Ordre heureux…

2 août 2012

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« Laissez le Milieu et l’harmonie s’établir parfaitement,

et un ordre heureux règnera ente le ciel et la terre.

Toutes les choses fleuriront et s’épanouiront. »


« L’invariable Milieu »  1, 5 – Confucius 551-479 av. JC.

Tableau : « Jamestown – Rhode Island »  William Trost Richards 1833-1905.

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Avancer d’un pas léger…

BVJ – Plumes d’Anges.

Épanouissement de l’être…

30 juillet 2012

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… »L’esprit de la Vérité souffle quand il veut, non au commandement de l’homme. Mais celui-ci peut dans un entraînement constant, lutter envers tout obstacle à cet épanouissement de l’être ; il peut apprendre à dominer son égoïste volonté de durée, à surmonter la crainte face à la douleur et à prendre sur lui la douloureuse réalité de l’existence. Il s’exerce à se rendre perméable à l’Être, à affiner l’œil et l’oreille intérieurs. Touché par l’Être, il parviendra à se purifier dans le silence…

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…L’homme moderne souffre d’un manque de calme – de calme extérieur et, plus encore, de calme intérieur, il manque de sérénité.

Du monde extérieur nous parviennent les innombrables bruits qui, conséquence de la technique, troublent le rythme naturel ; bruits de l’étroitesse du monde d’aujourd’hui dans lequel nous devons vivre. Rares sont les lieux préservés du bruit et de l’exigu. Il nous faut y fuir afin d’y trouver le silence et les espaces libres. Le calme extérieur est lié aux vastes horizons ; rien ne doit y troubler l’atmosphère, l’âme et l’esprit doivent pouvoir s’y épanouir librement…

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… Il y a beaucoup d’hommes qui inspirent le respect par leur savoir, leurs capacités, leur caractère exemplaire, et auquel pourtant il manque quelque chose : le rayonnement humain. Ils ne sont pas en harmonie et en paix avec eux-mêmes ; ils sont incapables d’établir un vrai contact humain. Ils sont privés et de bénédiction et de chaleur communicative, parce qu’ils ne font pas un avec eux-mêmes, parce qu’ils ne sont pas heureux.

La mesure principale d’un homme n’est-elle pas dans la réponse à la question : Est-il en harmonie, est-il en paix ?… N’est-il pas par conséquent, une source naturelle de ce rayonnement grâce auquel autrui se sent accessible en tant qu’être humain, c’est à dire, reconnu, compris et aimé en tant qu’homme ? …

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… Celui qui se contente de soulager la souffrance d’un homme, par exemple avec des drogues, tout en le maintenant enfermé dans le monde de la conscience naturelle, ne travaille pas en faveur du salut mais agit plutôt en tricheur. Le sens des souffrances humaines, en particulier, est de permettre l’accession à un ordre spirituel et à des forces supérieures qui vous libèrent de celles qui ont provoqué ces souffrances…

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… Celui qui est parfois capable de laisser pénétrer la lumière surnaturelle en lui se trouve au seuil de sa métamorphose. Celui qui sait déjà y demeurer de temps en temps, grâce à ses rayons a déjà ouvert une porte sur la vérité. Ici guette le danger suprême : va-t-il s’emparer de la flamme et l’emporter, ou va-t-il se laisser consumer par elle ? La chance de naître à nouveau n’est donnée qu’à celui qui a qui a le courage de se fondre à la flamme de la lumière surnaturelle…

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… Plus on avance dans l’art de demeurer dans l’être, plus on découvre combien les rayons de la lumière surnaturelle mettent de l’ordre à l’intérieur de soi, combien ils purifient, dénouent les crispations et fertilisent, – non de manière analytique, en décomposant – mais positivement, en vivifiant les forces créatrices. Or tout dépend de cela ! Après avoir appris à regarder la lumière et à demeurer en elle, nous apprenons à connaître le sens de la souffrance, et tout ce que l’on a vécu jusque là s’ordonne dans un tout, nouveau et plus profond…

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… Celui qui se libère de sa coquille pénètre dans la splendeur de l’Être. Son dépouillement, sa nudité lui permettent de vivre le mystère de la plénitude. Là où d’autres sont dévorés par la vie, il se sent porté par elle… »

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« L’âme doit se briser avec violence dans sa propre Lumière. De la nuit et de la lumière jaillit un feu, un amour. Ainsi l’âme doit percer vers l’ordre divin. »

Maître Eckart  (1260-1328)

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Extraits de : « La percée de l’Être »  Karlfried Graf Dürckheim 1896-1988.

Photos BVJ – Jardin de Baudouvin dans le Var.

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Rechercher les lieux de silence…

BVJ – Plumes d’Anges.


Étonnement…

26 juillet 2012

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Je suis toujours émerveillée de l’attention que porte un enfant sur un clown. Les yeux grands ouverts, le regard pur où gravité et joie se succèdent, tout à son étonnement, entièrement présent à lui-même et transporté dans un monde céleste, il savoure le moment…

Et si,

et si nous tentions de porter un semblable regard sur ce qui nous entoure ?

