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« Si tu pouvais rendre l’impossible possible ici,
ce serait l’idéal, non ? »
« Certaines choses qu’on désire nous échappent,
et d’autres nous sont offertes sans qu’on s’y attende »
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– Film SOUDAIN de Ryusuke Hamaguchi –
Marie-Lou Fontaine, directrice d’un EHPAD, soutenue par son directeur, tente d’appliquer des méthodes différentes, plus humaines dans son établissement. De nombreuses difficultés se présentent. Un soir d’orage, une rencontre étonnante avec Tomoki, jeune garçon à tendances autistiques, son grand-père acteur et une metteuse en scène Marie Morisaki, va changer sa vie.
Mari a monté une pièce inspirée de la vie de Franco Basaglia, psychiatre et neurologue italien, qui est à l’origine de la fermeture des asiles psychiatriques, les remplaçant par des « communautés thérapeutiques » ouvertes sur l’extérieur, elle invite Marie-Lou à voir cette pièce, une profonde amitié va naître…
Le cinéaste Ryusuke Hamaguchi s’est lui inspiré d’un livre japonnais (non encore traduit en français) « Quand la vie prend un tournant inattendu », échange épistolaire entre une anthropologue médicale, chercheuse en sciences sociales, Mao Isono et une philosophe universitaire Makiko Miyano, atteinte d’un cancer du sein métastasé en phase terminale, vingt lettres échangées pendant quatre mois et qui abordent divers sujets intimes et profonds. Il développe dans ce film les méthodes d’HUMANITUDE « Faites soin les un(e)s des autres ».
Le tournage de ce long métrage a eu lieu au Japon et en France, aucune image exceptionnelle, seule l’histoire importe et capte le spectateur, des symboles : le lever, le coucher du soleil, l’orage, le nom de famille de Marie-Lou et la chanson « À la claire fontaine », un chat blanc…
Des soins prodigués, jamais forcés, un immense respect de la personne, on comprend petit à petit pourquoi Marie-Lou avait à cœur de changer les choses dans l’Ehpad, pourquoi l’infirmière Sophie est fermée à toute idée de changement…
Peut-être parce que j’ai deux sœurs qui se battent courageusement contre un cancer comme Marie, peut-être parce que j’accompagne ma maman de 95 ans, peut-être parce que j’ai travaillé avec des handicapés sociaux et mentaux… ce film m’a énormément touchée, il est à mes yeux d’une richesse et d’une humanité infinies, il est admirablement servi par des actrices sublimes (primées à juste titre à Cannes).
C’est un long film – 3h 1/4 -, personnellement, je n’ai pas vu le temps passer.
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Extraits du film SOUDAIN de Ryusuke Hamaguchi 2026.
Illustrations : 1/ « Aurores boréales » 2/ « Branches de cerisier en fleurs » Bror Lindh 1877-1941.
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Retrouver l’autre…
BVJ – Plumes d’Anges.


Je n’avais pas entendu parler de ce film…
C’est un vrai cadeau d’offrir un film qui parle « d’humanitude »…
Très difficile de trouver le juste chemin pour accompagner des malades, nos parents vieillissants, nos enfants handicapés…
Si je peux, j’irai le voir…
Je dis à ceux qui veulent bien… Mon cancer ce n’est pas moi , moi je reste la même, juste que je chasse chaque jour cet intrus… Maman me disait… je ne marche plus mais je m’évade dans ma tête et j’ai toujours 20 ans… Plus difficile avec mon papa et la maladie d’Alzheimer… plus difficile avec un de mes petits enfants avec des symptômes d’autisme… Merci pour ce partage
Autour de nous, tant de personnes luttent contre la maladie,
la psychiatrique étant la plus difficile à affronter,
« Soudain » en est une illustration très belle, nous dis-tu, chère Brigitte .
