pâques… »

Extraits de : « Fêtes et gâteaux de l’Europe traditionnelle de l’Atlantique à l’Oural » 1993  Nicole Vielfaure.

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« La cuisson des babas de Pâques est toujours un évènement plein d’émotion. Autrefois, la cuisinière et toutes les femmes de la maison s’enfermaient à clé pendant la préparation. Aucun homme ne pouvait pénétrer. Elles passaient au tamis le plus fin la plus blanche de leur farine de froment. Dans des terrines, elles mélangeaient des centaines de jaunes d’œuf avec des dizaines de kilos de sucre. Elles faisaient fondre du safran dans de la vodka et l’ajoutaient à la pâte pour lui donner une belle couleur et un parfum épicé. L’une moulait les amandes, l’autre triait les raisins de Corinthe, la troisième pilait la vanille qui embaumait la cuisine, et la dernière préparait le ferment avec du levain. Les moules remplis de pâte étaient recouverts de nappes de lin, car un baba « qui prenait froid » ne lèverait pas bien. On calfeutrait les fenêtres et les portes de peur des courants d’air. Une fois la pâte levée, les babas étaient mis au four, parfois dans celui du boulanger, avec d’infinies précautions. Lorsqu’on les retirait enfin des profondeurs du four brûlant, sur une pelle de bois, on entendait parfois des cris de désespoir. Le baba était trop cuit, ou insuffisamment gonflé, et c’était le ridicule sur la maison. On posait les babas sortis du four sur des édredons en duvet, afin qu’ils ne se déforment pas en refroidissant. On parlait en chuchotant, car le bruit de la voix risquait de faire retomber le baba. Une fois refroidis, ils étaient recouverts de sucre glace, et parfois décorés de motifs de couleurs. »

Extrait du « Le livre de Pâques » 1986  François Lebrun.

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Bientôt, dans Plumes d’Anges, la recette du baba à la polonaise ?

Et vous, de quelle renaissance rêvez-vous ?

Je vous souhaite de passer de très belles fêtes de Pâques.


Illustrations : cartes anciennes de Pâques 1/ Autriche 2/ Amérique 3/ Vieille Russie.

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Retrouver le sens, redonner du sens…

BVJ – Plumes d’Anges.

Goût du monde…

lundi 25 mars 2013

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« … Personne ne se souvient des mêmes détails d’un même évènement car le souvenir est fait comme un patchwork, il est composé de morceaux de vérité…

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… On me dit souvent : « Tout ça, c’est parce que tu avais un bon tempérament ! » Ce mot tempérament, nous l’employons dans les théories de l’attachement mais il n’a rien à voir avec la génétique ou l’inné. Le tempérament traduit le fait qu’au cours des interactions précoces, c’est à dire dès les premiers mois de la vie, si l’on est entouré par une mère, par une famille ou un substitut maternel sécure, cet adulte transmet quelque chose de cette sécurité qui lui appartient. Ma mère m’a certainement transmis quelque chose de cette sécurité, car lorsque je suis arrivé ici, à la synagogue, en ce jour de janvier 1944, j’étais très gai. C’est probablement ce tempérament -qui est une acquisition pré-verbale très précoce, dès les premiers mois de la vie, peut-être même les derniers mois de la grossesse- qui a fait que j’ai réussi, avec pas mal de chance tout de même, à résoudre ce problème invraisemblable et à m’évader.

Le tempérament, c’est l’apprentissage d’un style de relation. C’est une sorte de « goût », c’est ce « goût du monde » que l’on acquiert très tôt dans la vie. Il y a des gens qui goûtent le monde de manière amère, d’autres qui le goûtent de manière sucrée, il y a des goûteurs gais et des goûteurs tristes, des goûteurs accueillants et des goûteurs hostiles. Et ce « goût du monde » explique nos réactions souriantes ou méfiantes, intellectuelles ou désespérées. Ce goût du monde est une empreinte très précoce… »

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Extraits de : « Je me souviens… » 2009  Boris Cyrulnik.

Tableaux : 1/« Madone et enfant » 2/« Portrait d’enfant »  Marianne Stokes 1855-1927.

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Nous avons l’immense pouvoir de transmettre…

BVJ – Plumes d’Anges.

Printemps…

mercredi 20 mars 2013

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« Au printemps de quoi rêvais-tu ?

Vieux monde clos comme une orange,

Faites que quelque chose change,

Et l’on croisait des inconnus

Riant aux anges,

Au printemps de quoi rêvais-tu ?