Si nous invitions dans notre vie  légèreté, simplicité, joie et étonnement ?

L’étonnement, oh, oui !

Aujourd’hui le spectacle est ici, un petit click

—> Mr Ramesh

et vous serez conquis(e), j’en suis certaine !

(merci à Nout pour cette découverte dont je ne me lasse pas)

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Tableaux : 1/« Clown »  Karoly Ferenczy 1862-1917  2/« Bébé Félix »  Pal Szinyei  Merse 1845-1920.

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S’étonner encore et toujours…

BVJ – Plumes d’Anges.

Souvenirs alpins…

23 juillet 2012

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« Pays, arrêté à mi-chemin

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… Entre la terre et les cieux

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… Aux voies d’eau et d’airain,

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… Doux et dur, jeune et vieux

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… Comme une offrande levée,

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… Vers d’accueillantes mains

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… Beau pays achevé

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… Chaud comme le pain ! »

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« Au ciel, plein d’attention,

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… Ici la terre raconte ;

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… son souvenir la surmonte

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… dans ses nobles monts.

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… Parfois elle parait attendrie

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… qu’on l’écoute si bien,

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… alors elle montre sa vie

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… et ne dit plus rien. »

Photos BVJ

(entre Parc des Écrins et vallée de la Maurienne)

Extraits de : « Les quatrains valaisans »  Rainer Maria Rilke 1875-1926.

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Communier avec l’âme de la nature…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ascendre…

6 juillet 2012

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Ascendre quelques jours  les sommets et le pays des blancs moutons.

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UNE PETITE PAUSE…

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… je vous laisse une plage…

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… tout est là qui vous attend…

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… et si par hasard se dessinent à la surface de l’eau…

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… quelques moutons d’écume…

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… vous saurez alors…

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… que mes célestes pensées vous accompagnent.

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Douces vacances à toutes et à tous, à bientôt !

Madame Plumes.

Photos BVJ

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Découvrir de nouveaux horizons…

BVJ – Plumes d’Anges.


Donner des ailes…

4 juillet 2012

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… »La force de l’aile est par nature de pouvoir élever et conduire ce qui

est pesant vers les hauteurs où habite la race des Dieux. De toutes les

choses de nature corporelle, ce sont les ailes qui le plus participent à ce

qui est divin. Or ce qui est divin, c’est le beau, le sage, le bon et tout ce

qui est tel. Ce sont les qualités qui nourrissent et fortifient le mieux

l’appareil ailé de l’âme, tandis que leurs contraires, le mauvais et le

laid, le consument et le perdent… »

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Extrait de : »Phèdre » Platon 428-348 avant JC.

Tableaux : 1/« L’adoration de Vénus » détail  2/« Résurrection du Christ » détail –  Le Titien 1488-1576.

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Donner des ailes aux enfants…

BVJ – Plumes d’Anges.

Mystère…

2 juillet 2012

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« La Terre enseigne à regarder profondément, profondément.

Les yeux corporels sommeillent. Brille et veille un Oeil invisible.

S’effrayant, il regarde

Le mystère terrestre.

Cependant que la Terre dit :

– Sois allègre, je suis dans l’allégresse !

Regarde devant toi :

Il est une voix dans le saltant aujourd’hui ainsi qu’une voix dans l’obscur hier.

Dans le lit, cave du lac, le sous-sol est argile, marne et terreau,

Mais ce n’est là que la couche première :

Là est le fond, et au-dessus de la profondeur la vague, après la vague

Écoute, il est temps.

Sois jeune !

Tout sur Terre est changement, trait par trait, ajoute-toi… »

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Extrait de : « La Terre »  Constantin D.Balmont 1867-1942.

Tableaux :1/ »Vue d’un grotte dans le Golfe de Naples » 1830 Anonyme allemand  2/Joseph Sacco « Oeil de jeune femme », détrempe sur ivoire datant de 1844 – Collection Menil – Houston.

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Plonger au plus profond de soi…

BVJ – Plumes d’Anges.


Esprit des lieux…

27 juin 2012

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… »Le tourisme est une forme de pèlerinage sécularisée ou inconsciente. En fait, de nombreuses attractions touristiques étaient autrefois des lieux de pèlerinage et le sont toujours. Mais alors que les pèlerins visitaient un lieu saint par dévotion religieuse, les touristes le visitent en spectateurs plus ou moins indifférents. Les pèlerins participaient aux qualités sacrées du lieu et aux dévotions qui y étaient pratiquées ; les touristes, non. Les pèlerins enrichissaient la puissance d’un lieu sacré ; les touristes l’appauvrissent.