C’est un sujet bien connu ici, ma fille étant directrice d’hôpital
depuis presque 30 ans…
Le mot essentiel qui ressort de ton message est RESPECT,
ce qui correspond en établissements de soins à la délicatesse,
vertu trop souvent absente dans nombre d’activités humaines .
Bravo pour cet éclairage sur un monde fermé où, avec courage,
des héros du quotidien tentent de rendre « l’impossible possible » !
– Mention toute particulière pour la pureté des oeuvres
hivernales et printanières 🤍💚
l’écoute de l’autre dans sa douleur et ses blessures, il y a eu des mouvements en France et en Europe (Italie entre autre) mais il me semble que nous oublions tout cela ou que nous n’avons plus les moyens, c’est bon de rappeler que nos relations peuvent être changées et être vécue différemment dans la recherche de l’harmonie et d’une idée du bonheur, merci pour tes ouvertures… à bientôt sur nos pages…..
Merci brigitte de nous présenter ce film. J’ai lu avec intérêt les meaux des uns et des unes, découverts parfois, que l’on tait souvent, ici, parce qu’il est difficile d’en parler, par pudeur. dans la douleur des jours et du temps..
Moi je vis cette difficulté avec ma fille aînée dont je suis la tutrice âgée de 56 ans et qui demeure avec moi seule.
Si difficile de cohabiter avec les problèmes mentaux, les angoisses, les tocs, etc.. La psychiatrie ne peut pas grand chose et c’est un drame. Quel(s) organisme(s) ? j’ai tout essayé… bien difficile et je reste là avec ses difficultés que je ne parviens pas à résoudre. Ma chance ? l’écriture, les blogs. Et un énorme souci pour l’avenir quand je ne serai plus là. Le problème est que l’acquis du départ parce qu’elle en avait un a été perdu par la non acceptation de son état différent.. dans les années 1970 avec une humanité non respectée.. Actuellement l’handicap est mieux pris en compte. Mais pour elle il est trop tard, ce qui a augmenté ses troubles par la non acceptation par la société de sa situation. C’est terrible pour une maman qui a bien vieillie et ne se sent plus la force de se battre. Des vies gâchées pour la famille entière sur des routes détournées !
Je vous embrasse.
Den
Une publication fort émouvante. Je ne connais pas ce film. J’ai eu une connaissance qui avait une fille avec des problèmes psy. Elle a ete internée alors qu elle avait un enfant et le drame, est qu elle a ete assassinee par un autre résident. Comme si la famille n’avait pas assez de malheur ! Humanitude, un mot si fort. Quant aux paysages, aux levers et couchers de soleil, j’ai pense à ces haiikus, poésies courtes mais à la signification si importante. Bien sûr, tu connais ces souffrances et je comprends que ce film t’impacte au coeur.
Voilà un long métrage dont je n’avais pas encore entendu parlé mais qui doit être bouleversant et ne pourra que toucher tous les spectateurs. Le respect, l’humanité des échanges est au centre de ce film. Tout le monde a parmi ses proches, des personnes malades, parfois difficiles à gérer et qui pourtant grâce à notre amour progressent ou vivent heureuses. Mais ceux qu’on appelle aujourd’hui les aidants souffrent à leur tour car ils ne se sentent pas vraiment soutenus. J’avais 13 ans quand on a diagnostiqué un Alzheimer à ma grand-mère. Comme ma mère était fille unique, elle est venue vivre chez nous. Aucune structure n’existait alors à cette époque dans ma région pour la prendre en charge. Forcément je n’ai pas eu la même adolescence que les autres…mais cela m’a aussi beaucoup appris…Merci pour cette découverte.
merci beaucoup pour votre message. Je me suis promené sur votre doux blog. J’admire et j’envie votre sérénité votre équilibre et votre sagesse. je ne sais si c’est parce que je vis dans une ville, mais j’ai du mal à trouver semblables dispositions. Sinon, j’ai moi aussi vu le film « Soudain ». Ce n’est pas celui que je préfère de ceux qu’il a réalisés, mais il m’a tout de même plu.
