Plumes de Paix…

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« Un mur de neige

Dans des mains chaudes

Un mur de silence

Dans une bouche assoiffée

Un mur de larmes

Dans des yeux amoureux !

Un mur de flammes

Dans un cœur blanc

Un mur de désespoir

Dans une âme radieuse

Dans un esprit fleuri

Le mur de l’obscurité

S’effiloche devant l’aube

Et, au-delà, la vie !

 

Murs visibles, et d’autres invisibles…

Murs de neige,

Et d’autres, de silence, de larmes,

De doutes, d’amertume, de flammes

Murs d’obscurité…

L’Œil s’y passionne

Et l’âme chérissant la beauté

N’y est pas encore née !

 

Là où le néant règne !

Les doigts caressent la beauté

Là où elle est oubliée

Les verbes la chantent

Là où elle est silence

Les cœurs passionnés la retrouvent

Même au fond du miroir !

 

Elle est par ici, elle est par là

Jasmin sauvage des sentiers perdus

Goutte d’amour survivant au désespoir ! »

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« Coulez larmes précieuses

Coulez

Larmes cristallines, larmes lumineuses,

Larmes chaudes, larmes muettes,

Larmes vives

Coulez ! Coulez !

 

Coulez larmes précieuses

Coulez

Sur les joues, sur les feuilles

Sur les commencements, sur les fins

Sur les secrets, sur les chagrins

Sur les brises, sur les brumes

Sur les romances, sur les distances

Sur les souvenirs, sur les chimères

 

Coulez larmes précieuses

Coulez

Sur la souffrance, sur le cri

Sur le silence, sur la folie

Sur l’absence, sur l’attente

Sur la solitude, sur la nostalgie

Sur le doute, sur la raison

Sur le questionnement…

 

O Yeux amoureux de la vie

Pluie ! Pluie !

Le ciel qui retient sa pluie

Ne peut promettre le printemps. »

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« Dans cet instant qui arrête le temps

où le monde retient son souffle,

Ma note de musique joue avec l’eau et le feu,

danse sur les vagues de la vie.

Flamme invisible, qui se faufile

dans les remous d’un songe,

le doute en flamme.

Folie douce aux reflets d’azur,

qui m’embarque vers des mers sans nom, 

loin des rivages du temps.

Elle est fugue, elle est refuge,

étoile de ma nuit,

portée par l’AMOUR,

fondement silencieux de la vie.

Tantôt jazz aux pulsations du cœur,

tantôt blues au goût de pluie,

tantôt tarab* à la magie d’une folie.

Elle se drape de malouf* ou de concerto,

s’élève en opéra, se chauffe dans la pop

comme une comète dans l’aube.

Je marche, sans certitude, vers ce seuil.

Ce que l’on nomme fin

n’est peut-être

qu’un silence,

celui d’un corps rendu à la poussière.

Mais l’âme… elle persiste,

continue à vibrer,

nourrie d’AMOUR,

que rien n’éteint tout à fait.

Ma note de musique,

infime et infinie,

s’abandonne à l’éternité

comme un soupir

dans le vide

plein de sens. »

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* tarab : en langue arabe, émotion d’une grande ampleur…

* malouf : en langue arabe, musique arabo-andalouse…

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Chants d’espérance,

compassion envers ces peuples en grande souffrance,

prières pour que la PAIX vienne enfin

et que les fous guerriers soient écartés à jamais

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Poèmes de Monia  Boulila(trouvés sur le net) 

Illustrations : 1/ « Le Cèdre solitaire »  Tivadar Csontvary Kosztka 1853-1919

  2/ « Les drapeaux »  Léon Cogniet  1794-1880.

…..

Seule la paix fait avancer sur le chemin de la vie…

BVJ – Plumes d’Anges.

Un commentaire sur “Plumes de Paix…”

  1. Fiorenza dit :

    Murs de désespoir, d’obscurité, de solitude et de larmes,
    que de tristesse dans ces vers qui engendrent néanmoins
    une mélopée venue du fond des âges :
    la vie entre guerres et beautés furtives de la PAIX
    est notre lot commun, nous les poètes d’un jour
    ou sans-grades du lendemain…

    Merci, chère Brigitte, la beauté que nous recherchons en permanence
    nous sert de viatique, elle émerge ici, portée par tes plumes…
    angéliques 🕊️

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