Archive pour octobre 2012

Sage souhait…

Mercredi 31 octobre 2012

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“Il est au Mogol des follets

Qui font office de valets,

Tiennent la maison propre, ont soin de l’équipage,

Et quelquefois du jardinage.

Si vous touchez à leur ouvrage,

Vous gâtez tout. Un d’eux près du Gange autrefois

Cultivait le jardin d’un assez bon bourgeois,

Il travaillait sans bruit, avait beaucoup d’adresse,

Aimait le maître et la maîtresse,

Et le jardin surtout. Dieu sait si les zéphirs,

Peuple ami du démon, l’assistaient dans sa tâche !

Le follet de sa part travaillant sans relâche

Comblait ses hôtes de plaisirs.

Pour plus de marques de son zèle,

Chez ces gens pour toujours il se fut arrêté,

Nonobstant la légèreté

À ses pareils si naturelle ;

Mais ses confrères les esprits

Firent tant que le chef de cette république,

Par caprice ou par politique,

Le changea bientôt de logis.

Ordre lui vient d’aller au fond de la Norvège,

Prendre le soin d’une maison

En tout temps couverte de neige ;

Et d’Indou qu’il était on vous le fait Lapon.

Avant que de partir l’esprit dit à ses hôtes :

“On m’oblige de vous quitter :

Je ne sais pour quelles fautes ;

Mais enfin il le faut, je ne puis arrêter

Qu’un temps fort court, un mois, peut-être une semaine.

Employez-la ; Formez trois souhaits, car je puis

Rendre trois souhaits accomplis,

Trois sans plus.” Souhaiter, ce n’est pas une peine

Étrange et nouvelle aux humains.

Ceux-ci pour premier vœu demandent l’abondance ;

Et l’Abondance, à pleines mains,

Verse en leurs coffres la finance,

En leurs greniers le blé, dans leurs caves les vins ;

Tout en crève. Comment ranger cette chevance ?

Quels registres, quels soins, quel temps il leur fallut !

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Tous deux sont empêchés si jamais on le fut.

Les voleurs contre eux complotèrent ;

Les grands seigneurs leur empruntèrent ;

Le prince les taxa. Voilà les pauvres gens

Malheureux par trop de fortune.

“Ôtez-nous de ces biens l’affluence importune,

Dirent-ils l’un et l’autre : heureux les indigents !

La pauvreté vaut mieux qu’une telle richesse.

Retirez-vous, trésors, fuyez ; et toi déesse,

Mère du bon esprit, compagne du repos,

Ô Médiocrité, reviens vite.” À ces mots

La Médiocrité revient ; on lui fait une place,

Avec elle ils rentrent en grâce,

Au bout de deux souhaits étant aussi chanceux

Qu’ils étaient, et que sont tous ceux

Qui souhaitent toujours et perdent en chimères

Le temps qu’ils feraient mieux de mettre à leurs affaires.

Le follet en rit avec eux.

Pour profiter de sa largesse,

Quand il voulut partir et qu’il fut sur le point,

Ils demandèrent la sagesse ;

C’est un trésor qui n’embarrasse point.”

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Les souhaits” Fable de Jean de la Fontaine 1621-1695.

Illustrations : 1/ Anges en adoration – Oiseaux (détail)”  Benozzo Gozzoli 1421-1497  2/“Réunion d’oiseaux étrangers placés dans différentes caisses” et  3/”Oiseaux exotiques (détail)Alexandre-Isidore Leroy De Barde 1777-1828.

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Un souhait pour le monde, la sagesse…

BVJ – Plumes d’Anges.

