Archive pour la catégorie ‘plumes légères’

Petit lieu de paix…

lundi 4 mai 2020

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Dans ce ralentissement du monde,

des choses se transforment et nous transforment inévitablement.

Nous observons et pouvons nous demander :

 À quoi aspirons-nous au plus profond de nous-même ?

Quelle est donc notre vraie nature d’être humain et sa destination ? …

Il est bien-sûr difficile de trouver les justes réponses,

la vérité est multiple,

mais on peut, il me semble,  envisager

une ambiance, une tonalité, une direction.

Il nous faut pour mener notre réflexion,

dé-couvrir un petit lieu de calme à l’intérieur de nous,

  un petit autel à fleurir pour s’y recueillir,

un petit hôtel où se reposer du vacarme de notre société.

Pour le créer, il nous faut retrouver dans notre mémoire

un souvenir joyeux et serein sur lequel nous appuyer.

La présence de ce lieu nous aidera à vivre et réfléchir sur notre étrange  actualité,

à explorer nos zones d’ombres et tenter de les faire disparaître…

Qu’en pensez-vous ?

 

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« Douceur du printemps

aux confins des choses

la couleur du ciel »

Matsuo Basho  1644-1695.

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Illustrations : 1/ « Roses »  2/ « L’éventail »  Soren Emil Carlsen  1853-1932.

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Ne pas perdre notre temps, il est précieux…

BVJ – Plumes d Anges.

Patienta, miraculum et libertas…

lundi 27 avril 2020

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Je ne sais pourquoi le latin m’inspire,

peut-être parce que j’ai l’impression de le perdre certains jours ?

Mes balades virtuelles me font découvrir des paysages d’une incroyable beauté,

l’artiste en fut témoin, nous les recevons en cadeaux, c’est une chance inouïe.

Dans la série des explorations domestiques,

nous pouvons aussi pérégriner dans un dictionnaire…

Voyons, voyons, si je m’arrête sur le mot PATIENCE, qu’en pense le Larousse ?

« Nom féminin, du latin patienta.

Définition : Aptitude à ne pas s’énerver des difficultés, à supporter les défaillances, les erreurs, etc… : Faire preuve de patience.

Qualité de quelqu’un qui sait attendre avec calme : Montrer une patience inlassable.

Persévérance, constance à faire quelque chose, à poursuivre un dessein : Sa patience a été récompensée. »

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En remontant le fil des pages, mon regard se porte sur le mot MIRACLE.

« Nom masculin, du latin miraculum.

Définition : Phénomène interprété comme une intervention divine.

Fait, résultat étonnant, extraordinaire, qui suscite l’admiration : Les miracles de la science.

Chose merveilleuse en son genre : Le Parthénon est un miracle d’architecture.

Hasard merveilleux, chance exceptionnelle : C’est un miracle qu’il ait échappé à la mort.

En apposition, indique que quelque chose est inattendu, surprenant dans son efficacité : Un médicament miracle… »

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Là je reprends confiance et me dis que des Hommes vont sortir de leur léthargie,

de leurs peurs et reconquérir leur LIBERTÉ, que me souffle le Larousse à propos de ce mot magnifique ?

« Nom féminin, du latin libertas,-atis.

Définition : État de quelqu’un qui n’est pas soumis à un maître : Donner sa liberté à un esclave.

Condition d’un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté : Liberté politique.

Droit reconnu par la loi dans certains domaines, état de ce qui n’est pas soumis au pouvoir politique, qui ne fait pas l’objet de pressions : La liberté de la presse.

Situation de quelqu’un qui se détermine en dehors de toute pression extérieure ou de tout préjugé : Avoir sa liberté de penser… »

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Voyager au pays des mots est un délice,

il nous faut les débusquer, les choisir, les porter et les vivre dans notre quotidien.

Les mots ont un grand pouvoir, ils sont une force,

nous pouvons jouer avec les mots doux mais faisons attention,

d’autres mots peuvent nous entrainer vers tous les maux du monde.

– Il y a aussi le silence et ses grandes vertus, mais là est un autre sujet –

Et vous, dans le grand Larousse de la vie,

 quels mots auriez-vous envie de rencontrer ?

