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« Donnez au soleil de s’élever,
Au matin d’éclairer.
La force des prières
Ne nous fera pas revenir
Celui dont la bougie s’est éteinte
Et qui git dans la poussière,
Les larmes amères ne le réveilleront pas,
Ne le ramèneront plus ici.
Personne ne nous ramènera
Du fond de la fosse obscure.
Ici ne servent à rien
Ni l’allégresse de la victoire
Ni les cantiques de louange.
Alors chantez seulement
Un chant pour la paix,
Ne murmurez pas de prière,
Il vaut mieux que vous chantiez
Un chant pour la paix,
À grands cris.
Laissez le soleil entrer
À travers les fleurs.
Ne regardez pas en arrière,
Accordez le repos à ceux qui sont partis.
Levez les yeux avec espoir,
Et pas sur une ligne de mire.
Chantez un hymne à l’amour,
Et pas aux guerres.
Ne dîtes pas : « Un jour viendra »,
Faîtes le advenir !
Car ce n’est pas un rêve
Et sur toutes les places
Acclamez la paix ! »
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Shir la-shalum, chanson devenue l’hymne du mouvement pacifiste israélien,
chantée par Yitzhak Rabin juste avant son assassinat, le 4 novembre 1995…
Auteur : Yaakov Rotblit – 1969
Compositeur : Yair Rosenblum
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« … La laïcité française n’oppose pas la foi à l’incroyance. Elle ne sépare pas ceux qui croient que Dieu veille, et ceux qui croient aussi ferme qu’il est mort ou inventé. Elle n’a rien à voir avec cela. Elle n’est fondée ni sur la conviction que le ciel est vide ni sur celle qu’il est habité, mais sur la défense d’une terre jamais pleine, la conscience qu’il y reste toujours une place pour une croyance qui n’est pas la nôtre. La laïcité dit que l’espace de nos vies n’est jamais saturé de convictions, et elle garantit toujours une place laissée vide de certitudes. Elle empêche une foi ou une appartenance de saturer tout l’espace. En cela, à sa manière, la laïcité est une transcendance. Elle affirme qu’il existe toujours en elle un territoire plus grand que ma croyance, qui peut accueillir celle d’un autre venu y respirer… »
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Extrait de : « Vivre avec nos morts » – Petit traité de consolation – 2021 Delphine Horvilleur.
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Delphine Horvilleur est une femme rabbin,
elle accompagne les morts et leurs proches avec une extrême humanité.
En 11 chapitres elle nous raconte des faits et le sens qu’elle a tenté de leur donner.
Avec humilité, elle parle de ses rencontres et de moments de son existence.
Très érudite, elle éclaire tous les sujets abordés d’une lumière singulière,
nous offre une talentueuse célébration de la vie,
dit à la mort « tu n’auras pas le dernier mot »,
la traduction de cimetière en hébreu n’est-elle pas « maison des vivants » ?
Ce « petit traité » d’une grande richesse est à lire et à relire sans modération,
parce que la bienveillance n’a pas de prix…
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Photos BVJ – octobre 2023 – La Sainte Baume dans le var.
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Chanter et chanter encore la paix…
BVJ – Plumes d’Anges.









