Ravissement…

Lundi 29 octobre 2012

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Vertueuses amandes…

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- Le temps passe si vite, c’était le 8 octobre dernier -

Chose promise, chose due” dit un proverbe,

voici enfin la recette

du merveilleux GÂTEAU,

spécialité d’un village du Limousin,

gâteau DÉLICIEUSEMENT PARFUMÉ,

LÉGER comme une PLUME,

qui répond au doux nom d’ARENA…

… miam miam…

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ARENA :

Ingrédients :- 125 g de poudre d’amande

- 90 g de beurre

- 225 g de sucre en poudre

- 6 blancs d’œufs

- 125 g de farine

- 1 c.à soupe d’extrait d’amande amère.

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Réalisation : mélangez longuement la poudre d’amande avec le sucre et la farine, ajoutez le beurre fondu, encore tiède.

Puis incorporez les blancs d’œufs battus en neige et l’extrait d’amande amère.

Enfournez dans un MOULE À MANQUÉ DE 24 cm DE DIAMÈTRE (très important parait-il !),

thermostat 4 , entre 3/4 d’heure et une heure selon le four.

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Vous pourrez servir ce PUR DÉLICE avec une petite crème pâtissière en utilisant les 6 jaunes d’œufs, l’effet est garanti !!!

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…” Le penchant du beau sexe pour la gourmandise a quelque chose qui tient de l’instinct, car la gourmandise est favorable à la beauté. Une suite d’observations exactes et rigoureuses a démontré qu’un régime succulent , délicat et soigné, repousse longtemps et bien loin les apparences extérieures de la vieillesse.

Il donne aux yeux plus de brillant, à la peau plus de fraîcheur et aux muscles plus de soutien.”…

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Tout est ravissement, ne trouvez-vous pas ?


Extrait de : “La physiologie du goût”  Jean-Anthelme Brillat-Savarin 1755-1826.

Tableau : “Amandes, nouvelle variété”  David Scott Evans 1847-1898.

Photos BVJ.

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Se faire du bien…

BVJ – Plumes d’Anges.

Se relever…

Vendredi 26 octobre 2012

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“… Pourquoi faut-il que nous prenions des décisions aussi graves pour notre vie entière quand nous sommes trop jeunes pour savoir ce que nous faisons ? Les grandes fautes nous pèsent sur la nuque et on doit les supporter pour toujours…

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… “Derrière la montagne

Le chant du rossignol.

Ne restera-t-il demain

Que le vent violent ?”…

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… Voilà en réalité ce que j’ai fait depuis que je suis arrivée dans cette jolie petite maison : ne prendre aucune décision, laisser les évènements suivre leur cours naturellement, même s’il ne se produit pas grand chose…

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… L’idée qu’un vénérable végétal puisse avoir une âme ne me paraît pas toujours saugrenue, tout au moins quand je suis dehors, comme une invitée dans mon propre jardin…

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… Il a dit que je ressemblais à un voyageur qui se déplaçait autour du monde avec une malle lourde de tout son passé, et qu’il était grand temps que je réalise que chacun de nous n’avait besoin que d’une petite valise très légère… Il a dit que je devais absolument fouiller dans cette grande malle et en sortir tout ce qui ne rentrerait pas dans une petite valise…

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… Ma détermination à remettre cette maison et ce jardin dans cet état aussi proche de ce qu’ils étaient auparavant n’est pas seulement due à une folie qui m’est propre, mais au sentiment que partagent des milliers et des milliers de Japonais qui trouvent, dans un environnement naturel des plus instables, une espèce de continuité de cette façon. Les autels de Ise, où l’Empereur allait régulièrement se prosterner devant ses ancêtres, sont en bois et en paille, reconstruits des dizaines de fois au cours des siècles, mais toujours à l’identique, selon un plan immuable. Il est d’ailleurs dans ce pays presqu’aussi facile de refaire son jardin que sa maison, car il n’est pas du tout question de planter de jeunes arbres et d’attendre qu’ils veuillent bien pousser ! On achète des arbres de l’âge et de la taille que l’on désire, qui vous sont livrés à domicile et plantés par des experts, qui vous garantissent de transformer en un an un terrain sauvage en un jardin d’une certaine maturité. Avant le tremblement de terre, constater pareille transformation sur un terrain en friche m’étonnait toujours, mais on peut voir en ce moment partout à Tokyo et Yokohama des jardins entiers arriver dans des charrettes tirées par des bœufs ou des chevaux fatigués, venant de la campagne avoisinante qui n’a pas souffert du tremblement de terre. La circulation fait preuve de patience à l’égard de ces chargements, qui sont autant de symboles de renaissance. Ainsi, un immense pin aux racines enserrées dans un énorme ballot de paille retient toute une procession d’automobiles et de camions qui ne klaxonnent même pas…