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Ce blog aura 10 ans le 28 avril, le temps passe très vite,

merci à celles et ceux qui viennent s’y balader.

Le monde était différent il y a 10 ans, nous aussi d’ailleurs,

ainsi est le vie et c’est quand même formidable,

il n’y a aucune raison de s’ennuyer, tout est découverte…

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Mots cueillis dans le Dictionnaire Larousse.

Illustrations : 1/ « Matin d’été sur le Lac Windermere »  2/ « Chèvrefeuilles, roses et œillets »  Charles Robert Leslie  1794-1859.

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Entretenir la force de certains mots…

BVJ – Plumes d Anges.

Horizon…

jeudi 23 avril 2020

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JE RÊVE…

des miens,

de fêtes,

d’horizons lointains,

de balades sans fin,

de voyages,

de campagne,

de montagne,

de bord de mer,

de parfums printaniers,

de pirouettes sur le sable…

JE RÊVE…

DE LIBERTÉ !

Et je me réveille,

dans mon lit douillet,

et je me dis, je me dis… ce n’est pas pour demain.

Aujourd’hui, je suffoque un peu, beaucoup…

Et vous, vous tenez le coup ?

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« Tombée d’un brin d’herbe

elle s’envole à nouveau

ah ! la luciole »

Matsuo Basho  1644-1695.

Tableau : « Narcisse de campagne »  Elizabeth Boot  1846-1888.

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Se donner le droit de craquer…

BVJ – Plumes d’Anges.

Doux baume…

mardi 14 avril 2020

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C’est notre corps qui est « prisonnier »,

c’est lui qui est confiné par les décideurs politiques du monde entier.

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Nous nous sentons amputé(e)s,

un peu disloqué(e)s,  déstabilisé(e)s.

Quelqu’un demande « Jusqu’à quand ? »,

nul ne nous répond, nul ne sait,

le printemps, lui, nous parle de balades en bord de mer ou en forêt…

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Il nous faudrait nous recentrer, nous réunifier,

écouter mais pas trop, parler mais pas trop, réagir mais pas trop…

Où donc est cette voie du milieu,

celle qui nous souffle de goûter au ralentissement offert – pour l’instant -,

de saisir cette chance d’être présent à soi-même.

Notre esprit et notre cœur sont libres,

c’est à nous d’inventer un baume pour les ré-enchanter,

un nouveau petit lieu à explorer dans notre être intérieur,

ou bien une action nouvelle à initier,

ou encore un temps pour méditer.

Demain sera un autre jour…

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« Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit »

St François de Sales,

patron des journalistes et des écrivains.

Illustrations : 1/ « Visage de femme » – Etude –  Vassily Polenov  1844-1927  2/ « Bras de femme »  Adolphe Tidemand   1814-1876  3/ « Pied capturé »  Juan-Manuel-Blanes  1830-1901.

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Trouver un baume pour adoucir le moment…

BVJ – Plumes d’Anges.

Puits de forces…

lundi 6 avril 2020

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« À CŒUR VAILLANT RIEN D’IMPOSSIBLE« 

nous dit un proverbe, et si nous lui donnions raison ?

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Nous sommes tous riches d’une énergie unique,

et la somme de celles-ci peut faire de grandes choses.

Les cœurs de nos frères humains, inconnus pour la plupart,

vivent ensemble une même expérience…

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Redescendons dans nos racines,

allons puiser dans nos souvenirs, dans nos liens profonds,

guérissons nos maux intérieurs en ces temps de « silence »…

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 N’écoutons et ne relayons pas d’informations anxiogènes,

faisons confiance à nos intuitions,

éteignons nos habitudes, elles nous endorment,

enrichissons nos pensées pour que les cœurs des confinés battent à l’unisson

et qu’un bouquet de forces fleurisse…

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J’ai commencé un nouveau carnet aujourd’hui,

la première phrase que j’y ai notée :

Écouter ce silence nouveau, entendre chanter mon oiseau intérieur…

Illustrations : 1/ « Acanthe »  2/ « Chardon »  3/ « Iris »  –  Planches botaniques issues de « De historia Stirpium »   Albrecht Meyer – Illustrateur du XVIème siècle.