Film doué d’humanitude. Je cherche un film de 3h15.
Soudain je trouve. Moi, médiocre satisfait crois avoir fait une prouesse,
et juste en dessous, tu donnes le titre ….
Ce que tu dis là sur toi m’est précieux.
Je découvre que les maux que tu croises sont très graves
Famille et amis.
✓ Yann
Nous ne mesurons pas toujours la chance que nous avons d’être en bonne santé. Nous sommes vite déstabilisés par des petites choses, alors que la maladie…….J’ai plusieurs élèves de yoga qui luttent avec courage contre un cancer. Elles mesurent chaque jour que la vie est un bien précieux !
Merci Brigitte… Ta présentation de ce film que je ne vais pas loupé au cinéma, est très émouvante…
J’a lutté contre un cancer du sein agressif il y a plus de 20 ans… J’ai survécu. Pas ma petite belle-sœur Clémentine, qui avait 42 ans et qui a laissé deux jeunes enfants de 8 et 13 ans et pas mon amie Jocelyne qui avait 55 ans…
La santé est si précieuse !
Ma maman a 91 ans et je l’accompagne aussi… Elle est encore chez elle mais ça devient de plus en plus difficile.
Je t’embrasse.
Belle journée
Un film dont je n’ai pas entendu parler, merci de le présenter, Brigitte. Dans les situations douloureuses et éprouvantes, la délicatesse est si précieuse et ramène à cette humanité si essentielle. Douces pensées pour toi et ta famille.
« Prendre soin de l’humanité ».
Une amie m’a parlé de ce film. Autour d’un thé,elle me raconta l’essentiel du film, la première nuit à l’Ehpad, à refaire le monde, à disserter sur le capitalisme et à prendre soin d’une résidente dans l’obscurité… C’est sûrement ce qu’elle a vu de plus beau et de plus brillant depuis très longtemps.
J’irai le voir avec une autre amie qui, comme moi, allons rendre visite à des résidents dans l’Ehpad de la commune. Nous nous sommes d’ailleurs rencontrées à l’une de ces visites.
Donner un peu de son temps pour éclairer certains visages d’un sourire , est-ce cela prendre soin de l’humanité ? Aller vers l’autre simplement , le respecter , accompagner avec la même attention aux gestes, aux paroles, aux silences, aux infimes manifestations du vivant …
Merci Brigitte.
Nous partageons le même regard sensible sur le monde qui nous entoure.
Je t’embrasse
Véronique
La nature nous fait des cadeaux inattendus ! Beau week end Brigitte
Coucou. Sans humanitude, l’humanité court à sa perte. Heureusement que des êtres en sont porteurs et en distribuent autour d’eux quelques parcelles. Parfois, je me dis que les animaux sont plus humains que les humains, et je lutte, je lutte, pour ne pas y croire trop fermement. Bises alpines.
Un film qui me tente bien, s’il passe encore par chez moi. Heureuse de savoir que tu as travaillé avec des personnes porteuses de handicap. J’ai une fille qui a travaillé à l’Arche en Anjou, et qui travaille maintenant dans une structure accueillant des adolescents autistes.
Ta présentation et tes mots m’ont profondément touchée… travailler avec de l’humain nous incite toujours à chercher en nous cette ouverture à l’autre bienveillante et si riche d’emotion. Accompagner quelqu’un qui souffre c’est apprendre à accueillir nos propres fragilités et à les dépasser…. Ce film dont tu nous parles me tente beaucoup… bisous petite plume : )
J’ai vu ce film hier soir, je n’ai pas vraiment tout compris, mais j’ai beaucoup aimé. Il n’y a aucune lourdeur et cela passe très vite, finalement, malgré les 3 heures et quart de visionnage. Les deux actrices principales ont une réelle présence. Merci.