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Au printemps de quoi riais-tu ?

Jeune homme bleu de l’innocence,

Tout a couleur de l’espérance,

Que l’on se batte dans la rue

Ou qu’on y danse,

Au printemps de quoi riais-tu ?

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Au printemps de quoi rêvais-tu ?

Poing levé des vieilles batailles,

Et qui sait pour quelles semailles,

Quand la grève épousant la rue

Bat la muraille,

Au printemps de quoi rêvais-tu ?

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Au printemps de quoi doutais-tu ?

Mon amour que rien ne rassure

Il est victoire qui ne dure,

Que le temps d’un Ave, pas plus

Ou d’un parjure,

Au printemps de quoi doutais-tu ?

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Au printemps de quoi rêves-tu ?

D’une autre fin à la romance,

Au bout du temps qui se balance,

Un chant à peine interrompu

D’autres s’élancent,

Au printemps de quoi rêves-tu ?

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D’un printemps ininterrompu. »

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BON PRINTEMPS À TOUS !

QUE DE GRANDS RÊVES FLEURISSENT DANS NOS CŒURS,

FAISONS-NOUS ABEILLES, PAPILLONS, OISEAUX…

ET BUTINONS LES JOYEUSEMENT POUR QU’ILS SE RÉALISENT !

« Au printemps de quoi rêvais-tu ? » Paroles (et musique) de Jean Ferrat 1930-2010.

Tableaux : 1/« Pommiers en fleurs »  Pal Szinyei Merse 1845-1920  2/« Arbres en fleurs » John William Godward 1861-1922    3/« Printemps dans le village »  Karl Buchholz 1849-1889  4/« Printemps »  Adolf Kaufmann 1848-1916  5/« Fleurs de printemps » Joseph Krachkovsky 1854-1914  6/« Printemps »  Thomas Millie Dow 1848-1919.

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Rêver GRAND…

BVJ – Plumes d’Anges.

Vibration…

lundi 18 mars 2013

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« … Les noms qui parcouraient naguère la forêt, qui frissonnaient dans les brindilles, qui glissaient dans le vent d’une cime à l’autre, qui coulaient sous terre dans les galeries obscures, les noms qui parlaient par la bouche de chaque puits, on ne les entend plus. Les hommes silencieux ont percé leur propre cœur ; alors le cœur s’est arrêté de battre et le sommeil très long a pris la terre. Les hommes se sont endormis, ils ont fermé leurs yeux, et ils se sont quittés. Mais en entrant tous ensemble dans le sommeil, ils entraient dans un rêve interminable…

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… Ailleurs, alentour, le monde ne s’écroule pas, ne pourrit pas. Il n’existe pas tout simplement. Il est en transit, somme de gestes, d’actes, d’argent, pour rien…

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… Le combat des hommes n’étaient pas pour gagner quelques arpents de terre, mais pour sauver la parole vraie…

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… Au centre de la forêt, la voix ne cesse pas de parler. Elle parle sans bouger les lèvres… Ici le regard s’éclaire, il brille comme le soleil, il vibre comme le cœur. Le regard sait voir ce qui va venir. Chaque homme est un prophète qui voit avec tout son corps, avec son visage, ses mains, sa poitrine. C’est la souffrance qui ouvre sa vue, la grande sècheresse, la longue attente. Mais la souffrance ne peut pas durer. Maintenant la terre vibre comme au lever du soleil, immobile et calme, puissante, nouvelle… « 

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Extraits de : « Trois villes saintes » 1980  Jean-Marie Gustave Le Clézio.

Illustrations : 1/« Mappemonde en forme de cœur » Oronce Fine 1494-1555 2/« Pavots »  John William Godward 1861-1922.

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La vibration du cœur peut ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire du monde …

BVJ – Plumes d’Anges.

Noble poupe…

vendredi 15 mars 2013

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« Cause reconversion, Ange tombé du ciel TROQUE quatre ailes contre chevreaux laids. »

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« Banquier ÉCHANGE chèque en bois contre vrai bouleau. »

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« Si le TRAVAIL c’est la santé, pourquoi ne pas le confier aux MALADES ? »

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« EVEREST… mais Adam part. »

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« Végétarien cultivé qui ne mâche pas ses mots CHERCHE belle frisée sachant raconter des salades. »

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« Il arrive parfois qu’on BÂILLONNE des GENS BONS ! »

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« Le RADIS ça me botte, le PARADIS ça me botte aussi. »

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« Boutique de luminaires CHERCHE produits phares pour clients éclairés. »

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« Au siècle des lumières, les poètes écrivaient des VERS LUISANTS. »

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« Groupe leader dans le secteur de l’énergie RECRUTE des centaines d’illuminés pour éclairer le monde. »

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Ces mots joyeux – et il y en a bien d’autres – sont empruntés à

–> AUGUSTE DERRIÈRE

Les jours où vous sentez un petit vent de blues souffler dans votre cœur,

allez donc lui rendre visite,

c’est un GRAND BONHEUR,

vous ne pourrez que RIRE et SOURIRE et ça, il ne faut pas s’en priver !!!