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Demeurer dans la confiance…

BVJ – Plumes d’Anges.

Lettres d’intérieur…

jeudi 2 avril 2020

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Des voix s’élèvent, magnifiques, émouvantes,

des voix qui viennent des profondeurs de l’âme.

Ces Lettres d’intérieur,

lues par Augustin Trapenard  dans le 7/9 de France Inter,


lui ont été confiées par des gens connus.

Elles ont été écrites sur le sujet de leur choix et adressées à la personne de leur choix.

– il y en a d’autres, très belles elles aussi, allez les lire dès que vous le pourrez –

Ces voix témoignent de la vraie humanité,

celle que la société a égarée sur son chemin en ne pensant qu’à l’argent et aux profits.

Ces voix sont des cadeaux, des lumières pour nous aider à réfléchir,

pour nous aider à imaginer et réaliser un monde nouveau…

Merci à ces voix et à celles et ceux qui les font entendre.

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Montreuil, le 26 mars 2020

Bonjour, « beau gosse »,

Je décide de t’appeler « Beau gosse ». Je ne te connais pas. Je t’ai aperçu l’autre jour alors que, masquée, gantée, lunettée, j’allais faire des courses au pas de charge, terrifiée, dans une grande surface proche de ma maison. Sur mon chemin, je dois passer devant un terrain de foot qui dépend de la cité dans laquelle tu habites et que je peux voir de ma maison particulière pleine de pièces avec un jardin. 

Je suis abasourdie de vivre une réalité qui me semblait appartenir à la science fiction. 

À mon réveil chaque jour je prends ma température, j’aère ma maison pendant des heures au risque de tomber malade, paradoxe infernal et ridicule. La peau de mes mains ressemble à un vieux parchemin et commence à peler, je les lave avec force et savon de Marseille toutes les demie heures. Si je déglutis et que cela provoque une légère toux, mon sang se glace et je dois faire un effort sur moi-même pour ne pas appeler mon médecin. Je n’ai d’ailleurs pas fui en province pour rester proche de lui. Je deviens folle ! 

Sortir me demande une préparation  mentale intense, digne d’une sportive de haut niveau, car pour moi une fois dehors tout n’est que danger ! Et c’est dans cet angoissant état d’esprit, que je t’ai vu, loin, sur ce terrain de foot, insouciant, jouant avec tes copains, vous touchant, vous tapant dans les mains comme des chevaliers invincibles protégés par le bouclier de la jeunesse.

Vous étiez éclatants de sourire, d’arrogance, de vie mais peut-être  aussi porteurs de malheurs inconscients. 

Si vous étiez dehors, c’est qu’il n’est pas aisé d’être je ne sais combien dans un appartement toujours trop étroit, c’est invivable et parfois violent. 

Vos parents travaillent, eux, toujours, à faire le ménage dans des hôpitaux sans grande protection ou à livrer toutes sortes de denrées et de colis que nous récupérerons prudemment avec nos mains gantées après qu’ils ont été posés devant nos portes fermées. Prudence oblige. 

Bakari, je suis née dans un monde similaire au tien je n’ai eu de cesse de l’avoir toujours très présent dans mon cœur et ma mémoire, et je n’ai eu de cesse de le célébrer et d’essayer de faire changer les choses. 

Aujourd’hui je te demande pardon, à toi porteur sain certainement qui risque d’infecter l’un des tiens. 

Je te demande pardon de ne pas avoir été assez convaincante, assez entreprenante, pour que la société dans laquelle tu vis soit plus équitable et te donne le droit de penser que tu en fais partie intégrante. Tout ce que je dis aujourd’hui, tu ne l’entendras pas, car tu n’écoutes pas cette radio. 

Je voudrais juste que tu continues à exister, que ta mère, ton père, tes grands-parents continuent à exister, à rire et non pleurer. 