Le facteur principal d’un pèlerinage est l’intention. Si nous nous rendons en pèlerins dans un lieu sacré, nous le faisons dans l’espoir d’être inspirés ou bénis, ou pour y rendre une action de grâces. Nous pouvons nourrir nos intentions en apprenant l’histoire du lieu et de son esprit et en nous intéressant aux expériences d’autrui. Le voyage en soi fait autant partie du pèlerinage que l’arrivée à destination, et la recherche du confort n’est pas l’objectif premier ; s’en souvenir nous permet de mieux affronter les difficultés que nous risquons de rencontrer.

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Il est préférable de terminer le voyage à pied, pour mieux percevoir l’humeur du lieu et s’adapter au rythme ancien de la marche. Il est courant de tourner, pour commencer autour du lieu sacré ; c’est une façon de reconnaître sa centralité. Dans la plupart des traditions, cette marche s’effectue dans le sens de la course du soleil ou des aiguilles d’une montre…

… Je crois que nous aurions beaucoup à gagner à voir les touristes devenir des pèlerins. Se rendre dans un lieu sacré en touriste, c’est appauvrir la charge du lieu, mais s’y rendre en pèlerin, c’est l’enrichir. La transformation du tourisme en pèlerinage jouera, dans nos existences tant personnelles que collectives, un rôle majeur dans le processus de resacralisation de la Terre. »…

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Extrait de : »L’âme de la nature » 1991  Rupert Sheldrake.

Tableaux : 1/ »La Mer de glace à Chamonix » 2/ »Fenêtre gothique dans les ruines du Monastère d’Oybin » 3/ »Voyageur au sommet de la montagne »  Carl Gustav Carus 1789-1869.

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« Pèleriner » pour enrichir l’âme du monde…

BVJ – Plumes d’Anges.

Nature aimante…

25 juin 2012

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LA PIERRE…

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« Du pied à la pierre

il n’y a qu’un pas

Mais que d’abîmes à franchir


Nous sommes soumis au temps

Elle, immobile

au cœur du temps

Nous sommes astreints aux dits

Elle, immuable

au cœur du dire


Elle, informe

capable de toutes les formes

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Piétinée

porteuse des peines du monde


Bruissante de mousses, de grillons

de brumes transmuées en nuages

Elle est voie de transfiguration


Du pied à la pierre

il n’y a qu’un pas

Vers la promesse

Vers la présence »

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L’ARBRE…

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« Entre ardeur et pénombre

Le fût

Par où monte la saveur de sève

de l’originel désir

Jusqu’à la futaie

Jusqu’aux frondaisons

foisonnante profondeur

Propulsant fleurs et fruits

de la suprême saison

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Entre élan

vers la cime

Et retour

vers l’abîme

Toute branche est brise

Toute ramure rosée

Arborant l’équilibre de l’instant

Au nom désormais fidèle

Arbre »

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ENTRE…

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« Entre


Le nuage

et l’éclair


Rien

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Sinon le trait

de l’oie sauvage

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Sinon le passage

Du corps foudroyé

au royaume des échos


Entre »

Extraits de : « Le Dialogue » 2002  François Cheng.

Photos BVJ (Mars 2012… merci Mr B.)

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L’amour aimante l’amour…

BVJ – Plumes d’Anges.

Divin dessert…

23 juin 2012

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Il en est des fruits de saison comme d’un plaisir du moment présent dont il faut savoir profiter, je vous parlerai là des abricots…

Quand monsieur Plumes va au fourneau, l’affaire est sérieuse (il y a des témoins…) et c’eût été crime de lèse-gourmandise que de ne point goûter et goûter encore le chef d’œuvre, j’ai d’ailleurs failli n’en immortaliser que des miettes !!!

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– LA TARTE À L’ABRICOT –

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Divins ingrédients :

Pour la crème : 1/3 litre de lait, 3 cuillères à soupe de sucre en poudre, 3 cuillères à soupe de farine de maïs, 2 cuillères à soupe de rhum.

– Pour la pâte : 300 g de farine, 150 g de beurre, 2 cuillères à soupe de sucre en poudre, 1 œuf entier.

– une quinzaine de beaux abricots murs et charnus et du sucre roux.

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Divine préparation :

Vous préparerez la crème, y incorporerez le rhum (une merveille avec les abricots !) puis l’étalerez sur la pâte brisée légèrement pré-cuite.

Vous couperez les abricots en deux  et les disposerez sur la crème.

Vous saupoudrerez généreusement de sucre roux

et enfournerez 55 minutes à 250°.

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Il restera alors à vivre le divin moment de la divine dégustation, les choses simples sont vraiment les meilleures !

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PASSEZ UN BON DIMANCHE,

SOYEZ GOURMANDS DE TOUT CE QUI VIENT À VOUS,

VOUS N’EN SEREZ QUE PLUS HEUREUX !

Tableau : « Coupe de fruits, abricots »  Lubin Baugin. 1612-1663.

Photos BVJ.

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Approuver, apprécier, remercier…

BVJ – Plumes d’Anges.