Délicieux prodige…

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Les jaunes pollens voltigent, ils suivent le cours des vents,

la mer les capture, les dilue dans son bleu infini,

verte prairie ensemencée de lumière,

prairie liquide où se dessinent les lignes d’une main invisible,

pas une abeille à l’horizon,

juste le son du clapotis qui enchante les sens.

L’avenir s’écrit là, en surface puis en profondeur,

une langue codée, une langue étrange, étrangère aux hommes parfois,

le sens de la vie, la vie qui, par instants, n’a plus aucun sens.

Les anciens, peut-être, savaient – mais l’Homme a oublié –

la Nature sait, elle se déploie inexorablement,

une renaissance se fait sentir en nous et autour de nous,

un chant d’amour nous pénètre,

je plonge dans le rêve, bras ouverts pour accueillir le printemps…

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« Ce qui s’enfuit du monde c’est la

poésie. La poésie n’est pas un genre 

littéraire, elle est l’expérience spirituelle

de la vie, la plus haute densité de

précision, l’intuition aveuglante que

la vie la plus frêle est une vie sans fin. »

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Christian Bobin  dans  Carnet du soleil – 2011.

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Photos BVJ – mars 2026.

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S’élancer sur les chemins de nos rêves les plus profonds…

BVJ – Plumes d’Anges.

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