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Extraits de : “Une odeur de gingembre” 1977  Oswald Wynd 1912-1998.

Illustrations : 1/ et 2/ Paravents japonais “Paysages avec le soleil et la lune” Artiste inconnu XVIème siècle.

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Trouver notre point d’équilibre…

BVJ – Plumes d’Anges.


Prendre de la hauteur…

Mardi 23 octobre 2012

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Pardonnez mon silence,

je prends un peu de hauteur,

étant “victime” d’une invasion de messages indésirables :

un joyeux robot est à l’œuvre et m’inonde de centaines et centaines d’informations toutes aussi passionnantes les unes que les autres !!!

Adepte de la non-violence et toujours pleine d’espérance en un avenir meilleur, je me dis :

“patience, patience, tout est en voie de résolution…”

Une bonne occasion de réfléchir au monde qui nous entoure s’offre, une fois de plus :

quelle histoire nous raconte-t-il donc ?

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“Ce bandit de grand chemin

maintenant un disciple au crâne rasé

qui voyage en automne”

Yosa Buson 1716-1784.

Illustrations : 1/“Deux faisans sur la neige” Artiste inconnu (XVIIIème ?) Google Art Project 2/“Défense de la forteresse de Dongnae”  Byeon Bak XVIIIème.

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Tout n’est qu’impermanence…

BVJ – Plumes d’Anges.

Partage…

Mardi 16 octobre 2012

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“Prenez le monde, dit un jour Jupiter aux hommes du haut de son trône, qu’il soit à vous éternellement comme fief ou comme héritage ; mais faites-en le partage en frères.

À ces mots, jeunes et vieux, tout s’apprête et se met en mouvement : le laboureur s’empare des produits de la terre, le gentilhomme, du droit de chasser dans les bois.

Le marchand prend tout ce que ses magasins peuvent contenir ; l’abbé choisit les vins les plus exquis ; le roi barricade les ponts et les routes et dit : “le droit de péage est à moi.”

Le partage était fait depuis longtemps quand le poète se présenta ; hélas ! il n’avait plus rien à y voir, et tout avait son maître.

“Malheur à moi ! Le plus cher de tes enfants doit-il être oublié ?… disait-il à Jupiter en se prosternant devant son trône.

“Si tu t’es trop longtemps arrêté au pays des chimères, répondit le dieu, qu’as-tu à me reprocher ?… Où donc étais-tu pendant le partage du monde ?

- J’étais près de toi, dit le poète.

Mon œil contemplait ton visage, mon oreille écoutait ta céleste harmonie ; pardonne à mon esprit, qui, ébloui de ton éclat, s’est un instant détaché de la terre, et m’en a fait perdre ma part.

- Que faire ? dit le dieu, je n’ai rien à te donner : les champs, les bois, les villes, tout cela ne m’appartient plus ; veux-tu partager le ciel avec moi ? Viens l’habiter, il te sera toujours ouvert.”

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“Le partage de la terre”  Friedrich von Schiller 1759-1805.

Illustrations : 1/“Vignes d’automne, arbres lointains et neige”  Artiste inconnu XVIIème/XIXème   2/“Bouvreuil sur une branche”  Edwin John Alexander 1870-1926.

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Regarder vers le ciel quand la terre est trop bruyante…

BVJ – Plumes d’Anges.

Envol…

Lundi 15 octobre 2012

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“La pensée a des ailes.

