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« … Parfois la joie se retire, se voile, disparaît au regard comme une rivière se fait souterraine pour ressurgir plus loin, plus tard, selon une loi qui nous échappe.
Il est préférable d’accepter ces alternances, ce flux de la vague qui respire, s’élève et retombe.
Dans la nature, rien n’est linéaire, tout est cyclique. Le rythme des saisons, les alternances de la vie et de la mort, les formes du vivant, les désirs. Une passion ne disparaît jamais d’un coup, définitivement. Elle peut sembler s’être effacée, mais elle renaîtra et reviendra sur une autre boucle de la spirale. Elle s’estompera peu à peu avec les mois et les années, dans un mouvement de mort et de renaissance qui obéit au cycle du temps.
Seul le mental aligne des idées les unes à la suite des autres et imagine un progrès sans fin, une parousie, une mort ou une vie définitive. En réalité, l’humanité obéit sans doute elle aussi à ce mouvement cyclique. Comme une feuille d’arbre ou un être humain, elle naît, se développe et meurt pour renaître.
La joie ne fait pas exception. Elle se manifeste brusquement, d’une manière mystérieuse, comme une bouffée de plénitude qui nous inonde. Nous pouvons la croire définitivement installée en nous. Nous pensons enfin la maîtriser, la tenir, pouvoir la faire revenir à volonté. Et, à ce moment précis, elle disparaît. Elle n’aime pas être saisie, que l’ego s’empare d’elle pour en faire sa « chose ».
À d’autres moments, nous pouvons nous imaginer la disparition de la joie tout aussi définitive. Nous pensons l’avoir perdue pour toujours. Devenir anxieux de son retour, ou même, la croire illusoire.
Mais elle demeure dans le secret, au plus profond, prête à resurgir. En réalité, rien ne disparaît vraiment. Tout ce que nous voyons mourir se résorbe et devient invisible, inapparent, mais reste présent secrètement sans que nous le sachions… »
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Petites joies, grandes joies,
elles sont lumières, elles sont étoiles,
elles rayonnent dans le ciel de notre vie,
se cachent, semblent s’évaporer
puis s’offrent à nouveau,
par surprise pour nous rendre joyeux…
Ah, ce monde !
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Extrait de : « Petit traité de la joie » – Les cycles de la joie – 2015 Erik Sablé.
Illustrations : 1/ « Vase de fleurs sur tapis à franges » 2/ « Bonne fête » Henri Rousseau 1844-1910.
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Ne jamais céder à la désespérance…
BVJ – Plumes d’Anges.


Comme cette appréhension de la joie est fine,
elle exprime parfaitement notre vie intérieure si virevoltante !
Tantôt nous avons envie de chanter, de danser,
tantôt nous versons quelques larmes sur le temps qui s’enfuit .
La nostalgie, Dieu merci, est une musique douce…
J’aime l’image de la rivière souterraine évoquée par l’auteur,
et les fleurs que tu nous offres en ce dimanche
viendront en orner les rives, chère Brigitte :
merci, je suis sûre que, comme moi, tu te régales des étoiles
qui emplissent nos ciels d’été…pour notre plus grande joie 🌟
ce qui semble disparaitre, mais qui resurgit, il en est de beaucoup d’émotions ainsi, avec le temps les résurgences sont plus espacées, mais il est des surprises, et c’est ce qui aide à avancer, l’ Humanité oeuvre t elle à sa survie ??? à bientôt sur nos pages…..
Ne laissons pas la joie passer sans la retenir et une fois qu’elle n’est plus là, se dire qu’elle reviendra.. jolie comparaison avec le cycle des saisons. dans ce chemin tourmenté qu’est celui de la vie, des petits soleils viennent caresser l’espoir. il faut les garder précieusement au coeur pour les vilains jours.
Comme c’est beau, tout ça… Merci !
Ces « instants d’éternité » ne sont pas prévisibles.
Jamais ils ne se produisent de manière prédictive.
Quand ils sont là, faut les saisir.
Jamais plus ces moments seront superposables.
C’est peut-être mieux. On est surpris.
Mais il faut savoir les détecter. Et mémoriser pour les journées plus calmes.
Émotionnellement.
Pour la dorure à la feuille d’or, je ne sais pas.
Dans le musée, rien d’écrit. Je sais juste que c’est du bois teinté.
✅ Yann
Ah qu’il est heureux d’être joyeux et gai !
De savourer toutes ces petites choses, ces petits riens.
Superbes illustrations
Je t’embrasse Brigitte, je te souhaite aussi belle semaine.
Oui, la joie va et vient. Elle s’estompe, disparaît et puis, la revoilà pour nous aider sur le chemin.
Oh oui, c’est joliment exprimé et donne l’espoir, quand la joie semble avoir disparu.
Accepter donc ces moments plus sombres avec résignation en sachant qu’ils sont tout aussi éphémères que la joie.
Merci beaucoup Brigitte, un beso orageux aujourd’hui.
Quelle belle definition… J’aime cette idée que la joie ne nous quitte jamais vraiment, qu’elle sait seulement se faire discrète pour mieux revenir nous surprendre… Apprendre à l’accueillir comme on accueille une éclaircie après la pluie. Certaines lumières ont besoin de disparaître un instant pour que l’on puisse mieux les savourer lorsqu’elles reviennent. Comme tu le dis ne jamais céder à la désespérance …
Belle définition de la joie!
Elle est comme un petit oiseau qui nous apporte son chant et s’envole pour revenir plus tard quand on ne l’attend plus
La vie est une grande aventure semée de joies et de peines. Il n’a pas de joies sans peines !! Mais quand la joie est là, il faut la vivre pleinement !!
Comme j’aime la douceur de ces mots et de ces illustrations .
Je songe à la citation de Victor Hugo : » L’espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n’existait pas. »
La joie est une invitation à cultiver et à chérir l’espérance en dépit des épreuves. Elle nous rappelle que même si le désespoir existe, c’est l’espérance qui nous guide et nous soutient en apportant lumière et espoir là où il y avait des ténèbres.
Et accepter que toutes les circonstances sont susceptibles de changer, que ce soit en bien ou en mal, nous aide à gérer les hauts et les bas de la vie …
Ta page est une invitation à espérer.
Merci Brigitte
Je te souhaite un bon dimanche.