Je ne sais pas comment te parler pour que tu m’entendes : je suis juste une pauvre folle masquée, gantée, lunettée, qui passe non loin de toi et que tu regardes avec un petit sourire ironique car tu n’es pas méchant, tu es simplement un adolescent qui n’a pas eu la chance de mes enfants.

Ariane Ascaride

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Cergy, le 30 mars 2020

Monsieur le Président,

« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d’alarme du monde de la santé et  ce qu’on pouvait lire sur la  banderole  d’une manif  en novembre dernier -L’état compte ses sous, on comptera les morts – résonne tragiquement aujourd’hui. Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l’Etat, préconisant l’optimisation des ressources, la régulation des flux,  tout ce jargon technocratique dépourvu de  chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays :  les hôpitaux, l’Education nationale et ses milliers de professeurs, d’instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de  livrer des pizzas, de garantir  cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle,  la vie matérielle.  

Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n’en sommes pas  là. Prenez garde, Monsieur le Président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C’est un temps propice aux remises en cause. Un temps   pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent  déjà  sans pudeur l’antienne du « travailler plus », jusqu’à 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d’un monde  dont l’épidémie révèle les inégalités criantes, Nombreux à vouloir au contraire un monde  où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s’éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie,  nous n’avons qu’elle, et  « rien ne vaut la vie » –  chanson, encore, d’Alain  Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd’hui restreintes, liberté qui  permet à ma lettre – contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio – d’être lue ce matin sur les ondes d’une radio nationale.

Annie Ernaux

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Que de magnifiques initiatives dans ce moment délicat,

laissons parler notre intuition…

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Illustrations : 1/ « Grands chardons et coquelicots » Franz-Xaver Gruber   1787-1863  2/« Bouquet de coquelicots près d’une fenêtre » Olga Wisinger-Florian  1844-1926.

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Revenir à l’essentiel…

BVJ – Plumes d’ Anges.

Courage et patience…

mardi 31 mars 2020

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Le Printemps des poètes avait choisi cette année le thème du COURAGE, quelle intuition !

Il me semble que le monde ne pourra plus être le même,

nous serons obligé(e)s de changer certaines de nos habitudes,

ce monde fou nous montre son inconscience et son inconsistance.

 

Il va nous en falloir du courage et de la patience aussi,

il va nous falloir réfléchir, calmement, sereinement,

–  le temps nous est donné –

à la direction que nous souhaiterions emprunter.

N’ayons pas peur de l’inconnu, élevons nos vibrations, observons, écoutons,

faisons le choix de chercher au plus profond de nous des ressources

pour donner vie à notre vision du monde.

Ne perdons pas de temps, laissons l’ancien monde et ses pantins,

mettons toute notre énergie au service d’un monde nouveau, aimant, lumineux.

Nous vivons un moment fort de notre histoire, difficile mais fort.

Ce soir j’ai regardé un film merveilleux, le voici en partage

—> LA BELLE VERTE

regardez-le, il vous fera du bien j’en suis certaine…

Illustration : « Costume »  Helene Schjerfbeck  1862-1946.

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Prendre le temps de la réflexion…

BVJ – Plumes d’Anges.

Jardinage de printemps…

jeudi 26 mars 2020

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Nous sommes en ce moment privés de notre liberté d’agir et de circuler,

mais on ne pourra nous enlever celle de penser ni de créer.

Alors, aminautes de France, de Navarre ou d’ailleurs, ne l’oublions pas,

C’EST LE PRINTEMPS !

C’est la saison du renouveau, de l’exubérance.

Observons donc notre jardin intérieur,

observons-le d’un regard pur, sans nous raconter d’histoires ou de mensonges

pour bien prendre notre vie en main.

Il nous faut constater que ce jardin mérite un grand nettoyage.

Là, il nous est demandé de penser par nous-même et

non de nous laisser entrainer dans le flot de la pensée collective.

Nous qui avons la chance d’avoir un ordinateur,

renseignons-nous à plusieurs sources et

croisons bien les informations, pour ne pas abimer notre jardin.