Nul ne peut arrêter son envol.”

“Le destin” – Youssef Chahine 1926-2008.

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HOMMAGE À FELIX BAUMGARTNER,

homme oiseau des temps modernes et poète en son genre…

Tableaux : 1/ “Fruits, verre et oiseau” 1810  2/ “Fruits, verre et oiseau” 1809  Johan Matthias Wurzer 1760-1838.

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Étendre nos ailes toujours plus haut…

BVJ – Plumes d’Anges.

Blancheur immaculée…

Vendredi 12 octobre 2012

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“… Il m’a fallu venir dans les montagnes pour retrouver le besoin de parler avec le monde, comprenez-vous ?…

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… Ce blanc qui habitait les profondeurs du miroir, c’était la neige, au cœur de laquelle se piquait le carmin brillant des joues de la jeune femme. La beauté de ce contraste était d’une pureté ineffable, d’une intensité à peine soutenable tant elle était aiguisée, vivante…

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Elle porta son regard vers le ciel, qui avait la pureté d’un cristal. Au loin, sur les montagnes, la neige avait une tonalité crémeuse et tendre et se voilait, eût-on dit, d’une mousseline de fumée…

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… Certains des kimonos de Shimamura étaient faits de l’étoffe tissée par ces mains féminines, probablement vers le milieu du siècle passé, et il avait lui-même conservé l’habitude de les envoyer “blanchir à la neige”…

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… Le blanchissage “à la neige”, depuis des âges et des âges déjà, était assuré par des spécialistes, les tisserands eux-mêmes ne s’en occupaient pas. On blanchissait à la fin du tissage le Chijimi* blanc, par pièces entières, tandis que la toile avec des couleurs était traitée sur le cadre même, au fur et à mesure, en cours de fabrication. La meilleure saison pour ce faire tombait aux mois de la première et de la deuxième lune. Prés et jardins, à cette époque très enneigés, se transformaient partout en ateliers de blanchiment.

On commençait par tremper le fil ou l’étoffe, toute une nuit, dans une eau de cendre. Lavé à grande eau le matin, bien essoré, on l’exposait alors tout le jour sur la neige, recommençant de même jour après jour. À la fin de l’opération, Shimamura l’avait lu récemment, quand la toile atteignait à la blancheur immaculée et recevait la caresse du soleil rouge du matin, le spectacle dépassait toute description. Les habitants des provinces méridionales, ajoutait le vieil auteur, devraient tous aller le voir.” Et lorsque la blancheur arrivait à la perfection, le printemps arrivait aussi : c’était le signe propre du printemps dans le Pays de Neige…

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… Et les connaisseurs de l’ancien temps ne manquaient pas d’expliquer, comme un effet harmonieux des principes échangés de la lumière et de la nuit, la fraîcheur remarquable de cette toile, tissée dans le froid de l’hiver, qui se perpétuait jusque dans la chaleur du plus torride été…”

* Chijimi : toile de chanvre

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Extraits de : “Pays de Neige”  Yasunari Kawabata 1899-1972.

Illustrations : 1/“Rivière et montagnes enneigées” 3/“Province de Bizan”  Utagawa Hiroshige 1797-1858  2/“Femmes sous les arbres”( détail du feuillet 4 du paravent) VIIIème  Artiste inconnu.

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Tendre à l’excellence…

BVJ – Plumes d’Anges.

Poétiser la vie…

Mercredi 10 octobre 2012

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“Que vas-tu me peindre ami ?      L’invisible.

Que vas-tu me dire ami ?       L’indicible

Monsieur car mes yeux sont dans ma tête.

- N’ayez pas peur, c’est un poète.”

Poème 1, extrait de “Trente et un poèmes de poche”   Pierre-Albert Birot 1876-1967.

Tableau : Les violettes”  Henry Meynell Rheam 1859-1920.

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Écouter et entendre le poète qui est en nous…

BVJ – Plumes d’Anges.