(Je vous en avais déjà parlé le 12 Janvier 2012 dans un billet intitulé : « Liebster blog »)

Illustrations :  Peintures abstraites : monochromes présentés au salon des arts incohérents – Album primo-Avrilesque

1/ »Stupeur de jeunes recrues apercevant pour la première fois ton Azur, O Méditerranée ! » 2/« Première communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige. »    Alphonse Allais 1854-1905.

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Emprunter les chemins des rires et des sourires…

BVJ – Plumes d’Anges.

Riche présent…

mercredi 13 mars 2013

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« … C’est dans l’expiration et le relâchement que se réalise la tentative de devenir toujours plus un avec notre profondeur, la profondeur essentielle dans le rythme de la respiration, dans l’expiration et dans l’inspiration, qui vient de soi, qui est le don d’une expiration adéquate. Lâcher prise et prêter l’oreille à sa propre profondeur…

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… La respiration est davantage qu’une alimentation de l’homme en oxygène. Elle est le mouvement vital absolu, non pas seulement sur le plan corporel, mais aussi sur le plan spirituel et celui de l’âme, sur lequel l’homme peut se donner par l’expiration, et se recueillir par l’inspiration… se laisser aller – loin de moi ; se laisser choir – vers toi ; se laisser devenir un – tout en toi ; se laisser devenir nouveau – nouveau à partir de toi.

C’est ici que la prise de souffle, en tant qu’inspiration, prend son sens spirituel. On ne peut pas faire une inspiration, on la reçoit. Nous recevons un cadeau, pour peu que nous ayons su nous donner adéquatement et complètement… »

Extraits de : « Sagesse et amour »  Karlfried Graf Dürckeim 1896-1988 .

Tableau : « Psyché »  John Reinhard Weguelin 1849-1927.

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Le souffle de vie est un précieux cadeau…

BVJ – Plumes d’Anges.


Couleurs et sons…

mercredi 6 mars 2013

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« Celui à qui la nature commence à dévoiler son secret, se sent irrésistiblement attiré par son interprète le plus qualifié : par l’art. »

J.W. von Goethe

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« … Il y a dans les couleurs et les sons les fenêtres par lesquelles nous pouvons nous élever par l’esprit vers le monde spirituel ; la vie à son tour nous offre des fenêtres par lesquelles le monde spirituel pénètre dans notre monde physique… Dans les sons s’ouvrent des fenêtres par lesquelles nous pouvons quitter le monde physique pour nous élever vers le monde spirituel. Et il existe d’autres fenêtres par lesquelles, lorsque nous restons dans ce monde physique, le spirituel descend vers nous.

Si nous ne discernons pas comment le spirituel descend ainsi vers nous, nous sommes comme un être humain qui, ne sachant pas lire, ouvre un beau livre. Il a devant les yeux ce que voit aussi quelqu’un qui sait lire, mais lui qui ne sait pas, il ne voit sur le papier blanc qu’un gribouillis qu’il ne peut interpréter – il peut tout au plus le décrire. Seul celui qui sait lire est capable de suivre dans ce livre le cheminement d’un destin, ou une sagesse, qui ont été insérés dans ces signes étranges. Celui qui ne sait pas lire les phénomènes du monde est comme un analphabète du Cosmos devant ce qui s’y passe. Celui qui sait lire, lui, déchiffre le cours du monde spirituel à travers les choses. Ce qui caractérise l’époque matérialiste actuelle, c’est que les humains, en face du Cosmos, sont devenus des analphabètes sous l’influence du matérialisme, et quasiment des analphabètes à cent pour cent…  »

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Extrait de : « Nature des couleurs »  Rudolf Steiner 1861-1925.

Illustrations : 1 / « Carte céleste »  Auteur inconnu 2/ « Sphère armillaire »  Tycho Brahe 1546-1601.

Élargir nos connaissances, prendre de la hauteur…

BVJ – Plumes d’Anges.