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« Les chambres, qu’on croirait d’inanimés décors,
– Apparat de silence aux étoffes inertes –
Ont cependant une âme, une vie aussi certes,
Une voix close aux influences du dehors
Qui répand leur pensée en halos de sourdines…«
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Extrait de : « Le règne du silence – La vie des chambres » Georges Rodenbach 1855-1898.
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SPLENDIDE EXPOSITION au Musée Jacquemart-André à PARIS !
Vilhelm Hammershoi, peintre danois (1864-1916), nous invite à nous asseoir pour mieux explorer l’intériorité. L’ambiance est singulière, le temps suspendu, comme immobile, ici le calme règne en maitre. La palette des gris, des bruns, des noirs et des blancs est large. La lumière jaillit, se fragmente, l’on se prend à détailler une nuque, un objet, un meuble… La musique est douce, loin des modes et des folies du monde, c’est un recueillement au sein du mystère. Tout semble dépouillé du superflu, l’on ne s’attache qu’à l’essentiel ou à ce qui ne se dévoile pas au premier regard : une émotion perçue qui danse sur la toile. Quelques tableaux d’amis artistes figurent dans cet accrochage, il est intéressant de comparer leurs liens et leurs cheminements respectifs.
Le catalogue de l’exposition me parait d’une grande valeur, tant dans les recherches de documents et le propos des intervenants que dans la qualité picturale des images.
J’avais adoré en son temps Le Festin de Babette, film de Gabriel Axel, j’ai ressenti cette même vibration, celle de la recherche d’une lumière en soi et tout près de soi.
Cette exposition nous invite à une certaine méditation et l’on n’a nulle envie de résister… Vous comprendrez que j’ai adoré !!!
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Tableaux : 1/ « Rayon de soleil dans le salon » 2/ « La cour intérieure, Strandgade 30 » 3/ « Intérieur, Strandgade 30 » 4/ « Portrait d’Ida Ilsted, future femme de l’artiste » 5/ « Repos » 6/ « Portrait d’Anna Hammershoi, soeur de l’artiste » 7/ « Intérieur. Coin de salle à manger, Strandgade 30 » 8/ « Intérieur avec jeune homme lisant » 9/ « Intérieur avec un pot de fleurs, Bredgade 25 » Vilhelm Hammershoi 1864-1916 .
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Se laisser emporter par l’évocation du mystère…
BVJ – Plumes d’Anges.



