Jour joyeux…

Lundi 8 octobre 2012

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Aujourd’hui est un jour JOYEUX, c’est mon jour, j’en suis la REINE !

Je sauve, in extremis, ce morceau d’un délicieux GÂTEAU,

une spécialité d’un village du Limousin,

dont Plumes d’Anges vous livrera bientôt la recette…

Merci Sylvie C.L.

Mon âge ?

Celui de mon CŒUR ressemble au PRINTEMPS…

Un indice ?

Si c’était un anniversaire de mariage, je fêterais mes noces d’Azalée…

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“Le Temps ne surprend pas le sage ;

Mais du Temps le sage se rit,

Car lui seul en connaît l’usage ;

Des plaisirs que Dieu nous offrit

Il sait embellir l’existence ;

Il sait sourire à l’espérance

Quand l’espérance lui sourit…”

Extrait de : “L’Ode  au Temps”  Gérard de Nerval 1808-1855.

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Soyons joyeusement sages,

Mille et une bises !

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Photos BVJ


Être tout à sa joie…

BVJ – Plumes d’Anges.


Faire l’oiseau…

Vendredi 5 octobre 2012

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…”Les oiseaux sont, naturellement, les plus joyeuses créatures du monde. Je ne prétends pas par là, qu’à les entendre ou à les voir, l’on se réjouisse toujours, mais je veux dire que les oiseaux, en eux-mêmes, ressentent la joie et la gaieté plus que les autres animaux…

… C’est vraiment un grand réconfort et un grand plaisir que procure, autant me semble-t-il aux animaux qu’à nous-mêmes, le chant des oiseaux. Je crois que cela tient moins à la douceur des sons, à leur variété ou à leur harmonie qu’à cette idée de joie qu’exprime naturellement le chant, en particulier celui-là, lequel est une sorte de rire que l’oiseau émet lorsqu’il est plongé dans le bien-être et le contentement…

… Les oiseaux ne tiennent jamais en place, ils vont et viennent sans nécessité, se plaisant à voler par jeu… Dans le court instant où ils demeurent au même endroit, ils s’agitent toujours d’un côté et de l’autre, tournoient, ploient leur col, étirent leurs ailes, s’ébrouent et virevoltent avec une aisance, une vivacité, une promptitude indicibles…

… À ces caractéristiques extérieures correspondent des qualités internes, propres au domaine de l’âme, lesquelles leur assurent également une plus grande aptitude au bonheur. Ils ont l’ouïe si fine, la vue si perçante et si parfaite qu’on ne peut que difficilement s’en faire une représentation exacte. Ces facultés leur permettent de jouir de spectacles immenses, sans cesse changeants, car de là-haut, ils découvrent d’un coup d’œil une telle étendue de terre et distinguent tant de lieux différents que, même par l’esprit, l’homme ne saurait les embrasser aussi vite. On peut en déduire que c’est chez les oiseaux que l’imagination atteint son plus haut degré de vivacité et de puissance. Non point cette imagination profonde, fébrile, orageuse, qui fut celle de Dante ou du Tasse, don funeste, lourd d’angoisses et de tourments perpétuels, mais une imagination riche, variée, légère, instable et enfantine, source inépuisable de pensées aimables et joyeuses, de tendres illusions, de jouissance et de plénitude, et qui est le présent le plus précieux que puisse accorder la nature à une âme vivante. Ainsi, de cette faculté, les oiseaux recueillent-ils à profusion ce qui favorise l’épanouissement de l’âme, non ce qui pèse et la chagrine…”

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Extraits de : “L’éloge des Oiseaux”  Giacomo Leopardi 1798-1837.

Tableaux : 1/“Oiseaux autour d’une partition” Artiste anonyme XIX/XXème 2/“Les deux tourterelles”  William Powell Frith 1819-1909.

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Prendre de l’altitude, faire l’oiseau…

BVJ – Plumes d’Anges.