Comprenez-bien, il nous faut inventer notre printemps à nous,

couper nos branches mortes si encombrantes,

tailler nos comportements anciens si rétrogrades,

éradiquer nos pensées toxiques,

fertiliser notre esprit par de belles images, de belles lectures, de belles relations,

  planter des idées nouvelles,

semer des graines de liberté…

Nous avons de quoi faire et ce qui est merveilleux,

c’est que l’on a du temps pour pratiquer cette activité.

Après, nous assisterons au bourgeonnement et à la floraison,

quel beau et précieux moment ce sera…

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Illustrations : 1/ « Arrangement de fleurs de printemps »  Eurilda Loomis-France  1865-1931  2/ « Rose dans un verre »  Franz Krüger  1797-1857.

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Penser par nous-même…

BVJ – Plumes d’Anges.

Eau et mains…

lundi 16 mars 2020

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Je me pince parce que je n’arrive pas vraiment à y croire,

je me pince et cela est douloureux.

Donc je vis là une réalité

ou plutôt une immense illusion de la conscience collective.

Il va falloir composer avec.

Il y a toujours mille et une façons de réagir à un évènement,

ici il faut bien sûr rester sérieux, ne pas s’en laver les mains

mais se laver les mains au sens propre du terme ! 

Pour détendre un peu l’atmosphère ambiante un tantinet morose,

voici une méthode qui me semble efficace et

qui mettra un peu de joie et de bonne humeur dans votre journée :

–> SE LAVER LES MAINS

L’important n’est-il pas d’insuffler un brin de poésie, d’être imaginatif

et d’aborder les évènements de la vie avec une certaine philosophie ?

Nos amis italiens nous montrent eux aussi un chemin :

–>  CHANT DES CONFINES

Courage aminautes de France , de Navarre et d’ailleurs,

nous vivons là une expérience inédite,

ne comptons que sur nous-même et sur notre intelligence,

n’entrons pas dans ces paniques collectives déshumanisées,

laissons ces comportements aux romans de SF …

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Illustrations : 1/« Mains »  Albrecht Dürer  1471-1528   2/« Paysage »  Albert Bierstadt  1830-1902.

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Intelligence montrer et confiance garder…

 BVJ – Plumes d’Anges.

Lieu céleste…

dimanche 1 mars 2020

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Si grâce m’était donnée d’offrir à votre oreille

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le concert des oiselles et oiseaux

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invisibles en ce lieu et pourtant si présents…

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je serais dans une joie profonde.

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La balade fut magique.

Passé Feu le chêne Héraclès qui ouvrait jadis le chemin (il ne reste aujourd’hui que son tronc et un peu de sa ramure), le marcheur peut saluer celui de Merlin.

Ici les sources discutent joyeusement, l’odeur d’humus est enveloppante, c’est un fait rare dans notre région. La forêt de la Sainte-Baume est dite sacrée, elle a abrité différents cultes depuis la nuit des temps.

Ce lieu bénéficie d’un écosystème extraordinaire, c’est une forêt relique qui entretient elle-même un micro climat propre à sa régénération, il y a là des essences que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le Var.

Le sentier serpente entre de vieux rochers moussus et des arbres vertigineux : des hêtres, des chênes pubescents, des tilleuls, des érables, des ifs à baies, des houx… Aujourd’hui le printemps chuchote à peine dans cette nature mais les oiseaux du cru s’en donnent à cœur joie, ils nous chantent des airs entrainants qui nous donnent courage dans l’ascension jusqu’à la grotte…

Là nous attend une vue époustouflante sur les plaines, la mer et les sommets enneigés… un cadeau du ciel.

Si vous ne connaissez ce haut lieu, sachez qu’en été, il y règne une incroyable fraîcheur, c’est précieux !

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« … Je ne vois pas l’oiseau

Qui jouerait au nuage

Mais je vois le nuage

Qui jouerait à l’oiseau.

Je ne vois pas l’oiseau

Faire sa cour à la rose

Mais je les vois tous deux

Faire ensemble la cour

Au soleil qui s’ébroue… »

Extrait de : « De l’oiseau »  –  Poème d’ Eugène Guillevic  1907-1997.

Photos BVJ – Forêt de la Sainte-Baume.

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Respirer l’air pur…

BVJ – Plumes d’Anges.